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Top 100 : Penaltys de légende (de 20 à 11)

« Il est impossible d’imaginer un moment de tension plus grand que le penalty. Deux hommes face à face. C’est un duel comme au XIXe siècle » , écrit Julio Llamazares. Vrai. Dans le jeu ou lors d’une séance de tirs au but, raté ou réussi, en tribune ou sur le poteau, du pointard ou du talon, voilà 100 histoires de penaltys. Enlevez les gants, le western jambes-spaghetti peut commencer.

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#20: Alex Molodetsky - 1971

  • Stroitel Poltava, troisième division soviétique, 1971

  • Accusé de pactiser avec l’ennemi parce qu’il écoutait en douce la BBC et Voice of America, Alex Molodetsky s’est fait enlever devant chez lui par le contre-espionnage soviétique en 1976. Il a alors vécu huit mois d’enfer en hôpital psychiatrique. « Ils firent de moi un incapable, un vrai handicapé, puis m'envoyèrent dans un autre établissement pour déficients mentaux à Dnipropetrovsk. Là-bas, on trouvait les criminels les plus dangereux et les dissidents. On les gavait de drogue pour les placer dans un état végétatif » , se souvient l’homme dans les colonnes du journal ukrainien Segodnia. Auparavant, Molodetsky était professeur de chant la semaine et enquillait le week-end les buts pour le Stroitel Poltava, un club de troisième division.

    Un jour, à l’entraînement, son entraîneur lui lance un défi fou : marquer un penalty de la tête. « Peut-être qu’il plaisantait, mais je l’ai pris au sérieux » , affirme l’attaquant. Molodetsky, qui reste aujourd’hui le seul à avoir authentifié la scène suivante(1) : « J’ai pris huit mètres d’élan, et plongé pour frapper le ballon la tête la première. Sur le coup, j’ai senti que c’était parti pour faire un but. Et j’avais raison. Le ballon a frôlé le poteau et le gardien n’a rien pu faire. Mais après l’impact, j’ai perdu conscience quelques secondes et mes coéquipiers ont dû m’asperger d’eau. » K-O d'anthologie.

    (1) propos tirés du magazine russe Divo-90, rapportés dans Onze mètres - La solitude du tireur de penalty, par Ben Lyttleton, éditions Hugo Sport

    #19: Ślask Wrocław-Wisla Cracrovie - 1982

  • Ślask Wrocław-Wisla Cracrovie, championnat de Pologne, 9 mai 1982

  • « Nous nous connaissions très bien, mais à partir de ce match, nous ne nous sommes plus jamais parlé. Et cela n’arrivera plus. » (1) Tadeusz Pawłowski n’a jamais pardonné à son ami d’enfance Zdzisław Kapka de l’avoir berné. Le 9 mai 1982, le Śląsk Wrocław de Pawłowski joue le titre de Pologne face au Wisła Cracovie de Kapka. Si Śląsk ne gagne pas, c’est le Widzew Łódź qui pourrait coiffer le leader sur la ligne en l’emportant au Ruch Chorzów, à la lutte pour le maintien. À la mi-temps, Śląsk est tenu en échec 0-0, mais dans le même temps, le Widzew Łódź perd 1-0. Tout bascule après la pause : Śląsk concède l’ouverture du score et Widzew Łódź inverse la tendance. C’est alors que l’arbitre, Alojzy Jarguz, accorde un penalty à Śląsk. Pawłowski et Kapka échangent furtivement un clin d’œil, ils ont convenu ensemble où le penalty serait tiré. Et pour cause...

    Trente ans plus tard, une enquête d’Artur Brzozowski, plume du quotidien Gazeta Wyborcza, révèlera comment cette dernière journée du championnat polonais a baigné dans la corruption. Le Wisła Cracovie avait empoché de l’argent, non seulement de la part de Śląsk (pour perdre), mais aussi dans les poches de Widzew (pour gagner). Pire, Śląsk aurait même payé l’arbitre. Quand il s’élance vers le point de penalty, Pawłowski se voit déjà égaliser et relancer Śląsk vers le titre. Mais, à sa grande surprise, Janusz Adamczyk plonge du bon côté ! Le gardien s’est fait rencarder auprès de Kapka sur l’endroit où le tireur allait placer le péno. Śląsk s’incline 1-0, Widzew est champion. Un joueur de Śląsk conclut, anonymement (2) : « Nous avons joué normalement tout au long de la saison, et il a fallu que nous perdions le jour où nous avons voulu arranger le résultat... »

    (1) (2) propos tirés de Onze mètres - La solitude du tireur de penalty, par Ben Lyttleton, éditions Hugo Sport

