Top 5 : Ancelotti y était presque

Carlo Ancelotti, c’est onze trophées dans sa carrière d’entraîneur, dont deux Ligues des champions. Oui, mais Ancelotti, c’est aussi quelques échecs marquants et cuisants. Pour que les supporters parisiens se sentent un peu moins seuls.

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Serie A 1996/1997

Ancelotti débute sa carrière d’entraîneur à la Reggiana, en Serie B. Il termine à la quatrième position, et est donc promu en Serie A. Ce triomphe lui ouvre les portes de Parme, qui vient de gagner la Coupe d’Italie, la Coupe des coupes, la Supercoupe d’Italie et la Coupe UEFA lors des saisons précédentes. L’objectif du club, c’est d’aller chercher le titre. Et les arrivées de Thuram, Chiesa et Crespo ne font que confirmer cette ambition. Le début de saison est assez difficile, la Juventus de Marcello Lippi étant largement devant. A la mi-saison, Parme est cinquième, à six points du leader turinois. Mais la deuxième partie va être résolument plus positive. Parme enchaîne les bons résultats, bat successivement la Lazio, l’Inter et la Sampdoria. La remontée est folle, et Parme se retrouve deuxième à trois journées de la fin. Cela tombe bien, il y a justement un Juventus-Parme qui se profile. Avec un succès, l’équipe d’Ancelotti reviendrait à trois points de la Juve. Elle ouvre le score grâce à un csc de Zidane, mais l’arbitre, monsieur Collina, accorde un pénalty pour une faute inexistante sur Vieri. La Juve s’en sort comme ça, avec un petit nul (1-1), et Ancelotti doit se résigner à n’être que le dauphin des tout-puissants Turinois. Parme termine la saison à deux longueurs du champion. Et avec de sacrés regrets.


Serie A 1999/2000

Sans aucun doute l’un de ses deux échecs les plus assourdissants. Il débarque à la Juve au milieu de la saison 1998-99. Au mois de mai, Ancelotti remet les compteurs à zéro pour la saison suivante. Sa Juve, alors emmenée par Zidane, Inzaghi et Del Piero, est à la lutte pendant toute la saison avec la Lazio. Mais en fin d'année, la Juve fait le trou, et se retrouve avec neuf points d’avance sur son dauphin. Autant dire que le titre est joué. Bah non ! Les Bianconeri perdent face au Milan AC, puis s’inclinent lors de la confrontation directe avec la Lazio à Turin. Les Romains reviennent à trois points. Trois points d’écart, puis cinq, puis deux, lorsque la Vieille Dame tombe à Vérone lors de l’antépénultième journée. Dernier tour de championnat : la Lazio reçoit la Reggina pendant que la Juve va à Perugia, équipe de milieu de tableau, déjà en vacances. Un après-midi totalement fou. La Lazio s’impose 3-0 pendant qu’à Perugia, le déluge s’abat sur le stade. Le match est interrompu pendant près d’une heure. Finalement, l’arbitre, monsieur Collina (tiens, encore…), décide de reprendre, alors que le terrain est dans un sale état. L’incroyable se produit : l’équipe d’Ancelotti encaisse un but de Calori et perd 1-0. La Lazio est sacrée championne. La Juve termine deuxième. Juste impensable.


