1. // Les 100 matchs qui définissent le foot

Top 100 : les matchs de légende (30-21)

Après les joueurs, les buts, les coachs, voici les matchs. Des vieux, des récents, des grands, des beaux, des laids, des reportés, des remontés, des inoubliables, des plus ou moins oubliables, des légendaires, des oubliés : 100 matchs pour autant d'histoire qui racontent le foot.

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30. Benfica - OM (1-0)

Demi-finale de Coupe d'Europe des clubs champions - 18 avril 1990
Stade de la Luz, Lisbonne


Question casting, la France du football a toujours préféré le rôle de la victime. De Vava découpant le tibia de Jonquet au pauvre Battiston laissé pour mort à Séville par Schumacher, en passant par les poteaux carrés de Glasgow, elle célèbre ses victimes et maudit ses bourreaux. Vata devient cette nouvelle figure du mal ce 18 avril 1990. Un diable angolais sorti du banc pour priver l'OM de sa première finale de C1. Le monde entier a vu le crime de l'attaquant de Benfica. Enfin, il faudra quand même un deuxième ralenti et bien une vingtaine de secondes pour que Jean-Michel Larqué discerne un avant-bras. Racketté comme un primaire par une petite frappe du collège, Bernard Tapie lâche une phrase lourde de sens quand on connaît la suite. « Ce soir, moi, j'ai compris comment faire pour gagner une Coupe d'Europe. » Six mois plus tard, l'OM en passe six aux Polonais du Lech Poznań qui se plaindront d'un jus d'orange trop acide. Le 17 mars 1993, le CSKA Moscou connaît le même tarif. Son entraîneur met cette fois en doute le thé proposé à ses joueurs. Peu de temps après, une transaction de 310 000 dollars sera évoquée avant la victoire contre Bruges via un intermédiaire. Le 26 mai 1993, Marseille et le football français passent dans le camp des vainqueurs. L'OM a appris de ses erreurs, il a appris de cette nuit à la Luz. Il a appris à garder un score, il a appris le réalisme, il a appris à gagner. Il a aussi appris à se préserver avant une finale. Six jours plus tôt, Marseille s'imposait 1-0 à Valenciennes. La France n'allait pas tarder à découvrir que les méchants ne viennent pas forcément d'ailleurs…

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29. France-Brésil (1-0)

Quart de finale de Coupe du monde – 2006
Waldstadion, Francfort


Ce match est celui qui restera comme le plus abouti de Zinedine Zidane. Non pas celui où il fut le plus décisif (finale de Coupe du monde 98, finale de LDC avec le Real contre Leverkusen, entre autres) ou même le meilleur (même si…), mais indéniablement le plus beau. Car Zinedine Zidane, comme le disait l'Avvocato Gianni Agnelli, était effectivement « un joueur plus divertissant qu'utile » . Sauf que l'Avvocato avait oublié une partie de sa plaidoirie. Une partie qui change le tout. Oui, Zidane est plus divertissant qu'utile, sauf qu'il n'est pas simplement divertissant, mais LE plus divertissant car le plus beau à voir jouer. Et dans cet oubli réside la clé pour mieux comprendre Zinedine Zidane. D'abord, il permet de mieux comprendre son ancien club, la Juventus. Le Stile de la Vieille Dame définit sa grandeur, mais également les limites de son contrôle, ou quand sa recherche de l'efficacité fait obstacle à la beauté des uns (Alessandro Del Piero), mais aussi des autres (ici, donc, Zinedine Zidane). Alors qu'il rêvait de demeurer, comme un certain Michel Platini, celui qui lui redonnait le sourire, Zinedine Zidane a été obligé de se quitter une Juve devenue trop méthodique pour lui, et de partir exiler ses talents à Madrid. Un geste d'abandon similaire à ce coup de tête qui l'a protégé de devenir le plus grand joueur de l'histoire. Car au fond, Zinedine ne voulait pas grandir, il voulait simplement rester le plus beau. Comme lors de son chef-d'œuvre, ce France-Brésil 2006.

