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Top 7 : la Lazio contre les clubs français

Ce soir, la Lazio reçoit l'AS Saint-Étienne. Ce n'est pas la première fois que le club romain croise la route de clubs français. C'est arrivé à sept reprises. De bons comme de mauvais souvenirs.

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1977-78 : Lazio 2-0 Lens / Lens 6-0 Lazio


La première confrontation entre la Lazio et un club français remonte à octobre 1977, en seizièmes de finale de Coupe UEFA. Et il s'agit d'un sacré souvenir pour le RC Lens. Cette Lazio-là, c'est la Lazio post-Scudetto. Celle qui a remporté le titre avec la bande à Maestrelli, composée de Chinaglia, Wilson et Re Cecconi. Les protagonistes du Scudetto sont pratiquement tous partis, hormis Wilson et Garlaschelli. En face, c'est une belle équipe de Lens, emmenée par Didier Six et deuxième de D1 en 1977 derrière Saint-Étienne. À l'aller, les Romains se baladent et semblent détruire les espoirs lensois en l'espace de deux minutes, par Wilson (30e) et Giordano (31e). Pas un grand match, mais une victoire précieuse. Au retour, à Lens, c'est une autre histoire. Il pleut, il fait froid, et le stade est plein. Le match est équilibré, mais en fin de première période, la pression lensoise s'accentue et Six débloque la situation. 1-0. L'attaquant des Bleus double la mise en début de seconde période. Plus rien ne sera marqué. Prolongations. Toujours pas de but lors de la première mi-temps de la prolongation. On se dirige vers les tirs au but, mais les Laziali vont littéralement s'écrouler lors des dix dernières minutes. Bousdira (109e), Six encore (115e) et un doublé de Djebali (118e et 199e) offrent une qualification retentissante, 6-0, aux Sang et Or. En patrons.

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1995-96 : Lyon 2-1 Lazio / Lazio 0-2 Lyon


Un peu moins de 20 ans plus tard, la Lazio retrouve sur sa route un club français, en l'occurrence l'Olympique lyonnais en seizièmes de finale de Coupe de l'UEFA. Auteur justement de son meilleur championnat depuis le Scudetto de 1974, avec une belle deuxième place de Serie A, la Laz' fait figure de grandissime favori. Comme s'exclame Jean-Michel Larqué aux côtés de son acolyte Thierry Roland, « en dehors du numéro 2, Nesta (sic !) et du numéro 7, Esposito, il n'y a que des internationaux ! » D'ailleurs, si Lyon crée déjà la surprise à l'aller à Gerland (2-1) grâce à Devaux et Deplace, on ne donne pas cher de la peau des Gones avant leur déplacement au stadio Olimpico. Portée par son trio Casiraghi-Bokšić-Signori, la bande à Zdeněk Zeman a effectivement de quoi voir venir. Et pourtant... c'est bien Lyon qui va créer l'exploit en s'imposant à nouveau, 2-0, avec des buts de Florian Maurice et Éric Assadourian. Invraisemblable, tant l'effectif laziale était monstrueux.

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1996-97 : Lens 0-1 Lazio / Lazio 1-1 Lens


Rebelote la saison suivante, cette fois en 32es de finale contre le RC Lens, toujours en Coupe de l'UEFA. Et la Lazio fait toujours aussi peur. Roberto Di Matteo et Alen Bokšić ont peut-être quitté le club lors de l'été, mais en contrepartie un joyau tchèque courtisé par toute l'Europe est arrivé. Il s'agit évidemment de Pavel Nevded qui ne prend toutefois pas part au match aller à Félix-Bollaert. La Lazio n'en a d'ailleurs pas besoin pour s'imposer 1-0 grâce à un coup de tête de Chamot sur coup franc. Au retour, Pavel est bien là aux côtés de Diego Fuser qui s'en va ouvrir le score juste avant la mi-temps en interceptant une passe de Frédéric Meyrieu. Mais c'est ensuite un autre jeune Tchèque qui s'illustre avec Vladimir Smicer qui égalise pour les Lensois. Une égalisation toutefois insuffisante pour Lens qui ne parviendra pas à trouver une seconde fois le chemin des filets de Marchegiani. La Lazio sera, elle, une nouvelle fois recalée en seizièmes de finale contre Tenerife.

