Top 10 : Les vraies stars du PSG

Ezequiel Lavezzi, Thiago Silva, Zlatan Ibrahimović. Trois noms, trois stars qui viennent se greffer à celui de Javier Pastore, recruté la saison dernière. L'occasion de revenir sur ces mecs qui étaient d'énormes vedettes en arrivant au PSG et qui ont marqué, ou pas, son histoire. Et pas seulement Weah, Ginola ou Ronaldinho...

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À noter : il s'agit d'un Top 10, la sélection est donc loin d'être exhaustive. Pire, elle est, bien entendu, complètement subjective. Libre à vous de laisser votre propre top dans les commentaires.

1 - Osvaldo Ardiles
Il y a trente ans, un champion du monde posait son cul au Parc des Princes. Il portait le numéro 1 (les Argentins suivaient alors l'ordre alphabétique pour attribuer les numéros) et s'éclatait à Tottenham avec son compatriote Ricardo Villa et Glenn Hoddle. Lui, c'est Osvaldo Ardiles - Ossie, pour les intimes - champion du monde 1978 avec l'Argentine et génial milieu de terrain. Alors que le PSG voulait absolument le merveilleux Sušić, les Franciliens se sont rabattus sur le Spur. À défaut. Le pire, c'est que ça se voit (prêt d'un an avec option d'achat). C'est con, Osvaldo avait tout pour réussir à Paris. Il repartira comme un cabochard après avoir rompu son contrat...

2 - Safet Sušić
Autre époque, autre style. Pas de protège-tibias, des chaussettes baissées sur les chevilles, une lenteur certaine, mais une vision exceptionnelle. Safet Sušić voyait tout avant les autres. Arrivé dans la capitale avec l'étiquette de « génie » , le milieu de terrain régalera le Parc des Princes pendant neuf saisons. Technique, fin, élégant, le Yougoslave reste sans aucun doute le mec le plus doué de l'histoire de ce club. Celui qui n'a jamais déçu. De son premier match à son dernier souffle dans la capitale.



3 - Raï
Mine de rien, en 1993, le PSG braque le capitaine du Brésil, patron de la meilleure équipe d'Amérique du Sud, qui vient de déglinguer le Barça de Cruijff en finale de la Coupe intercontinentale, et petit reuf de Sócrates. Un sacré CV. Avant même de poser son derche à Paname, Raï est présenté comme un génie. Un numéro 10 brésilien, forcément, c'est du lourd. Il mettra six mois à comprendre le football français. On l'annonce même sur la tangente. Le grand gaillard se ravise et calme son monde à coups de buts et de trophées. Un daron.

4 - Dominique Rocheteau
L'Ange Vert a connu la lumière très jeune. À Saint-Étienne, il enfilait buts et récompenses collectives. À 25 piges, il a fait le tour de la chose dans le Forez. Tout le monde lui mange dans la main. Domi' est au-dessus de tout. Il est comme Platini, promis à un avenir exceptionnel. À force de s'ennuyer sur son aile droite stéphanoise, le PSG décide de rafler la mise. On est en 1980 et Rocheteau affiche un palmarès bien garni. Avec le PSG, il ne décevra pas. Jamais. Pendant très longtemps, il a détenu le record de buts marqués pour le club (100, toutes compétitions confondues) avant d'être dépassé par un certain Pauleta.



5 - Ivica Šurjak
Capitaine de l'Hajduk Split et de l'équipe de Yougoslavie, le grand Ivica (1m91) est un dieu vivant au pays. Avec son club, il vient d'enquiller trois demi-finales de Coupe d'Europe (1973, 1976 et 1978). À l'époque, pour se barrer du pays, les joueurs devait attendre leur 28e anniversaire (comme Sušić) pour rejoindre l'étranger. Après 490 matchs disputés sous le maillot de Split, Šurjak prend un billet pour Paris. 40 000 personnes viennent lui dire au revoir. Il ne restera qu'un an au PSG. Suffisant pour donner au club son premier trophée (deux passes décisives en finale contre Saint-Étienne) avant de prendre la route d'Udine.

6 - Ricardo/Valdo
Deux cracks pour le prix d'un. Été 1991, le PSG made in Canal Plus réalise son premier gros coup en se payant deux internationaux brésiliens confirmés. Valdo, le petit meneur de jeu. Ricardo, l'armoire défensive. Deux monuments. Deux mecs qui poseront les premières pierres du grand PSG des années 90. Celui du titre de 1994, celui du PSG-Real de 1993, celui du parcours en Ligue des champions en 1994. Bref, un duo qui n'aura jamais déçu.



