1. // CAN 2012

Top 10 : Joueurs africains

Parce que le continent africain a donné naissance à une chiée de joueurs frisson et des champions, et parce qu'il aurait été trop facile de foutre Eto'o et Drogba dedans, voici les dix (vrais) meilleurs joueurs made in Africa.

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1 - George Weah

Premier et unique Ballon d'Or venu du continent africain (millésime 1995), Mister George avait tout de l'avant-centre moderne. Début des 90's, le Libérien enflamme la France avec la liquette monégasque. La suite ? Une fusée. Il décolle pour Paname où sa campagne en Ligue des Champions 1994/1995 est un bijou. Transféré au Milan AC dans la foulée, il griffe le Calcio à coups d'accélérations, de crochets et de râteaux fantastiques. Un mec au destin présidentiel. Un patron sur et en dehors du terrain. Personne n'a oublié la manière dont il a refait la cloison nasale du défenseur portugais Jorge Costa un soir de C1. Un travail de pro.

2 - Mustapha Dahleb

Avec sa coupe afro et ses crochets courts, Mus' régalait les rétines des puristes. Joueur élégant, technique et efficace (98 buts en 306 matches avec le PSG), l'Algérien fait partie de la belle équipe du bled qui déboite la RFA au Mondial 82 (2-1). Volé par le scandaleux RFA-Autriche qui élimine l'Algérie (malgré deux victoires en trois matches), Dahleb quitte le Mondiale espagnol la rage au ventre. Quoi qu'il en soit, Dahleb restera comme l'un des plus beaux artistes du championnat de France des 70's/80's. So funky touch.

3 - Hossam Hassan

14 championnats d'Égypte, 3 Coupe d'Afrique des Nations, 170 sélections, 83 buts avec son équipe nationale, Hossam Hassan a tout gagné, tout fait et tout connu. On parle d'un mec qui a tiré le charriot jusqu'à ses 42 piges. Par contre, il a raté son dernier match. Et ça a failli lui coûter très cher. Lors de la révolte égyptienne, il soutient ouvertement le président Hosni Moubarak avant de tenter de se joindre aux manifestants de la place Tahrir quelques jours plus tard, mais ceux ci ne lui pardonnent pas son opportunisme et le chassent. Il s'en sort en vie. Un moindre mal.

4 - Abedi Ayew dit Pelé

14 clubs en 20 ans, le génie d'Abedi Pelé s'est éparpillé aux quatre coins du globe. Au Ghana, il reste et restera le meilleur. Milieu de terrain offensif, il est l'un des premiers joueurs africains à avoir eu un réel impact sur les résultats de son équipe, notamment avec l'OM où il rafle tout au début des années 90. On l'oublie souvent, mais personne ne s'est jamais offusqué de le voir prendre le blase de Pelé en tant que surnom. Normal, l'ancien Black Star avait un Brésilien dans chaque orteil. Un homme à tout bien faire.

5 - Salif Keita

Premier Ballon d'Or Africain en 1970, Salif Keita était l'attaquant dont toute l'Europe rêvait au début des années 70. A Saint-Étienne, le Malien va mettre tout le monde au pas à coups de caramels supersoniques. Sans le vouloir, Salif va tout bouleverser. Il sera à l'initiative d'un film – Ballon d'Or –, d'un centre de formation au pays et d'une génétique hors norme. La preuve, il est l'oncle de Seydou Keita et de Mohamed Sissoko. Un précurseur.

6 - Pierre Ndaye Mulamba

Difficile de parler de l'Afrique, sans évoquer le Zaïre des années 70. Celui de Mobutu Sese Seko. Rien que le patronyme de Mulamba doit beaucoup au dictateur. Son blase d'origine était Pierre Mulamba, mais Mobutu a imposé à son arrivée au pouvoir que chaque Zaïrois prenne un deuxième nom africain. Et Pierre est devenu Pierre Ndaye. Puisqu'on est dans l'étymologie, Mulamba était surnommé "Mutumbula" depuis son plus jeune âge car il adorait se déguiser en Léopard pour faire flipper son voisinage et à l'époque, Mutumbula était une raclure notoire (Mutumbula voulant dire assassin). Il restera à jamais le meilleur buteur sur une seule édition avec 9 buts en 6 matches lors du sacre du Zaïre à la CAN de 1974. Ça, c'était avant l'humiliation du Mondial de la même année avec le viol collectif yougoslave (9-0) alors que les joueurs zaïrois ont refusé de jouer pour protester contre Mobutu. Autre époque, autre football.

7 - Rigobert Song

L'homme aux quatre Coupes du Monde. Un monument. On lui pardonne tout : ses drealocks couleur jaune pisse, ses deux expulsions en Coupe du Monde, ses choix de carrière (Salerne, Cologne), son bouc fièrement porté au XXIème siècle et son palmarès un peu léger pour un mec à plus de 130 sélections. Rigobert Song avait pourtant des qualités au-dessus de la moyenne : un coffre de coureur de fond, des épaules à la Shaquille O'Neal et un mental de guerrier.

8 - Thomas Nkono

« À mon fils, le prénom de mon idole Nkono. Ce fils lui est dédié. Au Mondial 90, j'étais un tifoso inconditionnel des Lions Indomptables. Thomas Nkono me fascinait. Ma passion pour le Cameroun découle de ce fait. Le Camerounais avait une façon si exceptionnelle d'interpréter le rôle de gardien de but qu'à la fin, il ne pouvait m'être que sympathique. D'ailleurs, Nkono a changé le cours de ma carrière et forcément de ma vie. De milieu de terrain, je suis devenu portier afin de suivre les traces de mon idole. » Les mots sont de Gianluigi Buffon. Tout est dit.

