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  2. // Les penaltys qui ont marqué l'histoire

Top 100 : Penaltys de légende (de 40 à 31)

« Il est impossible d’imaginer un moment de tension plus grand que le penalty. Deux hommes face à face. C’est un duel comme au XIXe siècle » , écrit Julio Llamazares. Vrai. Dans le jeu ou lors d’une séance de tirs au but, raté ou réussi, en tribune ou sur le poteau, du pointard ou du talon, voilà 100 histoires de penaltys. Honneur au Roi Pelé.

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#40: Lancaster City-Whitley Bay - 1991

  • Lancaster City-Whitley Bay, Northern Premier League Division One Cup, 1991

  • Peter Devine n’était pas voué à marquer l’histoire de son sport. Et pourtant... Modeste joueur de deuxième division dans les années 1980, l’ailier anglais a traîné ses guêtres de Bristol City à Burnley, en faisant un crochet par Blackburn, sa ville natale. Passé la trentaine, il termine sa carrière à Lancaster City. Où son nom reste associé à ce qui ressemble au penalty le plus ridicule jamais tiré. Lors d'une rencontre face à Whitley Bay, Devine s’élance, se prend les pieds dans le champ de patates qui fait office de terrain, et laboure le sol telle une moissonneuse-batteuse. Le ballon n’atteindra jamais la ligne. Poor Peter repart la tête basse en boitant bas. Un grand moment de solitude.

    #39: URSS-Portugal - 1966

  • URSS-Portugal, Coupe du monde, 28 juillet 1966

  • « Il n'y a qu'une chose plus belle encore que de voir Youri Gagarine voler dans l'espace : c'est d'arrêter un penalty. » Lev Yachine avait le sens de la formule. Durant sa carrière, la muraille soviétique aurait arrêté plus de 150 penaltys. Aucun gardien n’a réussi pareil exploit. Au Mondial 1966, le portier fait face à un autre Ballon d’or dans son exercice favori : Eusébio. L’Araignée noire vs la Panthère noire, un duel devant les 88 000 spectateurs de Wembley. Ce jour-là, Eusébio trouve la lucarne, Yachine est battu, pour une fois. La photo du but devient mythique. La scène qui suit aussi : Eusébio donne une franche accolade à Yachine. Entre légendes.


    #38: Allemagne-Italie - 2016

  • Allemagne-Italie, quart de finale de l'Euro, 2 juillet 2016

  • Ce 2 juillet, l’Italie, si critiquée juste avant le début de l'Euro, a l’occasion d’accomplir un second exploit en quelques jours. Après avoir éliminé le tenant du titre, l’Espagne, l’Italie a l’opportunité de faire tomber le champion du monde, l’Allemagne. Les Italiens ont répondu sur un penalty de Leonardo Bonucci à l’ouverture du score de Mesut Özil, et doivent désormais passer par la séance de tirs au but pour aller chercher la victoire. Manuel Neuer contre Gianluigi Buffon. Deux monstres. Bastian Schweinsteiger décide, après avoir remporté les deux toss, de jouer devant les supporters italiens et de laisser les hommes d’Antonio Conte tirer en premier. Histoire de se rajouter de la pression. La séance s’éternise et les deux équipes doivent présenter neuf tireurs chacun pour que la décision se fasse enfin. Thomas Müller, Mesut Özil et Bastian Schweinsteiger échouent du côté de l’Allemagne. Simone Zaza, Graziano Pellé, Leonardo Bonucci, et Matteo Darmian du côté de l’Italie. Même si c’est le défenseur de Manchester United qui loupe la dernière tentative, l’échec des Azzurri aux penaltys est symbolisé par le premier tireur malheureux. Simone Zaza devient la risée des réseaux sociaux. Ses petits pas, ses petits sauts ridicules pendant des secondes interminables avant de tirer, sont détournés dans tous les sens. La mine au-dessus qui suit également. Ce n’était peut-être pas le bon moment pour faire le malin.

