1. // Petite Finale
  2. // Uruguay/Allemagne

Top 10 : Petites Finales

La petite finale peut permettre à certains de soigner leurs stats ou devenir meilleur buteur de la Coupe du Monde. Demandez à Just Fontaine. Klose saura-t-il en profiter ce soir ?

0 0
Juillet 1930 / Etats-Unis 3 - 1 Yougoslavie

Pour ce premier Mondial, en Uruguay, seulement 13 équipes sont présentes. Parmi elles, il n'y a que quatre représentants européens (la France, la Roumanie, la Belgique et la Yougoslavie). Les participants sont divisés en quatre poules (une de quatre et trois de trois), les leaders de chaque groupe étant qualifiés directement pour les demies. Z'avez suivi ? Bref, le dernier carré voit l'Argentine défier de surprenants Américains tandis que l'Uruguay et la Yougoslavie s'affrontent de l'autre côté. Les scores ? 6-1 dans les deux demi-finales en faveur des Sud-Américains. Autant dire que le match pour la 3ème place est une vraie bataille de losers. A tel point qu'il n'y aucune trace de ce match, excepté un communiqué de la FIFA en 1984 qui fait état d'une victoire 3-1 des Américains sur les Yougos. Les gars des Balkans auraient-ils agit en sous-main pour effacer cette défaite de la mémoire collective ?

19 juin 1938 / Suède 2 – 4 Brésil

Pour cette troisième édition, 15 nations sont représentées, l'Autriche ayant été obligée de déclarer forfait par l'Allemagne. C'est la conséquence de l'Anschluss, l'annexion de l'Autriche par l'Allemagne nazie en 1938. En pleine guerre civile, l'Espagne n'est pas présente non plus. En demie, la Hongrie tape la Suède 5-1 pendant que l'Italie, futur vainqueur du tournoi, arrache sa qualification face au Brésil 2 buts à 1. Sans surprise, l'unique représentant Sud-Américain éclate la Suède 4-2 après avoir été mené 2-0. Le Brésil peut dire merci à Leônidas, double buteur lors de la rencontre et meilleur marqueur de la Coupe du Monde avec 7 réalisations.

3 juillet 1954 / Uruguay 1 – 3 Autriche

Ok, l'affiche ne fait pas franchement rêver. Toujours est-il qu'à l'époque la Celeste est championne du Monde en titre. Diego Forlan n'est pas encore né et Luis Suarez n'a pas fait sa main de dieu que leurs compatriotes dominent le football mondial. Après un début de compétition parfait, les Uruguayens se font surprendre par une Hongrie surpuissante en demie (4-2). Le match pour la troisième place les oppose donc à l'Autriche, étrillée par l'Allemagne 6 à 1 lors de la précédente rencontre. Totalement abattus, les Sud-Américains laissent filer le match malgré le but égalisateur d'Hohberg à la 22ème. Preuve de ce manque d'enthousiasme, Luis Cruz expédie le cuir dans ses propres buts et offre un avantage définitif aux Autrichiens qui rajouteront même un troisième but en toute fin de rencontre. L'Uruguay mettra 16 ans à s'en remettre et l'Autriche ne s'en relèvera pas, elle qui n'a jamais fait mieux qu'un second tour depuis.

28 juin 1958 / France 6 – 3 Allemagne

C'est sans doute le plus grand match pour la troisième place de l'histoire de la Coupe du Monde. Dans un match archi-domniné par les Bleus, Just Fontaine en profite pour claquer 4 pions et termine ainsi meilleur buteur du Mondial avec 13 réalisations, record inégalé à ce jour. Les Allemands perdent la guerre et la France peut se targuer de s'être fait sortir en demie par le futur champion du Monde, le Brésil avec un gars de 17 ans nommé Pelé.





28 juillet 1966 / Portugal 2 – 1 Union Soviétique

À l'époque l'Union Soviétique est dirigée par Nikolaï Podgorny. En pleine guerre froide avec les Américains, les Soviétiques parviennent à se hisser en demi-finale du Mondial anglais. Il s'agit, comme pour le Portugal, de leur meilleur parcours au niveau international. Le match pourrait se résumer à un affrontement entre deux Ballon d'Or, Lev Yachine en 1963 et Eusebio en 1965. Le buteur du Benfica inscrit le premier but de la rencontre, sur penalty à la 12ème minute. Eduard Malofeev permet à l'URSS de revenir à hauteur à la 43ème mais José Augusto Torres donne définitivement la victoire aux Lusitaniens à la 89ème minute. Reste que le peuple portugais se souvient surtout du 5-3 infligé à la Corée du Nord en quarts grâce à un quadruplé d'Eusebio alors que les hommes de Manuel de Luz Afonso étaient menés 3 à 0 par leurs adversaires. Suffisant pour que les lusitaniens continuent de s'en vanter plus de 40 ans après...

