1. // 11/11/2011

Top 11 : Numéro 11

Cela ne se reproduira pas avant un siècle, alors profitons en. Le 11.11.2011 constitue l'alibi parfait pour célébrer les numéros 11 les plus brillants de l'histoire. Ces adeptes des chevauchées déroutantes, affranchis de tout manuel de bonne conduite.

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Garrincha

Ses feintes se voulaient aussi redondantes qu'irrésistibles, ses dribbles d'illettré indéchiffrables pour ses gardes du corps. Garrincha échappait aux défenseurs comme à la morale, quand il s'immergeait dans les nuits interlopes de Rio. Services de velours, frappe de mule, « Alegria do povo » faisait trembler les filets près d'un match sur deux et contribua largement aux victoires de la Seleçao lors des Mondiaux 58 et 62. L'ailier par excellence, qui transforme son couloir en zone de créativité sans borne.



Zoltan Czibor

Avec Puskas et Koscis, il fut l'un des grands artisans du rêve hongrois inachevé. Une Coupe du Monde envolée devant la force létale de la machinerie allemande, deux ans avant que les chars russes n'écrasent la révolution de Budapest. Enfin, une fois exilé à Barcelone, une finale de Coupe des champions où son talent allié à celui de Kubala, Koscis et Luis Suarez, fut insuffisant pour venir à bout du Benfica Lisbonne. Les titres se sont envolés, les arabesques de Czibor dans son couloir gauche restent.

Francisco Gento

Il a fait le pont entre la génération du Real hégémonique des Di Stefano, Puskas, et celle 100% espagnole, qui s'adjugea une nouvelle Coupe des champions en 1966. Gento ce sont les chiffres qui en parlent le mieux : six Coupe des champions, douze Liga, et 183 buts pour l'ailier gauche. Qui dit mieux ? Personne.

Leonel Sanchez

En 1962, le Chili organisait la Coupe du Monde. Le grand artisan de l'inattendue troisième place de la Roja : l'ailier gauche, Leonel Sanchez. Fin dribbleur, fort en jambes, Sanchez éliminait, orientait et frappait avec la même classe. Meilleur réalisateur du Mondial 62 (4 buts) en compagnie de Garrincha, Vava, et Florian Albert, entre autres.

Dragan Dzajic

Joueur yougoslave le plus capé (85 sélections), Dragan Djazic est un trésor balkanique trop ignoré à l'Ouest de l'ex rideau de fer, et en France en particulier, malgré deux années passées à Bastia sur le versant aval de sa carrière (75-77). Idole de l'Etoile Rouge, cet ailier gauche qui excellait dans l'exercice du coup de pied arrêté, a largement contribué à hisser la Yougoslavie en finale du Championnat d'Europe 1968. Pour Beckenbauer, le Ballon d'or 68 devenait revenir à Djazic, pas à Best.

Piet Keizer

Avec Johan Cruyff, il formait la « paire royale. » Au service de sa majesté, Keizer a vécu à l'ombre de la longiligne silhouette de Johan 1er. Homme d'un seul club (l'Ajax), Keizer « Richards » ne s'est jamais lassé de répéter ses gammes à la maison, laissant le glamour au Mick Jagger batavo-catalan.

L'oeuvre du Keizer


Bruno Conti

Certains grands ailiers (George Best, voire le C.Ronaldo des débuts) n'intègrent pas ce classement pour avoir préféré le 7 au 11. Bruno Conti, « le plus brésilien des Italiens » selon Pelé a, lui, débuté avec deux unités dans le dos avant d'opter pour le chiffre hebdomadaire. Capable d'évoluer indifféremment à droite comme à gauche, Conti a amené l'AS Roma au plus haut (serie A, finale de Coupe des champions) et largement contribué au sacre italien de 1982.

Le Giallorosso, Bruno Conti


Zgbiniew Boniek

Ailier droit à ses débuts, lBoniek s'est progressivement converti en imparable attaquant tout terrain. A son arrivée à la Juve, Paolo Rossi squatte le numéro neuf avec une Coupe du Monde dans les mains. Le Polonais, auteur d'un hat-trick lors du Mundial espagnol, ne peut que s'incliner, enfile le onze, et acceptera le jeu de la concurrence, au point de se transformer en attaquant multi-tâches. Son entente avec Platini l'a converti en symbole bianconero des eighties, en seulement trois ans passées dans les longues robes de la Vielle Dame.

Pologne – Belgique 1982 : coup du chapeau de Boniek


David Ginola

Criminel selon Gérard Houllier, David Ginola aurait mérité autre chose qu'un simple titre de meilleur joueur de Premier League s'il s'était trouvé au bon endroit au bon moment. A l'OM en 93, en équipe de France en 98, ou en Premier League lors des années 2000. La classe d'un Ballon d'or. Pas moins.

Ryan Giggs

Les Anglais vont peut-être se poser la question encore longtemps en se tapant la tête contre les murs : mais pourquoi a-t-il opté pour le Pays de Galles ? Le plus virevoltant des ailiers quand l'âge ne freinait pas ses jambes, le plus classe à présent.

Tony Vairelles

La nuque longue au vent, Tony ne rechignait jamais à un débordement. Volontaire, toujours. Une version caviar de Laurent Delamontagne, ou discount de David Ginola. L'incarnation de l'ailier des nineties. Pour le nord de la France, en tout cas.

Par Thomas Goubin
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Tony Vairelles? Seriously? Mr Goubin a pense a lui pour les numeros 11 les plus brillants de l'histoire? Putain... Sofou.
Ne serait-ce que le comparer a Garrincha pour ne citer que lui est proche de l'insanite. Alors le citer dans un article...je ne trouve pas de mot...

Meme Waddle aurait eu sa place en lieu et place de Vairelles si on oublie le fait qu'il est passe du 11 au 8 si ma memoire est bonne
Je pense que Vairelles c'est pour la touche d'humour, d'ailleurs le ton est assez ironique quand il s'agit de parler de lui dans l'article.
Garrincha le 1 !!!
nicococo67 Niveau : CFA2
Vairelles is every where.
C'était dur d'arriver à 11, pour ça que d'habitude ils font des tops 10.
francescoli Niveau : Loisir
mazzola, rivelino, waddle, matthews, allofs.... apres un ailier gauche na pas forcement le 11 ce qui fausse un peu le truc. Sinon lou_tcho tu capte rien au foot Vairelle a sa place dans tout les top 10, 11 voir 12 ! TOUS MINOT ! VAIRELLES QUOI !
C'est vrai, sérieux...rien sur Nedved.
non mais sérieux gigi riva il est où?
Garrincha, l'homme qui dribble comme dans PES3.
La vidéo des buts de Boniek contre la Belgique, c'est juste un régal.
ToreAndreFlo Niveau : District
Clairement, la video de la Pologne contre la Belgique est monstrueuse,les deuxieme et troisieme buts sont enormes a base de transversale, controle poitrine qui tombe bien, deplacements tous azymuts pour lacher son defenseur, et deux fois Boniek qui arrive lance comme une balle en duel contre la plante verte belge.
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