    #37: Manchester United-Hull City - 1970

  • Manchester United-Hull City, Watney Cup, 5 août 1970

  • Voici l’histoire de la révolution : d’où viennent les tirs au but ? Retour aux années 1970, au 5 août 1970 précisément, entre les couloirs de la Watney Cup, éphémère tournoi de pré-saison ayant vu le jour à l’époque en Angleterre et première compétition de l’histoire soutenue par le naming. Peu importe, parlons de jeu : c’est lors de cette édition qu’a eu lieu la première séance de tirs au but de l’histoire, les organisateurs étant lassés par le problème à deux issues en vigueur jusqu’alors lors d’une rencontre à élimination directe : soit rejouer le match ou tirer le vainqueur au sort. Résultat, alors que le score est de 1-1 au bout du temps réglementaire de la demi-finale entre Hull City et Manchester United, George Best devient le premier joueur à inscrire un tir au but, Denis Law le premier à le rater. Ian McKechnie, le portier de Hull, apparaît comme le premier héros d’une séance... pendant quelques instants seulement, car l’Écossais, cinquième tireur, envoie sa tentative sur la barre. Up and Down. Les Red Devils s'inclineront en finale face à Derby County.


    #36: Angleterre-France - 2004

  • Angleterre-France, Euro, 13 juin 2004

  • Qui est le plus galactique ? Drôle de bataille de coqs, mais bataille quand même que celle organisée par l’UEFA à Lisbonne, le 13 juin 2004, entre David Robert Joseph Beckham et Zinédine Yazid Zidane. Un jour où le petit prodige de Marseille renversa un scénario dingue, diffusé dans les premiers jours de l’Euro portugais, entre la France et l’Angleterre (2-1) : car les Three Lions étaient probablement supérieurs ce jour-là, qu’ils étaient devant depuis l’ouverture du score de Lampard avant la pause, que les Bleus n’avançaient pas, que Beckham marchait sur scène comme Johnny au Parc, qu’il aura même une balle de 2-0 avant de voir Barthez s’étaler, le même Barthez qui sortira du nez une frappe de Darius Vassell, oui, Darius Vassell. La suite est connue : Zidane vomit, Zidane marque sur coup franc, Zidane donne la victoire aux siens sur penalty, tout ça en trois minutes, et dans les arrêts de jeu. Et c’est qui le lion maintenant ?

    #35: Pays-Bas-Costa Rica - 2014

  • Pays-Bas-Costa Rica, quart de finale de la Coupe du monde, 5 juillet 2014

  • Combien sont persuadés que Raymond Domenech aurait dû faire entrer Mickaël Landreau à la place de Fabien Barthez en finale du Mondial 2006 pour la séance de tirs au but ? Beaucoup. Et depuis le 5 juillet 2014, ils en sont encore plus convaincus. Ce jour-là, Louis van Gaal choisit d’effectuer un coup de poker similaire. On joue la 120e minute d'un quart de finale de Coupe du monde au Brésil, il y a toujours 0-0, et le sélectionneur néerlandais a bien compris que ses hommes ne parviendront pas à percer le mur costaricien. Il décide alors de miser sur une victoire aux tirs au but. Il sort son gardien Jasper Cillessen pour faire entrer sa doublure Tim Krul, qui n’a évidemment pas joué du tournoi. Immense pari gagnant. Pendant que Van Persie, Robben, Sneijder et Kuyt ne tremblent à aucun moment et expédient tous les ballons au fond des filets, le gardien de Newcastle cherche à intimider ses adversaires. Il plonge à chaque fois du bon côté, et détourne deux tentatives. Les Pays-Bas sont qualifiés pour la demi-finale. Dream Tim.

    #34: Angleterre-Italie - 2012

  • Angleterre-Italie, quart de finale de l'Euro, 24 juin 2012

  • Un geste comme un concentré brut du joueur qu’était Andrea Pirlo : exécution parfaite, prise de distance face à l’événement, intelligence de faire ce geste précis - une panenka - à ce moment précis, soit un quart de finale d’Euro face à l’Angleterre, pour bousculer l’ordre psychologique d’une séance de tirs au but. Défiance visuelle, implosion émotionnelle de l’adversaire, ici Joe Hart. Tout ça est parfait, tout ça est Pirlo, tout ça est génial. Au moment où le milieu italien s’est avancé vers le point blanc, l’Italie était menée 2-1 sur la séance. Puis : « J’ai vu le gardien qui était un peu chaud et j’ai pensé qu’il fallait tirer comme ça, c’était plus simple. Du coup, cela lui a mis une pression pour la suite. » La suite ? Young s’avance, rate. Nocerino marque. Aschley Cole s’élance, Buffon bloque. Virage.