    #18: Allemagne-Angleterre - 1996

  • Allemagne-Angleterre, demi-finale de l'Euro, 26 juin 1996

  • Un chromosome de l’ADN pour un chiffre : quand l’Allemagne sort victorieuse de 83% de ses séances de tirs au but en compétition internationale, le Brésil touche les 60% et l’Angleterre tourne autour de 14% de succès. D’où vient le problème ? Difficile à dire même si une étude réalisée en 2009 par le Norvégien Geir Jordet – Pourquoi les joueurs anglais ratent leurs séances de tirs au but ? Une étude du statut d’équipe, d’autorégulation et d’étouffement sous la pression – avait conclu qu’il n’est finalement « pas question de football, mais de psychologie » . Un condensé du poids de l’histoire, en somme. 26 juin 1996, à Wembley : l’Angleterre et l’Allemagne se tabassent pour une place en finale de l’Euro. Une séance de tirs au but, une nouvelle, après une autre en quarts de finale contre l’Espagne – la seule remportée par l’Angleterre dans son histoire – et six ans après une première perdue face à la RFA en demi-finale de la Coupe du monde en Italie. Sixième tireur : Gareth Southgate, l’actuel sélectionneur des Three Lions. « J’ai été surpris que le coach me choisisse. Je ne m’étais jamais entraîné et je n’en avais tiré qu’un seul jusqu’ici dans toute ma vie. Et je l’avais manqué. » Il s’élance, Köpke se marre, l’Angleterre prend la porte. Southgate en fera des cauchemars et sera finalement consolé par un certain Stuart Pearce, qui avait manqué son penalty en 90 face à la RFA, avec ces mots légendaires : « Tu sais Gareth, je vais rentrer chez moi et nourrir mes chevaux. Je vais les regarder et leur dire : "Nous avons encore perdu contre l’Allemagne aux tirs au but." Et ils me répondront : "Qu’est-ce qu’on en a à faire ? Donne-nous nos carottes, maintenant." » Ligne de psychose.

    #17: Bayern Munich-Chelsea - 2012

  • Bayern Munich-Chelsea, finale de la Ligue des champions, 19 mai 2012

  • Séance racontée par Petr Čech : « On a passé des heures et des heures devant des vidéos. On analysait chacun une phase de jeu puis on discutait ensemble. On regardait des penaltys, des situations de jeu du Bayern, des actions de Robben, de Ribéry, la manière dont Gómez arrivait à se rendre disponible... On a tout regardé pendant deux semaines, y compris avec les autres gardiens – Hilario, Turnbull, Blackman. Avec du recul, je me demande encore comment il est possible de regarder autant d’images pour préparer une rencontre. Mais ce fut la clé de notre succès sur cette finale. » Deux hommes, Čech-Lollichon et un tueur à gages : Didier Drogba. Le premier sortira deux penaltys, Drogba inscrira le décisif. Chelsea est champion d’Europe avec Roberto Di Matteo sur le banc. La soirée se terminera entre les trois hommes, dans le salon d’un hôtel de Munich, avec un cigare et du cognac : « Je pense qu’il faut que les moments spéciaux soient traités de façon spéciale. »


    #16: Italie-Brésil - 1938

  • Italie-Brésil, demi-finale de Coupe du monde, 16 juin 1938

  • « Les footballeurs d'aujourd'hui ont des culottes qui tiennent, mais pas grand-chose dedans. » Si Jacques Thibert est aussi nostalgique dans sa chronique pour France Football, c’est parce qu’il fait référence à cette demi-finale de Coupe du monde en France, entre l’Italie et le Brésil. Et surtout à Giuseppe Meazza, capitaine de la Squadra azzurra, tenante du titre, et immense star de sa sélection. Un homme si talentueux qu'il se permet de dormir dans des bordels la veille d’un match et a le privilège d'être le seul joueur italien à avoir l’autorisation de fumer. Mais, au début de la Coupe du monde, c’est à lui que Benito Mussolini envoie une télégramme lui disant « Gagner ou mourir » .

    La pression, Giuseppe Meazza ne connaît pas. Alors que le Brésil partait favori, l’Italie mène 1-0 à l’heure de jeu, lorsque l’arbitre désigne le point de penalty pour une faute sur Silvio Piola. Bien sûr, c’est Meazza qui doit le tirer. Sauf que l’élastique de son short a craqué un peu plus tôt dans le match, au cours d’un duel avec un défenseur brésilien. Alors au moment où il se présente face au gardien auriverde, son short glisse. Le portier se marre. Pas Meazza, qui remonte son short tranquillement de la main gauche et s’en va marquer en continuant de le tenir. L’Italie se qualifie et va remporter son deuxième titre mondial contre la Hongrie. Il s’agit du dernier but de Giuseppe Meazza en sélection. Culotté.

