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Top 10 : les déceptions de Paolo Maldini

Si le légendaire défenseur italien a remporté 26 trophées, il en a également perdu pas mal, précisément 19 entre places de finaliste ou de second, soit 57% de réussite. Parmi ces défaites, beaucoup de scénarios rocambolesques qui en auraient découragé plus d’un, mais pas le beau Paolo.

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Les tirs au but


Une roulette russe qui lui a souri un soir de Ligue des champions à Manchester en 2003, lui permettant de soulever sa quatrième Ligue des champions personnelle, mais pas de compenser son bilan dans cet exercice. De 1990 à 1998, la Nazionale quitte la Coupe du monde de cette façon et quand elle gagne enfin une séance, c’est pour la finale de 2006, première édition sans son ancien capitaine depuis 16 ans. C’est également aux tirs au but que Maldini perdra un Euro Espoirs (contre l’Espagne en 86), une autre Ligue des champions, une Coupe intercontinentale et même une Supercoupe d’Italie. En ne prenant en compte que les séances auxquelles il a participé et en raclant jusqu’aux premiers tours de Coupe d’Italie, son score est de 4 victoires et 7 défaites.

Les buts en or


Sa durée de vie a été plutôt courte, de 1996 à 2002, suffisant toutefois pour que la Nazionale en subisse deux fois sa loi. La première, c’était lors d’une finale de l’Euro 2000 tragique pour les Italiens, égalisation de Wiltord à 13 secondes du terme et coup de grâce de Trezeguet. Rebelote deux ans plus tard en 8es de finale du Mondial, là encore, l’Italie se fait reprendre dans les dernières minutes, puis Maldini perd le duel aérien contre Ahn Jung-hwan. Ce sera le cruel épilogue d’une carrière en sélection qui aura duré 14 ans et 126 capes, sans ramener le moindre titre.

Quelques trophées nationaux en plus


26 trophées parfaitement équilibrés entre nationaux et internationaux. 13 Scudetti, Coupes ou Supercoupe d’Italie, finalement peu sur 24 saisons, dont la quasi-totalité au sein d’une des meilleures formations au monde. À titre de comparaison, Xavi, c’est 17 en 17 ans. Aux sept championnats s’ajoutent quatre places de dauphin, la plus difficile à avaler ? Celle de 1990 derrière le Napoli et la défaite sur le terrain de Vérone lors de l’avant-dernière journée avec un arbitrage qui fit jaser (3 expulsions pour protestations). Plus récemment, les deux splendides mano a mano avec la Juve de Capello, en 2006, le Milan obtient 88 points, mais n’est pas sacré champion, du jamais vu. N’oublions pas une première Coupe d’Italie à 35 ans après des finales perdues en 1990 et 1998. Enfin, le score de 5 sur 8 en Supercoupe était améliorable, surtout vu les revers contre Parme et la Fiorentina à San Siro.

La Coupe de l’UEFA


En club, Maldini a remporté toutes les compétitions qu’il a disputées sauf une. Par cinq fois, il a pourtant pris part à la Coupe de l’UEFA sans jamais atteindre la finale. Hormis l’élimination en 16es contre l’Espanyol en 1987, les autres « crient vengeance » comme on le dit si bien dans la langue de Dante. L’année précédente, ce sont les petits Belges de Waregem qui sortent gagnants. Lors de l’édition 1995-96, défait 2-0 à l’aller, Bordeaux s’impose 3-0 dans un quart retour qui est entré dans l’histoire. En 2001-02, tout est fait pour que les deux clubs milanais se retrouvent en finale, mais le Feyenoord tombe l’Inter, tandis que le Milan ruine toutes ses chances dès l’aller à Dortmund, s’inclinant 4-0. Enfin, le Milanais dispute son 168e et dernier match européen lors d’un 16e contre le Werder. Après le nul 1-1 à Brême, les Rossoneri mènent 2-0 à la mi-temps, mais encaissent un doublé de Pizarro en seconde période. Le Shakhtar remportant finalement la compète, y avait clairement moyen de gommer cette imperfection sur le finish.