Ligue des Champions 2004/2005

Après la Juve, Ancelotti passe au Milan AC. Son aventure débute plutôt bien, puisqu’il remporte la Ligue des champions en 2003 (en battant en finale son ancien club, la Juve), puis le Scudetto en 2004. L’année suivante, Carlo rêve de rééditer l’exploit européen. La campagne du Milan AC en C1 est presque parfaite jusqu’à la finale : les Rossoneri sortent Manchester United et l’Inter sans trembler, puis se font une petite frayeur en demi-finale retour contre le PSV Eindhoven. La finale se dispute au stade olympique Atatürk d’Istanbul, contre Liverpool. Une première période de rêve : Milan ouvre le score dès la première minute par Maldini, puis déroule avec un doublé de Crespo. A 3-0 à la pause, les Lombards ouvrent carrément le champagne dans les vestiaires. Mais en deuxième période, la formation d’Ancelotti doute, prend un premier but de Gerrard, doute encore, et s’écroule en quatre minutes. 3-3. Prolongation. Les Milanais ont plusieurs fois la balle de match, mais se heurtent à un Dudek infranchissable. Aux tirs au but, le mental n’y est plus. Serginho, Pirlo et Schevchenko flanchent, faisant perdre à Ancelotti la finale de Ligue des Champions la plus invraisemblable de l’histoire. A côté de ça, la défaite 2-1 du PSG à Lille, cette saison, fait bien pâle figure, hein…


Serie A 2005/2006

La saison de toutes les suspicions. Milan débute avec la ferme intention d’être sacré champion. Mais la Juventus de Capello fait flipper. Zlatan, Del Piero, Nedved, Trezeguet… Il y a du lourd. Et de fait, les Turinois ne perdent pratiquement aucun match : une seule défaite sur l’ensemble de la saison, concédée le 29 octobre contre… le Milan AC. Un succès qui, forcément, donne aux Milanais un statut d’outsiders en puissance. Pendant toute la saison, Ancelotti et sa troupe vont s’efforcer de courir après l’armada turinoise. Lors du match retour, disputé à Turin, les deux équipes se neutralisent, 0-0. La Juve conserve dix points d’avance. Tutto finito ? Pas du tout. A partir de là, la Vecchia Signora perd des points en route, ici à Trévise, là à Cagliari. Milan en profite pour revenir à trois petites longueurs, à trois journées de la fin. Ancelotti, qui avait déjà vécu la même situation, quelques années plus tôt, avec Parme, demande à ses joueurs de ne rien lâcher. Ce qu’ils vont faire : trois victoires lors des trois derniers tours. Suffisant ? Non, évidemment. La Juve gagne aussi tous ses matches, et est sacrée championne d’Italie pour la 27e fois de son histoire. Enfin, ça, c’était avant que Calciopoli ne vienne chambouler tout ça : la Juve est reléguée en Serie B, et Milan prend 30 points de pénalité. Ce qui le fait tout de même terminer troisième. LOL.


Premier League 2010/2011

Pour la première fois de sa carrière, Carlo tente l’aventure à l’étranger. Il choisit l’Angleterre, Londres, Chelsea. Pour sa première saison là-bas, le coach italien réalise quasiment un sans-faute : les Blues remportent le Community Shield, la Premier League et la FA Cup. En Ligue des Champions, ils se font sortir en quarts par l’Inter, futur champion. L’année suivante, Abramovich veut donc encore mieux. Or, "encore mieux", c’est la Premier League, la FA Cup et la Ligue des Champions. Rien que ça. Mais cela s’avère beaucoup plus compliqué que prévu, car Manchester United a décidé de se dresser en travers de la route d'Ancelotti. Malgré un départ canon (cinq victoires lors des cinq premières journées, 21 buts marqués), Chelsea cale à la fin de l’année 2011 et laisse les Red Devils s’envoler. Ironie, les deux équipes se retrouvent en quarts de finale de la C1. United s’impose à l’aller comme au retour, et se qualifie. Même histoire en championnat : les Blues effectuent une incroyable remontée lors du sprint final, mais chutent à nouveau contre l’équipe de sir Alex (2-1), qui remporte le titre la semaine suivante grâce à son nul à Blackburn. Ancelotti doit se contenter de la deuxième place. Abramovich, lui, ne s’en contente guère : il vire le bon Carlo, et intronise Villas-Boas. Un choix judicieux.



