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Torres a les clefs pour battre Barcelone

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Dans un entretien accordé à Uefa.com, l’attaquant espagnol de Chelsea Fernando Torres a dévoilé la technique pour battre Barcelone.

« Beaucoup d’équipes qui jouent contre le Barça pensent qu’ils doivent leur piquer le ballon, mais je crois que ce n’est pas possible. Tu dois utiliser des armes différentes. Si tu veux leur prendre la balle, tu vas t’épuiser, et ils auront plus d’espaces » a assuré l’ancien buteur de Liverpool.

En référence à la défaite des Culés face à Chelsea et au Real, Fernando donne une explication : « C’est clair que les Blaugranas sont un cran au-dessus de tous les autres. Mais que voulez-vous ? Ce ne sont pas toujours les meilleures équipes qui gagnent. »

Discours de loser ou de pragmatique?

WL
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il faut donc " utiliser des armes différentes " et compter sur le fait que " c'est pas toujours les meilleurs qui gagnent vers la fin " pour battre le barça. putain#, l'épiphanie. ENFIN...enfin, la réponse au pire casse tête tactique de ces dernières années.

Merci Fernando. Maintenant marque un peu des buts s'il te plait.
misteryoung3 Niveau : CFA2
on en apprend tous les jours! hein André... ;)
torres/jean claude duss, même combat:"oublies que t'a aucune chance, sur un malentendu ça peut passer"
MerveilleuxJuanito Niveau : District
Je trouve cette analyse très intéressante. Il a raison, la seule façon de battre le Barça depuis la saison 2008-2009 c’est de subir, tenir, et contrer.
Guardiola a bâti une équipe aussi injouable, à partir d’une philosophie finalement très simple : a la maison comme à l’extérieur, avoir le plus longtemps possible la possession du ballon. C’est le seul principe de jeu de cette équipe. Grace au talent de ces joueurs, à leur discipline collective, et à leur confiance aveugle dans ce mode opératoire, le ‘football totalitaire’ barcelonais domine l’Europe depuis 4 ans.

Toutes les équipes qui ont essayé de battre le Barça au jeu de la possession de balle en alignant des équipes joueuses se sont cassé les dents (cf. manita contre le real). Pourquoi ?

1 : le rouage principal de la machine catalane est le pressing ; c’est l’arme fatale du guardiolisme, la clef qui permet d’accéder a ces statistiques de possession délirantes. Quelqu’un a-t-il déjà vu le Barça attendre son adversaire dans sa moitié de terrain ? Jamais. Systématiquement, le bloc est très haut, et toute l’équipe presse à fond, de Puyol à Messi. Si une équipe essaie de construire et de garder la balle, elle est harcelée, asphyxiée, et perd rapidement le ballon. Des lors, une fois la gonfle rapatriée par un blaugrana, hop, une passe en rentrait, et on peut commencer le toro.

2 : Car le deuxième rouage de l’usine à circulation de balle qu’est le Barca, c’est le jeu court. La répétition de passes entre les défenseurs, les échanges rapides entre des milieux très mobiles, des attaquants qui décrochent pour toucher du ballon et des latéraux très offensifs qui viennent créer le surnombre avec leurs appels. Et plus on fait de petites passes, plus on attire les adversaires vers soi, plus ils ouvrent d’espaces, ce qui permet de créer des décalages, et donc des actions de but.

Evidemment, pour fonctionner, ces deux mécanismes supposent l’existence de données préalables : discipline et effort coordonné au millimètre sur les phases de pressing, qualité hors-norme de passe courte et de déplacement des milieux de terrain et des attaquants, et surtout confiance totale en l’efficacité du modèle , ce qui permet aux joueurs de ne pas se précipiter, d’attendre le moment opportun, et ce même s’il faut faire 50 passes avant un décalage. Et pour rajouter encore au niveau d’efficacité du système, deux joueurs inclassables dont la pour le sublimer : Xavi, qui donne de la profondeur au jeu comme aucun autre numéro 10 au monde, et Messi, un extraterrestre qui épuise les défenses en effectuant des percées continuellement, paré de surcroit d’un talent de buteur inestimable.

Alors que faire pour gagner contre une équipe qui joue systématiquement de la même façon, sans qu’il soit possible de lutter à armes égales compte tenu de la qualité des individualités et de la discipline monstrueuse de son collectif ?

Première solution : Hacher le jeu en commettant des fautes. Casser la fluidité de la partie et compter sur une récupération du ballon à l’issue des coups de pieds arrêtés. Malheureusement, les barcelonais ont vite intégré une parade a cette technique. Premièrement, l’utilisation sans limite de l’exagération théâtrale au moindre contact (cf : Pedro, Alves, Busquets, Villa). Deuxièmement, le harcèlement systématique des arbitres à chaque faute. Regardez, à chaque situation de contact, une nuée de bleu et rouge se forme autour de l’arbitre pour lui mettre la pression et tenter d ‘influencer sa décision. Les deux stratégies combinées mènent souvent à la multiplication des cartons contre l’équipe adverse, qui doit lever le pied quand elle ne finit pas carrément à 10, ce qui tue alors tout espoir de rivaliser.