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Quelques trophées internationaux en plus


13 titres européens ou intercontinentaux en club, donc, sur 20 tentatives. Évidemment, le sans-faute eut été trop demandé, mais les regrets sont bel et bien présents, puisque les défaites sont arrivées face à des adversaires souvent prenables. Lors de la Ligue des champions 1992-93, le Milan se présente en finale avec un bilan de 10 victoires en 10 matchs, mais échoue face à l’OM et cette tête de Boli sur un corner inexistant. Deux ans plus tard, un gamin nommé Kluivert crucifie les Rossoneri à la 84e, pour ne pas parler de ce qui s’est passé en 2005 (enfin si, on y vient). Les trois victoires en Coupe intercontinentale sont équilibrées par autant de défaites, contre le San Paolo de Leonardo et Cafu, le Vélez de Chilavert et la loterie des penaltys face à Boca Juniors, trois équipes largement inférieures sur le papier. Enfin, en Supercoupe d'Europe, l’unique revers arrive contre Parme en 1994, « corsaire » 1-0 au Tardini, le Milan s’incline 2-0 après prolongation à la maison.

Le black-out d’Istanbul


Stade Ataturk, on joue depuis une minute de jeu, et Kaká vient d’obtenir un coup franc côté droit. Le maestro Pirlo se charge de le mettre dans le tas, au point de penalty, Paolo Maldini réceptionne d’une superbe reprise de volée qui finit dans le soupirail de Dudek, 1-0 pour le Milan qui ouvre le score par son emblématique capitaine de 36 ans. Le scénario parfait. La suite, on la connaît : doublé de Crespo, les 6 minutes, la prolongation, le double exploit de Dudek sur Sheva et son manège lors de la séance des tirs au but. Oui, le Milan prend sa revanche deux ans plus tard, mais l’amertume reste.

Le black-out de La Corogne


Il n’y a pas qu’en finale que Maldini a vécu cette énorme déconvenue. Lors de la saison 2003-04, le diable est grand favori à sa propre succession, et, après sa victoire 4-1 à l’aller, la route vers le dernier carré de la Ligue des champions est toute tracée. À la mi-temps, les Galiciens ont déjà fait leur retard. Sonné, le Milan est incapable de réagir et quitte la compétition par la petite porte. Sans manquer de respect aux trois autres demi-finalistes (Monaco, Chelsea et Porto vainqueur finale), cette coupe aux grandes oreilles lui tendait les bras.

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Le Ballon d’or


Il a beau affirmer que son absence parmi les lauréats ne le dérange pas plus que ça, on a du mal à y croire. Déjà parce que Sammer et Cannavaro ont été titrés, aussi parce qu’en 1994, il avait toutes les raisons d’être sacré, mais il finit troisième derrière Baggio et le vainqueur Stoichkov, pourtant battu en demies de la World Cup et écrasé en finale de la Ligue des champions. Paolo obtiendra une autre troisième place en 2003 devancé cette fois par Nedvěd et Henry. Pas mieux vernie au FIFA World Player, puisque second derrière George Weah en 1995. Heureusement, Baresi est là pour le consoler.

Sa der à San Siro


C’est la fête à Paolo, San Siro est plein, les 80 000 spectateurs agitent des écharpes blanches sur lesquelles est brodée en rouge l’inscription « 3 Paolo Maldini » . Le capitaine dispute son 901e match avec son seul et unique club, le dernier à la maison. Même les joueurs de la Roma participent à l’hommage, endossant des T-shirts « Merci capitaine. Grand Paolo » au moment d’entrer sur le terrain, ils feront ensuite le taf une fois le coup d’envoi donné, s’imposant sur le score de 3 buts à 2. C’est le moment du tour d’honneur, le noyau dur des ultras de la Curva Sud déroule ses banderoles vomitives, choisissant le moment le plus inopportun pour régler ses petits conflits minables. Le coup est parfaitement réussi, la fête est gâchée, pis, le club ne prend pas ouvertement position. « Quelque chose qui ne m’a pas plu, personne ne s’est dissocié de ce geste » , dira-t-il. Le début de son éviction.