    #33: São Paulo FC-Corinthians - 2013

  • São Paulo FC-Corinthians, Championnat de São Paulo, 6 mai 2013

  • Vingt-cinq ans, 1238 matchs et 132 buts. Voilà ce que Rogério Ceni, gardien de but, a donné au club de São Paulo. Le meilleur gardien-buteur de l’histoire en a rentré un paquet, des coups de pied arrêtés, que ce soit des coups francs ou des penaltys. À tel point qu’ils sont entrés dans la légende, qu’ils sont devenus, pendant plus de deux décennies, les véritables souvenirs des supporters de Santos, presque plus que les titres. Le 6 mai 2013, le São Paulo de Rogério Ceni est éliminé en demi-finale du championnat de l’État par les Corinthians d’Alexandre Pato, qui rejoignent ainsi le Santos de Neymar en finale. Il a fallu attendre les tirs au but pour que la décision soit faite. Et pourtant, personne ne retient l’élimination de São Paulo, tout le monde préfère se souvenir de la manière dont Rogério Ceni, 40 piges, a ouvert la séance de tirs au but. Un regard, une prise d’élan, et une petite panenka revisitée du plat du pied. C’est au fond, c’est tout doux. Et puis Rogério le buteur redevient Ceni le gardien, et aide son confrère à se relever. Lui aussi en a pris des panenkas, il sait ce que ça fait.

    #32: Cameroun-Égypte - 2005

  • Cameroun-Égypte, éliminatoires de la Coupe du monde, 8 octobre 2005

  • Il a disparu de l’écran pour prendre sa course d’élan. Au bout du pied, Pierre Womé voit le destin de son pays. S’il marque face à l’Égypte, le Cameroun ira au Mondial 2006, sinon la Côte d’Ivoire montera dans l’avion. Le défenseur prend le gardien à contre-pied... Poteau ! 1-1, rideau. Au Cameroun, Pierre Womé devient vite le responsable de l’échec des Lions indomptables. « J'allais me saisir du ballon quand Womé m'a appelé et m'a dit qu'il se sentait très confiant dans le fait qu'il allait marquer » , assure Samuel Eto’o à la presse espagnole. « Personne ne voulait tirer ce penalty, rétorque Womé. Personne. Ni Eto'o, ni notre capitaine (Rigobert Song), parce qu'ils savaient ce qui pouvait arriver s'ils le rataient. J'ai eu le courage de me présenter au point de penalty. » Honni, le tireur malheureux ne sera pas appelé pour la CAN quelques semaines plus tard et blacklisté de la sélection pendant plusieurs années.

    #31: Vasco-Santos - 1969

  • Vasco de Gama-Santos, championnat du Brésil, 19 novembre 1969

  • Le 19 novembre 1969, les astronautes Charles Conrad et Alan Bean ont posé le pied sur la Lune. Personne n’a vu les images : un orage terrible, qui s’est abattu sur les États-Unis, a coupé les retransmissions internationales. Ce jour devait appartenir à Pelé. 80 000 personnes se massent au Maracanã de Rio devant le match Vasco de Gama - Santos. Un mois, auparavant, la presse brésilienne a lancé le décompte : 996, 997, 998, 999... le Roi allait bientôt marquer - officieusement - son 1 000e but en carrière. Et le moment est enfin arrivé. Crocheté dans la surface par un défenseur de Vasco, Pelé va s’élancer sur penalty. Tous ses coéquipiers se retrouvent derrière la ligne médiane. Le Roi remonte ses chaussettes, patiente de nombreuses secondes et finit par entamer sa course, ou plutôt sa marche vers le point de craie. Le numéro 10 marque un temps d’arrêt et ouvre son pied droit au ras du poteau. La suite, c’est un joyeux foutoir avec le public qui envahit la pelouse comme un seul homme. La foule porte en triomphe son Dieu, qui brandit le ballon comme si c'était une Coupe du monde. C’était le Gol Mil.

    Par Maxime Brigand, Kevin Charnay et Florian Lefèvre