1. // Les 100 matchs qui définissent le foot

Top 100 : les matchs de légende (80-71)

Après les joueurs, les buts, les coachs, voici les matchs. Des vieux, des récents, des grands, des beaux, des laids, des reportés, des remontés, des inoubliables, des plus ou moins oubliables, des légendaires, des exotiques : 100 matchs pour autant d'histoires qui racontent le foot.

Modififié

80. Chili – URSS (2-0)

Barrage retour de qualification pour la Coupe du monde 1974 - 21 novembre 1973.
Estadio Nacional de Santiago (Chili)


Estadio Nacional. Dès le lendemain du coup d'État du 11 septembre 1973, le monde entier sait que la junte parque tous ses opposants à l'Estadio. Ils seront presque 12 000 à être retenus prisonniers dans l'enceinte même où l'année d'avant le grand poète et écrivain chilien Pablo Neruda y avait célébré son Prix Nobel de littérature. Sous les tribunes de l'Estadio, au sous-sol et même dans les vestiaires, c'est l'horreur : viols, interrogatoires, séquestrations, meurtres, tortures, disparitions. Le grand dramaturge, poète et chanteur Victor Jara transitera par l'Estadio avant de mourir assassiné. (…) Une rencontre de foot est programmée à l'Estadio Nacional le 21 novembre 1973. C'est le match retour de barrage Chili-URSS qualificatif à la Coupe du monde 74 en RFA… Après avoir éliminé le Pérou en avril-mai 1973 (0-2, 2-0), puis le 5 août en match d'appui à Montevideo (2-1), la Roja (la sélection du Chili) doit en découdre avec la zone Europe qui lui oppose l'URSS. Le match aller est fixé le 26 septembre à Moscou, soit 15 jours seulement après le putsch… Sur le terrain, la solidarité chilienne neutralisera la Russie de Lobanovski et de Blokhine, vice-championne d'Europe 72 (0-0). Il faut jouer le match retour. À l'Estadio Nacional, comme il est prévu. Mais l'URSS ne veut pas jouer dans ce stade-là par principe, car c'est un camp de prisonniers politiques. L'Union soviétique fait alors la proposition de jouer dans un autre stade, neutre. Elle propose le stade d'Arica, au nord du Chili, à la frontière du Pérou. Au Mundial de 1962 au Chili, la sélection chilienne y avait joué contre l'URSS et l'y avait éliminée. Les Russes connaissaient donc déjà le stade. Mais la Fédération chilienne n'accepte pas : « Ou vous jouez au stade de Santiago du Chili, ou pas du tout ! » Le jour du match, l'équipe d'URSS ne se présente pas…

Le 21 novembre 1973, il fait grand soleil quand les onze joueurs chiliens pénètrent sur la pelouse de l'Estadio. Après avoir salué le maigre public, ils jouent l'engagement au coup de sifflet de l'arbitre face à un adversaire inexistant ! Ils se passent le ballon en progressant vers la surface adverse et, arrivé aux 6 mètres, le ballon échoit au capitaine Francisco « Chamaco » Valdés Munoz qui le catapulte dans le but vide… L'immense panneau d'affichage prend acte : Copa del Mundo FIFA 74… Sélec. de Chili 1… Sélec. U. Sovietica 0. Au départ, le stade n'était pas « disponible » pour l'organisation de ce match retour, mais les autorités sportives chiliennes avaient promis à la FIFA qu'il le serait pour le 21 novembre. La FIFA accepta à condition d'envoyer d'abord une délégation dédiée. Le Suisse Helmut Käser et Abilio d'Almeida, à la tête de la mission, rendirent un rapport positivement rassurant de Santiago ville : « Nous avons trouvé que le cours de la vie était normal, il y avait beaucoup de voitures et de piétons, les gens avaient l'air heureux et les magasins étaient ouverts…  » Le rapport FIFA décrit le Stade national comme un simple « centre d'orientation  » (sic) destiné à vérifier l'identité de certains opposants politiques présumés. La FIFA câble alors la Fédération soviétique, lui garantissant la faisabilité du match à Santiago. La fédé russe refusa le déplacement à l'Estadio, tout en demandant expressément qu'on délocalise le match dans un pays tiers, en Amérique du Sud. C'est sur une fin de non-recevoir de la FIFA et de la Fédération chilienne que la date du match fut maintenue au 21 novembre. Dans l'enceinte sportive débarrassée de tous les prisonniers politiques et de toutes traces sinistrement accusatrices. Le Chili avait également exigé une indemnisation de 300 000 dollars de la part de l'URSS si son équipe ne se présentait pas, afin de rembourser les coûts de préparation du match ainsi que le manque à gagner de billets devenus invendables... Suivant les directives réglementaires de la FIFA, le onze chilien devait rester le temps d'un match de 90 minutes sous le contrôle d'un arbitre agréé. Le score minimum de 1-0 était nécessaire à valider la qualif chilienne au Mondial : Francisco Valdés Munoz s'en chargea. Aujourd'hui, le site officiel de la FIFA affiche pourtant le score de 2 à 0 pour le Chili…