Deuxième réponse, et c’est à l’heure actuelle la seule : piéger le Barca en contre.

En effet, avec un bloc aussi haut, qui passe 60 pourcent de son temps à essayer de trouver un décalage à 25 mètres du but adverse et qui vous prend à la gorge si vous tenter de construire à partir de derrière, la seule chance de créer le danger est la surprise. A chaque perte de balle du Barça, il y a un coup a jouer avec une projection instantanée vers l’avant, car l ‘arrière base des culés est la plupart du temps très découverte (la plupart du temps, ils pratiquent une défense a trois). Des lors, des occasions de buts sont possibles.

Ce cas de figure repose lui aussi sur des données préalables essentielles :

1. L’équipe doit mettre en place une ligne arrière renforcée, ultra-solidaire et parfaitement coordonnée, qui ne doit rien lâcher physiquement et toujours se placer collectivement en fonction de l’adversaire. Ce qui suppose une tradition de solidité défensive, ou au moins un entraineur qui donne toute son importance aux défenseurs dans sa philosophie de jeu.

2. Une sentinelle tournante au marquage individuel de Messi, pour le gêner dans ses appels, dans ses courses, et l’obliger à faire plus d’efforts

3. Un milieu de terrain qui se sacrifie à jouer très bas, à presser constamment, à subir le jeu, et à anticiper les passes en profondeur. Mais qui possède quand même en ses rangs une vraie rampe de lancement capable de transversales ou de longues passes en profondeur. Cela suppose donc avoir l’habitude de mettre en œuvre une philosophie offensive de jeu vertical, de projection, et non une tradition horizontale, de conservation.

4. Des ailiers et un avant-centre explosifs, qui peuvent faire la différence sur une un appel, un démarrage, une course, et qui sont prêts à passer l’essentiel du match à aller à la pèche.

Si l’on observe les deux derniers matches du Barça, force est de constater que Chelsea et le Real ont non seulement appliqué la deuxième option, celle du contre, mais surtout qu’elles possédaient les caractéristiques préalables nécessaires au succès de cette façon de jouer. Ces équipes - pour la petite histoire - façonnées toutes deux par José Mourinho, ont bâti leur succès sur des postes clefs, et sur leur faculté à encaisser les coups, à savoir reculer, à ne pas paniquer quand elles étaient dans les cordes, et à contre-attaquer quand la garde de l’adversaire est baissée.

D’ailleurs, si l’on regarde critère par critère :

1 : Chelsea comme le Real ont verrouillé avec brio leurs 20 derniers mètres, sans se livrer, en reculant intelligemment, sans commettre trop de fautes, sans créer de trous d’air entre les postes.
2 : Messi a été pris comme jamais lors de ces deux matches. Coté Chelsea, tour à tour Meireles, Lampard, et Mikel ont été au marquage individuel. Coté Real, c’est Khedira, Xabi Alonso et Pepe qui se sont relayés.
3. Trois milieux axiaux placés très bas. Les mêmes que ci-dessus, en changeant Pepe par Ozil coté Real. Les ‘rampes de lancement‘ ont parfaitement obéi au schéma invoqué plus haut : attendre, subir, presser, courir, mais rester lucide pour faire LA passe qui compte. Coté Chelsea, Lampard a fait le job de chien de garde durant presque toute la rencontre, et sa seule ouverture du match, lumineuse, a amené le but. Coté Real, Ozil a touché du ballon mais a joué beaucoup plus bas que son rôle habituel. Ce qui ne l’a pas empêché de distiller ce caviar pour Ronaldo a l’un des seuls moments opportuns de la partie.
4. Drogba, Ronaldo, Ramires, Benzema... Des joueurs physiques, rapides, imprévisibles, capables de gagner un match en une action. Les buts de Drogba et Ronaldo sont des modèles du genre...

La clef pour mettre fin au règne sans partage du Barça repose donc sur l’art de défendre proprement et de contre-attaquer des que possible. Ça parait facile à dire, mais c’est bien la seule solution. Et n ‘en déplaise aux inconditionnels de la passe a dix, force est de constater que cette technique fonctionne, des lors que certaines conditions préalables sont réunies comme je l’ai indiqué précédemment.
@MerveilleuxJuanito , Ton analyse est tout simplement Hors du communs, tu a raison sur toute la ligne. Celle ci mériterait d’être mis en Article car franchement j'ai jamais vu une analyse de ce type, de plus pas complexe et surtout très bien argumentées.
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