1. // Foot et politique

Top 11 : censure politique dans le football

La FIFA et ses instances intermédiaires ne cessent de proclamer que tout symbole politique doit être impérativement proscrit dans le foot. Elles sont même à ce sujet entrées en conflit ouvert avec l'Angleterre et l'Irlande qui désiraient juste afficher sur les maillots de leurs sélections un peu de leur mémoire nationale. Plus soucieuse de son « apolitisme » que de vérifier l'éthique sociale de ses sponsors, la multinationale du ballon rond reste donc intransigeante, et cela ne date pas d'hier. Seul petit problème, le foot n'est pas le reflet de la société, mais un de ses acteurs à part entière, ce qui amène forcément, dans les tribunes ou sur les pelouses, les questions partisanes à venir s'y exprimer. Et aucune censure ni amende ne pourra jamais l'empêcher.

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1. Les coquelicots de la discorde.


« C’est tout à fait scandaleux. Nos joueurs de football veulent rendre hommage à ceux qui ont donné leur vie pour notre sécurité. Ce serait absolument normal qu’ils soient autorisés à le faire. C’est un message clair de notre part. Avant qu’ils [la FIFA] nous disent ce que l’on doit faire, ils feraient mieux de résoudre les problèmes qu’ils ont chez eux. » Theresa May, Première ministre britannique, n'a pas mâché ses mots devant la chambre des communes, bien heureuse – par ailleurs en plein cafouillage post-Brexit – de resserrer les rangs de l'unité nationale. La décision de la FIFA interdisant à l'Angleterre et l'Écosse d'apposer des coquelicots sur leurs maillots afin de commémorer le souvenir des quelque 750 000 soldats morts sur les champs de batailles de la Première Guerre mondiale – dont beaucoup en France, où ils ne furent pas totalement étrangers à la démocratisation du ballon rond au passage – peut en effet laisser pantois. Dans la catégorie consensuelle, ce type de souvenir fait plutôt l'unanimité. La FIFA n'en a cure, et aime rappeler aux États qui commande, quitte à frôler le ridicule... Cela dit, rien n'était joué. Si l'Irlande du Nord et le pays de Galles ont renoncé par crainte du retour de bâton, Anglais et Écossais ont fait comme s'ils n'étaient au courant de rien et ont arboré tranquillement le fameux « poppy » . En retour, devant le fait accompli, le rétropédalage du côté de Zurich valait le détour : « L'administration de la FIFA a seulement fourni des informations à quatre fédérations britanniques, sans porter de jugement sur leur demande, donc la perception selon laquelle la FIFA a interdit quelque chose et une distorsion des faits. » Sans blague ?


2. Irlande, la mémoire dans le maillot


Moins de complaisance en revanche pour les sujets plus touchy. On l'oublie peut-être un peu vite, mais l'Irlande est un coin d'Europe qui a dû mener une guerre d'indépendance pour cesser d'être une simple colonie de Sa Gracieuse Majesté (et cela continue dans le Nord). Le souvenir en reste vif dans les esprits embrumés de Guinness, même cent ans après. C'est d'ailleurs après avoir porté les deux dates de ce centenaire (1916-2016) sur leur maillot lors d'une rencontre amicale contre la Suisse le 25 mars dernier que la FIFA s'est décidé à lancer une procédure contre la Fédération irlandaise. Arrivé à ce point, il est possible de pousser la logique jusqu'à l'absurde : va-t-on ensuite contraindre l'Algérie à débaptiser son stade du 5 juillet 1962 par exemple ? Pierre Mauroy ou Auguste Delaune, n'est-ce pas un peu trop connoté ?


3. Cachez ce Jésus que je ne saurais voir


Lors de l'attribution du dernier Ballon d'or, la FIFA a montré également que son intransigeance en matière de « message » politique ratissait vraiment très large. Le Brésilien Neymar en fut la victime involontaire. Un petit extrait vidéo de la finale Barça-Juventus où il portait un bandeau « 100% Jésus » s'est vu retoucher afin d'en faire disparaître la référence au « roi des juifs » lors de la retransmission télévisée. Certains joueurs brésiliens utilisent largement le football pour promouvoir leur foi chrétienne, ce qui agace parfois une institution sportive qui n'expose que les sponsors qui paient pour cela (et les diverses chapelles évangélistes ont plutôt tendance il est vrai à encaisser les deniers du culte davantage que de verser leur écot aux dieux du stade). Les valeurs du foot sont aussi sonnantes et trébuchantes que celles des églises, et personne n'aime laisser un concurrent empiéter sur sa part de marché dans sa propre boutique...


