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  3. // 40 ans de Raúl

Top 40 : Les caresses de Raúl

Raúl González Blanco, c'est 44 buts avec la Roja, 228 en Liga et 71 en Ligue des champions – dont 66 sous la tunique blanche du Real Madrid. Des réalisations pied gauche, pied droit, de la tête. En force ou en finesse. Mais toujours avec un beso sur l'alliance. L'amour du beau geste.

Modififié

#40: Espagne-Yougoslavie (2-0) 14 décembre 1996

Le premier de ses 44 pions avec la Roja, offert par un certain Pep Guardiola.


#39: R. Madrid-Málaga (4-3) 4 février 2001

Centre téléguidé de Figo, tête de Raúl... Pour ceux qui n’auraient pas eu le temps d’apprécier, la copie conforme arrive juste derrière.


#38: Osasuna-R. Madrid (2-3) 2 décembre 2000

Contrôle et finition du pied gauche. Imparable pour tous les gardiens de la Terre.


#37: R. Madrid-Galatasaray (3-0) 18 avril 2001

Raúl surgit au premier poteau pour reprendre un centre au cordeau de Míchel Salgado. Un but de renard.


#36: Espagne-Liechtenstein (5-0) 24 mars 2001

Un tour de magie. Le gardien était parti sur la trajectoire de la balle. Comment est-elle rentrée ? Vif comme l’éclair, Raúl a surgi pour placer une talonnade.


#35: Slovénie-Espagne (1-2) 18 juin 2000

Un tir en pleine lu-lu. Son seul but jamais marqué en phase finale d’un Euro.


#34: R. Madrid-D. La Corogne (1-1) 18 septembre 1999

Le but dans un angle impossible (Vol. 1 - Tout seul comme un grand).

#33: Irlande du Nord-Espagne (0-5) 17 avril 2002

Les crampons vissés sur la pelouse grasse de Belfast, le gardien nord-irlandais apprécie le spectacle et n’a plus qu’à se tenir les pommes d’amour quand l’enchaînement de Raúl caresse le petit filet.


#32: R. Madrid-Osasuna (1-1) 28 avril 2001

Le goût du piqué.


#31: Italie-Espagne (1-1, 4-2 t.a.b) 31 mai 1996

40 choses à savoir sur Raúl

Raúl et la Roja, c’est une histoire contrariée. Avant le péno raté face à Barthez à l’Euro 2000, l’attaquant espagnol loupe son tir au but en finale de l’Euro espoirs 1996 et c’est l’Italie qui soulève le trophée. Oui, mais du haut de ses dix-huit ans, c’est le jeune Espagnol qui avait égalisé à 1-1 d’un magnifique coup franc.


#30: Espagne-Allemagne (3-1) 12 février 2003

Contrôle soigné, frappe placée, Oliver Kahn a beau agiter ses bras, il ne la touchera pas.


#29: R. Madrid-Valladolid (1-1) 28 septembre 2002

Le plaisir du piqué.

#28: Leeds United-R. Madrid (0-2) 22 novembre 2000

À Elland Road, Raúl est à la conclusion d’une action collective limpide des Madrilènes. L’un des sept buts de celui qui finira meilleur buteur de la Ligue des champions, cette année-là.

#27: Athletic Bilbao-R. Madrid (2-3) 26 septembre 1998

Un vieux pointard ? Non, un bel intérieur du pied du gaucho merengue.

#26: Allemagne-Espagne (4-1) 16 août 2000

La passion du piqué.


#25: R. Madrid-Real Sociedad (3-1) 15 décembre 2001

Le but dans un angle impossible (Vol. 2 - avec la complicité de son pote Morientes).


#24: Nigeria-Espagne (3-2) 13 juin 1998

Dans le rôle du quarterback, l’exemplaire Fernando Hierro. À la retombée de l’ouverture parfaite, il y a Raúl qui reprend de volée. Finalement, l’Espagne s’incline face aux Super Eagles et prendra la porte du Mondial 98 dès la phase de poules.

#23: R. Madrid-Barça (1-1) 1er mai 2002

« Après vous, très cher. » Comme il sait qu’il va marquer le but de la décennie en finale face au Bayer Leverkusen, Zizou laisse la politesse à Raúl, qui fusille le Barça en demies.

