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Top 10 : les pralines de Paolo Rossi

Paolo Rossi fête aujourd’hui ses soixante ans. Tout au long de sa carrière, le buteur de Vicenza, la Juventus et de la Squadra Azzurra a enfilé les buts comme des perles. Retour sur les dix buts qui ont fait la légende du Ballon d'or 1982.

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10. Atalanta-Vicenza


Aux côtés de l’immense Roberto Bettega, Pablito Rossi a dû mal à se frayer une place sur le front de l’attaque bianconera. Souvent blessé au genou et en manque de temps de jeu à la Juventus, il est repéré par Giovan Battista Fabbri, coach de Vicenza, alors en Serie B. La parenthèse à Côme (6 matchs, 0 but) ne mérite même pas d'être évoquée. Fabbri repositionne l'ailier Rossi en attaquant de pointe. Le début d’une frénésie offensive. Il ponctue la saison 76-77 par 21 pions, une promotion en Serie A et un titre de meilleur buteur de D2. Quelques mois plus tard, c’est face à l’Atalanta qu’il claque son doublé devenu un classique. Un coup de casque dans la surface et un penalty. Le début d’une longue histoire.

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9. Lazio-Vicenza


Lors de la saison 77-78, l’attaquant biancorosso traumatise les défenses sur les conseils avisés de son père spirituel, GiBi Fabbri. Rossi dégoûte le gardien de la Lazio, Claudio Garella, en ce 12 mars 1978. Deux têtes et un but de raccroc pour une victoire 1-3 face au club romain. Le n°9 brille par son sens du but et son sang-froid. Là encore, il éblouit le pays en étant le premier joueur élu capocannoniere de Serie A (24 buts) et de Serie B sur deux années consécutives. Ils ne sont que deux à avoir réalisé cet exploit. Lui et Alessandro Del Piero (lors des saisons 2007 et 2008). Le défunt commentateur Giorgio Tosatti avait trouvé la formule juste pour définir Rossi : « La grâce d’un danseur et la froideur impitoyable du toréador. »


8. France-Italie


À la suite de cette formidable saison, il est appelé par Enzo Bearzot pour jouer le Mondial 78. Avant cela, Rossi n’a connu la Squadra Azzurra que par deux fois. Des amicaux face à la Belgique et l’Espagne. Il a alors vingt et un ans et toutes ses dents pour croquer dans ce mondial argentin. Premier match et déjà un choc : France-Italie. Alors que Nanard Lacombe plante dès la 47e seconde, Rossi n’attend pas plus de trente minutes pour lui répondre et inscrire son premier but pour la Nazionale. Sans doute son pion le plus insolite. Une partie de billard sonnant la révolte des Italiens qui finiront par l’emporter grâce à Zaccarelli. Une défaite que Thierry Roland ne digérera pas suite aux erreurs de l’arbitre. Ce dernier « repartira avec des étrennes » , alors que Rossi détient, déjà si jeune, la chance des grands buteurs.

Le but :
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La réaction de Thierry Roland :
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7. Italie-Autriche


Quand l’Italie et l’Autriche se retrouvent au Monumental, ce n’est pas pour discuter ski alpin. Les deux pays frontaliers s’affrontent lors de la seconde phase de groupes du Mondial 78. Tombeurs de la Suède et de l’Espagne durant les poules, les Autrichiens font jeu égal avec la bande de Claudio Gentile jusqu’à la quatorzième minute. Profitant d’un joli relais avec Franco Causio, Pablito se faufile dans la surface adverse pour claquer l’unique but de la rencontre. Pour les coéquipiers d’Hubert Baumgartner, la chute est douloureuse. L’Italie, quant à elle, finira quatrième de la compétition après une défaite dans le match de la troisième place contre le Brésil. La Botte s’en tape, elle vient de trouver son chouchou.

