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Top 10 : J’irai cracher sur vos couleurs

Alexys Bosetti l’avait annoncé avant de venir au Vélodrome : il déteste l’OM. Pas du genre à se défausser, le jeune homme de 20 ans en a remis une couche lors de la célébration de son but mardi. La preuve que le foot peut être autre chose que de la comm’ maîtrisée entre deux annonces de transfert ou que les mercenaires du ballon ne sont pas totalement hors-sol. Après oui, il y a le risque afférant de basculer dans les affres de la bêtise ou de la vulgarité...

1) Ronald Koeman (Pays-Bas) vs Allemagne

Une histoire de fesses. 1988, championnat d’Europe des Nations. Les Pays-Bas affrontent l’Allemagne en demie. Disons qu’entre les deux pays demeure un petit contentieux depuis la finale perdue en 1974. Et peut-être même historique, comme le chanterait The Nits. N’empêche, lorsqu’à la fin de la rencontre, après une victoire méritée qui annonce le titre des Hollandais, le rugueux défenseur du PSV Eindhoven se plante devant les supporters allemands en faisant semblant de s’essuyer le derrière avec le maillot qu’Olaf Thon vient d’échanger avec lui, la stupeur le disputa à l’indignation. Mais « Robocop » s’en fout. Il a au moins redonné un sens et une utilité à cette étrange tradition qui vise à nous faire gober que tout le monde s’aime sur le terrain.


2) Paolo Di Canio (Lazio Rome) vs AS Roma + guests

Droit dans son bras. Que dire qui n’ait pas déjà été écrit sur Paolo Di Canio. Admirateur du Duce assumé, joueur emblématique de la SS Lazio, celui qui aime tant expliquer « être fasciste mais pas raciste » a un goût de la théâtralité mussolinienne tout aussi discret que ses tatouages. En 2005, il le démontera contre l’ennemi héréditaire la Roma, les prétentieux de la Juventus ou les gauchistes de Livourne (dont les ultras ont la réputation politique inverse de ceux des Biancazzurri). Loin de la gaffe grecque ou de la « quenelle antisystème » , c’est un geste pleinement assumé envers « ceux qui partagent ses idées » . Avec, au passage, le droit de le détester en retour.

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3) Joël Bats (OL) vs Green Angels 1992

Bad bad bad gones… Voilà un personnage qui a priori n’avait pas forcément vocation à postuler ici. L’ancien gardien du PSG et des Bleus, reconverti entraîneur des portiers de l’OL, a pourtant pris son courage à deux mains pour aller défier le Kop sud stéphanois et accrocher une écharpe des Bad Gones, groupe lyonnais interdit de déplacement dans le Chaudron vert (suite à la multiplication de violences entre supporters des deux clubs), dans les filets du but où s’échauffait son portier. Résultat : intrusion des Stéphanois sur le terrain et une belle image pour entretenir le mythe du derby à la française. Il écopera de 4 matchs de suspension dont deux avec sursis. Voilà une mésaventure qui ne risquera pas de lui arriver au Parc des Princes. Là-bas, si on pénètre sur la pelouse, ce sera pour lui demander un autographe.

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4) Michel Bastos (Roma) vs Lazio

Toujours lire une écharpe qu’on te tend… On reproche souvent aux joueurs d’être trop distants avec les supporters, de manquer de chaleur et d’amour du maillot. Mais pas Michel Bastos. Se baladant nonchalamment lors d’un derby romain un beau soir de coupe, le Brésilien ramasse une belle écharpe aux couleurs de la Louve. Avec une candeur d’enfant découvrant son premier pétard, il la brandit devant les tribunes en feu et les caméras allumées. Seul problème, l’intitulé. La Roma s’est excusée. L’ancien joueur de Lyon doit prendre des cours accélérés d’italien. Première lettre M.

5) Marco Materazzi (Italie) – 65 millions de Français

Marco Materazzi sait qu’il est détesté en France. Mais il s’en fout. Zidane fut sûrement un plus grand joueur que lui, mais il s'en fout. Le temps d’un coup de tête dans son torse, il lui a un peu volé la vedette dans l’histoire du foot et privé les Bleus d’une seconde étoile. Immortalisé par une statue de l'artiste Abel Abdessemed, exposée un temps devant le centre Beaubourg, l’Italien n’a pu résister au plaisir de poser devant. Comment on dit « Vous l’avez dans le baba » dans la langue de Dante ?