#22: Espagne-Serbie Monténégro (1-1) 7 septembre 2005

Xavi est au corner, Raúl se jette pour placer un coup de tête décroisé qui file dans la cage.



#21: Schalke 04-FC Cologne (5-1) 13 août 2011

L’amour du piqué.


#20: Chypre-Espagne (3-2) 5 septembre 1998

Un bijou de reprise de volée en extension.



#19: R. Madrid-Atlético (2-0) 3 décembre 2003

L’ouverture de David Beckham est sublime... Encore fallait-il réaliser les quelques pas en arrière nécessaires pour placer un coup de casque au fond des filets.



#18: R. Madrid-D. La Corogne (3-1) 5 janvier 2002

C’était le jour de grâce de Zizou. Raúl en a profité pour faire quelques jongleries dans l’arrière-garde du Depor.



#17: Lazio-R. Madrid (2-2) 21 février 2001

Une tête dos au but aussi belle que cette tunique noire aux liserés dorés.



#16: Schalke-Werder Brême (4-0) 20 novembre 2010

Un triplé et l’Espagnol se mue en matador.



#15: R. Madrid-Atlético (3-2) 2 janvier 2002

Figo est à la passe décisive, Raúl à la finition avec une douce minasse sous la barre.



#14: R. Madrid-D. Alavés (5-0) 26 mai 2001

Encore un piqué.



#13: R. Madrid-D. Alavés (3-1) 23 février 2002

Toujours le piqué.



#12: R. Madrid-Anderlecht (4-1) 26 septembre 2001

Encore et toujours le piqué.



#11: R. Madrid - Atlético (4-2) 5 novembre 1994

Premier match au Bernabéu, premier but avec cette frappe en rupture qui nettoie la lunette.



#10: R. Madrid-Vasco de Gama (2-1) 1er décembre 1998

Deux défenseurs à terre, et Raúl pose le R. Madrid sur le toit du monde en marquant le but de la victoire en Coupe intercontinentale.



#9: R. Madrid-Valence (4-2) 24 novembre 1996

Le maestro du piqué.



#8: R. Madrid-Real Betis (4-2) 4 février 1996

Des dribbles, des dribbles, des dribbles et un une-deux fou avec Michael Laudrup. Le tout dans trois mètres carrés.



#7: Dinamo Kiev-R. Madrid (1-2) 24 novembre 1999

La force et la finesse en même temps. Il y a tout Raúl dans ce but.



#6: Schalke 04-Hanovre 96 (3-0) 8 avril 2012

Le commentateur allemand se marre devant l’insolence du vétéran espagnol. Le gardien d’Hanovre, Ron-Robert Zieler, vient de se faire dribbler dans les règles de l’art.



#5: Gijón- R. Madrid (0-2) 15 octobre 1997

Ça, ça s’appelle un exter’ soigné. Et le gardien en tombe à la renverse.



#4: Atlético-R. Madrid (1-4) 18 janvier 1997

En tout, Raúl a marqué une quinzaine de pions contre son club formateur. Mais il n’aura jamais fait aussi mal aux Colchoneros que ce soir de janvier 1997. Juan Manuel López en fait encore des cauchemars...


#3: Barça-R. Madrid (2-2) 10 octobre 1999

Ce n’est pas tant le but en lui-même, mais la célébration qui en fait sa légende. L’index pointé sur la bouche, le regard vers les supporters barcelonais, en égalisant à la 86e, Raúl vient de faire taire le Camp Nou. Comment ? Avec un amour de piqué, évidemment.


#2: R. Madrid-Atlético (3-1) 14 juin 1997

Oh, ce contrôle ! À la réception d’un centre de Christian Panucci, le Madrilène réalise un grand pont que n’aurait pas renié le grand Dennis Bergkamp, et mitraille le gardien en demi-volée. « Camisa número siete : Raúl... Raúl ! Raúl ! Raúl ! Raúl ! Raúl ! RAAAAAAÚÚÚÚÚÚÚÚLLLLL !!! »


#1: R. Madrid-Real Sociedad (2-0) 13 septembre 1997

L'aile de pigeon qui fait sombrero, une petite caresse, puis une reprise de volée qui embrasse la transversale... L'amour, le vrai.

