1. //
  2. // Nomination du nouveau sélectionneur

Top 5 : Ils ont entraîné la Juve, puis l'Italie

C'est pratiquement en train de devenir une tradition en Italie. Pour accéder au banc de la Nazionale, il faut être passé, auparavant, par celui de la Juventus. C'est le cas pour le nouveau sélectionneur, Antonio Conte, et cela l'a également été pour quatre autres avant lui.

Modififié
10 7

Giovanni Ferrari

Juventus 1941-1942
Italie 1958-1959, 1960-1962

Dans les années 30, Giovanni Ferrari a été l'une des premières « stars » de la Serie A. Il passe cinq saisons à la Juventus, puis cinq à l'Ambrosiana-Inter, où il s'impose comme le meilleur ailier gauche de sa génération. En 1941, alors que la Seconde Guerre bat son plein et que le football est sur le point d'être interrompu, il met un terme à sa carrière de joueur, et vient s'asseoir sur le banc de sa Vieille Dame. Débutant dans le métier, son bilan est mitigé : 7 victoires, 4 nuls et 5 défaites. Il laisse sa place au plus expérimenté Felice Borel II, et rejoint le banc de l'autre club de sa vie, l'Ambrosiana-Inter, histoire de ne pas faire de jaloux. Finalement, il se révèle n'être pas un si mauvais coach que ça, et, en 1958, il est nommé sur le banc de la Nazionale, dont il avait porté 44 fois la liquette en tant que joueur. Il qualifie les Azzurri pour le Mondial chilien, qui s'avèrera être un énorme fiasco. De fait, l'Italie est éliminée au premier tour, après avoir notamment perdu 2-0 contre le Chili lors de la fameuse « Bataille de Santiago » . Bon, tout compte fait, Ferrari était vraiment plus performant en tant qu'ailier gauche.

Dino Zoff

Juventus 1988-1990
Italie 1998-2000

En 1982, à 42 ans, Dino Zoff remporte la Coupe du monde dans les cages de l'Italie. C'est l'apogée d'une carrière qui aura duré 22 ans, et qui aura vu le portier revêtir les maillots de l'Udinese, Mantova, Naples et, bien sûr, la Juventus. À peine retraité, Zoff devient entraîneur des gardiens à la Juve. Mais ce poste est vite trop étroit pour lui. Ainsi, en 1988, et après une première expérience sur le banc de l'Italie olympique, il devient entraîneur de la Vecchia Signora. Pas de bol pour lui, il arrive pile au moment où le Milan de Sacchi, l'Inter de Trapattoni, et le Napoli de Maradona se disputent le haut du pavé. Zoff doit se contenter d'une Coupe d'Italie en 1990, et d'une Coupe UEFA la même année, ce qui n'est tout de même pas mal. Le coach connaîtra ensuite de belles années sur le banc de la Lazio, mais n'abandonne pas l'idée de venir un jour coacher l'Italie. Le désir se réalise en 1998, après l'échec de la Squadra lors du Mondial français. Zoff bâtit une équipe pour remporter l'Euro. Il y parviendra presque. En effet, à dix secondes près, il aurait été le premier sélectionneur italien à remporter l'Euro depuis 1962. Mais il y a eu Sylvain Wiltord. Puis David Trezeguet. Et Zoff ne s'en est jamais remis.

