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Tops et flops du Brasileirão

Le lendemain du titre du Corinthians, le foot brésilien a décerné ses récompenses individuelles, couronnant sans surprise Neymar meilleur joueur. A notre tour de faire notre conseil de classe.

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Mention spéciale :

Sócrates : Difficile d’imaginer un plus bel hommage que de voir son équipe de cœur sacrée lors d’un match qui a commencé juste avant son enterrement. Alors que tout le monde s’extasiait sur l’esprit de groupe de Vasco suite à l’AVC de Ricardo, les joueurs du Corinthians sont entrés sur le terrain déterminés pour faire honneur au « Doutor » . Encore plus que les supporters, c’était bien Sócrates le 12e homme du Timão lors de la dernière journée du championnat. RIP.

Félicitations du jury :

Dedé (Vasco) : Il a un nom de cochon, joue à un poste de boucher, mais c’est un régal de le voir jouer. Monstrueux physiquement, très propre techniquement, c’est sur son mental de guerrier qu’il fait la différence. Quand l’attaque de Vasco est en panne, il se charge lui-même de planter. Pas moins de six pions cette saison, tous décisifs. Avant que Thiago Silva ne parte au Milan, les supporters de Fluminense le surnommaient « o Monstro » (le monstre). Pour ceux du Vasco, Dedé, c’est « o Mito » (le mythe). Benfica et les grands clubs italiens se sont renseignés, mais il rêve de rester au Brésil jusqu’en 2014, comme Neymar.

Fred (Fluminense) : Après avoir passé plus de temps à l’infirmerie que sur le terrain lors de ses deux premières années au Flu, l’ancien Lyonnais a enfin réalisé une saison pleine. Avec 22 caramels, il manque de peu le titre de meilleur buteur, échouant à une unité de Borges, de Santos. Il s’est aussi illustré en dehors du terrain. En août, alors qu’il est coursé jusque devant chez lui par des supporters de son équipe après avoir été pris en flagrant délit de beuverie dans un bar (il buvait des caipisaquês, variante de la Caipirinha avec du saké), le sosie de Francis Perrin menace de quitter le club, mais se ravise. A partir de ce revirement, Fluminense enchaîne les victoires et quitte le ventre mou du championnat pour jouer les premiers rôles. Emmenés par un Fred on fire qui a marqué 19 de ses 22 buts lors des matchs retour, les tricolores terminent sur le podium, juste derrière Corinthians et Vasco.

Encouragements :

Deco (Fluminense) : A l’image de Fred, il s’est contenté d’une participation discrète lors du titre de l’année dernière à cause des blessures. En début de saison, il a bien failli partir à la retraite, lassé des critiques qui lui reprochaient son faible rendement malgré un salaire plus que conséquent. A 34 ans, il s’est retrouvé une nouvelle jeunesse en fin de saison, distribuant le jeu avec maestria, à tel point qu’il est devenu indispensable. A cinq journées de la fin, il est suspendu contre l’América Mineiro, alors que de Flu a l’occasion de prendre la tête. Résultat : l’équipe de Rio s’incline à 2-1 à domicile et dit adieu au titre.

Adriano (Corinthians) : De retour au pays après une expérience désastreuse avec la Roma, il se couvre de ridicule en se présentant au Corinthians avec un physique de cétacé. Pire, il se blesse au tendon d’Achille lors d’une séance de remise en forme. Adriano ne fera ses grands débuts qu’en fin de championnat. A trois journées de la fin, alors qu’il affiche encore une belle bedaine, l’ancien joueur de Flamengo claque enfin son premier pion après un an et demi (547 jours exactement). Et pas n’importe lequel. Il s’agit du but de la victoire 2-1 contre Atlético Mineiro, qui avait ouvert le score mais qui a fini par s’incliner sur une superbe inspiration de l’Imperador. La baleine trompe le gardien adverse à deux minutes de la fin du match d’une superbe frappe dans le petit filet en bout de course. Respect.

Peut mieux faire :

Neymar (Santos) : Son équipe étant déjà qualifiée pour la Libertadores en tant que tenant du titre, il a passé la saison à s’amuser avec les défenseurs sans forcer. Santos est resté dans le ventre mou du classement toute la saison, préférant préparer le mondial des clubs où tout le Brésil attend le duel du môme à la crête contre Messi. Il se paie même le luxe de ne pas finir meilleur buteur de son équipe, terminant à dix unités de l’artilheiro Borges. Malgré tout, il est élu meilleur joueur du championnat, grâce à des actions spectaculaires, comme ce but d’un autre monde contre Flamengo, grâce auquel il est en lice pour le prix Puskas de la plus belle réalisation de l’année.



