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  1. // Les 100 matchs qui définissent le foot

Top 100 : les matchs de légende (90-81)

Après les joueurs, les buts, les coachs, voici les matchs. Des vieux, des récents, des grands, des beaux, des laids, des reportés, des remontés, des inoubliables, des plus ou moins oubliables, des légendaires, des exotiques : 100 matchs pour autant d'histoires qui racontent le foot.

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90. BrésilPologne (6-5)

Huitième de finale Coupe du monde – 5 juin 1938
Stade de la Meinau, Strasbourg


Avant d'être le théâtre des coups francs déviés de Teddy Bertin, la Meinau a accueilli ce qui est peut-être l'un des matchs les plus dingues de la Coupe du monde. Avant RFA-Italie 70, il y a eu Brésil-Pologne 38. Une folie en noir et blanc, un poème à 11 buts mais avec quelques vers perdus en route, la faute à une réalisation balbutiante. À commencer par celui du 5-4 par Leônidas, dont on ne voit qu'un ballon venir frotter les filets polonais. La légende raconte – et on écoute toujours la légende – que le Brésilien a perdu son soulier droit dans l'action et a catapulté le ballon avec sa chaussette. Avec les années, la légende va gonfler au point de donner le récit d'un Leônidas jouant tout le match et inscrivant son triplé pieds nus. Elle oubliera juste de faire de la place pour le Polonais, Ernest Wilimowski, auteur du premier quadruplé de l'histoire du Mondial.

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89. PortugalPays-Bas 2006 (1-0)

Huitème de finale de Coupe du monde – 25 juin 2006
Frankenstadion, Nuremberg


Le football est aussi une affaire de violence, de coup bas, de fautes de petites putes ou de vengeance à chaud. Le foot est méchant, vicieux et on a le droit et on doit aussi l'aimer comme ça. Tout cela tient dans ce Portugal-Pays, un match que les bonnes âmes rangent dans ceux à oublier, à ne surtout pas montrer aux enfants avec ses 16 cartons jaunes et ses quatre expulsions. Connerie. Portugal-Pays-Bas n'est que plaisir. Plaisir de voir Deco péter un plomb et se jeter les deux pieds en avant sur Heitinga coupable de lui pas avoir rendu le ballon. Plaisir de voir Boulahrouz tel qu'on l'aime : affreux, sale et méchant. Plaisir de voir les Portugais donner une leçon de défense en infériorité numérique, plaisir de voir Maniche planter un cachou, plaisir de voir Robben avec des cheveux, Van Persie encore con comme un balais et 18 survivants qui ne se claquent pas la bise à la fin. Un match de bonhommes, un vrai.

88. Angleterre - Argentine - (2-2, 4 t.a.b. 3)

Huitème de finale de Coupe du monde – 30 juin 1998
Stade Geoffroy-Guichard, Saint-Étienne


Il y eut plus de choses dans ce match-là. L'incroyable raid du jeune Michael Owen. La splendide et si intelligente égalisation de Zanetti. Le courage anglais. La grinta argentine. Et cette malédiction aux tirs au but qui renvoya une fois encore l'Angleterre chez elle, où elle avait déjà perdu deux ans plus tôt aux tirs au but son Euro... Mais, dans ce match fou, il y eut surtout l'expulsion de Beckham. Pour un coup de pied anodin à l'encontre de ce merveilleux acteur, Diego Simeone, qui venait de la rudoyer. Ce soir-là, Beckham quitte la pelouse de Geoffroy-Guichard en larmes. Et change de vie. Considéré comme un traitre à la nation par tout le pays, pendu à tous les lampadaires, brancardé en unes de tous les journaux, il fuit plusieurs semaines à New York. Se construit. S'endurcit. Il revient prêt à tout encaisser. Le mors aux dents. Le playboy, léger, people, gominé, futile, est devenu un homme. Un mâle. Victoria, désormais, mordra le cousin...