Giovanni Trapattoni

Juventus 1976-1986, 1991-1994
Italie 2000-2004

C'est l'histoire d'un type qui a fait toute sa carrière sous le maillot du Milan (274 matchs de 1957 à 1971), et qui est devenu un coach renommé sur celui de la Juventus. Il s'appelle Giovanni Trapattoni, et reste encore aujourd'hui comme le plus grand entraîneur de l'histoire du club bianconero. Son bilan ? 596 matchs sur le banc, 319 victoires, 96 défaites, 969 buts marqués, et 14 trophées remportés, dont 6 Scudetti, une C1, une C2, une C3, et une Coupe intercontinentale. Personne n'a fait mieux depuis. Du coup, c'est presque en toute logique qu'il devient sélectionneur, en 2000, après la finale de l'Euro perdue contre la France. Mais sur le banc de la Nazionale, le Trap n'aura jamais les mêmes succès qu'avec la Juventus. Et pourtant, la génération est belle, avec Del Piero, Inzaghi, Vieri, Nesta ou Totti au top de leur forme. Son Italie est éliminée en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2002 par la Corée du Sud (dans les circonstances que l'on connaît, coucou Byron Moreno), puis se fait carrément sortir au premier tour de l'Euro 2004 (dans les circonstances que l'on connaît, coucou le biscotto nordique). Avec un bilan pourtant honorable de 25 victoires et 7 défaites sur le banc azzurro, il jette l'éponge et remet les clefs de la banque bleue à Marcello Lippi.

Marcello Lippi

Juventus 1994-1999, 2001-2004
Italie 2004-2006, 2008-2010

22 ans sans trophée. Pour une nation comme l'Italie, cela commençait à faire trop. Beaucoup trop. Voilà pourquoi en 2004, la Fédé italienne décide de donner les pleins pouvoirs à Marcello Lippi. Pourquoi lui ? Parce qu'il est tout simplement l'homme de la situation. La preuve est écrite sur son CV d'entraîneur : 13 trophées remportés, tous sur le banc de la Juventus. Les expériences turinoises ont permis à Lippi d'obtenir une renommée internationale, et c'est avec cette aura qu'il vient s'asseoir sur le banc de la sélection. Les débuts sont toutefois laborieux. L'Italie se qualifie pour le Mondial 2006, mais le jeu n'enthousiasme personne. On reproche même parfois à Lippi de trop faire confiance aux joueurs de la Juventus, à l'instar de joueurs parfois contestés comme Camoranesi ou Zambrotta. Mais Lippi s'en tape. Il n'a de comptes à rendre à personne. Et pour cause. Le 9 juillet 2006, il venge Dino Zoff et remporte la Coupe du monde, en battant la France aux tirs au but. Lippi aurait pu s'arrêter là, au top. Mais en 2008, après l'intérim peu convaincant de Donadoni, il décide de revenir. Comme il l'avait fait avec brio à la Juve en 2001. Sauf que le brio se transforme en fiasco. L'Italie est piteusement sortie au premier tour du Mondial sudafricain. Lippi part s'exiler en Chine. Loin de sa Juve bien-aimée.

Antonio Conte

Juventus 2011-2014
Italie 2014

Dernier, mais pas des moindres. C'est officiel depuis jeudi soir, Antonio Conte est bien le nouveau sélectionneur italien. Plutôt que de se réjouir, en Italie, on préfère polémiquer sur le salaire offert au coach (4 millions d'euros par an), et sur le fait que Puma, une marque allemande, va financer la moitié de ce salaire. Pourtant, la nomination de Conte est une vraie bouffée d'oxygène pour le football. Car en trois ans à la Juventus, l'ancien milieu de terrain de la Juve et de la Nazionale a prouvé qu'il avait en lui l'ADN du gagnant. C'est simple, il a pratiquement tout raflé : trois Scudetti en trois ans, deux Supercoupes et seulement sept défaites en 104 matchs de championnat ! Et il n'a même pas eu besoin de temps d'adaptation, puisqu'il a été sacré champion d'Italie dès sa première année à Turin, sans perdre le moindre match sur l'ensemble de la saison. Le voilà donc propulsé sur le banc de la Nazionale, où il va devoir entamer une vraie révolution, comme il l'a fait à Turin. Et en prenant exemple, peut-être, sur ce qu'a accompli Marcello Lippi avant lui. Lippi qui, rappelons-le, a été le coach d'Antonio Conte pendant huit saisons à la Juve. Forcément, ça enseigne des choses.



Éric Maggiori
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Milan_forza18 Niveau : CFA
En Italie on s'en tape du beau jeu....!la gagne y'a que ça de vrai!!!
LaPaillade91 Niveau : Loisir
Message posté par Milan_forza18
En Italie on s'en tape du beau jeu....!la gagne y'a que ça de vrai!!!