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6. Napoli-Vicenza


À son retour au pays, Rossi a totalement changé de statut. Mais l’exercice 78-79 s’annonce compliqué. Après trois défaites, deux nuls et une victoire sur les cinq premiers matchs de championnat, Vicenza est mal en point. Pire, son n°9 se blesse au genou lors d’une rencontre européenne face aux Tchécoslovaques du Dukla Prague. Le natif de Prato (Toscane) joue quand même, marque 17 pions, mais ne peut empêcher la descente de son club en Serie B. Son but face au Napoli est anecdotique. Ce même Napoli qui essaiera de le signer quelques mois plus tard, mais Paolo refuse l'offre et s’expliquera plus tard : « Giorgio Vitali, le directeur sportif, a tout fait pour me convaincre, mais non merci. Pour moi vient d’abord ma vie et ensuite mon travail, le football. Si je dois inverser les rôles, il faudrait que j’y pense non pas une fois, mais cent. »

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5. Napoli-Pérouse


Justement, durant l’été 79, Paolo affole l’Italie du foot. Bien que la Juventus et Pérouse essaient d’enrôler l’attaquant, le club de Vicenza et son président Giuseppe Farina exigent deux milliards de lires des Turinois. Farina déclarera même : « Le sport, c’est comme l’art, et Paolo, c’est la Mona Lisa de notre football. » Ce sera par bulletin, soi-disant secret, que le transfert se concrétise. Finalement, ce sera Pérouse. Et comme à son habitude, Pablito ne se fait pas prier pour être décisif. Dès la troisième journée, il couche l’Udinese grâce, encore une fois, à un doublé but de raccroc/penalty. Elle savait mettre des penaltys, la Joconde ?

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4. Italie-Brésil


L’affaire du « totonero » en mars 80 écarte Paolo de tout terrain durant deux ans. Cela fait les affaires d’une Juventus maligne qui signe Rossi juste avant la fin de sa suspension et le début du Mondial 82 en Espagne. L’aventure italienne se veut compliquée en début de tournoi pour Paolo qui reste muet durant les trois premières rencontres. Ensuite, la Squadra Azzurra se retrouve, lors de la deuxième phase de poules face à l’Argentine et au Brésil. Après une courte victoire contre l’Argentine de Passarella, les coéquipiers de Pablito doivent affronter l’ogre brésilien. L’accomplissement de toute une carrière. Contre Zico, Sócrates et consorts, Rossi sort le match parfait en inscrivant un triplé dans son style qui le caractérise si bien. Un chef-d’œuvre permettant à l’Italie de valider sa place pour les demi-finales. Plus qu’un triplé, c’est son nom qui s’inscrit dans la légende.

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3. Italie-Pologne


Dans un Camp Nou plein à craquer, Italiens et Polonais s’affrontent pour un ticket en finale de ce Mondial espagnol. Pablito n’est plus qu’à deux rencontres du titre ultime. Alors, comme d’habitude, il s’exécute dans la pure tradition des buteurs d’exception. Tout d’abord suite à un centre de Cabrini, il dévie délicatement le ballon pour inscrire son quatrième but de la compétition. Le cinquième viendra cinquante minutes plus tard lorsque le n°20 catapulte le ballon après un beau mouvement italien. Rossi est allongé là, dans la surface, et il le sait. Le plus gros du chemin est fait. Ne reste plus qu'à tendre les bras pour attraper le trophée Jules Rimet.

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2. Italie-Allemagne de l’Ouest


Lorsque retentit Le Chant des Italiens, il se passe quelque chose au stade Santiago-Bernabéu. Le monde entier a les yeux braqués sur Rossi et ses potes. Alors quand Cabrini loupe son penalty, on se dit que la chance des Italiens est passée. Eh bien non. Paolo Rossi en a décidé autrement. Alors quand un coup franc est joué rapidement, il se positionne devant la cage d’Harald Schumacher et coupe la trajectoire du centre fuyant venu de la droite. Derrière, l’Italie déroule et mènera même par trois buts d’avance avant que Paul Breitner ne réduise l’écart. M. Coelho siffle la fin du match et le début des larmes de joie italiennes. La vraie fête commence lorsque Dino Zoff soulève le trophée en tribune officielle. L’Italie vient de remporter la Coupe du monde et sait que si elle doit n'en remercier qu'un, il s'agit de celui qui porte les mêmes initiales que Pierre Richard.