Le match a duré exactement 28 secondes. «  Mais qu'est-ce qui s'est passé dans la tête des dirigeants de la FIFA ? Faire jouer ce match à l'Estadio ?! C'était le show le plus débile, le plus stupide qui soit… Et j'ai été acteur de ce show ! » , s'insurge aujourd'hui encore Carlos Caszely dans le documentaire Les Rebelles du Foot (de Gilles Perez et Gilles Rof, 2012). L'ancien n° 9 de la Roja rapporte aussi le témoignage de l'écrivain chilien Carlos Pezoa Véliz : « Ce jour-là, j'étais au stade. Il y avait 30 000 personnes, sauf dans un virage. C'est devant ce virage vide que les joueurs chiliens sont venus "célébrer" leur but. Personne ne comprenait pourquoi… » « Moi et cet écrivain, on savait à qui on avait dédié ce but. C'était comme pour saluer "ceux qui auraient dû être là". Nous savions que ce but leur était dédié. » Le Chili est qualifié. Augusto Pinochet recevra alors la sélection à la Moneda. Carlos Caszely refusera de serrer la main du dictateur à lunettes noires.
(Tiré de Football et politique, livre de Chérif Ghemmour, aux Editions Hugo & Cie – 2012)

Vidéo

79. RFA-Algérie (1-2)

Premier tour de Coupe du monde – 16 juin 1982
Stade El Moninon de Gijón


Si, si ! C'est vrai : certains joueurs allemands ont bien proféré des insanités avant d'affronter l'Algérie. Du genre, « je dédicacerai notre 7e but à mon fils » … Pour le reste, cherchez pas : l'Algérie était supérieure à la RFA. Même rejoué quelques semaines après, le match n'aurait pas tourné en défaveur des Fennecs. Parce que, déjà, cet été, les Allemands étaient cramés en arrivant en Espagne. Rümmenigge était blessé, quasi out… Et puis surtout, cette Algérie 82 demeure l'une des plus belles équipes de l'histoire de la Coupe du monde. Les matchs pré-Mundial contre d'autres sélections ou des clubs (Real, Benfica) avaient attesté de la montée en puissance d'une équipe bien décidée à « faire un coup » en Espagne. Une classe phénoménale individuelle et collective, un jeu systématiquement tourné vers l'avant, une circulation de balle joliment maîtrisée : tout concourait à une demi-surprise, au moins… L'immense Rachid Mekhloufi, co-entraîneur avec M. Khalef, avait inspiré cette « algerian touch » et ce tourbillon offensif. Les attaquants Dahleb, Assad et Belloumi, Madjer (buteurs) estourbirent donc une pauvre Mannschaft. L'Allemagne mesquine se vengera de l'Algérie en jouant à la passe à 10 avec l'Autriche (1-0)…

Vidéo

78. NantesJuventus (3-2)

Demi-finale de Ligue des champions, 16 avril 1996
Stade de la Beaujoire


Les trois dernières grandes décennies du Football Club de Nantes ont été marquées par de mythiques duels ligéro-transalpins. Par deux fois, les Canaris se font sortir par l'Inter Milan dans les années 80, en Coupe des clubs champions 81 puis en quarts de finale de l'UEFA 86, malgré un 3-3 au retour. Le FCNA époque Denoueix a plus de succès en 2001 et s'impose 3-1 sur le terrain de la Lazio grâce notamment à une inédite chevauchée victorieuse de Sylvain Armand, qui n'empêchera pas son coach de se faire virer comme un malpropre quelques mois seulement après le titre de champion. Mais le match qui aurait pu faire basculer les Nantais du statut de frisson national à celui de frisson continental, c'est cette demi-finale de Champions 96 face à une Juventus qui, non contente d'être dotée d'un Gianluca Vialli en feu, avait profité d'une expulsion douteuse de Carotti avant la pause pour remporter l'aller 2-0. Preuve qu'un Nantes à 11 contre 11 était capable de bousculer la Vieille Dame, le retour est remporté par les locaux à la Beaujoire (3-2). Avec des buts d'Eddy Capron et Franck Renou. Rien que pour ça, ils méritaient leur finale.