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Ne pas avoir joué à la Juventus


Parce qu’à l’âge de 10 ans, Maldini découvre le foot lors du Mondial 1978 et une Nazionale composée en grande partie de joueurs de la Juventus et cet attaquant grisonnant portant le nom de Roberto Bettega. Le petit Paolo rêve alors de porter les couleurs blanche et noire. Néanmoins, à la mi-temps d’un Milan-Juventus et avant l’avènement de Berlusconi (détail important), il refuse les avances de Boniperti, « car je voulais gagner avec le maillot rossonero » . Vœu exaucé, des victoires à la pelle, mais aussi beaucoup de défaites dont il a toujours su se relever. Une force de caractère qui ne fait que le magnifier.



Par Valentin Pauluzzi
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Dans cet article

Note : 1
A JAMAIS LE PLUS GRAND !

Paolo <3
Ne tournons pas autour du pot, la coupe UEFA et les coupes d'Italie? ça a jamais du l'empêcher de dormir
le ballon d'or? en tant qu'arrière latéral il s'est vite fait une raison
mais la coupe du monde 94...
Joueur le plus titré de tous les temps en club?
Tout dépend comment on compte. 5 C1 soit une de moins que Gento mais plus de coupes intercontinentales et de super-coupes d'Europe que lui. Et les titres nationaux, faut aussi prendre en compte la difficulté du championnat, la serie A de cette époque, y'a aucun équivalent en terme de densité (peut être l'Angleterre des années 70 et encore).
MeilleurDeTousLesTemps Niveau : District
Note : 2
En lisant l'article je ne sais pas si sofoot fait l'éloge de Maldini ou le contraire. Pour quelqu'un qui est pour eux le 3e meilleur joueur italien de tous les temps, l'article devrait mettre plus en exergue les qualités et les prouesses du joueur.
La photo là.. c'etait durant son dernier match de C1 face à Arsenal, Mars 2008 .. défaite à domicile 2 - 0 (monstrueux Adebayor ce jour là) et élimination des huitièmes de finale
Note : 1
Message posté par MeilleurDeTousLesTemps
En lisant l'article je ne sais pas si sofoot fait l'éloge de Maldini ou le contraire. Pour quelqu'un qui est pour eux le 3e meilleur joueur italien de tous les temps, l'article devrait mettre plus en exergue les qualités et les prouesses du joueur.


Oui c'est très paradoxal comme article Tout comme les 2 autres, d'ailleurs. Le tout remplaçant un article plus classique retraçant sa carrière, que l'on aurait préféré.
Comme pour Buffon, hier.
Max_Payne Niveau : CFA2
Les 3 articles sont très intéressants, je les ai lus avec beaucoup de plaisir !
Mais... pas un seul article pour parler de son jeu ? De son élégance sur le terrain ? De sa longévité ?

Un peu déçu, c'est tout de même le 3ème du top 100 italien !
roberto-larcos Niveau : Ligue 2
Note : 1
Très mauvais article. Autant pour Buffon étant encore en activité et régulièrement lustré ( à raison)j avais compris mais là....

La comparaison avec Xavi? C est comparer un Razmoket avec James Dean sur le plan de la beauté et de l'apport à l'art.

Plutôt que de parler de déceptions et relativiser tout ce qu il a gagné un vrai article elogieux aurait été de meilleur goût à mon avis.

Parce que la vous voudriez faire passer Paolo pour un vulgaire défenseur de Perouse que vous ne vous y seriez pas pris autrement.
Flaghenheimer Niveau : District
Note : 1
Message posté par Flaghenheimer
Ah le retour contre Bordeaux...
Mais du coup on a pas l'article pour sa place de n°3 dans le classement des joueurs ayant marqué le foot italien?


Ah bah ça doit être celui là.
Du coup, comme dit plus haut je trouve que l'article ne s'attarde pas assez sur ses qualités footballistiques...
Flaghenheimer Niveau : District
Message posté par Flaghenheimer
Ah bah ça doit être celui là.
Du coup, comme dit plus haut je trouve que l'article ne s'attarde pas assez sur ses qualités footballistiques...


Comment ça niveau district?!!
U talking to me?!!
Valentin Pauluzzi Niveau : District
Note : 1
Messieurs,

On a choisi d'autres angles, car franchement des articles pour dire que Paolo est le plus beau, le mieux coiffé et le plus grand, je pense qu'on en a déjà lu des dizaines. Et c'est en tant qu'un des plus grands admirateurs de Maldini que je l'écris

Et ne vous méprenez-pas, ce top 10 n'a rien de négatif, c'est une façon de mettre en valeur sa force de caractère mais aussi son incroyable carrière, car une place de premier ou second se joue souvent à rien.