La merveille, au ralenti :
Vidéo


Bonus: France-Espagne (2-1) 25 juin 2000

L’échec de sa vie. Parce que « le bon Dieu veillait » .


Dans cet article

HansMoleman Niveau : DHR
J'ai jamais compris pourquoi, c'est l'archétype du joueur pas sexy, mais je l'ai tellement aimé. C'est -notamment- à cause de lui que j'ai toujours un peu de sympathie pour le real, alors que je n'aime pas ce que ce club est maintenant.
J'crois que je n'aime plus le foot d'ailleurs. (à part les bon joueurs ; et y en a plein, d'accord)
thierrit en rit Niveau : DHR
Joueur emblématique au possible !
La seule chose que je peux lui reprocher c'est son patronyme.
Quand j'entends Raoul, je peux pas m’empêcher de dire "mangeur de crottes de poules" (le film Willow) ou de penser à Raoul de Godewarsvelde...
Coman ouragan Niveau : District
Quand la mer monte..
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
On pense plutôt et surtout à Bernard Blier.
Note : 2
Il manque une caresse de Raul dans ce classement, son but le plus marrant, contre l'Autriche en 1999, où il fait une louche pour lober le gardien qui touche le poteau, le défenseur est pris de vitesse, à contre-pied et Raul surgit pour conclure sa propre action. Le voici, le voilà:
4 réponses à ce commentaire.
Même si cela n'a pas une grande importance, il y a une erreur dans l'introduction : les chiffres des buts ne sont pas bons.
Sinon, petit portrait de Raul et de sa "poisse" en sélection.


Tout commence en 1996 à Atlanta où l'Espagne remet son titre olympique en jeu. Dans le dernier match de poule, l'Australie mène 2-0 contre une Roja qui est en passe d'être éliminée.
Raúl, 19 ans, n'est pas tout à fait d'accord avec la tournure des évènements et le fait savoir : coup franc magique (1-2, 41e) puis but de la tête (3-2, 90e).
Oui l'Espagne prend sa part en quart de finale contre l'Argentine (4-0) mais il est écrit que l'attaquant du Real Madrid a de belles heures devant lui avec la Selección.

Devenu titulaire au sein du Real, le tout jeune gaucher prend de l'épaisseur et gagne naturellement la confiance du sélectionneur Javier Clemente.
Au Mondial 1998, l'Espagne se présente en outsider et Raúl frappe d'entrée contre le Nigeria (2-1, 47e).
Cependant la joie est de courte durée car Zubizarreta se troue (2-2, 73e) avant que Sunday Oliseh ne renverse la Beaujoire (3-2, 78e). La Roja est K.O et n'a plus le droit à l'erreur.
Incapables de trouver la solution face à de solides paraguyens (0-0), et malgré une large victoire contre la Bulgarie (6-1), les Ibères sont éliminés dès la phase de poule.
Premier couac dans le CV du Madrilène.

Alors le canonnier merengue décide de mettre les bouchées doubles et enquille onze buts lors de la qualification pour l'Euro 2000.
Vient alors le championnat d'Europe et le quart de finale contre la France où le buteur va vivre un sale moment.
Le penalty de l'égalisation est au bout de son pied gauche et malgré une cheville douloureuse, il s’élance... pour tirer au-dessus de la barre transversale.
La déception est immense et les doutes s'installent.

Quand débute le Mondial asiatique en 2002, Raúl laisse le numéro 10 à Diego Tristán pour revêtir son chiffre 7 fétiche, comme pour mieux conjurer le sort.
Et ça fonctionne avec un premier tour plus que rassurant : la Roja joue bien au ballon, Raúl ouvre le score contre la Slovénie (3-1) et claque un doublé face à l'Afrique du Sud (3-2). De plus, les favoris (France, Argentine, Portugal) tombent comme des mouches.
Le vent semble tourner en faveur de l'Espagne mais une blessure du madrilène en huitième de finale contre l'Irlande gâche tout.
Absent en quart, à cause de problèmes aux adducteurs, il assiste du banc à la cruelle défaite des siens face à la Corée du Sud (0-0, 3-5 t.a.b).

Capitaine à l'Euro 2004, il est de l'élimination dès le premier tour face au voisin portugais.
Pour la première fois de sa carrière internationale, Raúl ne marque pas dans une grande compétition. Pire, la concurrence arrive avec Fernando Torres, puis l'explosion de David Villa.