77. Auxerre-Dortmund (2-0, 5-6 aux tab)

Demi-finale retour de Coupe de l'UEFA, 20 avril 1993
Stade Abbé-Deschamps


Le temps qui passe endommage les mémoires. Un phénomène qui fait qu'on associe souvent Auxerre-Dortmund au retourné acrobatique refusé à Lilian Laslandes, qui a en fait eu lieu quatre ans plus tard, en quart de finale de Champions. Non, quand on parle d'Auxerre-Dortmund, on parle du vrai, celui de 1993, quand l'attaquant rouquin n'était qu'un joker et était surnommé «  la chèvre » ou «  Lalandes  » . Car il s'en est fallu d'un cheveu pour que l'Abbé-Deschamps n'accueille une finale de Coupe d'Europe – celle de l'UEFA se disputait à l'époque en aller-retour. Après avoir fait tomber le tenant du titre, l'Ajax, au tour précédent, les hommes de Guy Roux sont retombés de leur nuage en s'inclinant 2-0 dans la Ruhr. Mais ils livrèrent quinze jours plus tard un match fantastique au cours duquel les Allemands, poussés en prolongation, puis aux tirs par Martins et Verlaat, durent en toute logique en prendre cinq. Charbonnier, qui avait sorti un penalty à l'aller, s'incline cette fois six fois sur six lors de la séance fatidique. Stephen Klos, seulement cinq. Pendant que les Allemands, vainqueurs comme toujours, se congratulent, Stéphane Mahé, en larmes, symbolise la cruauté du football, à une époque où la cicatrice de Séville 82 n'était pas encore totalement refermée et où la célèbre phrase de Gary Lineker était on ne peut plus d'actualité... Et puis cette occasion de Cocard.

76. Boca Juniors - Real Madrid (2-1)

Coupe intercontinentale, 28 novembre 2000
Tokyo National Stadium


Au tout début du siècle, Boca marchait sur l'Amérique latine. À cette époque, les clubs argentins ne se faisaient pas piller aussi tôt, les effectifs se maintenaient sur plusieurs années, et Carlos Bianchi possédaient donc une équipe capable de rivaliser avec les grands d'Europe, chose impensable aujourd'hui. Ce 28 novembre, à Tokyo, c'est le Real Madrid de Del Bosque, champion d'Europe à Paris, qui se présente face au xeneize. Au bout de six minutes, Boca mène 2 à 0 grâce à l'efficacité de Palermo et au génie du jeune Riquelme, qui emmerdera comme rarement on l'a emmerdé Claude Makelele et éclipsera tout au long de la partie Luís Figo, le numéro 10 d'en face. Treize ans plus tard, Bianchi et Riquelme mènent toujours Boca. Mais ne jouent plus dans la cour du Real Madrid.

Vidéo

75. AllemagneRépublique tchèque (2-1)

Finale du championnat d'Europe, 30 juin 1996
Stade de Wembley


Expérimentée en 1993 lors d'un championnat du monde junior, la règle du but en or est adoptée pour la première fois en compétition professionnelle en 1996, à l'occasion du championnat d'Europe anglais. Le principe : en cas de prolongation, l'équipe qui marque l'emporte et met fin à la rencontre. Cette nouveauté, il faudra attendre la finale pour la voir à l'œuvre, malgré toute la bonne volonté des équipes engagées (cinq rencontres à élimination directe sur sept atteignent la prolongation). À égalité 1-1, Oliver Bierhoff ayant répondu à l'ouverture du score de Patrik Berger sur penalty, Allemands et Tchèques n'ont entamé la fameuse prolongation que depuis cinq minutes lorsqu'Oli, sur le banc au coup d'envoi, décide d'y aller de son doublé en trompant Petr Kouba du gauche. Fin de la rencontre, Allemagne championne d'Europe, Smicer, Poborsky, Nedvěd et les Tchèques en larmes. Ce scénario, la France va vite apprendre à le connaître. En le rééditant en 1998 face au Paraguay et en 2000 face à l'Italie, les Bleus s'imposent comme les rois de l'exercice abandonné en 2004 par la FIFA. Au moment où Bierhoff annonçait sa retraite.