6) Didier Drogba (Chelsea) - PSG

Après une folle saison avec l'Olympique de Marseille et une finale de Coupe de l'UEFA perdue à Valence, Didier Drogba est transféré à Chelsea pour presque 40 millions d'euros. Un peu déçu de partir aussi rapidement de l'OM, l'attaquant ivoirien va trouver une belle occasion de faire sourire les supporters olympiens. Lors de la première journée de la Ligue des champions, l'équipe londonienne se déplace au... Parc des Princes pour y affronter le PSG. Évidemment conspué par toutes les tribunes parisiennes, Drogba marque un but dans les arrêts de jeu de la première mi-temps. Instinctivement, il se dirige vers le virage Auteuil en criant « Allez l'OM » . Avant de répéter son geste devant le Kop de Boulogne en deuxième mi-temps après un superbe coup franc. Pas de jaloux !


7) Rothen et le tract des supporters

À l’issue d’une saison 2003/2004 exceptionnelle avec l’AS Monaco, Jérôme Rothen est courtisé par de nombreux clubs, Chelsea en tête (http://www.sofoot.com/le-jour-ou-rothen-a-refuse-chelsea-par-amour-179083.html). Mais véritable amoureux du PSG, il refuse l’offre londonienne pour s’engager avec Paris. Très apprécié des supporters, il réalise pourtant une sacrée boulette avant un match contre Caen en décembre 2007. Mal au point au classement, l’équipe parisienne est critiquée par ses supporters. Ces derniers annoncent même une grève des encouragements pendant les 15 premières minutes de la rencontre. Sur la pelouse, un ancien Supras Auteuil distribue un tract aux joueurs pour leur expliquer le silence en début de match. « Sans un mot, sans un bonjour, un supporter me tend un tract et s'en va, rapporte Jérôme Rothen dans son autobiographie (http://www.leparisien.fr/sports/rothen-zidane-m-a-traite-de-fils-de-p-27-09-2008-257766.php). Ce tract (…) me colle les boules. (...). Je me dirige vers la personne qui me l'a remis et lui lance la boulette sur la poitrine. (...). Une initiative évidemment mal perçue par les ultras de la capitale. Le lendemain, au moment où je m'apprête à monter dans ma voiture pour aller à l'entraînement, je découvre une lettre anonyme, tapée à l'ordinateur, déposée sur le pare-brise : « Fais bien attention à toi (...) » . Après quelques kilomètres, un de ses pneus explose. «  Un coup de couteau? J'ai manqué de me foutre en l'air parce que quelqu'un m'a crevé un pneu avec un couteau ? (...) Cette fois, ça va trop loin. (...) J'annonce au PSG mon intention de porter plainte contre X  » . Une histoire d’amour gâchée…


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8) Tomislav Bosec (Inter Zaprešić) - NK Zadar

Voici une scène assez spéciale qui s’est déroulée en Croatie en avril 2010. Lors d’un match entre l’Inter Zaprešić et le NK Zadar, Tomislav Bosec, attaquant de l’Inter, marque un but. Tout heureux, il se précipite vers les tribunes des supporters adverses pour célébrer son but. Il monte même sur le grillage avant de se manger une mandale de la part d’un fan mécontent… Alors, provocation ou simple erreur ? On préfère choisir la première option.

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9) Theo Walcott (Arsenal) – Tottenham

3e tour de Cup à l'Emirates Stadium entre Arsenal et Tottenham cette saison. Les Gunners mènent deux buts à zéro et leur attaquant Theo Walcott se blesse à dix minutes de la fin du match. Évacué sur une civière, il passe devant les fans de Tottenham et n’hésite pas à leur rappeler le score en provoquant un sacré bordel. Pas de chance, ses ligaments croisés sont touchés et l’Anglais risque de louper le Mondial 2014…

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10)Jérémie Janot (Saint-Étienne) - Brigade Sud Nice

Lors d'un match de l'AS Saint-Étienne au stade du Ray pour y affronter l'OGC Nice, le gardien des Verts Jérémie Janot est juste à côté de la Populaire Sud, la tribune de la Brigade Sud Nice. Un peu « chamaillé » par les supporters nissarts, Janot décide de leur répondre par un doigt d'honneur bien senti histoire de les charrier à son tour. La suite, c'est la Brigade Sud qui la raconte dans son livre des 20 ans : « Du coup, toute la tribune reprend le "la mama di Janot è 'na putana..." (pas besoin de traduction, ndlr), et le chant monte en puissance au fur et à mesure. On ne s'arrête plus de le faire et au bout d'une dizaine de minutes, les présidentielles se joignent à nous en tapant des mains, bientôt suivies par la majorité du stade. On l'arrête au bout de vingt minutes, ce qui est peut-être un record en Populaire. En tout cas pour un joueur adverse, c'est certain » . Beau joueur, Janot ira ensuite déclarer avoir adoré ce petit jeu. Ce que la BSN n'a pas manqué de lui faire rappeler à chacune de ses apparitions au Ray.

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Par Antoine Aubry et Nicolas Kssis-Martov
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