Le nouveau sélectionneur Luis Aragonés décide de mettre Raúl sur le banc pour débuter le Mondial 2006.
Après une rentrée quelconque contre l'Ukraine (4-0), le Merengue se fait remarquer grâce à une excellente prestation face à la Tunisie (3-1), avec notamment le but de l'égalisation.
Le sourire revient, et il récupère le brassard en redevenant titulaire.
Hasard du calendrier, le huitième de finale contre la France a lieu le jour de son anniversaire. La veille du match, Raúl se montre confiant et évoque le cas Zinédine Zidane, futur retraité : « J'espère que c'est son dernier match. C'est un très grand joueur mais pour le bien de l'Espagne, j'espère que demain soir on aura le champ libre et que lui pourra partir en vacances ».
Il en profite pour préciser que son penalty raté de l'Euro 2000 est un lointain souvenir avant de rajouter qu'il croit que « cette fois, nous sommes meilleurs que la France ».
Mais les Bleus retrouvent leur football et la Roja se fait battre logiquement (3-1). L'attaquant du Real rate complètement son match et est remplacé avant l'heure de jeu.

Luis Aragonés comprend alors que la nouvelle génération doit définitivement prendre le pouvoir afin de franchir un cap, et il écarte Raúl en septembre 2006.
Malgré une grosse saison 2007-08 (18 buts en Liga), le meilleur buteur de l'histoire de la Roja n'est pas du voyage pour l'Euro 2008.
De son canapé, il constate avec fair-play la victoire de la Selección face à l'Allemagne (1-0). L'hégémonie espagnole sur le football mondial débute. Sans Raúl González Blanco.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Note : 1
Merci pour le partage Franz.
Superbe, merci.

Et oui, l'hégémonie espagnole débute sans Raul, mais avec Guiza et David Villa... Ce qui est paradoxal à mon sens.

Ses stats sur pénos c'est 14 réussis sur 17, toutes compets confondues (+ amicaux internationaux). Mais il était surtout à 7 sur 8 lors de ce France-Espagne. Ça l'aura refroidi, puisqu'il n'en tirera plus que 8 (pour un seul raté, en amical contre l'Angleterre...) de tout le reste de sa carrière (les 15 saisons suivantes)... Il était pas si nul que ça dans cette épreuve, mais il s'est payé une sale réput' de flippé du péno.

Il fait partie des plus grands.
De rien pour le partage.

Par contre, je suis pas trop d'accord pour mettre Guiza et Villa dans le même sac.
Villa, c'était vraiment du sérieux. Période Valence et sa première saison au Barça, on était obligé de respecter.
Guiza, c'est vraiment le one shot
Très beau résumé, merci à toi. Y'a des joueurs comme ça, tu les admire et ils t'inspirent le respect alors que tu n'aime pas le club pour lequel il joue (voir le déteste, c'est selon).
4 réponses à ce commentaire.
Champion-mon-frère Niveau : Ligue 1
Note : 3
Très très loin de supporter le Real, Raul est pourtant un joueur qui, sous cette liquette de la casa blanca, m'a toujours fasciné/emerveillé.

Un joueur racé et élégant, avec une science du but incroyable. Il a marqué son temps, avec toujours cette même celebration lors de ses buts, son baiser sur l'alliance (ça reflete la classe du Monsieur). Et puis, comment ne pas citer ce but classé numéro 3 du top et surtout la celebration qui va avec. À l'image de Messi cette année à Bernabeu brandissant son maillot, un instant gravé dans l'histoire du football.

