1. // Tous championnats
  2. //

Top 10 : Je suis aimé dans un club où je n'ai pas joué

Idolâtrés par leur public, certain joueurs ont réussi au cours de leur carrière à se faire un nom hors de leur stade. Au point de se faire aimer de supporters dont ils n'ont jamais porté les couleurs. Une situation paradoxale qui prouve que le football s'affranchit parfois des guerres de clochers.

4 20

Robert Kidiaba au Grêmio Football Porto Alegrense

À l'évocation du nom de Robert Kidiaba, tout le monde pense d'abord – et c'est bien normal – à sa coupe de cheveux incroyable et à sa célébration de but mythique. Pourtant, le gardien de but est bien plus qu'un mec qui saute sur son fessier à chaque réalisation de son équipe. Il est également, par exemple, l'idole des supporters du Grêmio de Porto Alegre. En 2010, alors qu'il dispute la Coupe du monde des clubs avec le Tout Puissant Mazembe, Robert se retrouve en demi-finale face à l'éternel rival du Grêmio, l'Internacional. À ce moment-là, tout le monde pense que le club congolais va se faire humilier, mais il n'en n'est rien. Les Brésiliens sont défaits deux buts à zéro et Robert devient la star de cette victoire surprise au Grêmio. Aujourd'hui, la moitié de Porto Alegre l'adore, et l'autre moitié le hait.

Youtube

Alessandro Calori à la Lazio



Pour les Biancocelesti, l'entrée dans le nouveau millénaire s'est faite avec un titre de champions d'Italie. Un titre qu'ils se sont disputés durant toute la saison 1999-2000 avec la Juventus – et oui, encore elle. Lors de la dernière journée, la Lazio écrase la Reggina à la maison (3-0) et remet son titre entre les mains de Pérouse, qui affronte la Juventus à domicile. De violents orages s'abattent sur la capitale de l'Ombrie et monsieur Collina, l'arbitre de la rencontre, interrompt le match et hésite à la reporter. Mais le match reprend bel et bien, et Calori, défenseur de Pérouse, offre la victoire aux siens et le titre à la Lazio. Véritable héros à Rome, il revient quelques années plus tard expliquer aux fans de la Lazio ce qui l'a motivé : « Est-ce qu'on était motivés avant le match ? Oui. Avant de jouer, le président Gaucci nous a menacés parce qu'il détestait la Juventus. »

Zinedine Zidane à l'OM



Il a l'accent, le pedigree des quartiers nord, un attachement indéfectible à la ville. Son portrait s'est affiché pendant des années sur les façades d'immeubles. Pourtant, les chemins de Zinédine Zidane et de l'OM ne se sont jamais croisés. De Cannes à Bordeaux avant d'émigrer ailleurs en Europe, l'enfant du coin a toujours échappé au Vélodrome, mais en expliquait certaines raisons au Phocéen en 2012 : « Quelque part, au fond de moi, j'aurais toujours ce petit regret de ne pas avoir joué à Marseille. Quand je vois comment je parle de Marseille, comment je pense Marseille, et me dire que je ne suis jamais venu à l'OM... Mais j'ai mes bonnes raisons en fait. Parce qu'en venant à Marseille, je serais resté tout le temps avec mes copains. Donc j'aurais divorcé, je serais resté du matin au soir avec mes copains. C'était juste pas possible. J'avais une autre pensée de ma carrière. » Pourtant, tout espoir n'est pas mort. En effet, depuis qu'il a entamé son parcours d'entraîneur, ZZ est régulièrement annoncé du côté de l'OM. Pas sûr que cela suffise à compenser les regrets de la non-pige de Zizou en fin de carrière.

Renato Curi au Torino



Lors de la saison 1975-1976, le Torino bataille avec la Juventus, sa némésis, pour le titre de champion d'Italie. Pendant toute la durée du championnat, les deux équipes restent au coude-à-coude et doivent attendre l'ultime journée pour se départager. Avant ces dernières 90 minutes, le Torino, qui reçoit Cesena, a un point d'avance sur la Juventus, en déplacement à Pérouse. Les Granata suivent le match de leurs rivaux à la radio. La première mi-temps n'offre aucun but sur les deux pelouses, mais dès le début de la seconde période, le stade du Torino explose. Renato Curi, le milieu de Pérouse, vient d'ouvrir le score contre la Juventus ! Boostés, les Toro ouvrent eux aussi le score face à Cesena, avant de se faire rejoindre à la marque. Qu'importe, la Juventus perd son match, et le Torino est sacré champion. Un an plus tard, Pérouse reçoit à nouveau la Juventus dans son stade. Cette fois-ci, Renato Curi ne marque pas. Il meurt d'un infarctus du myocarde. Les supporters de Pérouse et du Torino pleurent leur héros.