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28. Manchester City – QPR (3-2)

Dernière journée de Premier League - 13 mai 2000
Etihad Stadium, Manchester


Voilà 44 ans que Manchester City n'a plus remporté le titre de champion d'Angleterre. L'autre club de Manchester a, depuis son dernier sacre en 1968, connu la relégation, et a surtout dû apprendre à vivre avec son encombrant voisin. Mais ce 13 mai 2012, l'attente semble prendre fin. City a besoin d'une victoire à domicile pour être sacré champion, indépendamment du résultat de Manchester United. Au coup d'envoi, les deux équipes sont à égalité, mais les Citizens ont l'avantage de la différence de buts. United, qui se déplace à Sunderland, prend rapidement l'avantage par Wayne Rooney. Une nouvelle qui n'inquiète pas franchement les supporters de Man City, puisque, juste avant la pause, Zabaleta donne l'avantage aux siens. On se dit que la seconde période va être une promenade de santé jusqu'au sacre. Tu parles. En l'espace de 20 minutes, QPR fait chavirer 44 années d'attente : Djibril Cissé et Jamie Mackie donnent l'avantage aux Londoniens. Réduit à dix après l'expulsion de Barton, QPR se met en mode muraille. City doit marquer deux buts. Sur son banc, Mancini est un chaudron. Les Citizens attaquent, attaquent encore, mais ne trouvent pas la faille. Les rêves sont en train de s'envoler, de la pire des façons. Le coach italien fait entrer Balotelli et Džeko. Mais il semble maudit lorsqu'à la dernière minute, Paddy Kenny réalise une parade de dingue face à Balo. Point final ? Non, évidemment. À la 91e minute, Džeko offre trois minutes de fol espoir à tout un peuple, en égalisant de la tête. À Sunderland, le match se termine avec la victoire 1-0 de United qui, à ce moment-là, est donc champion d'Angleterre. Les secondes deviennent des heures. On joue la 94e minute lorsque Balotelli décale Agüero. La suite appartient désormais à l'histoire. Le Kun fusille Kenny d'une frappe du droit, et envoie Manchester City au paradis. Le plus grand final que la Premier League ait jamais connu. Pour un tel dénouement, les Citizens veulent bien attendre encore 44 ans. Ou peut-être pas, en fait.

27. France – Bulgarie (1-2)

Éliminatoires de la Coupe du monde 1994 - 17 novembre 1993
Parc des Princes, Paris


Lorsqu'on pense à cette mine décisive de Kostadinov au Parc des Princes, on ne retient bien souvent que la désolation. Et si on se gourait complètement ? Si vous traversez la Bulgarie, par exemple, vous entendrez partout la même théorie, positive à 100%. Bien sûr, les ouailles de Hristo ne peuvent que se réjouir d'avoir vu leurs gueules de braqueurs préférées réaliser le plus bel exploit sportif de l'histoire du pays outre-Atlantique. Mais les Bulgares sont également persuadés que sans cette défaite fondatrice, l'équipe de France n'aurait jamais gagné sa Coupe du monde en 1998. Pas faux. Fatigués d'être des losers magnifiques, les Bleus se sont débarrassés de l'amour et de la violence (Ginola et Cantona) pour faire dans l'efficacité et la productivité. Une fois la terre brûlée, il n'y avait plus qu'à semer de nouvelles graines. Comme d'habitude, la défaite n'était que le brouillon de la victoire.

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26. Real Madrid - FC Barcelone (0 - 5)

Liga, 17 février 1974
Santiago Bernabeau, Madrid


Il en va des Clásicos comme des avenues, des monuments ou des aéroports. Pour Cruyff, son aéroport, c'est un match. Et pas n'importe lequel. Il y a longtemps qu'on ne parle plus du Real Madrid-Barcelone du 17 février 1974. On dit plutôt « le Clásico de Cruyff » . Ce match est le sien parce qu'après 4 ans de démarches et d'attente, JC arrive enfin en Catalogne. C'est le sien parce qu'il est partout ce soir-là et parce que depuis son arrivée en octobre 73, dans tous les stades d'Espagne, on attendait « le jour de Cruyff » , comme le jour où, enfin, on entrerait dans le futur. Ce match est le sien, mais pas seulement. Avec le temps, cette manita catalane en plein milieu de la joue madrilène est une gifle au passé glorieux du Real, à la lose catalane et coïncide avec la résurrection d'un pays anesthésié par 40 années de franquisme. Deux mois avant, l'ETA faisait sauter la voiture du Premier ministre et successeur désigné Carrero Blanco, un mois après ce match, un anarchiste catalan était supplicié - Salvador Puig - par la Guardia Civil. Ce Clásico est celui de Cruyff et de toute l'Espagne.