Vidéo

74. SuisseAllemagne (4-2)

Huitième de finale de la Coupe du monde, 9 juin 1938
Parc des Princes


1938. L'Allemagne vient de bouffer la petite Autriche. Seul hic, la Wunderteam écrase sans conteste la Mannschaft par le talent et comme favorite de la future Coupe du monde. Résultat, une fusion artificielle et stérile des deux formations (sauf évidemment pour le « juif » Matthias Sindelar), qui devait offrir au Reich la possibilité de succéder à l'Italie de Mussolini. Pourtant sur son chemin va se dresser une humble équipe suisse. Après un premier match nul (pas de tir au but), les Helvètes douchent au retour les rêves footballistiques du Reich millénaire. Pour se faire pardonner, ils accepteront de planquer leur argent pendant la guerre.

Difficile, voire impossible de trouver une vidéo de ce match, on vous offre donc à la place un clip de ce bon vieux Stephan Eicher

Vidéo

73. Brésil - Chili (2-0)

Match de qualification pour la Coupe du monde, 3 septembre 1989
Maracanã


Le Chili affronte le Brésil à Rio de Janeiro dans un match de qualification décisif pour le mondial 90. Si elle veut voir l'Italie, la Roja doit absolument l'emporter. L'affaire se gâte sérieusement lorsque Careca enflamme le Maracanã à la 49e minute. Le gardien chilien Roberto Rojas, surnommé « le Condor » , décide alors de mettre son plan B à exécution. Il profite d'un fumigène lancé des tribunes pour s'écrouler et sortir un rasoir dissimulé dans ses gants pour s'ouvrir l'arcade. Personne n'a rien vu, mais le condor est en sang. Les Chiliens décident d'arrêter le match dans l'espoir que la FIFA leur concède une victoire sur tapis vert. Problème : les caméras ont tout filmé et la supercherie est découverte. Le Chili est éliminé et suspendu des qualifs pour le mondial 94. Rojas, lui, est suspendu à vie. Un épisode dont le Condor ne s'est jamais vraiment remis : « Je me suis coupé avec un Gilette. Je me suis coupé ma dignité. Ma femme, mes enfants et mes amis ne m'ont jamais pardonné mon geste. Si j'avais été argentin, brésilien ou uruguayen, je n'aurais pas eu une telle suspension, mais comme je suis chilien, on ne m'a jamais donné l'occasion de m'expliquer sur mon acte. Ça m'a pourri la vie. » Comment dit-on la perfection au masculin ?

Vidéo

72. Portugal - Angleterre (2-2, 6-5 aux tab)

Quarts de finale de l'Euro, 24 juin 2004
Estádio da Luz


C'est l'histoire qui fabrique les héros. Et parfois, l'histoire aime bien déconner. A priori, Ricardo n'a ni l'étoffe ni le CV d'un sauveur de toute une nation. C'était avant ce 24 juin 2004, cette nuit qui va faire de lui à jamais : « Le gardien sans gants » . Ce quart de finale de son « Euro » , le Portugal pense bien l'avoir gagné sur une chevauchée princière de Rui Costa en prolongation. Mais Karma a d'autres plans. Lampard envoie les deux formations aux tirs au but où Rui Costa rate le sien. Une panenka folle de Hélder Postiga plus tard, Ricardo a une illumination : cette séance, il va la gagner à mains nues. Il détourne ainsi la tentative de Vassel en bon ancien gardien de handball qu'il est. Puis, il s'empare du ballon et fusille David James. Deux ans plus tard, Ricardo détournera trois tirs au but anglais en 8es de finale de Coupe du monde, mais cette fois-ci avec ses gants. Il devait sans doute avoir froid aux mains.