7 - Augustine Okocha
Jay-Jay Okocha est assurément le plus gros gâchis de l'histoire du club. Doté d'un potentiel technique exceptionnel, ayant braqué près de 100 millions de francs à Fenerbahçe après un Mondial français bandant avec le Nigeria, le numéro 10 devait tout casser en France. Pour son premier match à Bordeaux, il nettoie la lunette de Ramé. Tout le monde est « croc-love » de l'Africain. Peine perdue. En quatre saisons dans la capitale, Jay-Jay jouera au yo-yo avec son rendement. L'attente était trop forte. Le costume de superstar sans doute trop grand.

8 - Joel
Tout juste promu en D1 après une fusion complexe entre le Stade Sangermanois, des amateurs et le Paris Football Club, une association de personnalités regroupées pour la création d'un grand club de football à Paris, le PSG s'offre, en 1971, un champion du monde brésilien en provenance de Santos. Non, ce n'est pas Pelé, mais Joel Camargo. Un défenseur très technique au gros CV (cinq titres de champion de l'État de São Paulo, deux coupes du Brésil et le Mondial 70, sans jouer, il est vrai). Débarqué en décembre dans l'hiver parisien, Joel n'a pas touché la gonfle depuis deux mois. Au fond du gouffre suite à un accident de caisse, Joel ne dispute que deux matchs pour le PSG avant de se faire licencié en février 1972.

9 - Carlos Bianchi
« El Goleador » arrive en provenance de Reims où il a enfilé les buts comme d'autres bouffent des M&M's (140 en trois ans). Notamment face au PSG qu'il a déjà martyrisé assez violemment (douze buts, dont un sextuplé, en trois saisons face au PSG). Autant dire que l'attente autour de l'international argentin est à la hauteur de sa réputation : énorme. Personne ne sera déçu. Première saison, 38 matchs, 37 buts. Seconde saison, 36 matchs, 28 buts. Une machine. Et dire que le mec ne voyait pas à deux mètres sur un pré (5/10 à l'œil gauche, 8/10 au droit ; saloperie de myopie !).



10 - Gabriel Calderón
Champion du monde U20 en 1979 - avec un certain Maradona -, sélectionné pour le Mondial 1982, le début de carrière de Gabriel Calderón est assez exceptionnel. À 23 ans, il quitte l'Argentine pour le Betis Séville. En quatre saisons, l'Andalousie tombe littéralement amoureuse de lui, à tel point que son départ pour le PSG provoque la démission du président, pris à partie par des supporters rageux de ce départ. À Paris, Gaby peinera à confirmer son immense talent. Pis, il peaufinera sa préparation physique pour le Mondial 90 avec l'équipe réserve, lassé des choix bidons de Tomislav Ivić qui l'avait fait jouer à six postes différents.

Bonus - Jean-Paul Belmondo
« Le Paris Saint-Germain, pour moi, c'est une belle aventure qui a commencé aux côtés de Francis Borelli et de Jacky Bloch, deux amis avec lesquels je jouais au foot. Ils m'ont parlé du projet qu'avait élaboré Daniel Hecter pour reprendre ce club. Et je dois dire que cette idée de relancer une grande équipe à Paris m'a d'emblée paru intéressante. » Jean-Paul Belmondo, vice-président du PSG en 1973 et membre du gang des « chemises roses » avec Daniel Hechter, Francis Borelli et Charles Talar lors de la reprise du PSG (1).



1. Citation tirée de la préface de La folle histoire du PSG de Damien Degorre et Jérôme Touboul. Éditions Prolongations.

Par Mathieu Faure
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Jveux bien il s'agit peut-être d'une liste non exhaustive mais mettre Ronaldinho, Dahleb et surtout Pilorget (le plus d'apparitions sous le maillot parisien) et Pauleta, meilleur buteur du club, c'est grave..
Sûrement pas objectif sur le coup, mais j'aurais aimé voir figurer Djorkaëff. Djorkaeff de 1995 à 1999 il était bandant, nn ? Bon ok, il a fait qu'une saison à Paris... Mais si le PSG gagne la coupe des coupes ils le doivent en partie à Youri (remember son but à La Corogne en 1/2)... En plus au PSG il a mis des buts de dingue (Casagrande et Charbo en ont longtemps fait des cauchemars ...).
JayJay forever.
1. Madar, 2. Vampetta, 3. Aloisio, 4. Badiane, 5. Boskovic, 6. Everton Santos, 7. Haddad, 8. Kalou Bonaventure, 9. Laspalles, 10. Wörns.
(liste non exhaustive)
Il est la le trop 10.
(J'en profite parce qu'ave les temps qui arrivent on aura plus l'occasion de se marrer devant le PSG).
Je sais que c'est une autre époque mais quand même, les stats de Bianchi, 37 buts en 38 matchs dans le championnat de France....
Djorkaëff! c'est net. Youri était si fort. Mon joueur préféré jusqu'à sa retraite.
Quel mentalité de gagnant ce type.
feodepatchole Niveau : District
Dehu, Fiorese, Coridon?

