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Top 10 : Matchs d'Ouverture

Le Mexique joue aujourd'hui son septième match d'ouverture de coupe du monde. Un hasard ? Sûrement pas. Voyons quels sortilèges accompagnent ces coups de semonce avec une sélection pas si arbitraire parmi les dix-huit premiers Mondiaux.

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13 juillet 1930 : France-Mexique (4-1)


Le péché originel. Devant 4000 spectateurs (en Uruguay, tout le monde se fout de ces deux équipes mais bon, Jules Rimet, tout ça...), les Gringos montrent qu'ils ont bien récupéré de leurs quatorze jours de bateau et en passent quatre aux Mexicains. Lucien Laurent, le milieu-centre français, claque le premier but à la 19e minute d'une volée du droit. Problème : quand on se pointe avec des mecs qui évoluent à l'Excelsior Athletic Club de Roubaix ou à l'Amiens Athletic Club, il ne faut pas trop rêver. La France perd contre l'Argentine et le Chili puis traverse l'Atlantique en sens inverse.


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31 mai 1934 : huit matchs d'ouverture


On se compliquait moins la vie lorsque les droits télé n'existaient pas. Tous les huitièmes de finale en même temps, tous les quarts en même temps et les demies idem, pour une coupe du monde pliée en dix jours. Histoire de bien débuter la compétition, on voit l'Italie donner un avant-goût de sa victoire finale en battant 7-1 les États-Unis, devant 25 000 spectateurs à Rome. Bizarrement, ils sont 33 000 à Milan pour la victoire de la Suisse sur les Pays-Bas (3-2). Un autre football a été possible.

4 juin 1938 : Allemagne-Suisse (1-1)


L'Allemagne vient d'avaler l'Autriche et se pointe au Parc des Princes avec un drapeau nazi flambant neuf sur le maillot. En face, la Suisse veut rester neutre : 1-1 après prolongations. Le match est rejoué cinq jours plus tard mais la Nati perd le sens des réalités : menée 2-0 avec un csc, elle oublie d'être raisonnable et en met quatre aux protégés d'Adolf. Helvètes underground.

24 juin 1950 : Brésil-Mexique (4-0)


La véritable inauguration du Maracana, huit jours après un match amical de clubs. Dans un stade dont la capacité se portait alors à environ 200 000 places (elle a été ramenée à 82 000 aujourd'hui, pour vous donner une idée des conditions de sécurité de l'époque), le Brésil entame à merveille “sa” coupe du monde et va forcément la gagner. Ce stade lui porte bonheur, c'est évident : la Seleçao met des piquettes à tout le monde, sauf quand elle s'en éloigne (2-2 contre la Suisse à Sao Paulo). Pourtant, les Cariocas la ramenaient moins le 16 juillet, le jour de la finale, contre l'Uruguay, et le Maracana sonnait un peu vide avec ses 174 000 mines effondrées dans les tribunes.





8 juin 1958 : Suède-Mexique (3-0)


Il fut un temps où un vrai match d'ouverture signifiait toujours une belle branlée encaissée par le Mexique. Après 1930 et 1950, la Tri va goûter à la défaite sur un autre continent. Dans le tournoi des Pelé, Garrincha et Just Fontaine, c'est Simonsson qui emmène le pays organisateur, la Suède, en finale en commençant par un doublé contre les Mexicains. Forcément, personne ne les avait prévenus que les étés suédois nécessitaient quand même de fourrer deux ou trois ponchos dans la valise.





31 mai 1970 : Mexique-Union Soviétique (0-0)


L'URSS n'est pas dépaysée lorsqu'elle doit ouvrir le bal contre le pays organisateur devant 107 000 spectateurs (un record). Les stades géants, ça la connait. A l'Estadio Azteca, le premier match de la compétition se termine sur un 0-0, comme quatre ans auparavant, comme quatre ans plus tard. Encore plus triste : il faut attendre deux jours pour voir un nouveau match et c'est un Uruguay-Israël. Oui, Israël a disputé une Coupe du Monde.





13 juin 1982 : Belgique-Argentine (1-0)


Simplement pour rappeler que 95 000 personnes ont vu la Belgique battre l'Argentine au Camp Nou. Le billet du match doit valoir des milliers d'euros sur Ebay. La bande à Diego se venge quatre ans plus tard. En demi-finale.





8 juin 1990 : Cameroun-Argentine (1-0)


Tu t'appelles peut-être Diego mais moi je m'appelle François, et je t'emmerde. A Milan, Jean-Paul II et Michel Vautrot ont assisté, estomaqués, à la victoire du Cameroun de François Omam-Biyik (buteur ce jour-là) sur l'Argentine de Dieu. Sans Roger Milla (entré seulement à la 81e), les Lions sont vraiment indomptables puisqu'ils matent dans la foulée le Maradona des Carpates, Georghe Hagi, et peuvent se permettre de prendre 4-0 contre l'URSS sans perdre la première place du groupe. Un quart de finale, une légende, mais pas grand chose depuis.





31 mai 2002 : France-Sénégal (1-0)


Douze ans après Cameroun-Argentine, une nouvelle équipe africaine fait tomber un champion en titre et archifavori en match d'ouverture. Ce Sénégal est un concentré de Ligue 1, un peu comme si le RC Lens avait affronté le Real Madrid. Les faux Galactiques n'ont pas la tête au football et ne parviennent même pas à marquer en poule, alors que leur adversaire atteint les quarts comme son ainé camerounais. On se rappellera que Papa Bouba Diop a marqué le premier but de ce Mondial. Moche.





9 juin 2006 : Allemagne-Costa Rica (4-2)


Philip Lahm pose les bases dès la 6e minute : l'Allemagne est chez elle et cette coupe du monde sera celle des mines dans la lucarne. Torsten Frings lui envoie un +1 pour clore le score dans le match d'ouverture le plus prolifique de l'Histoire. Oui mais non. Les missiles germaniques sont contrés par la guerre psychologique italienne en demi-finale et l'Allemagne perd toujours à la fin.





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