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1. Juventus-Pise


Le mercato estival de l’été 82 sonne le début de la période all stars de la Juventus. Platoche rejoint Turin en compagnie de Boniek. Fraîchement couronné de son succès mondial, Rossi trouve des compères avec qui partager les devants de l’attaque bianconera. Il n’est plus aussi étincelant, mais toujours aussi décisif. Alors quand les Turinois reçoivent Pise au stadio Comunale pour le compte de la 9e journée de Serie A, c’est tout un symbole. Platini inscrit le premier but, Pablito le second sur penalty et Bettega se charge du troisième (3-2). Un mois plus tard, Paolo Rossi reçoit le Ballon d’or.

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Par Gad Messika
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Dans cet article

La seconde phase de poule, Brésil, Argentine et Italie. Au vu du niveau de ces 3 équipes à l'époque, on peut affirmer que c'est la poule la plus dure de l'histoire. Et Pablito passa.
C'est aussi le seul joueur à avoir été champion du monde, meilleur buteur de la coupe du monde et ballon d'or avec Ronaldo. Un en 82, l'autre en 2002, qui en 2022 ?
Val_Cancun Niveau : DHR
essayez d'imaginer, de nos jours, un mec qui claque un triplé en quarts, un doublé en demi et un but en finale de Coupe du Monde...

bon, le Ronaldo de 2002 en était pas si loin, mais quand même

plus récemment, rien contre Messi, mais celui qu'on présente comme le meilleur joueur de tous les temps s'était contenté de claquer en poules, et puis plus rien lors des matches décisifs
J'Adorais leur maillot bleu italie 78 sans sponsor ... Propre

Comme quoi la Klasse est intemporelle.

RiKko Hamish La Foudre.
Rossi ne marquait que des buts de raccroc. Inzaghi est un artiste par rapport à lui.

Il n'avait pas de physique, pas de technique.

Et pourtant!
Désolé de te contredire, mais Rossi était bien plus doué techniquement qu'Inzaghi; ce qui le porta avant son éclosion au poste d'avant-centre à évoluer à l'aile droite, un rôle qui nécessitait un certain bagage technique .
P.S. Petite correction dans le texte; ce n'est pas sur un centre de Cabrini qu'il ouvre la marque contre la Pologne mais suite à un coup-franc d'Antognoni.
Ouais, si tu veux. C'était plus une boutade de ma part qu'autre chose.

Disons que Rossi et Inzaghi ont quand même eu un niveau technique suffisant pour leur permettre d'être de grands champions (du monde).
Grosse équipe d'Italie en 1978.
Duo Bettega-Rossi avec Causio qui foutait le bordel, c'était sympa.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
C'est juste un détail mais pour la première place, j'aurais plutôt mis Italie-Brésil ou alors la finale Italie-RFA : on parle quand même des deux grands matchs de Paolo Rossi, ceux en tout cas qui ont fait sa légende !
Message posté par Alain Proviste
C'est juste un détail mais pour la première place, j'aurais plutôt mis Italie-Brésil ou alors la finale Italie-RFA : on parle quand même des deux grands matchs de Paolo Rossi, ceux en tout cas qui ont fait sa légende !


Ordre chronologique ;)
Message posté par mario
Ouais, si tu veux. C'était plus une boutade de ma part qu'autre chose.

Disons que Rossi et Inzaghi ont quand même eu un niveau technique suffisant pour leur permettre d'être de grands champions (du monde).


Rossi était il me semble plus technique et plus rapide. Après les deux ont quand même de la technique quand tu vois les contrôles qu'ils faisaient...
Même si évidemment, ce ne sont pas les premiers joueurs auxquels tu penses quand on te parle de technique.
Après Séville et la RFA et Schumacher/Battiston et tutti quanti, et même si j'étais encore qu'un morveux, j'ai clairement choisi mon camp en 82: ce sera l'Italie.