    #15: Manchester United-Chelsea - 2008

  • Manchester United-Chelsea, finale de la Ligue des champions, 21 mai 2008

  • Twist à Moscou, pour ce qui compose probablement l’une des finales les plus dramatiques de l’histoire de la Ligue des champions. 2008, un Chelsea-Manchester United : une séance de tirs au but pour éviter de tirer à la courte paille. Nicolas Anelka est arrivé sur la table en pleine prolongation. « Avram Grant m’a demandé de prendre l’un des cinq tirs au but, mais je lui ai répondu : "C’est hors de question. Je suis entré arrière droit et tu veux me faire tirer un penalty ?" Donc j’ai pris le septième » , racontera après coup l’international français. La bascule, celui qui fera chuter les Blues. Mais l’image que l'histoire retient est ailleurs : une glissade, celle de John Terry, l’idole, face à Edwin van der Sar. Et les nuits qui se suivent : « Je ne pourrai jamais l’oublier. Je me réveille encore parfois la nuit et je me dis : "Putain, c’est encore là et ça ne partira jamais." » Jamais. Même pas en 2012, puisqu'il sera suspendu en finale.

    #14: Côte d’Ivoire-Ghana - 1992

  • Côte d’Ivoire - Ghana, finale de la CAN, 26 janvier 1992

  • « À ce moment, franchement, ce n'était plus du foot, seulement de la peur. Le problème, c'est que personne n'avait envie de tirer... La pression était si forte, on sentait tout un pays derrière nous... Finalement, le problème ne s'est pas trop posé, puisque tout le monde a été obligé d'y passer. » Alain Gouaméné n’exagère même pas quand il parle de la finale de la CAN 1992 entre la Côte d’Ivoire et le Ghana. D’un côté, une sélection hyper solide, qui n’a pas encaissé un seul but durant toute la compétition, mais qui n’en a mis que quatre, et s’est imposée dans la prolongation en quarts et aux tirs au but en demies. De l’autre, une équipe très talentueuse, mais orpheline d’Abedi Pelé, suspendu à cause d’un carton jaune abusif en demi-finales. Le résultat est inévitable. Sous la chaleur de Dakar, les deux formations s’annulent complètement, et doivent passer par les tirs au but pour se départager. La séance est interminable. Tiéhi pour la Côte d’Ivoire et Asare pour le Ghana manquent leur tentative, mais tous les autres réussissent. Il sont déjà dix à avoir tiré de chaque côté. Alain Gouaméné, le gardien ivoirien, doit lui aussi s’y coller. « Je me dis : "Putain, je suis mort." Je n'en tirais jamais. En plus, j'avais mal au dos et surtout, j'avais mon pied droit paralysé, je ne pouvais pas l'utiliser... Ce n'était pas mon penalty, mais le penalty du pays. J'ai pris le ballon, j'ai tiré du gauche à droite du gardien, là où je voulais. Et ça a marché » , se souvient Gouaméné. Quelques secondes plus tard, histoire d’être définitivement le héros de la finale, et il stoppe la tentative de Baffoe, qui avait déjà ouvert la séance. La Côte d’Ivoire remporte la première CAN de son histoire.


    #13: Portugal-Angleterre - 2004

  • Portugal-Angleterre, quart de finale de l’Euro, 24 juin 2004

  • Ricardo n’a jamais été un énorme gardien. Il a même longtemps été identifié comme un des points faibles de la sélection portugaise. Mais il pourra se targuer toute sa vie d’avoir été l’un des hommes qui a fait pleurer le plus d’Anglais. Le 24 juin 2004, après un match exceptionnel entre l’Angleterre et le Portugal en quarts de finale de l’Euro, les deux équipes se retrouvent à égalité à 2-2 au bout de 120 minutes de jeu. Arrive donc la séance de tirs au but. Les Anglais ont l’avantage de débuter, mais David Beckham se troue complètement en envoyant le ballon dans le ciel. Quelques tentatives plus tard, Rui Costa fait de même et remet les compteurs à zéro. Les autres Portugais sont impériaux, notamment Postiga qui cale une superbe panenka.

    Ricardo a alors tout le loisir d’être un héros, il lui suffit juste de détourner un penalty. Sauf que le portier portugais passe complètement à côté. Trois fois, il plonge alors que Owen, Lampard et Terry tirent fort au milieu. Alors sur le quatrième tir, il ne plonge pas, mais Hargreaves ouvre son pied à droite. Sur le cinquième, il est pris à contre-pied par Cole. Ricardo n’y est pas du tout. Alors, il enlève ses gants et décide d’en découdre à mains nues avec Darius Vassell, décontenancé. Le penalty est mal tiré, Ricardo saisit l’occasion pour être décisif et le détourner. Il ne reste plus qu’un but du dernier tireur portugais pour envoyer les Lusitaniens en demies. Ricardo s’en charge lui-même et trompe David James. Deux ans plus tard, en Coupe du monde, il récidivera en éliminant à nouveau les Three Lions aux tirs au but. Avec les gants.