Bonnes lectures
Valentin Pauluzzi Niveau : District
Note : -1
Messieurs,

Ne vous méprenez-pas, ce Top 10 est aussi une façon de rendre hommage à son incroyable carrière (peu de choses séparent un trophée d'une place de finaliste) et sa force de caractère pour s'être remis d'énormes déconvenues.

L'idée était de sortir un peu de l'ordinaire car des papiers racontant que Maldini était le plus beau, le plus grand et le mieux coiffé, on en a tous déjà lu un paquet.

Et c'est un très très grand admirateur de Maldini qui vous l'écrit.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Message posté par Valentin Pauluzzi
Messieurs,

On a choisi d'autres angles, car franchement des articles pour dire que Paolo est le plus beau, le mieux coiffé et le plus grand, je pense qu'on en a déjà lu des dizaines. Et c'est en tant qu'un des plus grands admirateurs de Maldini que je l'écris

Et ne vous méprenez-pas, ce top 10 n'a rien de négatif, c'est une façon de mettre en valeur sa force de caractère mais aussi son incroyable carrière, car une place de premier ou second se joue souvent à rien.

Bonnes lectures


Certes, ça a le mérite d'être original et de multiplier les points de vue de façon exhaustive.
Mais zut, ça manque de lyrisme, après tout ce qu'on s'est pris dans les dents avec ce superbe classement.

On espérait du Sergio Leone, on se retrouve avec Citizen Kane.

J'espère que vous nous ferez pas une Potemkine pour Rivera.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Et bien flûte, j'avais pas encore lu l'article sur la dynastie Maldini.

Maintenant que j'ai pris du recul et synthétisé le truc, je trouve ça plutôt chouette de fragmenter l'hommage.

J'ai parlé trop vite, mea culpa.

C'est du joli boulot.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Ok merci pour l'explication, j'avoue que ce parti pris m'avait un peu déçu et surpris aussi.

Par contre, je voulais juste revenir sur un petit détail : on dit Sao Paulo (en portugais) et non San Paulo. Et concernant les Coupes intercontinentales : "trois équipes largement inférieures sur le papier" ??? Pour le Sao Paulo FC de Télé Santana, c'est à voir. Alors certes, l'équipe de 93 était moins forte que celle de 92 (qui avait donné la leçon au Barça en finale), en partie à cause du départ de Rai à Paris. Mais quand même, on parle d'un double vainqueur de la Coupe intercontinentale qui a battu consécutivement deux des références européennes de l'époque, la "Dream Team" de Cruyff et les Invicibili de Capello ! C'est l'époque où les clubs sud-américains pouvaient encore rivaliser avec leurs homologues européens et personnellement, je tiens le Sao Paulo FC de Santana pour l'une des grandes équipes de l'histoire du jeu (rematez la finale de 92 pour ceux qui ne sont pas convaincus). Après je suis effectivement d'accord pour dire que l'effectif du Milan était supérieur sur le papier mais c'est le "largement inférieures" qui m'a fait tiquer. Et idem - à un degré moindre - pour le Boca de 2003, certes moins fort que celui de 2000 emmené par Riquelme mais qui était loin d'être un faire-valoir à l'époque...
Georgesleserpent 2.0 Niveau : National
Message posté par djadjo
Les gars, sortez un peu de votre monde italianisé. Enormément de respect pour Maldini, mais au poste d'AG, y avait pas d'équivalent à Roberto Carlos en son temps.
Alors, oui, Maldini a plus duré que le brésilien, mais il me semble qu'il a aussi beaucoup alterné en défense centrale. Ca reste énorme ce qu'il a fait, vu ses prédispositions, mais Carlos depuis 98 jusqu'en 2006, c'était LA référence.