Résultat : une photo noir et blanc dégueulasse de l'immense Paolo Rossi découpé à l'arrache en page intérieure de La Montagne et punaisée au dessus de mon lit. Elle y est restée jusqu'à tomber en poussière.
Souvenir souvenir..
au tournoi "international" du camping de la solfatara près de Naples en 2008(Autriche. France.Allemagne.Italie.Belgique /pays-bas + l'équipe melting pot de ceux qui restaient et qui a remporté le tournoi..)
J'ai fini meilleur buteur avec 4 pions.
On m'appelait le Paolo Rossi du camping et pas inzaģgi...pourtant c'était des buts de renards des surfaces de hazard suites a pleins de fautes non sifflées.
A l'italienne quoi.
J'ai mangé des pizzas gratos jusqu'à la fin de mon séjour
Donc pour moi c'est Paolo Rossi forever
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Message posté par Super-Pippo
Ordre chronologique ;)


Oups mea culpa alors ! ;)
Message posté par Alain Proviste
Oups mea culpa alors ! ;)


Enfin c'est ma déduction
Message posté par Super-Pippo
La seconde phase de poule, Brésil, Argentine et Italie. Au vu du niveau de ces 3 équipes à l'époque, on peut affirmer que c'est la poule la plus dure de l'histoire. Et Pablito passa.


Même si l'Irlande du Nord et l'Autriche étaient plus compétitives à l'époque que pendant les trente années qui suivront, quel bol quand même pour la France de tomber sur ces deux-là, quand on voit le reste des qualifiés...
Message posté par Italia90
Même si l'Irlande du Nord et l'Autriche étaient plus compétitives à l'époque que pendant les trente années qui suivront, quel bol quand même pour la France de tomber sur ces deux-là, quand on voit le reste des qualifiés...


En fait c'est paradoxal mais si tu fais le bilan du 1er tour de la coupe du monde 1982 c'est assez logique. La France finit 2ème derrière l'Angleterre et l'Autriche 2ème derrière la RFA, tandis que l'Irlande du Nord finit 1ère de son groupe devant l'Espagne pays organisateur.

Pareil pour la poule de la mort, le Brésil finit 1er devant l'URSS, tandis que l'Italie finit 2ème derrière la Pologne et l'Argentine finit 2ème aussi derrière la Belgique. Une rumeur à l'époque disait que la France a été dédouanée par rapport aux événements suite à France-Koweït qui a créé un véritable incident diplomatique. En fait La chance de la France c'est de ne pas être tombé dans l'un des 2 groupes où deux équipes ayant terminés 1ères de leurs poules se rencontrent (en l'occurrence RFA-Angleterre avec l'Espagne et Pologne-Belgique avec l'URSS).

D'ailleurs la formule du second tour par groupe, sera supprimé définitivement après ce mondial avec un retour à élimination directe pour 1986 car l'Angleterre sera éliminé d'une façon jugée trop cruelle, en encaissant seulement 1 but et en ne perdant aucun match dans le tournoi 82.
Ce qui me dérange quand même dans la carrière, c'est cette affaire du totonero en 1980. Pour moi il est le symbole (avec Berlusconi) d’un système sociopolitique italien au fonctionnement vraiment douteux. En fait, cette histoire est partie d’une plainte déposée par Massimo Cruciano, un grossiste en fruits et légumes, accro aux paris clandestins et qui s’est ruiné en graissant la patte aux joueurs qu’il fréquentait chez un ami restaurateur, l'autre plaignant Alvaro Trinca. Au cours du match Avellino-Pérouse saison 1979-80, Rossi est accusé avec 2 autres coéquipiers de Pérouse de s'être partagé 8 millions de lires pour arranger un match nul, mais qu'il aurait préféré mettre 2 buts (ce qu'il fera) plutôt que l'argent.

