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Les fourberies de Robin

Attaquant d’une élégance et d’une finesse rare, Robin van Persie s’est construit une flatteuse réputation au fil de sa carrière. Mais que ce soit avec Feyenoord, Arsenal ou la sélection néerlandaise, l’actuel attaquant de Fenerbahçe a aussi dévoilé une facette plus sombre de sa personnalité. Celle d’un joueur coutumier des joutes verbales et des querelles avec ses partenaires ou anciens coéquipiers. Florilège.

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Pierre van Hooijdonk


Entre eux, c’est une haine palpable et viscérale qui continue de s’étirer dans le temps. Dès ses débuts, à Feyenoord, Robin van Persie s’est attiré les foudres de ses partenaires. Et plus particulièrement du capitaine et star de l’équipe à l’époque : Pierre van Hooijdonk. Considéré comme l’une des plus belles promesses du football néerlandais, le gamin du quartier de Kralingen se distingue par une attitude hautaine et une morgue mal perçues à ses premiers pas en équipe première. Un mois après son intégration avec les pros en 2001, RVP défie l’autorité de Van Hooijdonk lors d’un match. Tireur de coup franc patenté de l’équipe, ce dernier se voit voler au nez et à la barbe un coup franc par son cadet devant 50 000 personnes. Conséquence de ce crime de lèse-majesté : les deux hommes ne sont pas loin de se foutre sur la gueule. Plus tard, c’est un rendez-vous pour un massage qui ravive l’animosité entre les deux compatriotes. « J’avais pris rendez-vous avec le kiné, pas lui, je n’allais pas lui céder ma place sous prétexte que j’étais le plus jeune » , se justifiera Robin, la suffisance toujours perceptible. Au Mondial 2014, l’inimitié entre les deux hommes affleure à nouveau quand Van Hooijdonk, devenu consultant, déclare à la télévision que Louis van Gaal devrait mettre le capitaine oranje sur le banc. Vexé, RVP lui balance en guise de réponse de « continuer à jouer au golf » plutôt que de se répandre dans les médias. Ce à quoi son aîné répondra : « Je ne sais pas quel est son problème. Ça en dit plus sur lui que sur moi. J’ai pensé une seconde à lui dire : "T’es un connard." » Que de l’amour.


Wesley Sneijder


Depuis quasiment la nuit des temps, c’est une tradition qui a toujours escorté la sélection des Pays-Bas. Les passes d’armes et les luttes intestines ont nourri sa réputation au fil du temps (Gullit-Advocaat, Davids-Hiddink, Van der Vaart-Boulahrouz). Et cela s’est confirmé lors de la dernière génération dorée que Van Persie incarnait avec Wesley Sneijder. À l’Euro 2008, la relation tendue que les deux joueurs entretiennent éclate aux yeux de tous. Sans savoir si c’était de manière délibérée, l’attaquant blesse le milieu à l’entraînement avant qu’ils ne s’écharpent publiquement pour une histoire de coup franc lors du quart de finale perdu face à la Russie. Le joueur du Real Madrid révèle l’incident dans la presse, ce qui provoque l’ire de son coéquipier : « J’attendais plus de classe et de personnalité de sa part. Les réelles personnalités n'ont pas besoin d'un magazine ou d'un journal pour faire comprendre leur point de vue. » Deux ans plus tard, à la Coupe du monde sud-africaine, l’attaquant d’Arsenal n’apprécie pas d’être remplacé contre la Slovaquie et lâche à Bert van Marwijk que c’est « Sneijder qui aurait dû être sorti » . Avant le Mondial 2014, c’est la décision de Van Gaal de déchoir Sneijder de son statut de capitaine au profit de son rival qui rallume la tension. « J’ai été choqué, soufflera l’actuel milieu de Galatasaray. Complètement choqué. C’est vraiment dur à avaler.  »