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1997-98 : Lazio 1-0 Auxerre / Auxerre 2-2 Lazio


La Lazio 1997/98 est entrée dans une nouvelle dimension. Le président Cragnotti veut en faire la meilleure équipe d'Italie, voire d'Europe. Cela passe par un recrutement XXL et l'arrivée d'un entraîneur, Sven-Göran Eriksson, à la hauteur des ambitions. Lancée vers les sommets en Serie A, la Lazio affronte l'AJ Auxerre en quarts de finale de la Coupe UEFA. Les Romains viennent de passer un 3-0 à l'Inter de Ronaldo en Serie A et sont en pleine bourre. On ne peut pas en dire autant d'Auxerre, neuvième de D1, et qui reste sur un nul tout nul (1-1) à domicile contre Caen. Pourtant, la différence n'est pas si flagrante sur la pelouse de l'Olimpico, où les Romains ne s'imposent que 1-0 sur un but acrobatique de Casiraghi. Auxerre se verrait bien faire une Lens 1978 au retour, mais les espoirs des joueurs de Guy Roux vont rapidement être douchés. Après 13 minutes, la Lazio mène en effet 2-0 sur des buts de Mancini et Gottardi. Mais poussés par l'Abbé-Deschamps, les Auxerrois ont une réaction d'orgueil. Ou plutôt, Stéphane Guivarc'h a une réaction d'orgueil. L'attaquant de l'équipe de France réduit l'écart avant la pause, puis égalise à dix minutes du terme. Suffisant pour sortir la tête haute, mais pas pour renverser la vapeur. Derrière, la Lazio se hissera jusqu'en finale, où elle s'inclinera 3-0 face à... l'Inter de Ronaldo. Tiens tiens.

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1999-00 : Marseille 0-2 Lazio / Lazio 5-1 Marseille


Il est là, le plus gros succès du club romain face à une équipe française. Vainqueur de la Coupe des coupes en 1999 et deuxième de Serie A, la Lazio s'attaque désormais à la Ligue des champions. Une compétition à laquelle participe également l'OM, deuxième de D1 en 1999 derrière Bordeaux (coucou Feindouno). Les deux équipes se retrouvent lors de la deuxième phase de groupes, en compagnie de Feyenoord et Chelsea. Le premier match du groupe a lieu au Vélodrome. Une rencontre remportée facilement par les Laziali, 2-0, sur des buts de Stanković et Conceição en deuxième mi-temps. Marseillais et Romains se retrouvent près de quatre mois plus tard (n'importe quoi cette formule) à l'occasion de la 5e journée. Un rendez-vous qui va porter le sceau d'un homme. Simone Inzaghi. Le frère de Superpippo va faire vivre un cauchemar à la défense olympienne. 17e, 37e, 38e : à la mi-temps, Inzaghi Junior a déjà frappé trois fois. Et ce n'est pas terminé. En seconde période, il rate d'abord un penalty, avant de se rattraper en inscrivant un quatrième but personnel. Quadruplé pour lui, une première dans l'histoire de la C1 pour un joueur italien. Bokšić, ancien de l'OM, inscrira le but définitif du 5-1. Marseille est éliminé, tandis que la Lazio validera sa qualification pour les quarts en allant s'imposer 2-1 à Stamford Bridge lors de la dernière journée. Avec un but de Simone Inzaghi, évidemment.

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2001-02 : Lazio 1-3 Nantes / Nantes 1-0 Lazio


Une saison plus tard, la Lazio affronte son cinquième adversaire français différent. À savoir le FC Nantes de Raynald Denoueix, lors de la première phase de poules de Ligue des champions. Le robinet d'argent n'a pas encore été fermé du côté laziale comme en témoignent les arrivées coûteuses de Stam, Mendieta, Fiore ou encore Kovačević, lors de l'été. Mais l'aventure européenne va vite mal tourner. Défaite sur la pelouse de Galatasaray en ouverture, la Lazio est torpillée par Nantes au stadio Olimpico. Silvain Armand et Stéphane Ziani rendent effectivement inutile la réponse de Stefano Fiore à Nestor Fabbri. Toutefois, même si Hernán Crespo et Simone Inzaghi sont toujours à sec, la Lazio y croit encore avant le match retour - et dernier match du groupe - à la Beaujoire. Jusqu'à une tête de Pierre-Yves André qui enterre définitivement les espoirs laziali. Quatrième, la Lazio ne sera même pas repêchée en Coupe de l'UEFA.