D'ailleurs au début la presse italienne et internationale peine à l’accabler et insiste plutôt sur la faiblesse des soupçons au point parfois d’en faire une victime de la justice sportive. Il menace alors de quitter le championnat italien et de porter plainte contre la fédération. Mais, sa condamnation par un tribunal civil pour « activités illicites liés aux paris clandestins du football » le prive de son passeport. Sa condamnation sera réduite à 2 ans au lieu de 3, il pourra donc jouer au mondial 82, grâce au soutien de Enzo Bearzot. En 1986 éclate le totonero bis ou Calcioscommesse. Paolo Rossi n'est pas impliqué mais deux de ses anciens clubs oui: Vicenza et Pérouse bien sûr ...

A noter que si les scandales de matchs arrangés sont plus connus en Allemagne et en Italie (et à Marseille), la 1ère affaire connue de matchs arrangés remonte à 1915 en Angleterre entre Manchester United et Liverpool.
Message posté par ZizouGabor
Ce qui me dérange quand même dans la carrière, c'est cette affaire du totonero en 1980. Pour moi il est le symbole (avec Berlusconi) d’un système sociopolitique italien au fonctionnement vraiment douteux. En fait, cette histoire est partie d’une plainte déposée par Massimo Cruciano, un grossiste en fruits et légumes, accro aux paris clandestins et qui s’est ruiné en graissant la patte aux joueurs qu’il fréquentait chez un ami restaurateur, l'autre plaignant Alvaro Trinca. Au cours du match Avellino-Pérouse saison 1979-80, Rossi est accusé avec 2 autres coéquipiers de Pérouse de s'être partagé 8 millions de lires pour arranger un match nul, mais qu'il aurait préféré mettre 2 buts (ce qu'il fera) plutôt que l'argent.

D'ailleurs au début la presse italienne et internationale peine à l’accabler et insiste plutôt sur la faiblesse des soupçons au point parfois d’en faire une victime de la justice sportive. Il menace alors de quitter le championnat italien et de porter plainte contre la fédération. Mais, sa condamnation par un tribunal civil pour « activités illicites liés aux paris clandestins du football » le prive de son passeport. Sa condamnation sera réduite à 2 ans au lieu de 3, il pourra donc jouer au mondial 82, grâce au soutien de Enzo Bearzot. En 1986 éclate le totonero bis ou Calcioscommesse. Paolo Rossi n'est pas impliqué mais deux de ses anciens clubs oui: Vicenza et Pérouse bien sûr ...

A noter que si les scandales de matchs arrangés sont plus connus en Allemagne et en Italie (et à Marseille), la 1ère affaire connue de matchs arrangés remonte à 1915 en Angleterre entre Manchester United et Liverpool.


L'accusation m'a toujours semblé bien faible, dénuée de preuves et basée sur la seule parole de personnages peu fiables. Autant, on ne peut nier l'implication de certains joueurs et dirigeants, autant, en mon for intérieur, j'ai toujours eu du mal à considérer Rossi comme un protagoniste négatif de cette affaire. Mais comme je ne dispose pas, non plus d'informations fiables, c'est plus une impression qu'une assurance.
Pour en revenir au joueur proprement dit, presque personne ne souligne le fait qu'à partir de 19 ans (!), il ait évolué au plus haut niveau, dans un championnat de premier ordre, avec seulement 1 ménisque sur 4. Ce qui, bien sûr, occasionna une fin de carrière peu reluisante; l'accumulation des efforts, malgré cet handicap, réduisant progressivement son potentiel physique et surtout sa qualité première, la vitesse de course sur une brève distance.
@europa,

le truc avec cette affaire du totonero en 1980, c'est qu'on sait aujourd'hui que Massimo Cruciano avait accès aux hôtels des joueurs avant les matchs, là où les journalistes n'avaient pas le droit de passer, et puis les 2 plaignants ont ramené des preuves: les transactions, bordereaux, signatures etc. et ont tout donné à la police. Ce sont sur ces bases que les arrestations ont pu se faire, mais l’absence d’une loi spécifique aux paris sportifs et la difficulté de démontrer l’escroquerie aux dépens de Cruciani et Trinca éviteront des peines de prison aux joueurs incarcérés, les condamnations seront donc sportives.
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