Vidéo

71. FC Liverpool – AS Saint-Étienne (3-1)

Quarts de finale retour de Ligue des champions - 16 mars 1977
Stade Anfield Road de Liverpool


Ce match, ce sont les supporters de Liverpool qui en parlent le mieux. Et pas que les anciens… À les écouter, ce quart retour de Coupe des clubs champions contre les Verts demeure encore l'un des sommets les plus glorieux atteints par les Reds en coupes d'Europe. Tout simplement parce qu'en éliminant le grand Saint-Étienne, ils s'étaient ouvert la voie vers leur première victoire en C1 contre M'Gladbach (3-1). Déjà, à l'aller les Mersey Boys avaient été battus 1-0 (Bathenay, 78e) lors d'un match très serré où les Frenchies leur avaient opposé un impact physique et une endurance qui les avaient bluffés… et sauvés aussi ! Car un carton jaune sur le rugueux stoppeur Oswaldo Piazza lui valut d'être suspendu au retour. Or, sans son warrior argentin derrière, Sainté jouait du synthé. À Anfield Kevin Keegan avait rapidement mis les Reds à égalité sur un centre-tir plus vicelard que DSK (1-0, 2e). Sous la houle extraordinaire du kop légendaire, Liverpool allait trucider les Verts fastoche. Sauf que pas du tout ! La bande à Larqué n'était pas dans le carré d'as européen par hasard : quelques occases nettes de Rocheteau ne durent qu'au talent du gardien Clemence pour que Liverpool ne sombre pas. Poussés par les chants magnifiques, les Rouges poussaient. Mais en vain. Et puis, il y eut l'illumination christique à la 50e : la frappe pure de Dominique Bathenay de 35 mètres… Du gauche, forcément… Pleine lucarne : un but partout ! Silence à Anfield... Le foot plus fort que le rock... Dominique bras levés au ciel. Sourire de jeunesse éternelle. Extase muette… Saint-Étienne était qualifié pour les demies et on ne mourrait jamais. Pour une fois, on battait les Anglais en foot et en rock ! Chez eux, en plus ! Mais Lilly Pool n'est pas anglaise : elle est fièrement scouser, ne marche jamais seule et se fout de l'Empire british. Les Reds ré-attaquent la falaise rendue plus friable par l'absence de Piazza en son axe… Boum ! À la 59e, Kennedy plante plein axe, justement : 2-1 ! Mais il manque encore un but pour passer. Ce sera l'œuvre du damné rouquin Fairclough qui ne fera pas grand-chose dans sa carrière hormis poignarder les Verts sur une course folle où il largua Christian Lopez : 3-1 à la 84e ! Les vagues du kop font chavirer Anfield : les Reds joueront les demies. Ce fut le chant du cygne des Verts : plus jamais ils ne parvinrent à ce niveau à ce stade hyper compétitif, même avec Platoche ! Le peuple de Liverpool louera éternellement l'exploit des siens, mais aussi la bravoure des « Greens » . Il rendra hommage à Christian Lopez qui, chevaleresque, ne faucha pas Fairclough parti planter le but de la qualif. Liverpool admirera ouvertement les deux Frenchies stylés et sexy, Rocheteau et Bathenay. Liverpool adoubera un vaincu qui lui ressemble beaucoup : classieux et prolo sur le terrain, et avec son public de Geoffroy-Guichard aussi popu et fidèle que celui d'Anfield. Et puis le foot anglais ignore le maillot vert… C'est donc un repère visuel incrusté dans la mémoire des couleurs du peuple liverpuldien. Enfin Liverpool rendra grâce à Saint-Étienne pour lui avoir fait connaître le vrai grand frisson européen qui lui fit passer de l'abîme de désespoir au soleil nocturne de la victoire. Dans le vieil Anfield Road bourré à la gueule de 60 000 gueules. Car durant les 180 minutes que dura le double affrontement contre les Verts, les Reds ne furent vraiment qualifiés que pendant 6 minutes ! Les 6 minutes de bonheur ultimes qui s'écoulèrent entre le but de Fairclough et la fin du match… Liverpool n'a jamais oublié ces glorieuses six minutes.

Vidéo

À lire : la suite du top 100 des matchs de légende

Par la rédaction So Foot
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Et Clemence qui joue un quart de final de Champion's sans gant on en parle ?
L'anecdote de Brésil Chili je la découvre. Elle est incroyable!! Merci so foot! A quand un livre; un numéro spécial avec des interviews ou autre.

Joyeux Noël à tous
Ça a déjà beaucoup été dit mais ce top 100 est, et va être magnifique.

Par contre vous vous êtes trompés: c'est un clip de Roger Federer en début de carrière époque cheveux longs que vous avez glissé en n°74!
Soulcialist Niveau : Loisir
Je me souviens du super match retour du FCN en 96. De la à le placer en match de légende...
Ils auraient fallu qu'ils gagnent 5-2 pour passer et de mon souvenir de gamin on avait jamais eu la sensation que l'exploit était possible.

