Top 10 : Retours gagnants

Lundi dernier, Thierry Henry a effectué un come-back hollywoodien avec Arsenal. Avant lui, d'autres sont parvenus à raviver le frisson de leurs jeunes années, quand ils se décidèrent pour un retour à la maison.

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Johan Cruyff, Ajax Amsterdam
Dans ce qui pouvait ressembler au crépuscule de sa carrière, l'élégant Johan 1er a côtoyé le vulgaire. Tout d'abord la chasse au dollar, quand il quitte en 1978 le Barça pour rejoindre les Los Angeles Aztecs. Trois ans plus tard, Cruyff quitte les USA plus riche, mais sa cote sportive se trouve en banque-route. Le Hollandais volant s'écrase à Levante, en D2 espagnole. En six mois moroses, le père de Jordi se convainc qu'il est temps de ranger son numéro 14, et devient assistant de Leo Beenhakker, à l'Ajax, le club de ses débuts, quitté huit ans plus tôt. Finalement, Cruyff décide de reprendre du service sur le terrain. Le 6 décembre 1981, pour son premier match, il ouvre le score. L'Ajax terminera la saison champion, comme la suivante.

Roger Milla, Cameroun
C'est fini. En janvier 1988, Roger Milla met un point final à sa carrière de joueur avec Montpellier, et organise un méga jubilé à Yaoundé devant 100 000 personnes. Pour se délasser les pieds, le Lion Indomptable continue bien de tâter la gonfle sur l'île de Réunion, son lieu de retraite, mais rien de sérieux. En 1990, c'est un joueur âgé de 38 ans, et évoluant à la JS Saint-Pierroise, club de DHR, que les responsables de la sélection camerounaise convainquent de reprendre du service. On connaît la suite : quatre buts lors du Mondial italien, des collé-serrés avec les poteaux de corner, et une aura enfin planétaire.

Lothar Matthäus, Bayern Munich
En 1992, l'homme aux cinq coupes du Monde enfile à nouveau la tunique du FC Hollywwod, à 31 ans. L'inusable Allemand y restera jusqu'à l'aube de ses 40 printemps, remportant trois nouvelles Bundesliga, et une coupe UEFA. Lothar ne parviendra toutefois pas à accrocher le seul titre majeur qui manque à son palmarès : la Ligue des champions. En 1999, Matthäus débute la finale en titulaire, mais c'est de la touche qu'il voit le Bayern vivre les trois minutes les plus cruelles de son existence.

Frank Rijkaard, Ajax Amsterdam
En 1993, l'OM défait le Milan, et Marcel Desailly part dans la foulée chez les Rossoneri. A 31 ans, il est temps pour Franck Rijkaard de plier les gaules pour retourner à la maison, à l'Ajax. Repositionné en défense centrale pour ménager ses vieilles jambes, Franky encadre la génération dorée des Seedorf, Davids, Overmars, remporte deux championnats de Hollande, et surtout, boucle la boucle, en soulevant une nouvelle Ligue des champions, remportée aux dépens du Milan AC.

Romario, Vasco de Gama
Faut-il croire tout ce que dit Romario ? Sans doute pas. Mais les faits parlent pour lui. En 2000, l'homme qui dit avoir planté 1000 buts retourne au Vasco. Le demi-tour le plus rapide de la planète remporte le Brasileiro et est élu meilleur joueur d'Amérique du Sud. En 2005, nouveau come-back : 24 buts inscrits en 32 matchs, et quarante bougies soufflées au passage.

Zinedine Zidane, France
Il l'a juré sur la tête de pépé et mémé, les Bleus c'est fini. Toujours très famille, Zizou se ravise quand la voix de son défunt frère le prie de venir sauver l'EDF. Bilan : une deuxième finale de Coupe du Monde. Surtout, un quart de finale face au Brésil, où Zizou offre un ballet, avant de tirer sa révérence sur un coup de tête.

Philip Cocu, PSV Eindhoven
Après six années passées en Catalogne, Cocu retrouve le PSV Eindhoven, le club qui l'avait révélé à l'Europe. Un retour pour le moins gagnant. Entre 2004 et 2007, Cocu remporte trois fois le championnat des Pays-Bas, et le PSV se trouve même à deux doigts d'atteindre la finale de Ligue des champions en 2005. Une réussite qui a permis à Thierry Roland de s'offrir encore quelques bons fous rires.

Juan Sebastian Veron, Estudiantes la Plata
A 31 ans, la Bruja décide d'en finir avec l'Europe. Un Vieux Continent qui lui a tout donné lors de ses cinq premières années, avant de lui voler sa dignité lors de cinq pénibles dernières années. En 2006, l'Argentin, propriété de Chelsea, se fait prêter pour six mois aux Estudiantes de la Plata, le club de ses débuts. En 2012, il y promène encore son indécollable bouc. Avec les Pincharratas, la sorcière a instantanément retrouvé un rôle de patron, de capitaine, et participé au nouvel âge d'or du club, jalonné de deux titres nationaux (2006, 2010). Surtout, en 2009, Estudiantes triomphe en Libertadores. Veron est élu meilleur joueur de la compétition et d'Amérique du Sud. En 2012, l'ex de la Lazio continue d'user ses vieilles jambes avec un club qu'il soutenait financièrement du temps de son exil sur le Vieux Continent. La Bruja a promis d'arrêter au terme du présent tournoi.

Andrei Chevtchenko, Dynamo Kiev
Un premier come-back raté. Au Milan AC. Déprime, échec professionnel, Andrei décide en 2009 de retourner dans sa première maison, le Dynamo Kiev. Titulaire indiscutable, Chevtchenko, prophète en son pays, retrouve régulièrement le chemin des filets en Ukraine.

Michael Ballack, Bayer Leverkusen
Ils étaient faits pour s'entendre. Abonnés aux deuxièmes places, Ballack et Leverkusen ont d'abord atteint ensemble la finale de Ligue des champions 2002, perdue évidemment face au Real. En 2010, le plus gros égo du foot allemand revient au bercail. Le Bayer réalise une belle saison en Bundesliga, et termine deuxième. What else ?

Par Thomas Goubin
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Dans cet article

Et le retour de riquelme a boca ? en gagnant le championnat et la copa libertadores ! (bien que ce ne soit pas en fin de carrière il est vrai)
Hank_Scorpio Niveau : DHR
Moi pour le futur le parierai pour le retour gagnant de Reyes à Séville, je le vois bien scorer quelques buts, être décisif.
Abramovouiche Niveau : District
J'ai eu envie de pleurer en lisant le paragraphe sur Zizou.
Captain_H Niveau : DHR
A quand le retour de Gignac à Lorient ?
Hollywoodien? marquer contre une D2?
Trois lettres, LOL !


Et le retour de Rui Costa à Benfica alors ?
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