Quel joueur !
Note : 3
Le seul qui fait un appel sur une touche à mi-terrain... En finale de Ligue des Champions : https://www.youtube.com/watch?v=JKfmswptvb8
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Note : 2
C'est mon but Raulien préféré. Pas le plus spectaculaire ni le plus difficile à inscrire, mais certainement le plus important et le plus malin.
Hans-Jörg Butt est au top
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Note : 1
Il est clairement responsable, au même titre que ses centraux. Il n'a jamais été prompt à se coucher Butt, mais sur ce but j'ai l'impression que l'appel de balle de Raul est tellement inouï qu'il n'a même pas le temps de trouver ses appuis. Il subit l'action de à a z.
Assez d'accord..le crédit en revient aussi à Roberto C. étant le seul à pouvoir offrir un ballon tendu en profondeur de 40 mètres en guise de touche..lui qui donnera donc deux 'passes' décisives originales ce soir-là.
el.maestro Niveau : CFA
Je sais pas ce que je préfère dans ce but: la touche, l'appel de raùl ou les commentateurs espagnols qui sont définitivement à part !!
5 réponses à ce commentaire.
Moi pareil que les autres, je suis supporter du Barça mais ce joueur me fascinait. Un condensé d'intelligence et de sens du but, et encore il y a une facette du joueur qui est passée un peu à la trappe mais il débute comme meneur de jeu au Real les premières saisons avec des stats de passes décisives assez hallucinantes aussi. C'est dommage quand même que des légendes comme Casillas et lui soient parties presque par la petite porte du Real...
A l'heure actuelle je suis tellement dégouté d'être au boulot avec Youtube bloqué....
cedoukeita Niveau : DHR
une crème ce joueur ! Aussi bien lui que Del Pieiro ont manquer d'un rien pour devenir des rois du ballon rond. Ce sont des princes car ils ont pas vraiment reussi en selection (oui Del Pieiro est champion du monde mais on retient de lui surtout ces loupée à l'euro 2000).
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Note : 4
Raul, je le vois comme l'un de ces rois d'Espagne peints par Vélasquez, un roi-falot cerné par une cour dégénérée de nains bariolés, de géants grotesques. Un homme sans qualités, sans style, sans rien. Un homme à poil devant son football, dépouillé de tout artifice ; un homme qui permet de comprendre l'anatomie du football parce qu'il en fait saillir l'ossature, qu'il en décharne les muscles et la logique même. Raul était aussi nu sur le terrain que les autres, partenaires comme adversaires, semblaient drapés d'étoffes plus criardes rococo les unes que les autres.

Raul, c'est le joueur qui démaquille le supporter-festivus et qui fait taire le commentateur pour imposer un silence majestueux au stade. Quand il jouait, on entendait mieux le cri des hommes et les frissons de la pelouse.
Il poussait tellement loin la simplification du foot que ses plus grandes qualités résidaient dans son jeu sans ballon. La justesse de ses déplacements, l'évidence de ses appels, la vérité de ses fausses pistes (combien de fois a t-il ouvert une défense en deux pour permettre à son peuple merengue de s'engouffrer dans la brèche ? Raul est un Moïse anonyme qui a conduit son peuple là où il pouvait croître, puis s'en est allé en haut d'une montagne car il ne pouvait accéder à la terre promise. C'est d'autant plus criant avec la Roja).

Quand je pense à Raul, je vois Buster Keaton, Manolette, Samuel Beckett, un contre-champ de Yasujiro Ozu, j'entends un vieux blues du Delta, guitare-voix sourdant de je-ne-sais-quoi quel désert où la vie est possible. Le football de Raul met tout le monde à poil, il débarrasse la conscience de tous ses frous-frous, ses étoffes putassières, ses queues de paons qui jamais ne surent voler. Il épure la basse-cour de l'âme.

Plus accessoirement, il n'était pas maladroit devant le but.
J'admire ton talent pour la prose footbalistique.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Note : 3
On leur a montré qui c'était Raul !
Note : 2
Jolie prose en effet.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Merci les copains.
5 réponses à ce commentaire.
Les plus beaux 9 sont les renards de surface. Raul en est une preuve.
Note : 1
Raul, Inzaghi, Makaay, Van Nistelrooy, Trezeguet, Crespo, Klose, Pauleta, Voller, Muller...

Il n'y a guère plus beau qu'eux! (pardonne moi mon Sheva, je t'aime aussi).
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Cet article est une magnifique réponse au type, sur un autre article, qui considère que Raul n'était pas technique et n'avait pas une super frappe.