Pour le ballon d’or, c’était encore un peu juste, même s’il réalise la performance d’être le seul parmi les 23 finalistes à ne pas évoluer en Europe.

Ronaldinho (Flamengo) : Après des débuts mitigés sous le maillot rouge et noir, Ronnie se réveille en juillet, en réalisant sa meilleure prestation depuis de nombreuses années contre Santos, lors du désormais mythique 5-4 infligé par Flamengo sur la pelouse de Santos, la même rencontre qui a vu Neymar marquer son but d’extraterrestre (voir ci-dessus). Il enchaîne quelques matchs de haute volée, mais son club cale dès le mois d’août, enchaînant 10 matchs sans victoires. Trop irrégulier, R10 s’est même mis à bouder en fin de saison quand un désaccord entre le club et l’entreprise Traffic, qui paie en grande partie de son salaire, l’a privé de ses émoluments pendant trois mois.

Recalés :

Botafogo : L’ « étoile solitaire » de Rio avait tout pour briller, avec une belle équipe, mix d’expérience (Loco Abreu et Renato, ex-Séville), de héros sur le retour (Maicosuel, qui s’était perdu à Hoffenheim) et de jeunes révélations (Bruno Cortês ou Lucas Zen). Pourtant, Botafogo, qui a passé la plupart de la saison dans le haut du classement, a manqué le coche à chaque fois qu’il eu l’occasion de taquiner les leaders et termine à une piteuse 9e place, avec 5 défaites et un nul lors des six dernières rencontres.

Cruzeiro : Considérée comme la meilleure équipe d’Amérique du Sud en avril après avoir terminé la phase de poules de la Libertadores avec 16 points sur 18 possibles, la formation de Belo Horizonte s’est inexplicablement écroulée en huitièmes contre les Colombiens de Once Caldas. Depuis, le club a sombré dans une crise sans précédent, bradant ses meilleurs éléments, comptant sur le talent du seul Montillo pour gagner les matchs. Problème : l’Argentin non plus n’est pas au mieux, d’autant que son jeune fils de un an Santino est atteint d’une grave maladie. Après une longue descente aux enfers, Cruzeiro a flirté avec la relégation et s’est sauvé lors de la toute dernière journée. La saison se termine tout de même de façon jouissive pour les supporters, vu que leur équipe a assuré son maintien en prenant un set (6-1) à son ennemi juré, l’Atlético Mineiro. C’est toujours ça de pris.


Résultats du « Prêmio Craque do Brasileirão » :

Meilleur joueur: Neymar (Santos)

Meilleur entraîneur: Ricardo Gomes puis Cristóvão Borges (Vasco)

Meilleur espoir: Wellington Nem (Figueirense).

Vote du public : Dédé (Vasco)

Equipe-type :

Jefferson (Botafogo), Fagner (Vasco), Dedé (Vasco), Réver (Atlético-MG) et Bruno Cortês (Botafogo); Ralf (Corinthians), Paulinho (Corinthians), Diego Souza (Vasco) et Ronaldinho Gaúcho (Flamengo); Neymar (Santos) et Fred (Fluminense).

Par Louis Génot, à Rio de Janeiro
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Tonton Béniche Niveau : District
Neymar MVP c'est quand même une bonne blague .
Neymar n'a rien à foutre dans le classement du Ballon d'Or et j'attends franchement de voir ce qu'il donnera sur les pelouses européennes... Mais ce but, c'est un truc de malade. Rarement été scotché comme ça depuis LE geste de Bergkamp face à Newcastle.
Et sinon, c'est quoi le bouzin entre Ronnie et l'entreprise Traffic là, j'ai pas suivi?
Scotch_OMsoccer Niveau : Loisir
encouragements au gros lard qui claque un seul pion et à 3 journées de la fin alors qu'on file un "peut mieux faire" à Ronnie qui fait un bon début de championnat...

effectivement, y a urgence pour recruter dans l'éducation nationale là!
bigshaqdaddy Niveau : District
non c'est logique. Adriano est le petit gros de la classe qui est nul en sport mais dès qu'il bouge sa graisse on trouve cela encourageant ! Quant à Ronnie, on ne peut attendre que plus d'un ancien ballon d'or !
Johnny Dramma Niveau : Ligue 1
Borges le meilleur buteur joue où? et de quelle nationalité est il? impossible de trouver quelque chose sur ce joueur. merci d'avance
J'ai l'impression que les petits malins qui ont parlés de Neymar ne regardent pas souvent le brasileirao...Qd aux encouragements pr Adriano...
Borges est attaquant à Santos.
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