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87. Real MadridFC Barcelone (0-1)

Finale de la coupe du Generalisimo - 11 juillet 1968
Bernabéu, Madrid


11 juillet 1968. Le Barça affronte le Real Madrid au Bernabéu en finale de la coupe du Generalisimo (Coupe d'Espagne). Les Catalans, 2e de Liga derrière leurs éternels ennemis, veulent à tout prix gâcher la fête aux Merengues, à leurs socios et au général Franco, présent pour l'occasion. Bien que la mission soit compliquée, le Barça a fait des pieds et des mains pour que l'arbitre Antonio Rigo officie en finale. À l'époque, les clubs espagnols peuvent choisir librement l'arbitre qui leur convient et Rigo a donné entière satisfaction en Liga puisqu'il a arbitré les Catalans à treize reprises, pour autant de victoires. La finale bascule avec un CSC du défenseur madrilène Zunzunegui à la 6e minute de jeu. Les Merengues passeront tout le match à pilonner la surface blaugrana pour revenir au score. Ce soir-là, les Merengues auraient pu bénéficier de trois ou quatre penalties si Rigo n'avait pas fermé les yeux. Les décisions arbitrales défavorables aux Madrilènes embrasent le Bernabéu. Fou de rage, le public commence alors à jeter des bouteilles de verre sur la pelouse. Le Barça finit par gagner Le « Clásico de las botellas  » . Franco et le Real Madrid sont ridiculisés. Les bouteilles en verre interdites à jamais. Et Antonio Rigo finit ses jours dans un joli chalet offert par le Barça pour bons services rendus.

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86. OM – Montpellier (5-4)

Championnat de France – 22 août 1998
Stade Vélodrome


« Personne n'a compris ce qui s'est passé ce soir-là, nous les premiers. Déjà, rentrer aux vestiaires à la pause au Vélodrome avec quatre buts d'avance, face à cette équipe, ça relevait de l'impossible. Mais se faire rattraper et devancer en moins de trente minutes, on entrait dans l'irrationnel  » , se souvient Jean-Christophe Rouvière, le Montpelliérain, âgé de 24 ans au moment des faits, se confiant dans nos colonnes en janvier dernier. Il faut dire que ce match est complètement fou. Montpellier mène 4-0 à la pause. Sans forcer. Doublé de Bakayoko, un pion de Sauzée et un autre de Robert. C'est propre. Sauf que l'OM de Rolland Courbis va réaliser une dernière demi-heure de martien. Florian Maurice réduit le score à l'heure de jeu. Les Olympiens ont encore 3 buts de retard. Pas grave. Dugarry (doublé en sortant du banc), Roy et un penalty de Laurent Blanc à la 90e scellent le miracle devant un Vélodrome en furie. Deux périodes diamétralement opposées et un match qui laisse une trace dans l'histoire de la Ligue 1. Fou.

85. Real Madrid - Entracht Francfort (7-3)

Finale de la Coupe d'Europe des clubs champions - 13 mai 1960
Hampden Park, Glasgow


Dominguez, Marquitos, Santamaría, Pachín, Vida, Zárraga, Canario, Del Sol, Di Stéfano, Puskás et Gento sont immortels depuis le 16 mai 1960. Cette finale de Coupe d'Europe est inscrite dans la mémoire collective madrilène parce qu'elle se déroule dans le plus grand stade d'Europe de l'époque (Hampden Park, Glasgow, 130 000 personnes), parce que les Allemands marquent les premiers, parce que seulement deux joueurs ont marqué 7 buts (3 pour Di Stéfano, 4 pour Puskás), parce qu'en plus, le Real frappe trois fois les poteaux, parce que tous les ans, à la télévision anglaise, le match est diffusé au moment de Noël, parce que c'est la cinquième Coupe d'Europe d'affilée du Real, parce qu'un match comme celui-là est un morceau d'inconscient collectif. Il n'y aura jamais plus belle finale.

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84. Steaua Bucarest-Barcelone (0-0, 2-0 aux tirs ou but)

Finale de la Coupe d'Europe des clubs champions – 7 mai 1986
Estadio Ramón Sánchez Pizjuán, Séville.