Klaas-Jan Huntelaar


Un autre partenaire néerlandais que Sa Majesté Robin n’a jamais pu encadrer. En plus de se disputer le poste d’avant-centre pendant plusieurs années, les deux gaillards avaient des rapports plus que froids. Tellement sue cela se reflétait parfois sur le terrain. Comme en octobre 2014, lors du succès décroché face au Kazakhstan (3-1). Sur une occasion, RVP préfère la jouer solo plutôt que de servir Huntelaar qui était selon lui mieux placé. « The Hunter » le lui fait savoir avec véhémence en lui demandant de davantage lever la tête. Une remontrance qui déplaît au capitaine néerlandais qui, en retour, lui rétorque de se taire. Et quand ce dernier parachève la victoire des siens sur penalty en fin de match, il le snobe ouvertement préférant saluer ses autres coéquipiers. « Nous avons presque le même caractère et parfois cela bloque, racontera plus tard l’attaquant de Schalke. Mais je pense que nous nous comprenons mieux maintenant et que notre relation est meilleure que jamais. » Ou pas.

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William Gallas


À Arsenal, l’aventure de William Gallas n’a pas été une sinécure. La faute à des rapports générationnels compliqués à appréhender. Si son ressentiment envers Samir Nasri a, depuis, largement été commenté, le défenseur français a également eu du mal à s’entendre avec Van Persie. En 2008, près d’un mois après un derby londonien homérique entre les Gunners et les Spurs (4-4), l’international tricolore révèle dans la presse qu’une échauffourée a éclaté lors de la mi-temps de la rencontre. Sans le nommer, le capitaine d’Arsenal désigne RVP comme le principal responsable de cette altercation en affirmant que l'un des joueurs concernés avait six ans de moins que lui. « Il y avait un problème à la mi-temps de ce match, expliquait-il, extrêmement remonté à l’époque. Quand, en tant que capitaine, certains joueurs viennent vous voir pour se plaindre d'un autre joueur... Et quand vous allez parler au joueur en question et qu'il vous insulte en retour, il arrive un moment où l'on ne comprend plus rien. » Un secret de vestiaire éventé qui vaudra à Gallas une amende et la perte du brassard. Définitivement.



Memphis Depay


Autrefois jeune impétueux et prétentieux, Robin van Persie a dû, à son tour, faire face à la jeune garde batave décomplexée. À l’occasion d’un entraînement avant un match décisif contre le Kazakhstan dans la course à l’Euro 2016, le natif de Rotterdam échange quelques mots doux avec Memphis Depay. La scène, relatée par le journal néerlandais Voetbal Primeur, révèle que RVP a tancé son jeu partenaire pour ne pas l’avoir servi sur une action de jeu. Excédé par l’individualisme de Memphis, il lui lance : « Tu penses être un grand garçon ? » Loin d’être décontenancé par les reproches de son aîné, l’actuel Lyonnais lui assène une réponse pleine de culot et confinant au mépris. « Est-ce que les grands garçons jouent à Fenerbahçe ? » , balance-t-il à son ancien coéquipier de Manchester United. Au moins, pour une fois, Son Altesse Sérénissime et son melon ont trouvé à qui parler.


Emmanuel Adebayor


Ensemble, ils ont porté Arsenal durant trois années (2006-2009). Côte à côte, ils ont formé un duo prolifique et inscrit un total de 109 buts toutes compétitions confondues. C’était une entente délicieuse et harmonieuse, mais arrivée à son terme quand Emmanuel Adebayor a fait le choix de rejoindre Manchester City. Pour ses retrouvailles avec son ancien club sur la pelouse de l’Etihad Stadium, en septembre 2009 (4-2), l’international togolais se distingue d’une manière singulière en mettant des coups à quasiment tous ses ex-partenaires. D’abord une gifle donnée à Alex Song, lequel le considérait comme son « grand frère » . Puis, surtout, un essuyage de crampons gratuit sur le visage de Van Persie. Un geste qui lui coûtera trois matchs de suspension. « Je suis triste et déçu par la petitesse d'Adebayor ainsi que par sa faute volontaire » , regrettera le Hollandais volant. Pour couronner son œuvre ce jour-là, Adebayor gratifie son nouveau public d’une célébration inoubliable où il parcourt une bonne partie du terrain pour aller chambrer le parcage des fans londoniens. Une façon comme une autre de dire qu’il n’oublie pas d’où il vient.