Andrès Iniesta à l'Espanyol Barcelone

Malgré la rivalité entre les deux clubs de la ville, Andrès Iniesta est un homme apprécié du côté du stade Cornèlla-El Prat. En 2010, le milieu de terrain du Barça et de la Roja inscrit le but du titre en Coupe du monde et se déleste de son maillot. En dessous, sur son tee-shirt blanc, une simple phrase : « Dani Jarque siempre con nosotros » , littéralement « Dani Jarque toujours avec nous » . Un an plus tôt, Jarque succombait en effet à une crise cardiaque lors de la pré-saison de l'Espanyol. Grâce à cet hommage appuyé en mondovision, Iniesta sera le seul Blaugrana à recevoir les honneurs et applaudissements lors de sa sortie de l'enceinte de la Cornèlla en championnat. La classe du champion.

Youtube

Nicolas Fauvergue à Toulouse



À Toulouse, on ne dispute pas souvent de compétitions européennes. Alors quand on en tient une, on sait se montrer reconnaissant avec les personnes qui ont rendu la qualification possible. Le 26 mai 2007, alors que Rennes, troisième, affronte le LOSC, Toulouse tape Bordeaux (3-1) et rêve d'une qualification en C1. Oui, mais voilà, dans l'autre match, les Rennais ouvrent la marque et s'accrochent à leur troisième place. Jusqu'à la dernière minute et un but de Nicolas Fauvergue. À des kilomètres de là, la Ville Rose exulte : le Téfécé termine troisième et se qualifie pour la C1. Depuis, les supporters encensent Fauvergue dès qu'ils le peuvent, un site internet à son honneur avait été créé, etc. Bref, si Fauvergue veut passer une retraite tranquille, la Haute-Garonne l'attend.

Ricardo Bochini à San Lorenzo



Maître de la passe millimétrée, Ricardo Bochini s'est fait idole pour une partie de l'Argentine. À Independiente d'abord, où il évolua 19 saisons. Aux yeux de Maradona ensuite, grand fan d'un joueur aux côtés duquel il n'aura finalement que peu l'occasion de jouer. En 86, lors du succès argentin au Mondial, sa participation ne tient qu'en quelques minutes. Qu'importe. Car le respect pour Bochini est d'un autre ressort. À San Lorenzo par exemple, l'ancien meneur de jeu jouit d'une belle cote. Fan des Cuervos depuis l'enfance, Bochini a même été aperçu en tribunes lors de la victoire en Libertadores l'année passée, causant par la même occasion la colère de certains fans d'Independiente, peu heureux de voir leur ancienne idole assumer ses liens avec un autre club. Ce à quoi Bochini a répondu : « Pour moi, il n'y a vraiment pas de mal. Que ceux qui sont en colère restent en colère. » Simple et efficace.

Michel Platini à Metz



Il s'en est fallu d'un cheveu. Ou plutôt d'un souffle. En 72, le jeune Platini, 17 ans au compteur, passe un test chez les Grenats. Mais diagnostiqué d'un problème respiratoire par un médecin qui n'était même pas celui du club, Michel est renvoyé chez lui. Peu après, c'est finalement le voisin nancéien qui emporte la mise et permet à Platoche de prendre son envol. Un coup difficile à avaler pour le FC Metz, que Platini allait voir jouer étant gamin, et qui voit filer sous son nez le meilleur joueur français de sa génération. Depuis, la bataille fait rage entre supporters : Platini était fait pour Metz, aimait le FC Metz et s'est résolu à rejoindre l'ASNL par défaut. En 1996, Carlo Molinari déclarait même à Libération : « À cause d'une mauvaise organisation, j'ai manqué l'affaire du siècle, puisque Michel Platini, un Messin, n'a pas été recruté par le club. Il n'avait jamais été reconnu par les sélections nationales. Un médecin, à l'époque, avait même déclaré qu'il manquait de souffle. Mais Michel, c'était surtout le fils d'Aldo, un joueur confirmé. Il aurait suffi que j'aille voir son père, chez lui, et il aurait signé à Metz et non à Nancy.  » Trop tard.