Vingt-cinq ans après sa première finale de Coupe d'Europe des clubs champions, perdue face à Benfica, le FC Barcelone retrouve enfin l'occasion de remporter le plus prestigieux des trophées européens. Et de l'avis de tous, l'affaire est entendue. Son adversaire, le Steaua Bucarest, tenant déjà son exploit en participant à la finale au stade Sanchez-Pizjuán de Séville. Sauf que les buts du champion de Roumanie sont gardés par le sosie de Kenny Powers, Helmuth Duckadam. Associé à Miodrag Belodedici, qui coordonne la défense de l'équipe mise en place par Emerich Jenei, le moustachu parvient à garder ses buts inviolés pendant les deux heures qui mènent les équipes aux tirs au but. Une épreuve qui ne lui fait pas peur. Les Blaugrana Alexanko, Pedraza, Pichi Alonso et Marcos ont beau tous cadrer leur tentative, Duckadam se trouve à chaque fois sur la trajectoire de leurs frappes. Parce que du héros de Eastbound & Down, le portier du Steaua n'a pas que la moustache et la coupe mulet. Il partage également sa devise : « You're out, I'm in  » . Le premier sacre du Barça dans la compétition reine attendra 1992. En attendant, les Roumains offrent à l'Europe de l'Est son premier sacre européen, quinze jours après l'explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl. Dont le nuage radioactif, contrairement au Steaua, n'a pas réussi à passer les frontières du bloc communiste. Ouf.

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83. Palmeiras – Boca Juniors (0-0, 4-2 aux pénos)

Finale de la Copa Libertadores – 21 juin 2000
Stadio do Morumbi, Sao Paolo


Deux stades mythiques. La Bombonera et le Morumbi. Deux coachs références qui ont déjà levé la coupe avec d'autres écuries (Vélez et Grêmio). Carlos Bianchi et Luiz Felipe Scolari. Et deux belles équipes au même niveau. Ces finales de Copa Libertadores 2000 font partie des plus disputées et relevées que l'Amérique du Sud ait connues. Du Ibarra, Samuel et Riquelme d'un côté. Du César Sampaio, Alex (l'ancien du Fenerbahçe) et Asprilla de l'autre. 2-2 à l'aller, à Buenos Aires. 0-0 au retour, à São Paolo. Le tout se termine donc aux tirs au but, et ce sont ceux de Boca qui l'emportent, devant 70 000 Brésiliens en larmes. Un duel passionnant qui se répétera un an plus tard, en demi-finales. Toujours aux pénos. Toujours avec la victoire xeneize au bout du suspense. Le début de l'ère Boca Juniors sur le continent (4 Libertadores en 7 ans).

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82. InterLazio (3-0)

Finale de Coupe de l'UEFA, 06/05/1998
Parc des Princes


« Je n'ai jamais vu un joueur aussi fort sur un match que Ronaldo lors de cette finale de Coupe UEFA. » L'affirmation est signée Alessandro Nesta qui, ce soir-là, était au marquage du Fenomeno, et a pris un véritable bouillon, ce qui n'a pas dû lui arriver beaucoup de fois dans sa carrière. C'est pourtant vrai. Le 6 mai 1998, au Parc des Princes, Ronaldo était juste sur une autre planète. Imprenable, intouchable, irrattrapable. Avec lui, mais aussi avec un immense Zamorano et un déjà présent Javier Zanetti, l'Inter s'impose 3-0 en finale de Coupe UEFA contre une Lazio qui, quelques semaines auparavant, avait pourtant terrassé les Nerazzurri sur ce même score de 3-0, lors d'un match de Serie A. Dommage pour eux : 15 ans plus tard, l'histoire ne retient que le triomphe de l'Inter. Et la performance d'extra-terrestre du plus beau Ronaldo jamais vu.

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81. Olympique de Pantin - FC Lyon (3-0)

Finale de la Coupe de France - 5 mai 1918
Stade de la Rue Olivier-de-Serres Paris


La première finale de la Coupe de France se déroule en pleine guerre mondiale, et avant même la création de la FFF dont elle anticipe la naissance. C'est quasiment un acte de foi, une œuvre d'unité nationale de tous les footballeurs (cathos, laïques, amateurs, pros,..) au nom de l'amour de la patrie, à laquelle beaucoup sacrifieront leur vie, dont un certain Charles Simon qui donnera son au trophée. En attendant, signe des temps, c'est un modeste club de la banlieue nord industrieuse, Pantin, effort de guerre oblige, qui l'emporte sur la bourgeoise et fort éloignée du front, Lyon (mais le FC).

À lire : la suite du top 100 des matchs de légende

Par la rédaction So Foot
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