Jamais été convaincu par Carlos. Ok, il avait une frappe de balle géniale (c'est un euphémisme), mais défensivement il faisait pas le poids face à Paolo.
Maintenant, oui, j'ai été très absolu en disant que Maldini a été le meilleur pendant l'intégralité de ses 24 ans de carrière.
Je te concède qu'à l'époque, Carlos était globalement plus ou moins à son niveau.
Mais sur l'ensemble de la période en question (85-2009), il n'a aucun égal.
Note : 1
Message posté par Doug Wilson
Et Grégory Tafforeau c'est du poulet ?

Sinon je suis d'accord avec toi Georges, sur la période que tu cites, il n'a pas d'égal. Ceux qui s'en rapprochent sont Zanetti et Lahm (en terme de longévité).


"Et Grégory Tafforeau c'est du poulet ?"

Un Taffarel, des Tafforeau.

Pardon, j'ai pas pu m'en empêcher.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Message posté par Doug Wilson
Et Grégory Tafforeau c'est du poulet ?

Sinon je suis d'accord avec toi Georges, sur la période que tu cites, il n'a pas d'égal. Ceux qui s'en rapprochent sont Zanetti et Lahm (en terme de longévité).


Oui sur la période allant de la fin des années 80 à aujourd'hui, je dirais qu'il y a trois arrières gauche au-dessus du lot (Maldini, Roberto Carlos et Alaba) et trois arrières droit (Cafu, Zanetti et Lahm).
Note : 1
Définir le Sao Paolo de Tele Santana, largement inférieur sur le papier au Milan AC, même celui de cette époque, me fait un peu tiquer.

Double vainqueurs de la Libertadores et de la Coupe Intercontinentale, comptant notamment das ces rangs:

Cafu, Rai, Toninho Cerezo, Muller, Leonardo.

Pas vraiment des bras cassés.
GalateaTêtenjoy Niveau : CFA2
Tellement sûr de lui Roberto Carlos qu'en 2006 il préférait refaire ses lacets plutôt que de défendre sur un coup franc. Passez de Zizou, but de Henry, ciao la Selecao, merci R. Carlos. Jamais Maldini n'aurait fait une bêtise pareille.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Message posté par samotraki
Définir le Sao Paolo de Tele Santana, largement inférieur sur le papier au Milan AC, même celui de cette époque, me fait un peu tiquer.

Double vainqueurs de la Libertadores et de la Coupe Intercontinentale, comptant notamment das ces rangs:

Cafu, Rai, Toninho Cerezo, Muller, Leonardo.

Pas vraiment des bras cassés.


Tout à fait, c'est ce que je disais plus haut aussi, du coup je m'auto-cite :

Par contre, je voulais juste revenir sur un petit détail : on dit Sao Paulo (en portugais) et non San Paulo. Et concernant les Coupes intercontinentales : "trois équipes largement inférieures sur le papier" ??? Pour le Sao Paulo FC de Télé Santana, c'est à voir. Alors certes, l'équipe de 93 était moins forte que celle de 92 (qui avait donné la leçon au Barça en finale), en partie à cause du départ de Rai à Paris. Mais quand même, on parle d'un double vainqueur de la Coupe intercontinentale qui a battu consécutivement deux des références européennes de l'époque, la "Dream Team" de Cruyff et les Invicibili de Capello ! C'est l'époque où les clubs sud-américains pouvaient encore rivaliser avec leurs homologues européens et personnellement, je tiens le Sao Paulo FC de Santana pour l'une des grandes équipes de l'histoire du jeu (rematez la finale de 92 pour ceux qui ne sont pas convaincus). Après je suis effectivement d'accord pour dire que l'effectif du Milan était supérieur sur le papier mais c'est le "largement inférieures" qui m'a fait tiquer. Et idem - à un degré moindre - pour le Boca de 2003, certes moins fort que celui de 2000 emmené par Riquelme mais qui était loin d'être un faire-valoir à l'époque...
Message posté par GalateaTêtenjoy
Tellement sûr de lui Roberto Carlos qu'en 2006 il préférait refaire ses lacets plutôt que de défendre sur un coup franc. Passez de Zizou, but de Henry, ciao la Selecao, merci R. Carlos. Jamais Maldini n'aurait fait une bêtise pareille.


