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Top 10: Tubes de l'été 2011

Jamais plus créative qu'en été, l'imagination des amateurs de football est en ébullition. Si certaines rumeurs relèvent de l'hérésie, d'autres, redondantes et fondées, rythment les clics et les ventes de l'info 2.0 et de la presse traditionnelle. Ce sont les tubes de l'été. Promo 2011.

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- Alexis Sanchez (Udinese)

Le tube de l'été par excellence. Tout le monde danse dessus, mais personne ne sait si le morceau est vraiment bon. Futur crack ou one-hit wonder, Alexis Sanchez a une pression de 45 millions d'euros au-dessus des épaules. Eliminé prématurément de la Copa América avec le Chili, la pépite de l'Udinese devrait profiter d'un retour anticipé pour finaliser son transfert vers Barcelone. Longtemps courtisé par Manchester City et l'Inter Milan, celui qui s'était révélé lors de la Coupe du Monde 2010 pourrait s'engager avec le Mes que un club dans les prochains jours. C'est en tout cas ce que laisse présager la présence en Catalogne de Gino Pozzo, fiston du proprio du club frioulan, selon qui l'affaire est en excellente voie. Talentueux, Sanchez va devoir troquer passements de jambes et accélérations la tête dans le guidon contre vista et passes bien senties s'il ne veut pas finir au placard. Comme doublure de Pedro.

- Javier Pastore (Palerme)

La musique vit des heures sombres. Pour truster les premières places du hit parade, il suffit d'une bonne dégaine. Virtuose, Javier Pastore a, en plus d'une belle gueule, de l'or dans les pieds. Séduit par le profil du Beatles de Cordoba, le Vieux Continent a fait du président de Palerme, Maurizio Zamparini, son boss. Bien décidés à satisfaire les exigences financières du maître de l'Europe, les gros clubs sortent le chèque en blanc et tendent le stylo en espérant être l'élu. Alors que le Real Madrid voyait bien Pastore revêtir la tunique blanche, l'Inter Milan et Chelsea semblent tenir la corde. Si les Londoniens pouvaient bénéficier du souhait de Zamparini de ne pas céder sa perle à un concurrent direct, le départ éventuel de Sneijder vers Manchester pourrait amener Pastore à traverser l'Italie du Sud au Nord. Maintenant, on attend la formation du groupe de rock avec Stevan Jovetic et Adem Ljajic.


- Neymar/Ganso (Santos)

L'arnaque de l'été. Un Magic System sauce auriverde qui n'aura fait trémousser que la brochette de malchanceux, partie récolter les gouttes de pluies ça et là à travers la France du mois de juillet. Annoncés un peu partout en Europe, Chapi et Chapo ont beaucoup appris à l'occasion de cette Copa América. Indéniablement doués, le duo de Santos, sorti du cocon natal, a eu du mal à donner la pleine mesure de son talent en compagnie du reste de la Seleçao. Un mal pour un bien si l'on considère que la décision prise de rester à Santos, suite à la rencontre avec le haut niveau, pourrait leur être bénéfique. Mais ce serait sous-estimer les ambitions des grands clubs européens (Real Madrid, Manchester United...) que d'affirmer qu'un simple désir de rester, émis dans les colonnes de la presse brésilienne après une grosse déception, freinera leurs ardeurs. Dommage pour les cracks brésiliens.


- Sergio Agüero (Atletico Madrid)

Un classique pour nostalgiques. Bien accompagnée par violons et mandolines, la rumeur Sergio Agüero à la Juventus a eu le mérite de réveiller le tifoso qui sommeillait en chaque Turinois. En manque de classe après les recrutements de Lichtsteiner et Ziegler, les dirigeants piémontais promettaient du frisson avec l'arrivée du Kun. Trop belle pour être vraie, la rumeur Agüero n'en demeure pas moins la plus étrange de l'été. Eliminé de la Copa America, lors de laquelle il a été l'un des rares Argentins à briller, le gendre de Diego Maradona ne sait pas vraiment où il va atterrir. Annoncé partout, en pourparlers nulle part, seul un chanceux raflera la mise. Oui, c'est le moment où Chelsea regrette la signature de Fernando Torres.