4. Argentine, l'ingratitude mémorielle


Si l’Argentine s’est imposée face au Chili lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2018, le résultat s'avéra finalement secondaire. Certes l'Albiceleste ramène les trois points de la victoire, mais un point noir vint gâcher ce succès encore davantage que la pénible prestation des coéquipiers de Lionel Messi. Le 24 mars représente un triste anniversaire pour le peuple argentin, celui du 40e anniversaire de la prise de pouvoir d'une junte militaire dont le bilan ferait passer Pinochet pour un démocrate chrétien juste un peu hargneux. La sélection nationale décida donc d'entrer dans le stade avec une banderole très sobrement intitulée « Nunca Mas » (Jamais plus). Les officiels présents n'apprécièrent guère et décidèrent de sanctionner cette faute de goût, dérogation inadmissible aux sacro-saints règlements. Il faut aussi se rappeler que la FIFA avait offert une merveilleuse Coupe du monde sur mesure à la dictature de Videla. Qui aimerait qu'on dise du mal de ses amis aujourd'hui disparus ?


5. Guarani vu ni connu...


La dernière Coupe du monde au Brésil a été celle de la contestation, notamment dans la rue contre les expulsions ou le gouvernement Rousseff. Y compris au sein du stade. Un jeune Guarani – tribu amazonienne en lutte pour survivre – qui avait été invité par la FIFA, principalement pour faire joli sur la carte postale mondialisée lors de la cérémonie d'ouverture, a ainsi profité de l'occasion pour manifester sa colère. La FIFA et le comité d'organisation devaient avoir bien du mal à imaginer que ces « gens-là » pouvaient penser par eux-mêmes et croire qu'ils se tairaient contre un billet gratuit. Le simple mot qu'il avait inscrit sur un bout de tissu, « demarcação » (La « démarcation » est un article de la constitution brésilienne de 1988 qui attribue aux indigènes la gestion de leurs terres traditionnelles) fut immédiatement effacé de l'antenne. La leçon a été retenue. En Russie, ils n'inviteront certainement pas de Yupiks, pas plus que d'ouvriers népalais au Qatar....


6. Les T-shirts politiques


Voila l'ennemi, le cauchemar des représentants officiels lors des matchs à travers le monde : qu'un joueur soulève son maillot pour exhiber un T-shirt arborant un message politique ou engagé, quel qu'il soit. Et pour les en dissuader, on est passé à la sanction, si possible financière, en plus du possible carton jaune de base pour les amateurs de l'exhibition de torse. « Les messages n'ont pas leur place dans le jeu. La punition dépendra de la nature de celui-ci » , précisa en son temps Jérôme Valcke. Tout le monde garde en mémoire évidemment le geste de Frédéric Kanouté, alors joueur du FC Séville, qui avait tapé fort en affichant son soutien à la cause palestinienne en 2009. Il dut régler une amende de 3 000 euros. Cependant, n'allez pas croire que ce type de sanction ne vise que les sujets « clivants » . Didier Drogba avait vu lui aussi dû affronter une telle menace pour son mot d'amour à Nelson Mandela, « Thank you Madiba » , lors d'un match du championnat turc.


7. Le grand frère soviétique


Espagne 1982. Le pays fête le football qu'il aime tant et le retour d'une démocratie qu'il redécouvre. La dimension politique durant cette compétition ne tournera pas pourtant autour de la fin des dernières dictatures d'Europe occidentale. Non, c'est le choc entre l'URSS et la Pologne, pays frère et alors en état de siège, qui va cristalliser les tensions en tribunes. À Barcelone, des militants et soutiens de Solidarnosc, mouvement interdit dont la plupart des dirigeants sont emprisonnés, déploient des banderoles aux couleurs du syndicat « libre » . Les policiers s'empressent évidemment d'arracher ces dazibao profanes en ce saint lieu de l'apolitisme de bon aloi, malgré les protestations du public.