Sans rire, je rejoins micha7, tainio27 et so6demorto, et j'ajoute Gabi Heinze pour le kiff
100% d'accord avec micha7 !
Me*de, Ronnie, Dhaleb, Pauleta, Pilorget... C'était pas des flans les mecs...

Belle liste néanmoins, et c'et vrai que 10, c'est trop peu :)
C'est clair, les tops 10 sont souvent subjectifs et je le conçois volontiers ... Mais, outre Pauleta et Djorkaeff déjà cités par mes confrères commentateurs, comment peut-on oublier Mister George ????
Du mal à comprendre qu'on ne parle pas de Weah, quel génie c'était ce gars.
Qui_Vous_Savez Niveau : District
bandant, on aura beau dire on aura beau faire, le PSG c'était vraiment quelque chose à l'époque.

je crois que Pauleta a été le dernier vrai grand joueur du PSG qu'on a aimé. ce PSG un peu foufou qui nous a tant fait vibrer.

ça fait mal de se dire que ce club qui était si bon, si humain, si cool se transforme en vulgaire entreprise bonne qu'à vendre des maillots et brasser des millions.

RIP PSG club de mon enfance, club de mon adolescence et de mon innocence, adieu, je t'aimais. (une grosse pensée à Laurent Leroy, buteur contre le Bayern Munich)
Aaaaah, je n'avais pas lu le "à noter" ... Sorry les gars ... Mais bon il aurait fallu faire un top 20, tout le monde aurait été content !
Pas de Dahleb ??? pas de ronaldinho ??? pas de pauleta ???

Triste ...
@Yanik65 :

dans ce cas, tu peux y inclure Bernard Mendy aussi!
je plussoie pour Weah. Il a quand même eu son ballon d'or avec la moitié de la saison au PSG.
En plus, je trouve quand même que le style "poser son derche*" et compagnie, c'est quand même limite pour un article. ça doit faire jeune...
Ce qui me choque c'est que personne (ni sofoot, ni les footix) ne parle de Mister Georges... Si ça c'est pas une star...
Autant pour moi y en a deux qui de sont réveillé le temps que je post! Bien vu les gars!
Puisque c'est le jeu je me lance :
- Cristobal, traducteur de Luis
- Helder, joueur de poids
- Reinaldo, le religieux de l'équipe (remeber "c'est grâce à Dieu" après son centre tir improbable contre Bordeaux)
- K.Diawara, pour la gestion des déplacements
- Okpara, pour l'ambiance intime des vestiaires (36eme degré je précise ...)
- B.Rodriguez parce qu'une équipe de Paris sans nom à consonnance portugaise ça va pas ...
- Alioune Touré, Adailton, Murati pour que PSG soit pas accusé de discrimination

Et enfin un lot de 4 bouchers, chasseurs de pigeons à leurs heures perdues : Pichot, Potillon, Llacer, Cubilier.

(Non exhaustif bien sûr).
Ce PSG de Vahid va vraiment me manquer !
Qui_Vous_Savez Niveau : District
j'ai vraiment du mal avec cette nouvelle mode. avant le PSG c'était vraiment un club "familial", y'avait une âme dans ce putain de club. c'est ce qui nous rendait fier de supporter ce club et qui nous créait autant d'inimitiés avec le reste du monde.

cet état d'esprit est mort et lire cet article m'a fait soupirer, tant de choses vécues, tant de nostalgie, un parc bruyant, coloré et fumeux. Des larmes de joies, des coupes glanées, des défaites homériques, putain.

aujourd'hui, on est content quand un joueur qui était incapable de placer le PSG sur une carte footbalistique annonce signer pour le "projet sportif" (cf. Lavezzi)

sinon, Kalou quand on l'a signé, c'était quand même censé être la grosse star du mercato, hein. Pas un mot sur Anelka ? LOL

bref, je m'arrête là.
Et Lama? Je trouve qu'il a eu son importance à Paris,aucun autre gardien a reussi a me faire kiffer autant que lui!!
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