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25. Brésil - Italie (4-1)

Finale de Coupe du monde, 21 juin 1970
Stade Aztèque, Mexico


Si, pour tous, le jaune du Brésil symbolise la quintessence du football, c'est suite à ce match. Le Brésil avait alors deux Coupes du monde à son palmarès, l'Italie aussi. Le vainqueur de cette finale allait donc gagner plus qu'une simple « Jules Rimet » : le titre officieux de meilleure équipe de football du monde. Qui plus est s'il s'imposait d'une manière probante. Aussi, les Brésiliens ont fait mieux que ça. Une démonstration de football. Voire une révolution. Une tête de Pelé pour ouvrir le score. Une égalisation de l'Italie suite à une boulette de la défense brésilienne (histoire d'accentuer le mythe), puis la samba. D'abord Gerson d'une sacoche des 20 mètres, puis Jairzinho sur cet amour de remise de la tête de Pelé, et enfin cette passe. Cette passe du Roi pour Carlos Alberto. Et un but, l'un des plus beaux jamais inscrits, qui marquera les esprits comme peu d'autres. Il faut dire que la série de mouvements brésiliens qui l'a précédé constituait le plus bel alignement d'astres alors jamais vus sur un terrain.

24. Deportivo La Corogne - Milan AC (4-0)

Quart de finale retour de Ligue des champions - 7 avril 2004
Estadio Municipal de Riazor, La Corogne


Battus 4-1 à l'aller, les Espagnols ont infligé la pire défaite jamais enregistrée par un Milan européen. Et pas n'importe lequel des Milan. Celui qui était alors tenant du titre aux grandes oreilles. Celui de Sheva, Nesta, Kaká, Seedorf et Pirlo. Des Milanais qui s'étaient donc imposés 4-1 chez eux et se pensaient tranquilles. Pourtant, la veille, Javier Irureta de La Corogne, l'entraîneur, avait appelé le Riazor « à marquer le premier pour mettre l'équipe dans le bons sens » . Ce que s'empresse de faire Walter Pendiani dès la cinquième minute. Le Milan est sous pression et a toutes les peines du monde à sortir de son camp. Valerón colle le second à la 35e, puis Luque juste avant la mi-temps. Le retard est fait ; le scénario écrit. Le but de Fran à un quart d'heure de la fin sonne comme une mise à mort. Personne ne s'y attendait, et c'est depuis ce match que tous attendent toujours le retour avant de s'emballer trop vite. C'est surtout ça, le miracle du Riazor.

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23. Dynamo Kiev – Atlético Madrid (3-0)