8. Euro 2016, la loi travail en son sanctuaire


Pas de contestation lors de l'Euro 2016. Trop heureux de s'abriter derrière les consignes de l'UEFA, le gouvernement peut réclamer que toutes les formes d'expression contre sa très contestée Loi travail soient prohibées lors de la compétition, dont les fameux cartons rouges distribués à l'entrée des fan zones et des enceintes. La CGT tentera bien d'enfoncer le clou au nom des principes de notre belle République, elle oublie que l'UEFA reste une zone de non-droit, sauf le sien... « Ces consignes remettent en cause le fondement de la démocratie, la liberté d’expression. En mettant sur le même plan propos diffamatoires, racistes ou xénophobes – qui relèvent de l’infraction pénale – et propos politiques et idéologiques – qui fondent les libertés constitutionnelles et le débat démocratique –, elles engendrent un scandaleux mélange des genres. Notons au passage que le ministère de l’Intérieur s’inquiète davantage des propos politiques que du sexisme et de l’homophobie, oubliés de ces consignes alors qu’ils sont malheureusement bien présents dans les stades. » Dialogues de sourds...


9. Occupied


Ne soyons pas trop dur en effet, parfois les règlements internationaux sont un bon prétexte pour ne pas se fâcher avec ses voisins, ses alliés ou ses partenaires économiques. La Fédération norvégienne avait de la sorte banni les messages politiques pro-Ukraine ou pro-homosexuels dans les gradins lors d'un match amical contre la Russie à Oslo. En gros, comme toujours, il s'agit d'abord officiellement de ne pas laisser apparaître des « banderoles et messages politiques » . Toutefois, en démocratie occidentale, la limite est parfois fine et la « liberté d'expression » ouvre quelques brèches. « Le port de tee-shirts aux couleurs arc-en-ciel est autorisé. Idem pour les drapeaux de taille limitée » . On rappelle que pour Moscou, l'homosexualité demeure non pas un droit, mais un stigmate des « pseudo-valeurs occidentales » .


10. Le Celtic Gaza


Les supporters du Celtic ne sont pas franchement portés sur l'euphémisation politique, mais plutôt adepte des drapeaux de Che Guevara et autres déclarations pro-IRA. Leur tendance à ne pas mettre de mouchoir sur leurs convictions a souvent valu à leur club des amendes. La dernière coûta 10 000 euros après l’apparition de drapeaux et banderoles palestiniens lors d'une rencontre contre l'Hapoël Beer Sheva, club israélien, le 17 août dernier. Une condamnation sans appel au nom du refus de « tout matériel injurieux, raciste, xénophobe, sexiste (à l'égard des hommes ou des femmes), religieux, politique ou autre matériel interdit/illicite, y compris le matériel de propagande discriminatoire » . La Palestine n'a pas fini de hanter les instances européennes du foot (et pas seulement en tribune) des parlementaires européens leur ayant par exemple demandé de refuser l'inscription des clubs des colonies au nom des statuts de la FIFA.


11. Barça : Catalogne first, football after


Même le grand Barça a fait les frais de l'intransigeance de l'UEFA en la matière. Emblème sportif et vivant d'une Catalogne indépendante avant même d'être un État, le club a encore été sanctionné en juillet 2015 d'une amende de 30 000 euros en raison du déploiement d' « Esteladas » (drapeau catalan) lors de la finale de la Ligue des champions le 6 juin à Berlin. Rappelons que, déjà lors du match de poule contre le Bayer Leverkusen, le même type de problème avait entraîné une pénalité de 40 000 euros. Pour le coup, les Catalans ne se laissent pas faire, n'hésitant pas à brandir un possible recours devant la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) de Strasbourg. Lors d'un match contre Eibar en Liga, les haut-parleurs haranguèrent la foule en des termes quasi insurrectionnels : « Le FC Barcelone veut revendiquer publiquement le respect du droit à la liberté d'expression. Le droit fondamental de tout individu d'exprimer des idées et des opinions librement et sans censure, reconnu dans la Déclaration universelle des droits de l'homme. Vive le Barça et vive la Catalogne. » 30 000 drapeaux indépendantistes catalans flamboyèrent encore dans le Nou Camp lors de la rencontre de Ligue des champions contre Manchester City. À censurer, on obtient généralement le résultat inverse...

Par Nicolas Kssis-Martov
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Dans cet article

Article très instructif.
Est-ce qu'un club pro peut organiser un match ou une compétition hors FIFA en 2016 ?
Je serait curieux de connaître les statuts des clubs vis-à-vis de la FIFA et de voir quelles seraient les alternatives.
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TheGoatKeeper Niveau : Ligue 2
Article vraiment interessant, qui souleve un vrai debat. J'ai du mal a prendre parti. D'un cote, en tant que lieu populaire et d'expression (relativement) libre, je ne vois pas en quoi les messages politiques et religieux ne devraient pas etre admis. Surtout, j'ai du mal a voir comment l'en empecher. Ou tracer la ligne?

