Top 10 : Les Branlées

Place ce week-end à la Coupe de France. Cette année le tirage a offert Villefranche sur Saône (CFA) au petit poucet de l'édition 2010, la Grande Motte (Promotion d'Honneur). La saison dernière, on en avait pris plein la tête avec le qualification en 32èmesde Schirrhein (District) contre Clermont (L2). Alors, afin de s'éviter les reportages euphoriques de France 3 Région, voici un petit Top 10 des plus belles toises mises par les grands aux petits en Coupe depuis 50 ans. Si ça peut rassurer les grosses équipes...

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1/ 32èmes de finale, 08/01/05, Seyssinet-Pariset (DH) - Monaco (L1) : 0-7


Les Isérois peuvent retourner skier. Kallon et Saviola animent le front de l'attaque de coach Deschamps et plient le match en première période (4-0). C'était l'époque où Maicon et Evra étaient encore tankés en L1. Pas pour longtemps.

2/ 32èmes de finale, 17/01/98, CM Aubervilliers (CFA) - Bordeaux (L1) : 1-7


Les gars d'Auber reçoivent les Girondins d'Elie Baup et une équipe de bouchers derrière : le trio Gralak-Afanou-Saveljic. Les Aquitains ne sont pas montés dans la capitale pour enfiler des perles. Papin met le triplé et Wiltord le quadruplé. A part ça, Kiki Musampa avait joggé pendant les 90 minutes.

3/ 32èmes de finale, 22/01/94, Côte Chaude Sportif Football (DRH) – PSG (L1) : 0-10


Douillet et Galfione avait eu la main lourde pour Côte Chaude. Le PSG d'Artur Jorge, tenant du titre, débarque dans un Geoffroy-Guichard bouillant. La rencontre débutera avec 15 minutes de retard. Qu'importe, le Portugais, sans pitié, aligne l'équipe-type. Llacer et Cobos sont donc sur le banc. Paris refroidit la Côte Chaude et en plante 10 (triplé de Gravelaine, doublés de Raï et Ginola, 1 pion pour Le Guen et Fournier et un petit csc pour un dénommé Chatane).

4/ 16èmes de finale, 28/03/89, FC Nantes (L1) - Geldar de Kourou (DH) : 8-0


C'était la bonne époque, cruelle avec les petits, les matches se jouant en aller-retour. A l'aller, Nantes fait le taf (3-0). Au retour, le Nantes version Blazevic avec la Dèche et Desailly en colle 8 aux Guyanais. Un certain Christophe Robert inscrit un triplé. C'est à ce jour le meilleur parcours pour un club des DOM-TOM.

5/ 16èmes de finale, 22/02/84, AS Nancy-Lorraine (L1) – AS Sarreguemines (D4) : 9-1


Après une timide victoire 2-0 à l'aller, les Nancéens en collent 9 dans le buffet de Sarreguemines. Jeannol régale avec un triplé. Idem pour Didier Philippe, le chouchou de Picot, que Hidalgo voit « comme la relève pour l'Equipe de France » . Info décisive : Bruno Germain a été remplacé à l'heure de jeu.

6/ 16èmes de finale, 12/03/85, FC Sochaux (L1) – Mantes-la-Jolie (DH) : 8-1


Les banlieusards parisiens déboulent à Bonal, changement de décor qui ne leur a pas souri : 8 buts dans les chiques, dont un du camé Stéphane Paille. Franck Sauzée et le nain Philippe Lucas drivaient le milieu de terrain.

7/ 32èmes de finale, 01/02/76, SC Saint-Symphorien (PH) - Lyon (L1) : 0-9


Raymond Domenech occupe le flanc droit de la défense lyonnaise, la moustache alerte. Lacombe, Jodar et Chiesa inscrivent chacun un doublé et Saint-Symphorien rentre à la maison. Raymond ne demandera pas Estelle en mariage à la fin du match. Elle n'était pas encore née.

8/ 32èmes de finale, 12/01/1969, Bagnères-Luchon (D4) - Rennes (L1) : 1-11


Inside François Bayrou's country. Le club du Sud-Ouest était donc obligé de se prendre une trempe. Pourtant, Bagnères-Luchon avait Sylvester Takac (l'ancien coach Kojak à Sochaux) et Jean Petit dans leur garnison. Ça n'a pas suffit. Rodigherio et Lenoir se sont amusés.

9/ 8èmes de finale, 10/03/63, SR Creutzwald (DH) - Stade de Reims (L1) : 0-10


Creutzwald, club de régional en Lorraine, fait l'exploit d'arriver en huitièmes. Pas de bol, le tirage leur donne le grand Reims d'Albert Batteux, sans Just Fontaine qui vient de raccrocher ses crampons Patrick. Kopa et Jean Vincent s'occupent des Lorrains. C'était la dernière bonne année pour les Rémois qui seront relégués en D2 l'année suivante.

10/ 32èmes de finale, 24/01/60, AS Giraumont (D4) - RC Paris (L1) : 0-10


A l'époque où le Racing avait encore une équipe de foot. Le RC Paris du Président Dehaye ne mène que 3-0 à la mi-temps, puis concrétise la branlée en seconde avec sept nouveaux buts. Un certain Cisowski, mineur à la semaine comme Kopa, claque un quadruplé. C'est aujourd'hui le 4ème meilleur buteur de D1 de tous les temps.


Ronan Boscher

Evidemment, vous avez certainement d'autres souvenirs de bonnes branlées infligées par Goliath à cet escroc de David. Parlez-en dans les "Commentaires"...

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