Lionel Messi à Newell's



Lionel Messi n'est encore qu'un nain, mais enchaîne déjà les dribbles lorsque le club de Newell's le repère à l'âge de 8 ans. Star de son hood de Rosario, c'est tout logiquement que le petit homme aux airs de Maradona rejoint le gros club de la ville, et va y faire ses classes en junior. Le reste de l'histoire est connu : pénalisé par des problèmes hormonaux, Lionel n'est pas aidé financièrement par le club et s'en va trouver des piqûres du côté de Barcelone. Dès lors, en professionnel, Messi ne disputera aucun match avec l'équipe dont il est fan et qui s'est résolue à voir partir son prodige. En 2013, les dirigeants tenteront toutefois de se rattraper en offrant à Messi la possibilité d'utiliser leur centre d'entraînement pour sa convalescence liée à une blessure à la cuisse gauche. Un geste minime, mais qui témoigne des liens entre les deux entités. Avant de voir, un jour peut-être, l'Argentin effectuer un retour aux sources et offrir un peu de son immense talent à des supporters frustrés. En équipe première, cette fois.

Pascal Feindouno à Paris



Parler de la saison 1998-1999 aux Marseillais, c'est évoquer un bien mauvais souvenir et réveiller quelques soupçons. Lors de cette saison, les Olympiens sont bien ennuyés par la bonne forme des Girondins de Bordeaux. Outre l'AS Monaco, leader à la fin de la deuxième journée, l'OM et Bordeaux sont les seuls à truster la première place jusqu'à la fin du championnat. Lors de la dernière journée, Marseille, qui se déplace à Nantes, a besoin d'une victoire, et d'une défaite ou d'un nul bordelais, pour devenir champion. Pirès permet à l'OM d'assurer sa part du contrat en marquant contre les Canaris. Seulement, au Parc des Princes, où Bordeaux affronte le PSG, Marseille est privé de son titre par un but de Pascal Feindouno, tout juste entré en jeu. À 2-2, Pascal offre donc une victoire et un titre à Bordeaux. De quoi faire sourire les Parisiens qui, malgré la défaite, ont eu la joie de priver leurs rivaux d'une belle fête. De là à dire qu'ils l'ont fait volontairement, il n'y a qu'un pas...

Par Gabriel Cnudde et Raphael Gaftarnik
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Note : 2
Zidane c'est normal c'est la fierté de la ville. Iniesta c'est sur chaque terrain de Liga qu'il est applaudi même au Bernabeu.
Paolo Varane Niveau : DHR
Je trouve quand même que Andres Iniesta c'est la classe incarnée...
Iniesta de mi vida !!!

D'ailleurs je vous conseille le doc' du même titre...

Je confirme, la saison post CdM 2010, Iniesta est adulé dans TOUT les stades d'Espagne.

Avec le temps, ça c'est tassé un peu, même si il reste un demi dieu à l'Espanyol et continue toujours à recevoir des ovations à l'extérieur et je pense que ce sera comme cela jusqu'à la fin.

En même temps quel geste de classe intergalactique.
Redondo minot Niveau : Loisir
les petits sous-entendus sur l'article feindouno alors que c'est un fait désormais avéré que les parisiens, comme dans les années 40, ont montré leur sens de l'honneur.

mais bon qu'ils se rassurent s'ils aiment feindouno nous on aime kelkal.
J'enAiUneDe12cm Niveau : District
C'est vrai que la ville de Marseille s'est soulevée quand les allemands ont décidé de prendre le contrôle de la zone libre <3
Message posté par Redondo minot
les petits sous-entendus sur l'article feindouno alors que c'est un fait désormais avéré que les parisiens, comme dans les années 40, ont montré leur sens de l'honneur.

mais bon qu'ils se rassurent s'ils aiment feindouno nous on aime kelkal.


Si tu parles du terroriste kelka qui a fait 8 mort dans le RER B et des dizaines de blessés, va te faire mettre et bien profond.
Note : 8
Message posté par Redondo minot
les petits sous-entendus sur l'article feindouno alors que c'est un fait désormais avéré que les parisiens, comme dans les années 40, ont montré leur sens de l'honneur.

mais bon qu'ils se rassurent s'ils aiment feindouno nous on aime kelkal.


Retourne dans ta fosse a merde petit con. les rivalite du foot c est bien mais j irais jamais souhaiter des attentats a Marseille ou des trucs du genre, j sais pas, j ai trop d honneur pour ca.

D ailleurs pour l article j ai pas de souvenir de chant ou tifo a la gloire de Feindouno,ca avait bien fait rire et ca reste dans l histoire du championnat, apres de la a dire qu il etait aime a Paris pour ca, ca me semble un peu/beaucoup tire par les cheveux.
M.Manatane Niveau : CFA
Note : 3
Message posté par Redondo minot
les petits sous-entendus sur l'article feindouno alors que c'est un fait désormais avéré que les parisiens, comme dans les années 40, ont montré leur sens de l'honneur.

mais bon qu'ils se rassurent s'ils aiment feindouno nous on aime kelkal.