Bon, il fallait bien faire plaisir au patron et placer un match de son club favori, hein.
Cela dit, je suis sur que d'autres matchs de Nantes ont eu un côté plus légendaire (et qui par la même occasion "définissent le foot". Mention spéciale au jeu à la nantaise).
cerveau-gauche Niveau : Loisir
Ah cet Algérie-RFA de 82, les vieux de Belleville m'en parlent encore...
Saleté d'italiens putain*...

(Le but d'Armand, je peux pas m'en remettre, chaque fois que je le vois)
Message posté par cerveau-gauche
Ah cet Algérie-RFA de 82, les vieux de Belleville m'en parlent encore...


Perso je l'ai entendu de la bouche de personnes de tout âge ! avec ce complot Allemano-autrichien qu'on a apprit à detester ..
nononoway Niveau : CFA
Note : 2
Ce match avec Ricardo qui enlève ses gants, arrête le peno, demande de tirer le dernier et le met, c'était magnifique. Avec Beckham, LA star qui tire premier et foire, évidemment. C'est beau le foot.

J'ai jamais compris ceux qui veulent une alternative aux penos... Quand une prolongation commence, je n'attends que ça, ces foutues 30 minutes de purge où tout le monde est crevé avant le face-à-face des essouflés.

J'ai toujours eu cette idée un peu farfelue de nouvelles règles pour les pénos :

- Toss pour qui tire en premier
- Chaque coach (et/ou capitaine) choisit le tireur de l'autre équipe

Ce serait dingue d'intensité, les discussions entre le coach et le capitaine, l'accord sur la cible, le bras tendu pour désigner le tireur de l'autre équipe... Profiter de la faiblesse technique d'un joueur ou de la méforme affichée d'un des cracks. Ça pourrait être sympa !

Message posté par nononoway
Ce match avec Ricardo qui enlève ses gants, arrête le peno, demande de tirer le dernier et le met, c'était magnifique. Avec Beckham, LA star qui tire premier et foire, évidemment. C'est beau le foot.

J'ai jamais compris ceux qui veulent une alternative aux penos... Quand une prolongation commence, je n'attends que ça, ces foutues 30 minutes de purge où tout le monde est crevé avant le face-à-face des essouflés.

J'ai toujours eu cette idée un peu farfelue de nouvelles règles pour les pénos :

- Toss pour qui tire en premier
- Chaque coach (et/ou capitaine) choisit le tireur de l'autre équipe

Ce serait dingue d'intensité, les discussions entre le coach et le capitaine, l'accord sur la cible, le bras tendu pour désigner le tireur de l'autre équipe... Profiter de la faiblesse technique d'un joueur ou de la méforme affichée d'un des cracks. Ça pourrait être sympa !



Sympa ton idée , mais au fond destructrice moralement pour les joueurs désignés , et peut engendrer des incidents diplomatiques entre les 2 pays
Salut à tous, je vous souhaite de très bonnes fêtes.
Pour en revenir aux matches de légende, en tant que sup de la sélection das Quinas ce match face à l'Angleterre en 2004 est évidemment à classer dans ce top. Nonoway a tout dit. Juste mémorable...

Et si je devais choisir un autre match, c'est le quart de final entre ManU et le Réal en 2003 avec un énorme Ronaldo, un Beck's remplaçant et qui fait une entrée fracassante, le début de la fin pour Bartez.

Dites vos matches références même si il y'a largement le temps d'en discuter.

Et pour le n°1, je parie un resto avec tous les adhérents de So Foot que ce sera un fameux match qui s'est déroulé dans une soirée chaude du coté de l'Andalousie en 1982...
Message posté par Rhabcp


Perso je l'ai entendu de la bouche de personnes de tout âge ! avec ce complot Allemano-autrichien qu'on a apprit à detester ..