Finale de Coupe des vainqueurs de coupe – 2 mai 1986
Stade Gerland de Lyon


Parmi les 50 000 chanceux qui garnissent les tribunes de Gerland, un observateur averti comprend dès l'échauffement des joueurs du Dynamo qu'une féerie se prépare… C'est Raynald Desnoueix. Il observe leur 5 contre 5 sur une petite moitié de terrain, sans buts. Juste faire tourner la chique sans la perdre, à une touche de balle maxi et en se déplaçant rapidement sur toute la surface impartie, sous le regard médusé des Madrilènes. Les joueurs se trouvent les yeux fermés… Ce foot quasi télépathique trouvera son aboutissement en plein match : le deuxième but d'anthologie marqué à la 85e à la suite d'un des plus beaux mouvements collectifs depuis Alexandre le Grand. Un chef-d'œuvre venu du côté gauche : sur une touche à 30m des buts du gardien Tchanov, le supersonique Rats enrhume deux Matelassiers sur 40 mètres le long de la ligne. À 30 mètres des buts de Fillol, il décale à droite pour Belanov, qui transmet dans l'axe pour Evtouchenko, qui transmet pour Blokhine, ailier droit en bout d'action qui lobe Fillol sorti aux 16 mètres… Gerland encore médusé zappera le 3-0 d'Evtouchenko à la 88e : trois buts (et dix occases !), c'est en moyenne le tarif infligé à chaque match de C2 cette saison par les « turbo dynamiques  » . L'immense Serguei Baltacha, le libéro kiévien, se souviendra de cette finale de C2 pour So Foot : « Avant le match, on était un peu tendus parce que l'Atlético était une bonne équipe. Mais on a joué tranquillos, très à l'aise dès le début puisqu'on menait déjà 1-0 au bout de 5 minutes sur une tête de Zavarov. On a joué facile et on a corsé l'addition vers la fin. On était irrésistibles, tous des leaders dans l'âme. » Artisan de cette merveille de foot total assez inspiré de celui de l'Ajax 71-73, un coach de génie : Valeri Lobanovski. Son système et ses joueurs méritent de passer à la postérité. À la base, un simple 4-4-2 avec milieu en losange : Yakovenko devant la défense, Yaremchouk à droite, Vassili Rats à gauche et Zavarov derrière Belanov et Blokhine... Le Dynamo est animé du mouvement perpétuel qui dépasse les lois de la physique. Un typhon centrifugeur qui passe l'adversaire à la moulinette. La « dynamique » s'enclenche surtout côté gauche avec les montées de la flèche Demyanenko, défenseur latéral qui pistonne attaque/défense avec le rusé milieu Vassili Rats. Devant, Belanov et Blokhine prennent la profondeur en permutant comme Castor et Pollux. Le reste est de la même tuerie : les voltigeurs Baltacha et Yakovenko peuvent monter, créer le surnombre. En Guardiola avant l'heure, Yakovenko, détonateur de la dynamo, varie le jeu court ou long vers les fusées Rats, Belanov, Blokhine. En n° 10, le surdoué Zavarov tisse les connections à sa fantaisie. Côté droit, Yaremchouk reste plus en soutien défensif avec, derrière, le latéral Besonov et le stoppeur Kuznetszov. La perfection… Cette finale de C2 est restée dans les mémoires pour deux bonnes raisons. La première, c'est que du strict point de vue du « jeu de football » , on a incontestablement vu l'un des plus beaux matchs de l'Histoire. À une époque où le foot n'est pas encore très diffusé, qu'on ne connaît pas très bien les équipes étrangères, l'irruption soudaine sur nos vieux écrans vidéothon de ce Dynamo s'apparente à l'arrivée des Rois mages à Bethléem offrant leurs merveilles venues de tout l'Orient. L'autre raison qui a rendu cette finale anthologique, c'est qu'elle fut jouée le vendredi 2 mai 1986 (un vendredi !), soit six jours après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine… C'est donc, quelque part, une revanche sportive et politique que le Dynamo prendra sur l'URSS et son industrie atomique pourrie, puisque « soviétique » . Car, à l'instar du Barça, vecteur des revendications identitaires de la Catalogne, le Dynamo Kiev était le club-phare de la République soviétique d'Ukraine, rebelle au pouvoir central de Moscou. D'ailleurs, au pays, dans la nuit de Kiev, sitôt après la victoire du Dynamo, les supporters envahiront la célèbre avenue Kpeschatik (sorte de Champs-Élysées locaux). En bravant l'interdit de manifs « nationalistes » , les supporters du Dynamo agiteront comme un bras d'honneur de l'Ukraine au centralisme soviétique oppressant…

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22. Schalke 04 – Unterhaching (5-3)

Bundesliga – 19 mai 2001
Parkstadion


Schalke était en route pour gagner un titre qu'il n'a pas vu depuis 1958, seulement, une défaite à l'avant-dernière journée face à Stuttgart contrarie les plans de Huub Stevens. Entretemps, le Bayern Munich a repris la tête. Lors de la dernière journée, la donne est claire : il faudra que les Königsblauen dégomment Unterhaching pour le dernier match au Parkstadion et espérer très fort que Hambourg empêche le Bayern de prendre un point, pour réussir à être champions grâce à la différence de buts. Sous pression, Schalke rate son entame de match et se retrouve mené 2-0, mais réussit à retourner le score et finit par gagner 5-3. Et à Hambourg ? Dans la ville du Nord, Sergej Barbarez donne l'avantage au HSV de la tête à la... 90e minute. Explosion de joie au Parkstadion. « Vous êtes champions ! » , annonce un journaliste de Sky à Rudi Assauer, le boss du S04. Les gens dansent et débarquent sur la pelouse. Mais ils finissent par se rendre très vite compte que ce n'est pas fini. Car le match est diffusé sur des écrans situés un peu partout dans le stade. Et les supporters de Schalke de voir l'arbitre siffler un coup franc indirect dans la surface pour le Bayern, sur une passe en retrait inexistante que Matthias Schober (un ancien de Schalke !) chope à la main. Stefan Effenberg décale Patrik Andersson qui déclenche une frappe qui transperce les filets et déchire le cœur de centaines de milliers de fans de Schalke. 43 ans qu'ils attendaient cela, et un rêve qui s'envole en quelques minutes. Schalke 04 a été champion pendant très exactement 4 minutes et 31 secondes. Et semble depuis maudit.

