Tops et flops de Primera Argentina

Le tournoi d'Ouverture du championnat argentin bouclé sur le titre de Boca Juniors, le conseil de classe s'est réuni. Après examen des cas individuels, place à la distribution des bon points et de mauvais.

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Félicitations du jury :

Boca Juniors : L’équipe dirigée par Julio Falcioni, déjà champion avec Banfield lors du Tournoi d’ouverture 2009, réalise le sans faute. Invaincus avec douze victoires et sept nuls en dix-neuf rencontres, vingt-cinq buts marqués et seulement six encaissés (record), les Xeneizes obtiennent la plus grande différence de points jamais vu entre le champion et son dauphin (douze points). Pas de quoi faire taire les critiques, qui fustigent le jeu pratiqué par les Bleus et Or. Mais après tout, l’équipe de Bianchi n’est-elle pas grimpée sur le toit du monde de la sorte ? Les supporters, privés de titre depuis trois ans, ne font pas les fines bouches.

Agustin Orion : Champion avec trois formations distinctes (San Lorenzo, Estudiantes et maintenant Boca), le prix Ubaldo Fillol du meilleur gardien de l’Aperture en poche et une titularisation en sélection B face au Brésil en septembre lors des Clásicos des Amériques : que rêver de mieux à trente ans pour le gardien du cadenas qu'est la défense boquense ?

Belgrano de Cordoba : Le bourreau de River Plate a surfé sur son succès historique en barrage de promotion pour venir se coller aux basques des plus grands (Vélez, Racing), dans la roue de Boca. Une campagne inattendue (seul Rosario Central a fait mieux lors de la saison 86/87 en décrochant le titre de champion dans la foulée de sa montée) qui permet aux Pirates d’envisager 2012 avec sérénité, à la troisième place du tableau de « promedio » (moyenne de points par match), très loin de la relégation.

Franco squez : Né à Cordoba il y a 22 ans et numéro dix à l’instar de Javier Pastore, squez, surnommé le Muet, a trouvé son terrain d’expression : la surface de réparation. Des crochets en pagaille, des ballons distillés avec une précision chirurgicale, un sang-froid de vieux briscard et une poignée de golazos décisifs : il est prêt à assumer la succession de son alter-ego Cordobés à Palermo. En guise d’adieu, c’est lui qui offre la seconde place à Belgrano, en marquant le dernier but des Piratas en championnat (voir ci-dessous) contre Arsenal.



Encouragements :

Vélez Sarsfield : Amputé de son buteur (Santiago Silva, parti à la Fiorentina en fin de mercato) et de son dynamiteur de défense (Ricky Alvarez, qui a lui aussi rejoint la botte, direction l’Inter), le champion du Tournoi de clôture 2011 a au moins eu le mérite d’exister dans ce championnat, dans l’ombre d’un Boca affamé, en se reposant sur un collectif bien huilé. Trop irrégulier, mais pas encore fini, comme l’atteste leur victoire face au Racing lors de la dernière journée et leur place de dauphin, partagée avec ces derniers, Belgrano et Colon.

Rubén Ramirez : Douze réalisations qui expédient le modeste mais régulier Godoy Cruz de Mendoza en Copa Libertadores. A bientôt trente ans, « Tito » ne rêve plus d’Europe, mais pourquoi pas d’un coup d’éclat sur le Nouveau continent.

Peut mieux faire :

Nicolas Blandi : Quatre buts lors de ses deux premières titularisations en Primera, puis plus rien. L’effet de surprise aura été de courte durée pour le jeune attaquant de Boca, en concurrence avec Cvitanich (5 buts), Viatri (3) et Mouche (1), avant de se blesser en fin de tournoi. Mais de bon augure tout de même pour la suite.

Racing : L’Academia semblait armée pour venir titiller Boca. Mais les dissensions internes -qui firent dire à l’attaquant Gabriel Hauche il y a un mois que l’équipe ressemblait à un « théâtre de revue » façon Crazy Horse-, et l’attitude de diva de son goleador colombien Téo Gutierrez (auteur de six pions) ont eu raison de son potentiel. Décroché en championnat le Racing devra se contenter de disputer la Sudamericana en 2012, sorte de Ligue Europa à la sauce latina.

Bonnets d’âne :

Newell’s Old Boys : Le club de Lucas Bernardi n’arrive pas à sortir de la spirale négative qui sévit à Rosario; une ville qui a déjà perdu Rosario Central en 2010. Avant-dernier lors du premier semestre 2011, antépénultième lors du second, les Leprosos sont plus que jamais menacés par la relégation.

San Lorenzo : Des barras bravas qui agressent leurs joueurs en octobre, une campagne morne et une défaite lors de la dernière journée qui les place virtuellement en zone de promotion (barrage à jouer contre le 3e ou le 4e de D2 en mai prochain) à l’entame de la deuxième phase de la saison : les Blaugranas argentins ne font plus rêver depuis 2007, année de leur dernier titre de champion.

Le but du Tournoi :

Diego Morales (Tigre) contre Vélez : Il aura fallu attendre l’avant-dernière journée pour se délecter de cette pépite de potrero (terrain vague) : un dribble chaloupé à la Léo Messi dans l’arrière-garde du Fortin, conclu par une frappe tout en finesse. Classe.




Par Florent Torchut, à Buenos Aires
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Pas grand-chose à redire, Boca gagne en jouant de manière dégueulasse (comme d'hab', quoi), heureusement qu'ils ont un immense Riquelme.

Sinon, dans les encouragements, une petite place pour Martin Rolle de l'Olimpo ? Et pas de mention de Giovanni Moreno du Racing ?
de maniere degueulasse dans un championnat tres moyen cette année, je trouve, en tout cas pour ce dernier tournoi.
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