La gagne, c'est bien connu, c'est d'attendre les tir aux buts

Ou encore Italie - Uruguay
Bah t'es gentil la Paillade avec tes analyses Pierre Menés mais si tu regardes depuis 80 le nombre de finales ou de victoires en grande compétition de l'Italie tu peux pas non plus trop contredire Milan. Oui ça tente de jouer la gagne (sauf Prandelli qui avait une autre philosophie, selon moi pas du tout adaptée à la squadra) et dans l'histoire moderne c'est 2CDM 1 finale de cdm et 2 finales d'euros en a peu prêt 30 ans, pas mal non ? Dis toi aussi que France 98 est une équipe Italienne dans sa philosophie et qu'elle a aussi bénéficié des penos, du but en or, et du miracle qui a touché un de ses défenseurs en demi (voir même d'une finale bizarre avec un 10 qui met limite les 2 seules têtes sur corner de sa vie). Bref c'est pas une ou deux contre performances qui remettent en cause la philosophie d'une équipe.
LaPaillade91 Niveau : Loisir
Message posté par EEES
Bah t'es gentil la Paillade avec tes analyses Pierre Menés mais si tu regardes depuis 80 le nombre de finales ou de victoires en grande compétition de l'Italie tu peux pas non plus trop contredire Milan. Oui ça tente de jouer la gagne (sauf Prandelli qui avait une autre philosophie, selon moi pas du tout adaptée à la squadra) et dans l'histoire moderne c'est 2CDM 1 finale de cdm et 2 finales d'euros en a peu prêt 30 ans, pas mal non ? Dis toi aussi que France 98 est une équipe Italienne dans sa philosophie et qu'elle a aussi bénéficié des penos, du but en or, et du miracle qui a touché un de ses défenseurs en demi (voir même d'une finale bizarre avec un 10 qui met limite les 2 seules têtes sur corner de sa vie). Bref c'est pas une ou deux contre performances qui remettent en cause la philosophie d'une équipe.


Tu es susceptible

J'aime ça

Depuis 2006 inclus, la Nazionale a joué 10 matches à élimination directe : la moitié d'entre eux sont allés aux tirs aux buts (1 x 2006, 1 x 2008, 1 x 2012, 2 x 2013). En élargissant, à chaque fois que la Nazionale passe les poules depuis 1990, il y a au moins une séance de tirs aux buts.

Aucune analyse (je ne conteste pas la culture de la gagne, j'ironise), ce sont des faits.
Conte semble être un très bon choix pour le poste de sélectionneur.
Reste à voir ce que ça va donner sur le terrain et sur les tableaux d'affichage.

Nul doute qu'il saura bâtir une équipe de caractère. A son image.

Il est un peu le contraire de Prandelli.
Faut-il être copain avec les joueurs ou leur botter les fesses? Éternel débat!

Conte n'était pas content de la Juve. Il a reproché au club sa radinerie. Là, il aura à sa disposition les joueurs qu'il désirera.
Non je voulais juste dire "t'es gentil avec ton com' qui veut rien dire" tkt je suis pas vexé. Et je vois juste toujours pas où tu veux en venir... Les penos c'est pas contradictoire avec la gagne, en fait pour faire simple je vois pas où tu veux en venir avec ton "les péno et l'Uruguay", puis les stats que tu ponds derrière.

Tu serais pas un genre de polémiste dis moi :p ?

J'aime ça

À la limite tu dirais que d'aller au péno c'est bidon pour une équipe qui base ses perf sur le jeu (Allemagne ou Espagne) je comprendrais, mais une équipe qui ne voit la performance que par le prisme du résultat se fiche de gagner au péno ou par 4 buts d'écart. Donc en fait tu vas 100% dans le sens de Milan "Message posté par Milan_forza18 le 16/08 à 14:01 Note : 1
En Italie on s'en tape du beau jeu....!la gagne y'a que ça de vrai!!!". D'ailleurs le PB - Italie 2000 est carrément dans la philosophie de la gagne italienne pour le coup.
shamoidor Niveau : DHR
C est quoi le beau jeu ???
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
10 7