- Samir Nasri (Arsenal)

Dur dur d'être un bébé. Après trois saisons de déception sous les couleurs d'Arsenal, à voir l'OM de son cœur se refaire un palmarès, Samir Nasri a des envies d'ailleurs. Sauf qu'en Angleterre, quand on touche au football, il y a ailleurs et ailleurs. Bien décidé à rafler quelque chose lors de son exil anglais, le petit prince de Marseille est prêt à tout. Même à rejoindre Patrice Evra du côté de Manchester United. Séduit, Sir Alex Ferguson propose rapidement 24 millions d'euros pour le meneur de jeu français. Marchand de tapis, Wenger tente la fameuse négociation : « Disons 28 millions!? » . Puis rien. L'Alsacien veut garder Nasri, le milieu de terrain s'est fait une raison et pourra peut-être profiter de l'éventuel départ de Fabregas pour s'épanouir à un poste qui pourrait le voir réellement exploser. Une année de plus sans titre, c'est quoi après tout ?


- Lucho Gonzalez (Olympique de Marseille)

José Anigo n'a vraiment rien de Serge Gainsbourg. Et encore moins de Jane Birkin. Mais entre le directeur sportif de l'OM et Lucho Gonzalez, c'est plus " Je t'aime moi non plus" que "Lemon incest". Passablement marqué par l'affaire Mamadou Niang la saison passée, Didier Deschamps a pris les devants pour s'éviter un remake du "Requiem pour un con". Bien décidé à anticiper le départ de celui qui était sa priorité lors de son arrivée sur le banc marseillais, DD s'est fait une raison. La première année est celle des attentes, la deuxième celle de l'impatience et la troisième, celle de trop. Après avoir reçu une offre jugée insuffisante de Malaga, l'OM n'arrive pas à vendre Lucho. Si, selon son agent, l'Argentin a des touches en Série A, les Marseillais réalisent, au fil des matches de préparation, qu'en plus d'un look, Lucho est capable d'être un super joueur. Sans regrets ?


- Giuseppe Rossi (Villarreal)

« La Juventus est en Amérique et pourrait revenir avec un Américain » . Born in the USA, celui qui s'inscrit musicalement entre Bruce Springsteen et Luciano Pavarotti, pourrait s'installer définitivement en Italie. Étincelant la saison passée avec Villarreal, les médias lui accordaient une amourette sans lendemain avec le Barça pendant l'été. Deuxième choix du club catalan après Alexis Sanchez, le natif du New-Jersey devrait atterrir à Turin, où il est annoncé avec insistance depuis quelques semaines. Ça va être dur de twitter en rital...


- Cesc Fabregas (Arsenal)

Un classique de l'été sur les bords de la piscine du Club Med d'Hammamet. Véritable Macarena, le transfert de Cesc Fabregas à Barcelone pourrait se faire cette année. Pas trop tôt pour celui qui, soumis par Carles Puyol et Gerard Piqué, enfilait la tunique blaugrana après la victoire de la sélection espagnole lors de la Coupe du Monde 2010. Longtemps kidnappé par son père protecteur Arsène Wenger, Fabregas pourrait connaître cette année la saison de l'émancipation et des titres. Très gourmand financièrement, le manager d'Arsenal retarde le transfert, semaine après semaine. Tout ça pour recruter cheap...


- Luka Modric (Chelsea FC)

"Bloody Sunday" en perspective à Londres. Chelsea veut Luka, Luka veut Chelsea, mais l'horrible président de Tottenham met, pour le moment, son droit de veto. Un coup de pression un peu maladroit si l'on en croit les propos du maestro croate, visiblement choqué par son entrevue avec le boss des Spurs. Ce qui est certain, c'est qu'outre-Manche l'affaire Modric divise et fait parler, presque autant que la disparition de News of the World. Jamais avare de commentaires, John Terry s'est fait l'émissaire de la loyauté et de la morale dans les colonnes de la presse anglaise : « Je trouve ça un peu irrespectueux envers les Spurs » . Rien que du bluff tout ça.


- Mauro Zarate (Lazio Rome)

Miroslav Klose, mais surtout le Djib, rapidement rebaptisé « Lion noir » . La Lazio a recruté du lourd en attaque cet été, et c'est ce fou de Mauro Zarate qui pourrait être invité à aller voir si les nightclubs sont plus groovy ailleurs. Et c'est là que le bruit de couloir est beau. La rumeur Mauro Zarate au Paris Saint-Germain est sans conteste la plus folle du mois de juillet. Rien qu'imaginer Antoine Kombouaré gérer le cas Zarate relève du tragicomique. Un peu de bordel. C'est de ça qu'a besoin le nouveau PSG.

Par Swann Borsellino

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