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2005-06 : Lazio 1-1 Marseille / Marseille 3-0 Lazio


Quatre ans ont passé quand la Lazio croise à nouveau un club français sur son chemin. Mais la situation a bien changé. Le club romain a effectivement échappé de peu à la banqueroute, et les grandes stars se sont envolées, mercato après mercato. D'ailleurs, la compétition ne trompe pas, puisque c'est en demi-finale de la petite Coupe d'Intertoto que la Laz' retrouve l'OM. En plein cœur de l'été, le match aller au stadio Olimpico se solde sur un score nul (1-1) avec des buts de Di Canio, et de Meite à l'affût d'un missile de Taiwo repoussé par le poteau. Au retour, l'OM de Niang, Ribéry ou Wilson Oruma ne fait pas de détails. Cinq minutes folles après l'heure de jeu, et la Lazio est balayée 3-0 avec des buts de Niang, Ribéry et Mendoza. Oui, oui, Andrés Mendoza, pour qui ce sera le seul et unique but de sa carrière à l'OM.

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Par Éric Maggiori et Eric Marinelli
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luigi_di_biagio Niveau : District
Crespo, S. Inzaghi, Mendieta, Maurice, Signori... c'était le bon vieux temps...
Mendieta à la Lazio, c'est loin d'être le "bon vieux temps" vu que c'est là qu'il s'est perdu après avoir tout défoncé avec Valence
KingMastre Niveau : CFA2
Cette photo, ce nom... Jean-Cul Sassus le nom le plus bandant du foot tricolore...
Nantes début 2000 ça avait quand même de la gueule...
souzadeoliveira Niveau : Ligue 2
Je n'ai pas vécu le 6-0 lensois qui devait être magique tant on nous l'a montré et remontré à la TV donc mon plus beau souvenir d'un club français face à la lazio, ça reste cette performance extraordinaire des lyonnais à l'olimpico, le match charnière de la montée en puissance des lyonnais dans le paysage français et européen.

Ouaip Mendieta/Lopez/Kiki à Valence tout simplement orgasmique, ils se sont tous plus ou moins perdus par la suite
souzadeoliveira Niveau : Ligue 2
Message posté par bokacola
Nantes début 2000 ça avait quand même de la gueule...


Ouaip le début des dernières heures du jeu à la nantaise, Dénoueix quoi !!!!! pas un connard de président de ligue 1 pour lui offrir un banc en 2015, honteux, une de mes plus grandes incompréhensions footballistiques
Je me souviens de ce Lazio - Nantes. Outre le recrutement et l'effectif malade de la Lazio, on peut ajouter que Nantes, champion sortant, vivait un déjà de saison 2001-2002 cauchemardesque et pointait à la dernière place de ce qui s'appelait encore la D1. Clairement, sur le papier, il n'y avait pas photo, mais bon, quand Sylvain Armand conclue un slalom par une frappe en lucarne...

Bon, par contre, inutile de vous avouer que depuis, j'ai juré de ne plus jamais toucher à une grille de Loto Foot.
J'irai pas jusqu'à dire que je me souviens du Lens / Lazio que je ne n'ai jamais vu. Néanmoins une légende urbaine veut qu'un but ait été marqué par une pierre jetée des tribunes déviant le ballon. A moins que ce soit sur un autre match.
Message posté par Ubriacone
J'irai pas jusqu'à dire que je me souviens du Lens / Lazio que je ne n'ai jamais vu. Néanmoins une légende urbaine veut qu'un but ait été marqué par une pierre jetée des tribunes déviant le ballon. A moins que ce soit sur un autre match.


La pierre lancée des tribunes qui entraîne un but, c'est un Lens-Anderlech en 1983 (1-1). Mais Lens se fera quand même éliminé au retour en Belgique.
Hôtel avec Beauvue Niveau : DHR
Oscar Mendoza c'était un diamant brut.

Mais pas autant que Dill.
Jolis souvenirs.
Par contre les auteurs restez concentrés s'il vous plaît, c'est quoi cette formulation affreuse dans le dernier paragraphe : "D'ailleurs la compétition ne s'y trompe pas..." C'est hideux comme phrase, ça veut rien dire. Vous trouvez qu'il n'y a pas assez de formules toutes faites employées à mauvais escient, dans les commentaires de football ?
Vous êtes journalistes, merde, quand même !
M.Manatane Niveau : CFA
Le lensois Djebali devait avoir sacrément travaillé le foncier pour mettre un but à la 199ème minute.
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