    #12: RFA-Argentine - 1990

  • RFA-Argentine, finale de la Coupe du monde, 8 juillet 1990

  • « L’équipe des penaltys » , c’était leur surnom dans la presse après leurs victoires successives contre la Yougoslavie en quarts (0-0, 3-2 t.a.b.), puis face l’Italie en demies (1-1, 4-3 t.a.b.), dans un San Paolo tiraillé entre ses Azzurri et son Diego. Alors, en finale, devant l’Allemagne de l’Ouest, quand les minutes défilent, que le score reste vierge, que Pedro Monzón se fait expulser, l’Argentine n’attend que ça : la séance de tirs au but. Mais le match va basculer à la 84e minute, au moment où Tante Käthe s’écroule au contact de José Serrizuela. L’arbitre désigne le point de penalty.

    Ni Lothar Matthäus, ni Rudi Völler ne s’avancent dans la surface. Un autre homme a déjà pris le cuir en main : Andreas Brehme. « Il était rapidement évident pour moi que je devais tirer » , explique-t-il a posteriori au Spiegel. Les secondes défilent, puis les minutes, les Argentins continuent de protester contre la sentence auprès de Monsieur Vautrot. Comment l’Allemand va-t-il s’y prendre pour tromper le phénomène Sergio Goycochea ? En faisant du Andy Brehme. En demi-finale, face aux Anglais, le gaucher imprévisible a marqué un coup franc heureux de son bon pied, avant de trouver le petit filet du pied droit lors de la séance de tirs au but.

    Brehme entame une course d’élan assez rectiligne et transfère tout son poids sur son pied droit au dernier moment. Goycochea plonge du bon côté, mais la balle est trop bien placée. Brehme vient d’offrir la Coupe du monde à l’Allemagne tout entière – la réunification officielle interviendra le 3 octobre 1990 – de son mauvais pied. « Si je me souviens à quoi j'ai pensé lors de ce moment décisif ? Non. Bien sûr que non, assure Brehme. Je n'ai probablement même pas réfléchi. » Quand le journaliste l’interroge sur la raison de son tir du pied droit, il n'a qu'une réponse : « Et pourquoi pas ? »

    #11: Liverpool-Roma - 1984

  • Liverpool-Roma, finale de la Coupe des clubs champions, 30 mai 1984

  • Un stand-up en pleine ascension vers les sommets : Rome, son Stadio Olimpico, le 30 mai 1984. Une finale de Coupe des clubs champions, un duel royal entre le Liverpool de Joe Fagan, triple champion d'Angleterre en titre, et la Roma d'Agostino Di Bartolomei, emmenée sur son banc par le Suédois Nils Liedholm. Pour la première fois de l'histoire, une finale de C1 va se décider aux tirs au but. La moustache finement taillée, les joues luisantes, Bruce Grobbelaar est déjà à l'époque un homme de goût. « Jouer la Roma dans son propre stade pour une finale de C1 était une belle expérience, racontait il y a quelques années le mythe. On est arrivés en premier dans le tunnel avant le match. En les attendant, on a décidé de chanter une chanson – I Don't Know What Is But I Love It de Chris Rea – parce que Graeme Souness et Craig Johnston venaient de Middlesbrough. Plus on attendait, plus on chantait fort et quand les joueurs de la Roma sont arrivés, ils étaient un peu choqués ; alors Souey nous a dit : "Nous les tenons !" » Il faudra plus de 120 minutes pour départager deux équipes qui se sont répondu avec Phil Neal à l'ouverture du score, Roberto Pruzzo à la réaction. Tout se décide alors lors d'une séance de tirs au but devenue historique avec Grobbelaar dans le rôle du héros, en deux temps : en mordillant les filets pour déconcentrer Bruno Conti d'abord, en sortant ses spaghetti legs face à Francesco Graziani ensuite. Liverpool soulève la séance et remporte la quatrième C1 de son histoire. Bruce Grobbelaar, lui, vient définitivement d'entrer dans la légende sur une intuition : « Je me suis dit qu'on était à Rome, dans un pays où le plat national est les spaghettis, donc j'ai fait les spaghetti legs, voilà tout. »

    Par Maxime Brigand, Kevin Charnay et Florian Lefèvre