Eric Maggiori
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Pas mal Ancelotti avec le survet' d'Auxerre
"La Lazio est sacrée championne. La Juve termine deuxième. Juste impensable."
L'horrible anglicisme "juste", de la part de M. Maggiori, me surprend et continue de m'irriter au plus haut point.
Godfather Niveau : CFA
Pour moi cet article montre à quel point ce type est ultra compétent. Je crois que Leonardo et les qataris ne se sont pas trompés pour aller le chercher. Cet article démontre une chose essentielle : les équipes de Carlo Ancelotti sont toutes extrêmement compétitives au plus haut niveau europééen et c'est cela que recherche le PSG. Après le sport étant ce qu'il est heureusement qu'il a des échecs de temps à autre sinon ce serait pas du sport surtout le foot. C'est impossible de tout gagner tout le temps. Le plus important dans le sport de haut niveau c'est d'avoir une EQUIPE COMPÉTITIVE et ça Carlo Ancelotti sait faire... Les titres viendront naturellement
vinceletah Niveau : CFA
Ouai enfin, comme d autres, je trouve pas que ces echecs soient si cuisant que ca! Le championnat d Italie etait et reste un des plus releve au monde!
Jouer le titre tous les ans jusqu au bout c est plutot flatteur, apres des fois tu gagnes, des fois tu perds..Et perdre une finale de champion league aux penaltys c est pas vraiment un echec! Les penaltys c est la loterie!
Note : 1
Il ressemble surtout énormément à Alec Baldwin.
l'introduction parle d'échecs cuisants mais moi je vois des deuxièmes places dans les championnats les plus relevés... j'ai connu plus cuisant...
Hahaha! J'allais le dire, Brice I!!! Tellement...!!
Lamouchi59 Niveau : CFA
Ils commencent à devenir lourd les mecs qui lâchent des commentaires quant à l' orthographe ou la syntaxe... Hein Sam Gang?!
Si il arrive a rien dans un championnant de seconde zone avec un budget de malade alors la oui on pourra se poser des questions. Mais en attendant c'est un entraineur de folie qui a debarqué... Jaloux je suis...
un mix entre Alec Baldwin et Philippe Gildas...
Moi sur l'avant dernière photo je trouve qu'il ressemble à Gattuso.
C'est clair qu'il a l’expérience pour lui, et même avec un paquet d'oseille, ça lui donne le droit d'avoir un peu de temps pour construire quelque chose. Je suis sur qu'on verra un changement Made In Ancelotti à Paris. Son arrivée au club était pas des plus simple pour lui, il aurait mieux fallu qu'il arrive comme le sauveur, mais il a pris l'étiquette du gars qu'en a viré un autre très apprécié en France sur le moment.
Ryan Joseph Wilson Niveau : DHR
Sympa cet article, que de souvenirs...
Faut vraiment être un supporter parisien aigri pour regretter Kombouare quand Ancelotti débarque...

Ancelotti.... Et se dire qu'un gros sur Canal essaie de lui expliquer le foot... Bref. Ancelotti.
filoubifrance Niveau : CFA2
De toute façon tout le monde s'accordera de dire que Carlo est un grand Monsieur, un coach très compétent, l'un des meilleurs.

Parmi les 5 échecs cités par l'article, y en a 2 qui restent "cuisants". Le premier c'est la perte du titre avec la Juve lors de la dernière journée à perugia. Je m'en rappelle comme si c'était hier. Le titre lui tendait les bras, depuis de nombreuses semaines. Cet effondrement à la fin est incompréhensible.

D'ailleurs, au début de carrière Ancelotti avait la réputation d'un looser, un éternel 2e, comme le sont un Ranieri ou un Cuper. C'est depuis son règne au Milan AC qu'il a combattu cette réputation.

Justement au Milan, la finale contre Liverpool est un échec terrible. Ce match est un paradoxe. Milan mène 3-0, produit un beau football. Il encaisse 3 buts au 2e mi-temps tout en dominant son adversaire. Il domine les prolongations et per au tirs aux buts. Cette équipe milanaise était énorme, peut être la plus forte de la décennie.
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