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Top 10 : Italiens d’Angleterre

Si bien peu d’Anglais ont tenté l’aventure italienne, ils sont en revanche nombreux à avoir quitté l’Italie pour venir tâter le football anglais. Pour eux, le match de demain soir aura forcément une saveur un peu particulière.

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Andrea Silenzi

Avant 1995, aucun joueur italien n’avait osé mettre les pieds en Angleterre. Le premier à oser franchir le pas, c’est le grand Andrea Silenzi. Avec son grand nez et ses cheveux longs. Après avoir réalisé quelques bonnes saisons sous les maillots grenat de la Reggiana et du Torino, Silenzi franchit la Manche et s’engage avec Nottingham Forrest lors de l’été 1995. Mais dès ses premiers matches avec le maillot du double vainqueur de la Ligue des champions, c’est la catastrophe. Incapable de s’adapter au football anglais, il réalise un four monumental et n’inscrit que deux buts et une saison et demie. À tel point qu’il rentre en Italie en janvier 1997, en s’engageant avec Venise. Quelques années plus tard, le Times sortira un classement des pires joueurs ayant évolué en première division anglaise, de 1970 à aujourd’hui. Andrea Silenzi se classera à la huitième position. Classe.

Attilio Lombardo

S’il y a eu de la place pour la longue crinière de Silenzi, alors il y aura aussi de la place pour le crâne d’œuf d’Attilio Lombardo. Pilier de la Sampdoria de 1989 à 1995, il remporte la Coupe d’Italie et le Scudetto avec la magnifique équipe emmenée par le duo Vialli-Mancini. Après un passage de deux ans à la Juve, où il remporte encore le Scudetto, mais aussi la Ligue des champions, il décide de partir en Angleterre. Lors du mercato 1997, le voilà qui signe un contrat de deux ans avec Crystal Palace. Mais l’expérience est assez malheureuse sur le plan sportif : Crystal Palace, qui vient de remonter en Premier League, n’arrive pas à suivre le rythme. Quelques mois après son arrivée, Lombardo est promu entraîneur-joueur, comme son coéquipier Brolin. Pas suffisant, toutefois, pour éviter la relégation. Allez y comprendre quelque chose, Crystal Palace se qualifie tout de même pour l’Intertoto. Lombardo signera à la Lazio l’année suivante. Où il gagnera le Scudetto pour la troisième fois avec trois équipes différentes.


Marco Materazzi

Le nom de Marco Materazzi évoque pas mal de choses. Le coup de boule de Zidane, bien sûr, le but en finale de la Coupe du monde, les larmes avec Mourinho, etc. En revanche, ce que l’on a totalement oublié, c’est que le grand Marco a fait une pige d’un an en Angleterre. Nous sommes en 1998, Materazzi, alors connu pour être le fils de l’entraîneur Giuseppe Materazzi, quitte Perugia pour aller à Everton. Comme pour la plupart des Italiens d’Angleterre de l’époque, l’expérience est un calvaire. Materazzi dispute 27 matches et réussit à récolter quatre cartons rouges, ce qui est potentiellement un record sur une seule saison. Au terme du championnat, qu’Everton termine à la 14e place, il rentre à Perugia, où il ira empêcher la Juve de remporter le Scudetto le 14 mai 2000, lors du désormais célèbre « déluge de Perugia » .

Massimo Taibi

Massimo Taibi a joué deux saisons au Milan AC. À chaque fois, il n’a pas franchement laissé un souvenir intarissable. C’est plutôt à Piacenza qu’il va se faire un nom, en obtenant deux montées, de la Serie C à la Serie A. Engagé par Venise lors de la saison 1998-99, il obtient un incroyable maintien parmi l’élite. À la surprise générale, Sir Alex Ferguson vient le chercher pour défendre les cages de Manchester United. Premier match. Frappe lointaine d’un attaquant adverse : Taibi laisse glisser le ballon entre ses jambes. But. Dépité, Sir Alex ne lui offrira que trois autres fois un maillot de titulaire. Pour onze buts encaissés. La presse britannique, à partir de cet épisode, le surnommera « The Blind Venetian » , le Vénitien Aveugle. Lui aussi a l’honneur d’apparaître dans le classement des pires joueurs ayant évolué en Premier League. 42e au classement.


Gianfranco Zola

La plus belle réussite d’un Italien en Angleterre, c’est lui. Gianfranco Zola débarque à Chelsea lors de l’été 1996, en même temps que Gianluca Vialli et Roberto Di Matteo. Selon le Sun, il se classe deuxième au classement des 10 artistes de l’histoire de la Premier League, derrière George Best. C’est en effet à Chelsea que le Sarde exprime tout son talent. Au cours des sept saisons passées là-bas, il gagne deux Coupes d’Angleterre, une League Cup, un Community Shield et inscrit surtout le but décisif en finale de la Coupe des coupes contre Stuttgart, 20 secondes après être entré en jeu. Les supporters des Blues l’ont surnommé « The Magic Box » et « The Wizard » , le magicien. 229 matches de Premier League avec le maillot de Chelsea, 59 buts marqués. Après ça, le sosie de Ben Stiller peut retourner finir tranquillement sa carrière à Cagliari. Avant de revenir entraîner en Angleterre, à West Ham. D’ailleurs, aucun club anglais n’a besoin de lui pour la saison prochaine ?