9 - Rabah Madjer

1987, finale de la Coupe des clubs champions, Rabah Madjer inscrit un but en laissant le ballon passer entre ses jambes et en le reprenant d'une talonnade derrière la jambe d'appui. Depuis, le joueur algérien a donné son nom à ce geste technique. Prends ça, Antonin Panenka.

10 - Bruce Grobbelaar

Un mec qui simule le comportement d'un clodo complètement raide au rouge pour commencer une séance de penalty, c'est géant. Et quand en plus, le mec faussement bourré arrête les tentatives adverses, c'est brillant. Ah oui, le portier originaire du Zimbabwe s'est payé en plus le luxe d'humilier les tireurs romains de la sorte, en finale de la Coupe d'Europe des Clubs Champions, à Rome. Oui, un putain de génie.

Et aussi : Didier Drogba, Samuel Eto'o, Jay-Jay Okocha, Rashidi Yekini, Anthony Yeboah, Joseph-Antoine Bell, Roger Milla, Salah Assad, Stephane Keshi, Francçois Oman-Biyik, Mustaphe Hadji, Ali Boumnijel, Patrick Mboma, Frédéric Kanouté, Michael Essien, Samuel Kuffour, Nii Lamptey, Lucas Radebe, Nwankwo Kanu...


Par Mathieu Faure
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excelent bruce grobelard toute mon enfance ;)
Weah number one c'est clair, un patron, un footballeur et homme hors norme. Comportement, mode de vie, etat d'esprit !!! MISTER GEORGES !!!!!!
Merci sofoot
Un petit oubli : Larbi Ben Barek le Marocain, l'ancêtre des plus grands. Son seul tord c'est d'être né trop tôt pour pouvoir laisser une trace ...
Un hommage de Pelé tout de même : " Si je suis le Roi du football, Ben Barek est le Dieu."
Hank_Scorpio Niveau : DHR
+1 Rokossovski : Pelé dira ainsi : « Si je suis le roi du Football, alors Ben Barek en est le Dieu. » Ca m'suffit pour me convaincre qu'il mérite une p'tite place dans ce top 10 ^^
C'était quand Pelé avait encore toute sa tête ? et apparemment un semblant d'humilité :p
Carrement, Ben Barek etait un des plus grands et son anonymat est une insulte au "Dieu" qu'il fut ;)
SoninkePsg Niveau : DHR
Salif Keîta, le fiérté malienne n'est pas l'oncle de Seydou ni de Momo !
Et George ALHASSAN, les gens!
Lamouchi59 Niveau : CFA
Bien qu' étant d' origine tunisienne, je vois pas bien ce que fait Boumnijel dans la liste: il a été barré par El Ouaer ( élu meilleur gardien du premier tour de la coupe du monde 1998)pendant un bon moment, Ali a évolué à Gueugnon et Bastia... le plus vieux joueur à avoir participé à une coupe du monde. Pas glorieux...
J'ajouterais Belloumi et Abdelmjid Dolmi, et Roger Milla devrait être dans le top 10.
@lamouchi
tout a fait d'accord, la Tunisie n'a jamais eu de grand gardien
a mon souvenir
feodalorer Niveau : DHR
Ne pas mettre Belloumi est une très grave erreur.
Sans doute le plus grand joueur africain de tous les temps
Merci à Rokosovski d'avoir mentionné Ben Barek, assurément un des plus grands joueurs de tous les temps (par rapport à son époque bien entendu) !

& merci à Med78 de faire l'éloge de Dolmy ! Mon idole absolue et maitre à joueur de mon équipe de cœur, le Raja de Casablanca.

A ces deux immenses joueurs, j'ajouterais Timoumi (ballon d'or 1985 me semble-t-il).
@Loud

Contrairement au Maroc qui a eu dans les 80's, Zaki !

Quasiment infranchissable !

Avec Zaki dans les cages, le Maroc, me semble-t-il, lors des qualifications au Mondial 86 n'a encaissé qu'un seul but (lors de la dernière journée alors que ceux-ci étaient déjà qualifiés).

Lors du Mondial mexicain, le Maroc n'avait encaissé que 2 buts en 4 matchs (0-0 contre l'Angleterre, 0-0 contre le Pérou et 3-1 contre le Portugal. Ils perdront in-extremis contre l'Allemagne en 8éme de finale grâce à un coup franc de Matthaus).

Auteur de parades magistrales, Zaki (d'ailleurs aussi détenteur du ballon d'or africain) restera indéniablement l'un des meilleurs gardiens de but africain de l'histoire.
Par contre, je ne pouvais pas blairer Hossam Hassan (ni son frère Ibrahim). Un buteur racé certes mais sacrément inélégant & fichtrement tricheur.
merci skidi pour cette info, je ne connaissais pas le maroc de '86, mais bien l'algérie de '82 et le cameroun de '90, qui est pour moi la meilleure équipe africaine en coupe du monde ( mais comme t'as vu avant '90 je connais moins bien) et le nigéria de '94 aussi très bon.
zaki ca veut pas dire delicieux ou excellent en arabe??
C'est avec plaisir amigo !

Tu n'es pas loin quant à la signification de "zaki". Ça veut plutôt dire "bon" (encore un qui porte bien son nom).

Ah que de bons souvenirs ! Algérie 82 Cameroun 90 & Nigeria 94, 3 équipes absolument talentueuses.
Pour ma part, ma préférée est Nigeria 94 (éliminée en 1/4 de finale grâce [ou à cause] du légendaire Baggio).
Une génération géniale, aussi technique que physique dont la plupart des éléments avaient été champions olympiques en disposant notamment du Brésil & de l'Argentine.
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