Des gestes toujours propres et dans la recherche de l'efficacité, aucun geste gratuit. C'est beau.
Non mais c'est sur qu'à ce niveau il est technique... mais même lui le disait je ne sais plus dans quelle interview où on lui demandait le secret de sa réussite, en gros :
"Vous savez, je suis pas très rapide, ni puissant et je ne saute pas très haut, je suis pas le plus technique... J'ai même pas une grosse frappe!!"
Mais on est d'accord que dans l'ensemble c'est largement au-dessus de la moyenne, c'est surtout qu'il faisait le geste juste au bon moment tout le temps... un vrai buteur quoi!
1 réponse à ce commentaire.
Note : 1
¡Te amo Raùl!
Voilà, c'est tout pour moi!
cordon bleu Niveau : DHR
Joël Cantona va avoir 50 ans cette année. Si vous comptez faire un article avec ses 50 plus beaux buts (à l'instar des récents articles sur Messi et Raul) VOUS ETES DANS LA MERDE SO FOOT !!!
(et oui, je suis le seul mec au monde , hormis sa famille, à savoir que Joël Cantona va avoir 50 ans cette année et qu'il a eu une carrière de footballeur)
Le meilleur capitaine dont on puisse rêver.
Toujours prêt à se sacrifier pour le bien de l'équipe, toujours là pour préserver et transmettre l'identité d'un club dont la vocation est de recruter les meilleurs joueurs de la planète, toujours classe et respectueux (ou presque, aucun homme n'est parfait).
Un honneur d'avoir pu suivre l'ensemble de sa carrière.
Un attaquant de légende qui aura marqué la fin du XXe et le début du XXIe, dans la lignée des Henry, Sheva, Inzaghi, Trézéguet...
Un grand, ce petit Raùl !!!
Qu'est ce que je l'ai aimé, moi le supporter du FC Valencia ...
Ce commentaire a été modifié.
Note : 2
Bon ben moi je vais un peu cracher dans la soupe. Autant je le respecte en tant que joueur et idole merengue, autant il m'a jamais donné de frissons sauf au tout début de carrière (avant ses 20 ans quoi). Je m'en excuse bien platement, j'ai presque honte d'écrire tout ça mais c'est ainsi.
Et en ce qui concerne la roja, je me suis tout de suite dit quand on l'a écarté que l'Espagne avait enfin une chance de gagner quelque chose. Parce que bon, faut avouer que Villa il était bien meilleur que lui (dans un style assez proche finalement, mais plus puissant). Après, c'est vrai que Raul a mis plus de goals mais c'est un peu trompeur parce que n'importe quel attaquant titulaire du Real met plein de goals. Si Villa avait été l'attaquant titulaire du Real pendant 10 ans au lieu de perdre ses plus belles années à Valence, il aurait des stats proches de CR7.
Qu'on me parle de Butragueño, oui, là j'ai direct la banane en repensant à certaines de ses actions. Mais Raul j'ai un peu de mal, c'est juste "bien joué" mais pas de frissons. J'y peux rien.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Ton avis est très respectable et très pertinent: c'est vrai qu'il y a des joueurs plus "Thrilling" !
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
En tant que supporter du Real, ta sincérité est fort appréciable.

Au fond, je pense que Raul était un joueur relativement irrationnel et surtout inactuel. C'est pour cela que je l'adore, et pour cela que je comprends que tu lui préfères Villa.
Raul c'est un joueur tout droit sorti des 60', 70'.
Tu le poses avec les Di Stefano et autres Puskas, avec des images en noir et blanc, et il serait dans son milieu
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Tu veux que je te dise, Raul ex-fan des 60's, je l'ai envisagé aussi. Mais à la vérité, il aurait été aussi à l'aise dans les années folles du foot, dans les roaring 30's, les 70's pimpantes, même dans ce putain de foot contemporain, Raul aurait été l'égal de Thomas Müller en plus constant.

Raul est profondément inactuel, donc profondément immortel.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Oui, c'est ça, on le voit bien avec les "yé yé" du Real, les Amancio, Grosso, Zocco, Velasquez et autre Pirri.
5 réponses à ce commentaire.
Je supporte le réal (après Anderlecht), ce joueur n'a rien en commmun avec les standards actuels, un gars discret qui est considéré comme la légende de la casa bianca, Raul symbolise d'ailleurs très bien le Réal que je n'hésite pas à critiquer avec les traitements infligés à san Iker et à lui, si ce que l'on annonce est vrai çad le retour de raul dans le staff, ce serait magnifique. Joueur génial et intelligent
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 1
Note : 1
Pour un supporter d'Anderlecht, il est logique que tu n'aimes pas les joueurs Standard...

Je connais la sortie.
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