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21. Juventus – Liverpool (1-0)

Finale de Coupe d'Europe des clubs champions - 29 mai 1985
Stade du Heysel, Bruxelles


Ce match n'aurait jamais dû avoir lieu. Et pourtant, personne ce soir-là n'avait envie de rester sur les images de l'horreur. Les corps des victimes alignés sur la pelouse, l'entre-jambes souillé par la pisse et la merde, la police belge aux abois, les supporters italiens avides de vengeance, dont un homme au bord du terrain, une arme à feu à la main, les joueurs de la Juve qui descendent calmer leur tifosi, les supporters de Liverpool qui continuent à chanter, malgré tout. En fait, personne ne savait rien, ne comprenait rien ce jour-là. Quand la télévision française prend l'antenne à l'heure du coup d'envoi, les caméras ne montrent rien, ni les affrontements, ni les morts, ni les corps, ni les secours. Platini a marqué, sur penalty, sanctionnant une faute deux mètres hors de la surface sur Boniek. L'arbitre a sifflé, malgré tout. Platini a pris Grobbelaar à contre-pied, et serré le poing, malgré tout. Et les supporters de la Juve ont allumé des fumigènes, malgré tout. Et ils ont envahi le terrain au coup de sifflet final, malgré tout. La dernière fois où ceux qui aiment le football se sont dit : « The show must go on » . Avant de le regretter.

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À lire : la suite du top 100 des matchs de légende

Par la rédaction de So Foot
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Note : 1
Le SuperDepor !!! quelle équipe n'empêche, pas de très grand nom sur le papier mais sur le terrain ça envoyait du lourd !
Je_Vous_Aime Niveau : Loisir
Déçu de voir la finale de 70' Brésil-Italie et le drame du Heysel si bas... ;-(
Nicolas Conway Niveau : District
Le match du sacre de City devant le chef d'oeuvre France-Brésil ?
Mouais, malgré le dénouement assez dingue ça m'étonne de So Foot.

A part ça, des pronostics pour la 1ere place les guys?
Bazibouzouk Niveau : CFA2
Oh putain quel plaisir cette rubrique !
Non mais le musique de vieux boulard pour Benfica-OM... qual abus :D
Prospère Mulenga Niveau : CFA
numero 1 ! Manchester United - Real Madrid 2-3 ou 3-4 ?
TsouinTsouin Niveau : Ligue 1
Arrêtez un peu, c'est pas un classement objectif. Il n'y a rien d'objectif sur Sofoot, d'ailleurs, non ?

Enfin, personnellement, le sacre de City a été quelque chose d'incroyable, finalement. Au coude à coude jusqu'au bout avec LE rival, les déclarations de Ferguson, 1-2 à la 90ème, à domicile ! C'est pas tant la joie des joueurs qui est folle, c'est surtout celle des supporters ! Je ne porte pas forcément City dans mon coeur mais en revoyant ces images, ces gens crispés à la mort jusqu'à la libération à la dernière minute, franchement, ça ne me laisse pas de marbre, loin de là.

D'ailleurs, les matchs internationaux ne me font pas plus d'effet que ça, sauf quand c'est vraiment un match de fou. Mais bizarrement, j'ai pas d'exemple à donner.
Numéro 1 : Italie Allemagne 70, France Brésil 86, Milan Liverpool 2005 ?
Dites, y a-t-il eu dans le classement le fameux match d'arsenal contre le barca d'il y a quelques années ou arsenal gagne 2-1 et Wilshere marche sur Xavi et Inestia ? Car j'aurais bien aimé voir ce match dans le classement tant le niveau était exceptionnel.
volontaire82 Niveau : Loisir
@nicolas conway
Pourquoi être choqué par la place de city ? Le symbole de ce match est pourtant absolument extraordinaire. Toute une saison jouée dans les ultimes minutes de l'ultime match. L'éternel loser city qui arrache le titre face à son rival honni et si titré ces dernières saisons. Un moment fantastiques. A t'on connu dénouement plus dingue durant ces dix dernières années ?
leopold-saroyan Niveau : Ligue 1
Note : 3
Terrible le Heysel, on ne peut pas imaginer le trauma à l'époque que cela a représenté.
Bien qu'étant ado ça m'avait glacé le sang à l'époque et comme beaucoup de manière indélébile. Rien que de revoir les images..
Je n'ose même pas imaginer le choc pour ceux présents dans le stade.
Gregory Vignal-Qaïda Niveau : CFA2
dans ma mémoire, ce France-Brésil 2006 et le France-Portugal de l'euro 2000 sont les 2 matchs où Zidane a le plus survolé une rencontre, il est loin d'être mon joueur préféré mais ces 2 prestations m'ont laissé baba
Coach Kévinovitch Niveau : Ligue 1
Oh ça fait plaisir de revoir le Super Depor (d'ailleurs, je porte plainte si La Corogne-PSG n'est pas dans le top 20) avec la classe folle de Juan Carlos Valeron.
Message posté par Nicolas Conway