Comment dire... Ton oncle et ton père doivent être une seule et même personne pour atteindre un tel niveau de connerie.
j'y suis giresse Niveau : Ligue 1
Message posté par Redondo minot
les petits sous-entendus sur l'article feindouno alors que c'est un fait désormais avéré que les parisiens, comme dans les années 40, ont montré leur sens de l'honneur.

mais bon qu'ils se rassurent s'ils aiment feindouno nous on aime kelkal.


Pareil, j'espère pour toi que tu parles pas du terroriste. Sinon t'es définitivement une pauvre me*de.

Sinon cœur avec la b*te Fauvergue <3
Jean-Pierre Raffarin Niveau : District
Message posté par Redondo minot
les petits sous-entendus sur l'article feindouno alors que c'est un fait désormais avéré que les parisiens, comme dans les années 40, ont montré leur sens de l'honneur.

mais bon qu'ils se rassurent s'ils aiment feindouno nous on aime kelkal.

Merci pour ce superbe commentaire. Tu es le grand gagnant du jour champion!
http://vosdroits.service-public.fr/part … 2512.xhtml
Syr_Odanus Niveau : CFA
Message posté par Redondo minot
les petits sous-entendus sur l'article feindouno alors que c'est un fait désormais avéré que les parisiens, comme dans les années 40, ont montré leur sens de l'honneur.

mais bon qu'ils se rassurent s'ils aiment feindouno nous on aime kelkal.


@Redondo minot

Pauvre tache, t'as sans doute été fini à la pisse, toi !
Et change de pseudo, tu fais honte à un joueur qui, lui, avait la classe et de l'éducation...
Heathcliffhanger Niveau : Loisir
Mettre Nicolas Fauvergue juste après Iniesta c'est quand même osé
Bon, attendez les gars, je vous trouve un peu dur quand même... Non, en fait, non, le type est au moins aussi con qu'un balai! J'ai beau être supporter de l'OM par tous les pores de ma peau, là, mon gars, je peux rien pour toi...
Note : 1
Message posté par Skarbek
Bon, attendez les gars, je vous trouve un peu dur quand même... Non, en fait, non, le type est au moins aussi con qu'un balai! J'ai beau être supporter de l'OM par tous les pores de ma peau, là, mon gars, je peux rien pour toi...


et encore, c'est faire insulte au balai !!
le geste d'iniesta qui dédie le but le plus important de sa carrière à un joueur de l'équipe rivale... c'est d'une beauté sans nom !!!

mais non on va filer le FIFA BALLON D'OR à messi, parce que l'argent n'a pas de coeur PUTAIN !!!!

iniesta c'est le genre de type que personne ne peut détester, ne serait-ce que de ne pas l'apprécier.
avanti partenope Niveau : DHR
Pazzini à l'Inter....et à la Lazio.
JimPooley Niveau : CFA2
Putain dire que si Platini avait signé à Metz, Olivier Rouyer n'aurait jamais disputé une coupe du Monde!
Message posté par groin


Retourne dans ta fosse a merde petit con. les rivalite du foot c est bien mais j irais jamais souhaiter des attentats a Marseille ou des trucs du genre, j sais pas, j ai trop d honneur pour ca.

D ailleurs pour l article j ai pas de souvenir de chant ou tifo a la gloire de Feindouno,ca avait bien fait rire et ca reste dans l histoire du championnat, apres de la a dire qu il etait aime a Paris pour ca, ca me semble un peu/beaucoup tire par les cheveux.


Ah parce que Nantes a montré son sens de l'honneur en laissant marquer Pirès pour la victoire et ainsi priver éventuellement l'ennemi bordelais du titre?

Balaie devant ta porte avant de déblatérer des conneries -_-
dobbystereo Niveau : DHR
Message posté par DaSouZ33


Ah parce que Nantes a montré son sens de l'honneur en laissant marquer Pirès pour la victoire et ainsi priver éventuellement l'ennemi bordelais du titre?

Balaie devant ta porte avant de déblatérer des conneries -_-



je ne crois pas que Nantes malgré la rivalité avec Bordeaux, n'ai laissé filer le match.

Par contre le Montpellier-Marseille qui passe de 4-0 à la mi-temps à une vitctoire marseillaise, même Claude-Bernard Filouccelli ne l'aurait pas osé !
Kouteii-remau Niveau : Loisir
J'ai quand même un gros doute sur la motivation nantaise lors de ce match, il suffit de voir l'implication de leur defense.

Le but à partir de 55 secondes: http://www.dailymotion.com/video/x3jh7o … rsei_sport

Évidemment c'est totalement subjectif.
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
4 20