Je pensais à la même chose. Les qualités défensives de Maldini étaient sans commune mesure avec celle Carlos.
Note : 1
Message posté par Alain Proviste
Tout à fait, c'est ce que je disais plus haut aussi, du coup je m'auto-cite :

Par contre, je voulais juste revenir sur un petit détail : on dit Sao Paulo (en portugais) et non San Paulo. Et concernant les Coupes intercontinentales : "trois équipes largement inférieures sur le papier" ??? Pour le Sao Paulo FC de Télé Santana, c'est à voir. Alors certes, l'équipe de 93 était moins forte que celle de 92 (qui avait donné la leçon au Barça en finale), en partie à cause du départ de Rai à Paris. Mais quand même, on parle d'un double vainqueur de la Coupe intercontinentale qui a battu consécutivement deux des références européennes de l'époque, la "Dream Team" de Cruyff et les Invicibili de Capello ! C'est l'époque où les clubs sud-américains pouvaient encore rivaliser avec leurs homologues européens et personnellement, je tiens le Sao Paulo FC de Santana pour l'une des grandes équipes de l'histoire du jeu (rematez la finale de 92 pour ceux qui ne sont pas convaincus). Après je suis effectivement d'accord pour dire que l'effectif du Milan était supérieur sur le papier mais c'est le "largement inférieures" qui m'a fait tiquer. Et idem - à un degré moindre - pour le Boca de 2003, certes moins fort que celui de 2000 emmené par Riquelme mais qui était loin d'être un faire-valoir à l'époque...


Pardon j'avais pas vu ton message. Mais on est d'accord. C'était une putain d'équipe qui jouait un très beau football.

je n'ai pas le souvenir que depuis une équipe SudAm ait gardé son titre.
Note : 1
Message posté par djadjo
Carlos, c'est le défenseur qui inspire tous les latéraux actuels: Marcelo, l'école espagnole, Alves, même s'il est à droite... mais l'idée c'est d'étre un deuxième ailier dans l'équipe et accessoirement assurer défensivement.

Je ne dis pas que, le modèle Maldini est obsolète ou mauvais, mais pour les équipes de notre ère, c'est un peu moins productif de jouer avec un latéral comme Maldini qu'avec un comme Carlos.

Alors oui, Carlos avait des absences. Mais il compensait laaaargement avec son apport offensif.

Bref, quand Carlos a commencé à briller, çàd après son passage à l'Inter, on ne jurait que par lui, et légitimement. De plus, son palmarès à la même période était aussi éloquent que celui de Maldini: 2 finales de CDM, 2 de C1, et des titres locaux en pagaille.


Bof. Tout ça Facchetti le faisait déjà dans les années 60 et même mieux. Il lui est même arrivé de claquer de 10 buts dans un championnat (et sans coup franc) en plus d'être intraitable derrière et capitaine de la sélection pendant 11 ans (record).
Di Stefano dit de lui que jamais il n'imaginait qu'un arrière gauche puisse faire autant de dégâts.
Message posté par GalateaTêtenjoy
Tellement sûr de lui Roberto Carlos qu'en 2006 il préférait refaire ses lacets plutôt que de défendre sur un coup franc. Passez de Zizou, but de Henry, ciao la Selecao, merci R. Carlos. Jamais Maldini n'aurait fait une bêtise pareille.


C'est ça.
Par contre Maldini, lui peut se permettre d'etre le leader d'une défense qui prend 3 buts en une MT de finale de LDC, et 4 contre le Depor en demie finale.
Jzmais Carlos ne se le serait permis. :)
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Message posté par samotraki
Pardon j'avais pas vu ton message. Mais on est d'accord. C'était une putain d'équipe qui jouait un très beau football.

je n'ai pas le souvenir que depuis une équipe SudAm ait gardé son titre.


D'ailleurs, ça me donne une idée pour un futur top 10 des plus grandes équipes sud-américaines de l'histoire : le Penarol de Spencer dans les 60's, le Santos de Pelé, l'Estudiantes de Zubeldia et Bilardo, l'Independiente de Bocchini, le Flamengo de Zico, le Nacional des années 80, le River de Francescoli, le Sao Paulo FC de Télé Santana, le Boca de Bianchi et Riquelme...
Ça pourrait faire un bel article !
Message posté par O Alegria Do Povo
"Carlos, c'est le défenseur qui inspire tous les latéraux actuels."

Djalma Santos, Carlos Alberto, ça te dit quelque chose ?