[page]
20 juin 1970 / RFA 1 – 0 Uruguay

40 ans avant la petite finale du Mondial 2010, l'Allemagne et l'Uruguay s'affrontaient lors de la consolante du tournoi Mexicain. L'unique but de la rencontre est inscrit par Wolfgang Overath (actuel président de Cologne) qui, d'une frappe placée aux 16 mètres, permet à l'Allemagne de décrocher la médaille de bronze dans une Coupe du Monde promise au roi Pelé qui décroche son 3ème titre mondial le lendemain en atomisant les Italiens 4 buts à 1. Dans un match totalement débridé les Allemands sont héroïques face à des Uruguayens survoltés. Horst Wolter enchaine les parades. Karl-Heinz Schnellinger y va même de son petit sauvetage sur la ligne d'un improbable ciseau. A l'heure de jeu Maneiro déboule sur le côté droit, centre pour Cubilla qui place sa tête sur le poteau teuton. Le territoire allemand demeurera imprenable jusqu'à la fin de la rencontre.





24 juin 1978 / Brésil 2 – 1 Italie

Le début de match sonne comme une prédiction pour les Italiens. Giancarlo Antognoni allume la première mèche avec un coup franc bien repoussé par Leao, suivi d'une frappe surpuissante à l'entrée de la surface qui détruit l'arête du portier brésilien. Il faut attendre la 38ème minute pour voir l'Italie concrétiser sa domination grâce à une tête à bout portant de Fausto Causio. Le Brésil est à la rue mais Causio ne parvient pas à doubler la mise en envoyant le ballon sur la barre alors que le but était vide. Juste avant la mi-temps c'est Rossi qui trouve le poteau. Les Italiens ont laissé passer leur chance. Le Brésil sera sans pitié. Et alors que les Transalpins se contentent de gérer leur avance lors de la seconde mi-temps, Nelinho d'une frappe improbable, dont la trajectoire a inspiré Roberto Carlos par le futur, se charge de leur rappeler que la vraie nation du foot, c'est le Brésil. Dominateurs, les Brésiliens achèvent les Italiens à la 71ème grâce à une superbe demi-volée de Dirceu dans le petit filet de Dino Zoff. Comme un symbole, en toute fin de partie, Bettega envoie le cuir sur la barre. Le Brésil décroche le bronze et peut narguer une Italie plus que malchanceuse.









10 juillet 1982 / Pologne 3 – 2 France

On ne va pas se mentir. Peu de gens se souviennent de ce match. L'attentat de Schumacher sur Battiston en demie est encore dans toutes les têtes à l'heure de disputer la consolante. Coutume oblige, les réservistes prennent part à ce match pour la 3ème place, excepté du côté polonais où seuls 3 changements ont lieu. C'est donc logiquement que les Polonais l'emportent 3 buts à 2 et ce malgré l'ouverture du score de René Girard à la 12ème minute. Le lendemain, les Allemands se font taper par l'Italie 3 à 1 et on ne vous dira pas ce qu'on en pense de peur de raviver certaines tensions.

16 juillet 1994 / Suède 4 – 0 Bulgarie

Alors que se termine l'une des Coupes du Monde les plus chiantes de l'histoire, avec celle qu'on est en train de vivre, la Suède et la Bulgarie s'affrontent dans une étonnante affiche pour la 3ème place. Emmenée par Henrik Larsson et le génial Kennet Andersson, la Suède ne fait qu'une bouchée de Stoichkov, Kostadinov et autres amis de Ginola. Au final les Scandinaves s'imposent 4 à 0 en inscrivant tous leurs buts en première mi-temps. A l'heure où la MLS n'existe pas et où Ginola est accusé de crime contre l'équipe de France, un seul homme se frotte les mains : Aimé Jacquet. La suite on la connaît.

29 juin 2002 / Corée du Sud 2 – 3 Turquie

Comment passer à côté de ce match ? Dans une Coupe du Monde bien ennuyeuse comme on les aime, l'affiche de la finale (Brésil – Allemagne) n'est qu'un écran de fumée. Heureusement qu'Hakan Sükür est là. Un match pour la troisième place est souvent débridé et l'attaquant de Parme le sait bien. Il profite d'une boulette sud-coréenne juste après le coup d'envoi pour claquer le but le plus rapide de l'histoire de la Coupe du Monde au bout de 10,8 secondes. La Turquie l'emporte 3 à 2. Facile quand on part avec un but d'avance.





Sylvain Michel

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Aucun commentaire sur cet article.
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
0 0