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Tim Krul


Insupportable, dédaigneux, fourbe, présomptueux, voire mesquin, volcanique et, parfois même, exaspérant. Tous ces traits de personnalité, Van Persie les a étalés durant toute sa carrière. Mais pas seulement avec ses partenaires ou adversaires de champ. Le Batave s’est aussi vertement frité avec les gardiens. Tim Krul peut en témoigner plus que quiconque. Au cours d’Arsenal-Newcastle (2-1), en mars 2012, les deux bougres qui se côtoient alors en sélection passent toute la rencontre à s’envoyer des saloperies. L’attaquant des Gunners reproche au portier de vouloir à tout prix gagner du temps alors que le score affiche 1-1, après que RVP a répondu à l’ouverture du score de Ben Arfa. Sur un dégagement de Krul, il lui lâche un « arrête de jouer la montre » . Et quand Vermaelen inscrit le but vainqueur dans le temps additionnel, Sa Majesté se fait un plaisir d’aller charrier Krul et lui souffle ironiquement : « Ça y est, le temps est écoulé, maintenant. » Vexé, le gardien est d’ailleurs prêt à en venir aux mains à la fin du match. Large sourire aux lèvres, Van Persie préfère en rigoler et s’embrouille dans la foulée avec Demba Ba. Parce que, quand il aime, il ne compte pas, Robin.

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Oğuzhan Özyakup


Depuis qu’il a rallié la Turquie et Fenerbahçe en 2015, Robin van Persie se fait plutôt discret. Mais quand celui-ci décide de retrouver la lumière, il le fait avec la manière. Illustration lors du derby stambouliote incandescent face à Beşiktaş (0-1), le 5 février dernier. Un huitième de finale de Coupe de Turquie que le Néerlandais a embrasé à lui tout seul. Le show commence en provoquant ostensiblement la foule adverse avec un geste obscène où il mime un acte sexuel avec sa langue. Ensuite, alors que la pause se profile, il s’illustre à travers une grossière simulation. Nez à nez avec le défenseur Duško Tošić, RVP tombe à la renverse après avoir seulement effleuré le front de son adversaire. Suffisant pour tromper l'arbitre qui a expulsé le défenseur (41e), mais pas Jelena Karleuša, la femme de ce dernier, qui l’insultera après coup sur Twitter : « Van Persie est un stupide enculé. Casse-toi la jambe, trou du cul ! » Un comportement que n’a pas apprécié Oğuzhan Özyakup, son ancien coéquipier à Arsenal, et qui lui a fait savoir durant le match. Sauf que RVP n’en a eu cure. Alors, lorsqu'il offre la victoire à Fenerbahçe, il s’empresse d’aller le célébrer sous les yeux du capitaine de Beşiktaş. « Après l’expulsion de Tošić, Oğuzhan m’a dit de prendre ma retraite et d’aller avec une équipe de vieux, s’est-il justifié par la suite. Cela m’a énervé et j’ai pensé qu’il méritait une leçon après mon but. » Özyakup, lui, a regretté la conduite de l’ex-Mancunien : « J'avais un très bon ami dans l'équipe adverse, mais aujourd'hui ça a changé. » Pour l’ensemble de son numéro, Van Persie a écopé de deux matchs de suspension. Mais a aussi vu un T-shirt de sa célébration commercialisé par le Fener. Ou comment se comporter comme une garce et en récolter les fruits.




Par Romain Duchâteau
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