C'est pas pour faire le vieux con que je ne suis pas, mais putain mec, si t'es passionné, soit le jusqu'au bout.


Si je suis latéral en 2016, oui, R. Carlos, ça va me parler plus que Djalma Santos ou un autre.
Notamment, parce que c'est plus frais dans ma mémoire, ou à cause de sa frappe de balle extraordinaire, ou à cause des jeux vidéo, où certains le positionnaient en attaque, parce que cheaté sur la vitesse et la frappe.

Donc oui, t'es un vieux con... Non je rigole!
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Message posté par djadjo
Franchement, j'ai du mal quand vous citez Alaba au niveau des Carlos et Maldini!!
Il n'a joué ni cdm, ni Euro. Son équipe ne l'avantage pas, mais les deux premiers ont fait finales de CDM et de compétions continentales locales avec leurs sélections.
C'est pas le même monde. Alaba est peut être le meilleur actuellement, comme Sheva pouvait l'être à un moment, mais personne n'en a jamais parlé dans un Top 3 des meilleurs attaquants de l'histoire.


Vu que le mec n'a rien à espérer en sélection autrichienne, on est d'accord, donc qu'il est moins en vue, on pourrait juste se cantonner à juger ses prestas en club ?

Bah il encule la concurrence.
Note : 1
Message posté par Alain Proviste
D'ailleurs, ça me donne une idée pour un futur top 10 des plus grandes équipes sud-américaines de l'histoire : le Penarol de Spencer dans les 60's, le Santos de Pelé, l'Estudiantes de Zubeldia et Bilardo, l'Independiente de Bocchini, le Flamengo de Zico, le Nacional des années 80, le River de Francescoli, le Sao Paulo FC de Télé Santana, le Boca de Bianchi et Riquelme...
Ça pourrait faire un bel article !


Le Penarol de Spencer. Equipe mythique qui comprenait dans ses rangs Elias Figueroa. Quand on parle de défenseurs classieux, élégants et beau gosse il se pose là.

Je rajouterai dans ta liste le Nacional Medellin de Pacho Maturana et le River des années '40 (la Maquina).

C'est vrai quje ça ferait un bel article.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Sinon, il est certes un cran en-dessous des Facchetti, Cabrini ou Maldini mais y a quand même un latéral italien qu'on oublie trop souvent (je l'aurais même cité dans ce top 100), c'est Antonio Benarrivo. Il a fait une superbe carrière avec le Parma de Nevio Scala et je crois me souvenir (mais pas certain) qu'il était titulaire au Mondial 94.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
En tout cas, ça fait vraiment plaisir de pouvoir parler avec des gens qui connaissent vraiment le foot. Et c'est pour ça que je continue à venir sur ce site.
Sur d'autres sites concurrents que je ne nommerais pas, tu parles de Facchetti, Cabrini, Djalma Santos, Junior, Penarol ou Maturana, la majorité des mecs ouvrent des grands yeux et savent même pas de quoi tu parles...
Même si la qualité défensive de Maldini est sans commune mesure avec celle de Roberto Carlos, je trouve que ce dernier était quand même plus rigoureux que Marcelo ou Jordi Alba à qui il peut arriver de prendre le bouillon face à un ailier d'une équipe moyenne.
Alaba lui est un vrai cyborg du poste.

Cette finale de 2005, rien que pour ce splendide but de Maldini, c’est un putain de crève-coeur. Et aussi pour le pauvre Crespo qu fait le job en plantant un doublé pendant que Sheva s'était transformé en Bakayoko sur ce match (Crespo n'aura jamais gagné la C1).
Sérieux, imaginer un défenseur de 37 ans claquer un but pareil dans un match de cette importance!
D'ailleurs même si Maldini n'était pas aussi bon attaquant qu'un Roberto Carlos, son apport offensif était très bon, il avait une bonne frappe des 2 pieds aussi. Il a disputé l'Euro 2000 en latéral du 3-5-2 avant de reculer dans le trio central avec Nesta et Cannavaro (la défense que tout joueur de PES/FIFA voulait aligner).

Il ne pouvait évidemment plus jouer tous les matchs vers sa fin de carrière, mais son niveau à 40 balais était incroyable.

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