+1. A chaque réunion de famille si ça parle un peu de foot (et avec le PSG actuel ça parle BEAUCOUP de foot) ça dérive immanquablement sur cette équipe, les mecs vivement à peine dans le passé :D
Liverpool-Saint-Étienne... l'espoir après le but de Bathenay (mon avatar). Le génie de Keegan. Et ma naïveté de gamin de 12 ans qui découvre le foot et croit au coup de sifflet final qu'il y aura les prolongations puisque "les buts à l'extérieur comptent double". Quelle déception! Jamais retrouvé autant d'émotion dans un match (sauf peut-être à Séville 82).
GhjuvanFilippu Niveau : CFA2
Le "we shall not be moved" lors de Liverpool Sainté est juste monstrueux :
http://www.youtube.com/watch?v=R9B26fXTj4c
Bob le Flambeur Niveau : DHR
Si vous voulez voir le match Suisse-Allemagne de 1938 plutôt que le clip de Stephane Eicher, il est là (et en plutôt bonne qualité)...
www.youtube.com/watch?v=sENCbVxzzvQ
[citer id="1069897" auteur="AJG16"]L'anecdote de Brésil Chili je la découvre. Elle est incroyable!! Merci so foot! /citer]

Ils ont pondu un article dessus, l'année dernière : http://www.sofoot.com/la-grande-arnaque … 61320.html

thebiglobanovski Niveau : DHR
Algerie de 82 quelle equipe!!. Ils avaient perdu en quart de finale de la cdm junior de Maradona qques années avant.
Grande figo quel match ce quart aussi bien l'aller que le retour.
Le fameux drible de Redondo. Mince en y pensant j'ai une erection
Cet Auxerre-Dortmund... quel match, quel souvenir, quel intensité... déjà en quart l'AJA avait damé le pion à l'Ajax des jeunes Bergkamp et Overmars (avec Menzo dans les bois certes), le match a été un peu oublié oublié comme souligné, coincé qu'il est entre LE PSG-Real et LE succes marseillais en finale de LdC quelques semaines plus tard, et un peu gommé par la redite avec la fameuse bicyclette de Laslande....