D'un autre cote, je comprends la FIFA. Si jamais tu laisses libre cours a l'expression politique et religieuses des joueurs, ca peut vite deborder. Et autant le politique ne se melle pas trop du football tant que ce mur existe, autant le jour ou les joueurs sont autorises a exprimer leurs opinions sur tel ou tel candidat / parti / religion librement, a la vue des audiences de match, les gouvernements et autres instances dirigeantes pourraient commencer a serieusement se pencher sur la question.

Je me demande tout de meme pas si on ne va pas de plus en plus vers un desire d'expression des joueurs sur ces sujets religieux ou politiques: on ne peut pas leur demander d'etre exemplaire, de faire dans la philanthropie etc. et etre surpris quand ils souhaitent s'exprimer sur des sujets serieux.

Par ailleurs, qu'en est-il des autres sports? Je n'ai pas souvenir de debats similaires dans le tennis ou le rugby par exemple - des personnes pour nous eclairer?
TheGoatKeeper Niveau : Ligue 2
Je tiens a preciser que je ne parle ici que de sujets qui n'ont rien de diffamatoire, sexiste, raciste...ceux-ci sont bien sur hors-sujets, etant en dehors du champs de la liberte d'expression.
clement6628 Niveau : CFA2
Le rugby est clairement plus tolérant ou du moins plus compréhensible ! L'histoire des coquelicots ou bleuets ou la jonquille de l'institut Marie Curie sur le maillot du XV de France, je t'invite à regarder les test matchs, en ce moment même, et on voit toutes ces fleurs chaque année sur les maillots.
Moi, je suis supporter de l'USAP (le club de rugby de Perpignan) et à chaque match, il y a des drapeaux catalans indépendantistes sans que cela n'est jamais posé le moindre problème.

Ce que je reproche aux instances du foot, c'est d'être beaucoup trop strictes sur certains points. Elles devraient davantage regarder au cas par cas et faire preuve de souplesse (et d'intelligence) de temps en temps.
TheGoatKeeper Niveau : Ligue 2
Merci pour l'eclaircissement. Est-ce que l'IRB permet tout ca sans probleme, ou alors ils font vraiment du cas par cas?

Le cas par cas me semble quand meme delicat: Tu imagines devoir examiner tous les cas d'expression pendant tous les matchs de foot, si jamais tu permets a tout le monde de s'exprimer sur n'importe quel sujet religieux ou politique? la FIFA devrait embaucher tellement de monde, il reglerait le probleme du chomage europeen en deux coups de cuillere a pot. En meme temps, ils font tellement de tunes, alors pq pas?

A mon avis tout du moins, une certaine coherence dans l'approche, et donc un reglement, permet tout de meme de faire preuve de relaxe sur certains sujets. Genre les "poppies" par exemple...mais c'est franchement tres difficile a manier en pratique, et tu marches sur un fil...
clement6628 Niveau : CFA2
En fait, l'histoire du coquelicot ou du bleuet, je t'avoue que je ne sais même pas si l'IRB a eu à se prononcer. On les voit chaque automne sans que ça ne pose problème à personne. Au contraire à chaque fois que les Blacks le portent, on a le droit au reportage de France 2 à la mi-temps pour nous montrer les soldats néo-zélandais venus faire la guerre en France. C'est mis en avant ! L'IRB n'est même pas dans le truc.
Quand je disais du cas par cas, c'était plus dans ce sens là. Commémorer la mémoire de centaines de milliers de personnes mortes pour défendre leur pays, ce n'est pas un message politique
TheGoatKeeper Niveau : Ligue 2
Note : 1
Entierement d'accord. C'est pour ca qu'interdire les poppies est une vaste connerie, mais bon, si la FIFA etait gouverne par des intellectuels, ca se saurait;)

Jeune quille Niveau : DHR
Le rugby a au niveau des sélections nationales un entre-soi occidental au sens large (en dehors de quelques sélections de rugby à 7) qui permet de générer facilement un consensus autour des quelques messages politiques ou mémoriels qui surviennent de temps en temps.

Au football, t'as des matchs Chine - Japon, USA - Iran, France - Algérie... Si t'autorise toutes les expressions, ça risque de dégénérer.