A part ça, des pronostics pour la 1ere place les guys?


Milan Reds 2005 !

Sinon la coupe du monde 2006 nous a montré de très bon matchs aussi comme le Portugal Allemagne pour la 3eme place. Ou l'Argentine Allemagne en quarts.
Décidément cette coupe du monde 2006 aura été la plus belle des 30 dernières années (en terme de qualité de jeu), avec ce France Bresil incroyable qui aurait mérité mieux qu'une 29éme place selon moi.
Coach Kévinovitch Niveau : Ligue 1
Message posté par Nicolas Conway
Le match du sacre de City devant le chef d'oeuvre France-Brésil ?
Mouais, malgré le dénouement assez dingue ça m'étonne de So Foot.

A part ça, des pronostics pour la 1ere place les guys?



Je crains très fortement que la finale de la LDC 2005 accrochera la pole position alors qu'elle ne vaut même pas un top 20 selon moi.

Je sais que le principe est de mettre dans chaque dizaine un ou deux matches qui ont largement les moyens d'être top 10 pour faire du clic à chaque dizaine mais mettre aussi loin des matches comme la finale de la Coupe du Monde 1966 avec son scénario de dingue (prolongation, but décisif dont il est impossible de savoir s'il est valable) fait très mal.
rockin'squat Niveau : DHR
Je rebondis sur le fait que Zizou soit plus divertissant que utile ... Pas d'accord du tout , pour moi , Zidane à toujours rendu ses partenaires meilleurs ( liza , raoberto carlos , Ronaldo , tous "ses" attaquants ..;) alors si ça c'est pas être "utile" je ne sais pas ce que c'est être utile . Je sais pas vraiment le sujet mais faut pas touché à Zizou hein!!
Jeu direct Niveau : CFA
On se demande ce que fait le match de Schalke ici, d'autant que c'est pour mieux nous raconter l'autre match, celui du Bayern, qui au final a eu le dénouement le plus incroyable, avec le but d'Anderson.
Ce genre de dénouement, tous les grands championnats en ont connu dans l'histoire, sans que l'on se souvienne de tous (même remarque pour le match de City).
Sinon, rien à dire sur la sélection, que des matchs marquants, même si j'aurais mis Brésil-Italie plus haut.
Nicolas Conway Niveau : District
Message posté par volontaire82
@nicolas conway
Pourquoi être choqué par la place de city ? Le symbole de ce match est pourtant absolument extraordinaire. Toute une saison jouée dans les ultimes minutes de l'ultime match. L'éternel loser city qui arrache le titre face à son rival honni et si titré ces dernières saisons. Un moment fantastiques. A t'on connu dénouement plus dingue durant ces dix dernières années ?



Sûrement parce que je ne peux pas blairer ce club, qui a perdu son âme depuis 2008. Je ne suis donc peut-être pas objectif mais il n'y a plus d'identité dans ce club, je plains même les supporters.
Et je maintiens donc France-Brésil et d'autres matchs auraient mérités mieux.

Maintenant je suis impatient de savoir le reste du classement!
Ah ce QPR City ..... Depuis ce jour, stephane guy et son " Le Kun Aguerooooooooooooooooooooooooo, 93eme minuuuuute, Le Kun aguerooooooooooooooooooooo"
Message posté par Jeu direct
On se demande ce que fait le match de Schalke ici, d'autant que c'est pour mieux nous raconter l'autre match, celui du Bayern, qui au final a eu le dénouement le plus incroyable, avec le but d'Anderson.
Ce genre de dénouement, tous les grands championnats en ont connu dans l'histoire, sans que l'on se souvienne de tous (même remarque pour le match de City).
Sinon, rien à dire sur la sélection, que des matchs marquants, même si j'aurais mis Brésil-Italie plus haut.


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