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Top 5 : Falcão

Le nom de Falcão est partout. En une semaine, le mec est devenu meilleur buteur de l'Europa League, entraîneur de l'Internacional et a inscrit son 300ème but en Futsal. Aussi fort qu'Armstrong qui gagne le Tour de France tout en allant sur la Lune et en jouant de la trompette.

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1. Paulo Roberto Falcão


En Italie, le nom de Falcão n'est associé qu'à un seul joueur : l'ancienne idole de la Roma des années 80. Lorsqu'il débarque sur les bords du Tibre lors de l'été 1980, le joueur est déjà un monstre au Brésil. Trois fois champion national avec l'Internacional, son club formateur, de 1975 à 1979, il ramène en Italie sa fantaisie et sa mentalité gagnante. Et ça marche, puisque les Giallorossi remportent le Scudetto en 1983. Pièce maîtresse de la Seleçao lors des Mondiaux 1982 et 1986, Falcão prend sa retraite juste après la Coupe du Monde mexicaine. Il tente ensuite sa chance sur le banc du Brésil, du Club America et du Japon. Mais son talent de joueur ne le suit pas. Et il s'en rend compte. Il se reconvertit comme consultant pour la télévision brésilienne. Mais au bout de quinze ans, il oublie qu'il était nul en tant qu'entraîneur et s'engage, le 9 avril dernier, avec son club formateur de l'Internacional. Objectif : ramener un titre de champion qui fait faux-bond depuis 1979, année de son départ. Nostalgie, quand tu nous tiens.





2. Alessandro Rosa Vieira Falcão


Au Brésil, on aime les chiffres ronds. Les fameux mille buts de Romario, les cent pions du gardien Rogerio Ceni, et, cette semaine, la trois-centième réalisation de Falcão. Mais ce Falcão-là n'a jamais aimé faire les choses comme les autres. Alors il en a ajouté un trois-cent-unième dans la foulée, confirmation d'une différence cultivée depuis toujours. Depuis, notamment, qu'il a choisi le Futsal quand les autres Brésiliens doués techniquement rêvaient d'intégrer une “vraie” équipe. Pour lui, cela a toujours été le foot à 5. Un choix judicieux. Aujourd'hui considéré par tous comme le meilleur joueur au monde dans sa catégorie, Falcão n'a tenté qu'une seule fois, pendant six mois, une expérience sur grand terrain, avec Sao Paulo. Un échec. Lui aime les parquets, les petits espaces, les dribbles courts, les frappes sèches et avoue même que passer dix minutes sans taquiner la chique, ben ça le gonfle. Et il le fait avec brio. Deux fois Ballon d'or, quadruple vainqueur du championnat brésilien (Liga Futsal) et sextuple de la Coupe du Brésil et du championnat sud-américain : son palmarès est à la hauteur de son talent. Aucune envie de participer à la fête en 2014 ?





3. Radamel Falcao Garcia


On parle beaucoup des incroyables statistiques de Messi et Cristiano Ronaldo. Mais en Europe, d'autres joueurs atteignent une moyenne de buts incroyable depuis l'an dernier. Certes, le championnat portugais n'est pas le championnat espagnol, mais les exploits du Colombien Falcao, attaquant du FC Porto, sont impressionnants. Depuis son arrivée au Portugal, à l'été 2009, l'attaquant a inscrit cinquante-quatre buts en soixante-dix matches (0,78 par match). Avec notamment son triplé inscrit jeudi dernier lors du match aller des quarts de finale de l'Europa League contre le Spartak Moscou, il s'est imposé comme meilleur buteur de la compétition, avec onze buts (en onze matches). Bon de la tête comme des deux pieds, l'ancien buteur de River Plate est, à 25 ans, en train de faire saliver tous les grands clubs européens. Le Real Madrid aurait déjà sondé le terrain. Problème : Falcao a auto-baptisé son site officiel “R9Falcao”. Et à Santiago Bernabeu, se faire appeler R9, ça a déjà été fait.





4. Élson Falcão da Silva


Fort heureusement (ou malheureusement, selon les points de vue), tous les Falcao ne sont pas des idoles. Élson Falcão a 29 ans et est milieu de terrain. Depuis janvier 2005, il a choisi l'Allemagne comme terre d'exil, car il est difficile de s'appeler Falcão et de jouer au Brésil en toute tranquillité. Du coup, après quelques expériences à Cruzeiro et Goias, il débarque à Stuttgart. Et visiblement, l'Allemagne, ça lui plait. Peut-être parce que là-bas, les gens l'appellent Élson. Un nom un peu plus anonyme. Après une parenthèse d'une demi-saison à Hanovre (l'année où Enke se suicide, bon choix), Élson Falcão revient à Stuttgart. Mais en fait, tout le monde s'en fout un peu. Son meilleur total de matches depuis son arrivée en Bundesliga est de dix-sept apparitions et son meilleur souvenir un coup-franc contre Séville. Ni bon, ni mauvais, Élson est le genre de joueur que les supporters oublieront lorsqu'il rentrera au Brésil. “Falcão ? Ah ouais, nous aussi on a eu un mec qui s'appelait comme ça un jour...”





5. Ronan Carolino Falcão


Dans la famille des Falcão, je voudrais le vilain petit canard. Ronan Carolino Falcão n'est pas vraiment brésilien, puisqu'il est né au Brésil mais naturalisé équato-guinéen. Il n'a jamais vraiment connu l'élite, puisqu'il a toujours évolué dans des clubs de divisions inférieures (Sao José, Friburguense). Il n'a jamais vraiment réussi à se faire un nom en Europe, puisqu'il n'a tenté qu'une expérience au LOK Stendal, en sixième division allemande. La loose ultime : la seule vidéo que l'on peut trouver de lui sur YouTube, c'est un pénalty. Tristesse.







Eric Maggiori

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merci pour cet article, il était drôle.
L'intro m'a fait marrer.
Belle inspiration de votre part au vu de son match de ce soir...
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