Au niveau des revendications des clubs (régionalisme notamment), la FIFA pourrait selon moi laisser un peu plus la bride sur le cou, mais y'a quand même quelques régionalismes très très antagonistes, et le football a une tradition de violence (au niveau des supporters) qui n'existe pas au rugby, donc plus de prudence de la part des organisateurs...
Même si c'est très compliqué de séparer le foot et la vie des gens (politique, religion, culture), je suis plutôt d'accord avec la FIFA.

OK, des sélections qui veulent commémorer la 1ère guerre mondiale, c'est plutôt positif, mais si demain t'as la Corée du Nord qui affiche des banderoles pro-dictature et anti USA, on fait quoi ?
Ou si un joueur d'Arabie Saoudite sort un t-shirt "Ma femme n'a pas le droit de conduire et c'est top" ?
clement6628 Niveau : CFA2
En l'occurrence un message pro dictature et contre un pays, il n'y a pas plus politique et xénophobe !

Après évidemment, je comprends aussi. Le foot est le sport le plus populaire du monde et déchaîne les passions, une petite brèche et ça pourrait être la porte ouverte à tout.
Me suis fait arrêté à l'entrée du stade de France en 2014 lors de la finale du top 14 en rugby, parce que j'avais dessiné un étoile avec du maquillage sur mon maillot en mode "on est déjà champion".. Le vigile à l'entrée a tenu à vérifier ce que ça signifiait et à même appelé son supérieur pour s'en assurer. 10min de perdue, j'en revenais pas que le mec ait regardé ça: de une c'est quasiment pas visible dans un stade (on ne parle pas d'une banderole), de deux c'était clairement pas un sujet politique.
TheGoatKeeper Niveau : Ligue 2
Je pense que la professionalisation du rugby et l'augmentation de ses audiences va necessairement tendre au meme genre de ligne directrice. A voir.
Petite anecdote amusante, qui montre que parfois le cas par cas pourrait être cool.
Pendant le dernier Euro, pour un match de la Suisse les drapeaux Vaudois (le canton de Lausanne) n'ont pas pu rentrer dans le stade. Il y avait apparemment une consigne pour n'autoriser que les drapeaux des pays sur le terrain (enfin on a quand même vu la lorraine, la bretagne et même l'algérie ...) et donc pas les régions.
Pour info, les indépendantistes vaudois sont à peu près aussi actifs que le front de libération du Limousin.
TheGoatKeeper Niveau : Ligue 2
Note : 1
Ce qui en fait de dangereux energumenes, a meme de se livrer a des chansons paillardes un peu avines dans les rues et de montrer un triste exemple a notre jeunesse.

Vraiment, ce genre de comportement de la plus haute indecence n'a pas sa place dans les stades.
12 réponses à ce commentaire.
j'ai vraiment rien contre les messages sur les tee-shirt, etc., mais les messages religieux type "I love Jesus", "100% Jesus" j'en peut plus.
Ce bandeau avait vraiment fait ma soirée. J'avais ensuite passé des heures à le chercher sur internet mais impossible de m'en procurer un...

Je ne suis pas catho, il me faisait vraiment trop marrer.
Bayer Leverkusec Niveau : DHR
Tu prends un vieux draps, tu le découpes, tu écris "100% JESUS" dessus et hop ! tu court-circuites Amazon...
TheGoatKeeper Niveau : Ligue 2
Est-ce qu'un savoyard pourrait etre sanctionne pour un "100% raclette"?
Note : 1
100% Jésus vous embête mais pas le Nike et tous les autres sponsors... Et pitié ne répondez pas sûre Nike n'a jamais tué personne...
TheGoatKeeper Niveau : Ligue 2
Joli amalgame.

Alter-mondialiste je presume?

Ou alors tu trolles en toute impunite?
Et si les deux m'emmerdent autant, tu dis quoi ?
Jeankevinaubustrain Niveau : Loisir
A titre personnel : idem mais je capte pas que la FIFA paranoïaque là-dessus en faisant direct effacer le bandeau.

Ce qui me choque nettement plus, par contre, c'est que l'opinion publique soit 10x plus choquée lorsqu'un joueur fait preuve de sa foi musulmane que lorsque Neymar montre qu'il aime Jesus ou que Witsel, les rares fois où il marque, fasse le signe de croix.
7 réponses à ce commentaire.
PierreFanFanJoséKarl Niveau : CFA2
Par contre, pour faire construire des stades par des esclaves (cf la coupe du monde au Qatar), la Fifa ne dit rien.

Pareil quand elle laisse des dictatures notoires promouvoir leur régime sur des maillots (Tchad Oasis du Sahel à Metz, Azerbaidjan Land of fire à Lens et l'Athetico...), ça passe crème.