Cette saison 92-93 fut vraiment exceptionelle en coupe d'Europe!
Visiblement, Sepp Blatter était déjà président de la FIFA quand l'URSS a refusé d'aller jouer au Chili.
Quelle mascarade ce Chili-URSS, pour le coup les Soviétiques ont eu une réaction digne, la seule possible. Dans les années 70 entre le Chili et l'URSS, il est clair que le pays violant le plus les droits de l'homme était celui de Pinochet...
Ce Boca - Real, quel souvenir! Roman absolument divin dans le jeu, s'amusant façon argentine avec la semelle de tout le milieu madrilène. L'autre héros du match aurait bien pu être R.Carlos, manque de réussite mais qu'est-ce qu'il leur avait mis sur son côté gauche.
Des finales intercontinentales dignes de ce nom, rien à voir avec aujourd'hui.
Hier à 22:52 Le triplé de Valère Germain 10 Hier à 21:12 La boulette de la gardienne portugaise 12
Hier à 20:09 Bob Bradley va revenir en MLS à Los Angeles FC Hier à 11:03 Leroy Sané se tatoue son portrait dans le dos 101
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
mercredi 26 juillet Le Dynamo Kiev et Astana rigolent, Ludogorets et le Celtic font la moue 26 mercredi 26 juillet Les supporters niçois déjà bouillants 2
mercredi 26 juillet Un joueur quitte son club à cause de la croix catholique sur l'écusson 127 mercredi 26 juillet Siniša Mihajlović enquille les lucarnes à l'entraînement 19 mercredi 26 juillet Les fans de San Lorenzo reprennent Despacito (via Brut Sport) mardi 25 juillet Ederson atteint d'un cancer des testicules 67 mardi 25 juillet Marca annonce un accord pour Mbappé au Real Madrid 163 mardi 25 juillet Droit de réponse "Mistral Gagnant" 33 mardi 25 juillet La praline de Castillo au Mexique 4 lundi 24 juillet Reading présente ses maillots en réalité virtuelle lundi 24 juillet Entraînement arrêté à Leipzig après un pétage de plomb de Keïta 53 lundi 24 juillet Le maire de Mont-de-Marsan mange un rat à cause du PSG 26 lundi 24 juillet Quand des joueurs s'essaient aux glissades à plat ventre 6 lundi 24 juillet Ronald McDonald donne le coup d'envoi de Real-MU 28 lundi 24 juillet Ronaldinho régale au beach soccer 16 dimanche 23 juillet Benjamin Bourigeaud se la joue comme Beckham 7 dimanche 23 juillet Neymar claque un doublé contre la Juve 33 samedi 22 juillet Ménez accusé d'avoir dissimulé sa pubalgie 33 samedi 22 juillet Le fils de Pelé retourne en prison 8 samedi 22 juillet La mine de Batshuayi qui assomme Arsenal 25 samedi 22 juillet Le beau geste de Boateng pour Nouri 11 samedi 22 juillet Lama répond aux critiques sur la sélection guyanaise 15 vendredi 21 juillet Un joueur de MLS prend un amende à cause de ses chaussettes 11 vendredi 21 juillet Manchester City passe au foot US 12 vendredi 21 juillet La CAN se jouera l'été et à 24 équipes 75 jeudi 20 juillet Zabaleta claque une grosse volée pour accueillir Joe Hart 3 jeudi 20 juillet La théorie qui dit que Neymar va signer au PSG (via BRUT SPORT) jeudi 20 juillet Une remontée historique des Seattle Sounders 20 mercredi 19 juillet Les Brésiliens du PSG (via BRUT SPORT) mercredi 19 juillet La petite gourmandise de Callejón 4 mercredi 19 juillet Un but barcelonesque en D4 argentine 11 mardi 18 juillet Un supporter argentin dégomme un drone 18 mardi 18 juillet Utaka débarque à Sedan ! 19 mardi 18 juillet La Norvège, prochaine étape de Diego Forlán ? 11 mardi 18 juillet Un champion du monde 2006 recherche un club sur LinkedIn 41 lundi 17 juillet Lass officiellement à Al-Jazira 40 lundi 17 juillet Un tatouage de Lacazette sur le cul d'un fan d'Arsenal 44 lundi 17 juillet Les énormes fumigènes du Lech Poznań 11 lundi 17 juillet Michu arrête sa carrière 14 lundi 17 juillet Diego Costa parade avec un maillot de l'Atlético 13 dimanche 16 juillet Marco Simone nouvel entraîneur du Club africain 7 dimanche 16 juillet La mine de Pato avec le Tianjin Quanjian 5 dimanche 16 juillet David Bellion au Festival d'Avignon 15 dimanche 16 juillet Le lapsus embarrassant de Biglia 17 dimanche 16 juillet Gold Cup : La Martinique quasiment éliminée 2 samedi 15 juillet La famille Ajax affiche son soutien à Nouri 7 samedi 15 juillet Éric Abidal flambe dans un tournoi de foot à six 13 samedi 15 juillet Ah, au fait, Sneijder est officiellement libre 25 samedi 15 juillet La Guyane éliminée de la Gold Cup 9 vendredi 14 juillet Un match amical à onze contre cent 12 vendredi 14 juillet La Guyane perd sur tapis vert à cause de Malouda 22 vendredi 14 juillet Candela régale avec l'équipe de France de légendes de futsal 14 vendredi 14 juillet Un jour après son transfert, il se prend un lob de 50 mètres jeudi 13 juillet Rooney claque une grosse mine pour son retour 18 jeudi 13 juillet Bolton installe des sièges de luxe dans son stade 16 jeudi 13 juillet Munich 1860 ne jouera plus à l'Allianz Arena 22 jeudi 13 juillet Chuck Blazer est mort 96 mercredi 12 juillet Un club anglais va payer ses joueuses autant que ses joueurs 27 mercredi 12 juillet En direct : la présentation de Dani Alves au PSG (via Brut Sport) 6 mercredi 12 juillet Solomon Nyantakyi accusé de double meurtre 40 mercredi 12 juillet Verratti affiche Trapp 36 mercredi 12 juillet La Guyane prend un point historique ! 41 mardi 11 juillet Malouda titulaire avec la Guyane 4 mardi 11 juillet Quel mercato pour la saison 2017/2018 ? 5 lundi 10 juillet Amavi recalé à la visite médicale 38 lundi 10 juillet Le pétard de Ziri Hammar 2 lundi 10 juillet Un Allemand passe du foot amateur à la D3 anglaise 21 dimanche 9 juillet L'hommage de United à Rooney 17 dimanche 9 juillet Sol Campbell prêt à travailler gratuitement 22 dimanche 9 juillet Un maillot interdit à cause d'une carte du XXe siècle 9 samedi 8 juillet Le coup franc sublime d'Anderlecht 1 vendredi 7 juillet Un cours d'anglais pour annoncer la dernière recrue de Swansea 1 vendredi 7 juillet Les joueurs de Bilbao se rasent le crâne en soutien à Yeray Álvarez 13 vendredi 7 juillet Guy Roux rêve d'aligner Macron 17 vendredi 7 juillet Le programme de la première journée de Ligue 1 31 vendredi 7 juillet Mbappé en tournée à Paris 66