Quel crédit accorder à ces corrompus notoires ?
Ce commentaire a été modifié.
TheGoatKeeper Niveau : Ligue 2
C'est bien la le probleme. La FIFA ne peut pas censurer ces sponsors, sous peine de ne plus se percevoir "apolitique" et d'etre pris a parti par des tonnes d'autres causes...je ne dis pas que c'est bien, mais ca irait completement a l'encontre de l'impossibilite de s'exprimer sur le politique ou le religieux qu'elle dicte.

Je ne parle pas de la Coupe du Monde au Qatar. Ce n'est pas tellement le debat ici, et je pense que la considerer comme une belle entourloupe est assez consensuel parmi nous. Les enjeux depassaient je pense largement le champs d'action de la FIFA, et ce n'est pas impossible qu'ils s'en bouffent les couilles eux-memes, sans avoir la possibilite de faire machine arriere.
C'est exactement ce que je me suis dit en lisant l'article. Ce qui dérange la FIFA ce n'est pas tant la «politique», plutôt que la contestation.
L'exemple du Qatar, l'esclavage, les dizaines de morts sur les chantiers des stades ne soulèvent même pas la possibilité d'une annulation, sans même parler des coupes du monde organisées sous le fascisme ou les dictatures par le passé. Leur offrir une coupe du monde c'était tout simplement leur offrir une tribune. Pas vraiment «apolitique» comme démarche.
Plus récemment les déclarations de Platini appelant les brésiliens à stopper leur mouvement...
2 réponses à ce commentaire.
Franchement vous êtes durs. La FIFA tolère quand même les drapeaux et les hymnes nationaux.
Hôtel avec Beauvue Niveau : DHR
Moi ce qui m'avait surtout gonflé avec le bandeau de Neymar, c'est qu'en plus d'être parfaitement ridicule (c'est quoi le message? Neymar est Jesus à 100%? Neymar appartient à Jesus? Jesus soutient le Brésil? Ri-Di-Cule), c'est que son bandeau il l'a mis pendant les JO.

Or, les JO, qui se veulent universels, sont perpétuellement récupérés en politique, avec plus ou moins de légitimité (Black Panthers, JO de Moscou puis de LA qui ont été boycottés par chacun de deux camps de la guerre froide, assassinat des Israélien à Munich, et plein encore) sont maintenenant récupérés par la religion, ce qui est bien énervant. Et cette année là, on refuse des athlètes musulmans qui voulaient courir en voile, ce que je comprends, mais par contre cette tronche de cake peut mettre son bandeau horrible?

Hôtel avec Beauvue Niveau : DHR
Par "courir en voile", je parle pas des épreuves maritimes, bien entendu.
Johnny Decker Niveau : DHR
Un article très intéressant qui dégoûte encore un peu plus du football business...
UnJourDeFoot Niveau : Loisir
Je suis pas certain que le football doit être un lieu d'expression d'idées politiques et religieuses, car ils sont toujours subjectifs, et sources de conflit.
La FIFA reste un organisme corrompu jusque la moelle, qui n'a que faire de l'éthique tant que les sponsors sont la, tant qu'ils paient beaucoup et en liquide, et ça, tout le monde est d'accord la dessus.
Néanmoins, en terme de déontologie, si l'on part du principe que les expressions d'idées politiques et religieuses sont admises, si un joueur arrive avec un bandeau de la scientologie doit on aussi l'accepter ? une croix nazie sur le bras en signe de revendication politique ? Comment défini-t-on la frontière entre l'acceptable et l’inacceptable ?
Faire du cas par cas ? Ou simplement ouvrir une tolérance sur certains sujets étudiés préalablement ?
Il y a bien d'autres canaux de distribution d'idées (Facebook Twitter etc), même si dans certain cas, notamment quand il s'agit de rendre hommage, des exceptions devraient être faites et les officiels un peu moins fermés.
Belle référence à Occupied !
Du coup, est-ce que Gabriel Jesus et Mickael Chrétien ont le droit faire floquer leur maillot?
Pouretcontre Niveau : District
Surtout qu'il s'agit d'un acte éminemment politique que de ne pas vouloir de "politique" dans les stades. Ça revient à cautionner la situation actuelle et même à la défendre et donc in fine de s'attirer les bonnes grâces du pouvoir en place. Bref, la FIFA baigne dans le meilleur des mondes...
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