Gianluca Vialli

Lorsque l’on évoque Gianluca Vialli, on se souvient de ses débuts à la Cremonese, de son tandem avec Roberto Mancini à la Sampdoria ou de ses folles années à la Juventus. 16 saisons passées au haut niveau en Italie, avec 11 trophées à la clef. En 1996, Vialli décide, comme son pote Zola, de rejoindre Chelsea. Lorsqu’il arrive à Londres, les Blues n’ont plus rien gagné depuis 1971 et une victoire en Coupe des coupes. Mais l’arrivée des Italiens sonne comme un nouveau départ comme Chelsea, qui remporte la FA Cup dès la première saison. Vialli se sent comme un poisson dans l’eau et plante 20 pions lors de ses deux premières années en Angleterre. En 1998, il devient même l’entraîneur-joueur de l’équipe après le départ de Gullit. Il remporte la Coupe des coupes, la League Cup, le Community Shield et la Supercoupe d’Europe, devenant en cinq mois l’entraîneur le plus titré de l’histoire du club. Plutôt réussie, la reconversion.


Paolo Di Canio

Paolo Di Canio et l’Angleterre, c’est une grande histoire d’amour. Après avoir endossé les maillots de la Lazio, de la Juventus, du Napoli et du Milan AC, le natif de Rome part en Écosse. Il joue un an au Celtic, puis rejoint Sheffield Wednesday en 1997, où il connaîtra une suspension de 12 matches pour avoir poussé un arbitre. Mais sa belle aventure, il la vit avec West Ham, entre 1999 et 2003. S’il ne gagne aucun trophée avec les Hammers, il est élu meilleur joueur de Premier League en 2000 et reçoit le prix du fair-play pour avoir renoncé à marquer un but décisif après s’être rendu compte de la blessure du gardien adverse, Paul Gerrard. Il termine son aventure anglaise à Charlton. Après avoir mis un terme à sa carrière en Italie (Lazio puis Cisco Roma), Di Canio est rentré en Angleterre. Il est désormais entraîneur de Swindon Town, club de D4. Pour sa première saison au club, il a déjà obtenu la montée en troisième division.

Fabrizio Ravanelli

Il est là, le renard argenté. Celui qui s’est rendu célèbre en France par son autocroche-patte a également évolué en Angleterre, juste avant de venir à Marseille. Eté 1996 : Penna Bianca quitte la Juventus juste après avoir remporté la C1 contre l’Ajax. Il débarque à Middlesbrough, le nom d’équipe le plus compliqué à écrire en Angleterre. Son premier match avec ses nouvelles couleurs, Ravanelli le dispute contre Liverpool. Score final : 3-3, avec un triplé du beau Fabrizio. Fou. Malgré ses 17 buts en championnat, il ne peut toutefois pas empêcher la relégation du club. Du coup, il se tire à Marseille. Il ne reviendra en Angleterre que cinq ans plus tard, à Derby County, qui sera aussi relégué, puis à Coventry City, qui sera aussi relégué. S’il a certainement réussi le plus beau baptême en Premier League de l’histoire, il est également, selon toute vraisemblance, le pire chat noir possible.


Benny Carbone

En Italie, Benito n’est pas forcément un nom très facile à porter. Voilà peut-être pourquoi, à partir de 1996, Benito Carbone a décidé de se faire appeler « Benny » . Plus passe-partout. Arrivé à Sheffield Wednesday en provenance de l’Inter, cet attaquant peu prolifique va devenir le chouchou des supporters des Owls. Il reste là-bas trois saisons, puis passe à Aston Villa et à Bradford City. Lors de la saison 2001-02, il réalise l’exploit de jouer dans trois équipes différentes. Il débute la saison à Bradford, passe à Derby County en octobre et s’engage avec Middlesbrough en février. En tout, Benny Carbone joue six saisons en Angleterre, dispute 187 matches et inscrit 41 buts. Pour un mec qui avait inscrit 24 pions en huit saisons en Italie, on peut dire qu’il s’agit d’un putain de triomphe.

Mario Balotelli

Manchester City a déjà connu deux attaquants italiens. Bernardo Corradi et Rolando Bianchi. Autant dire, pas franchement de grands souvenirs. Alors, quand Mario Balotelli débarque de l’Inter, du haut de ses 19 ans, pendant l’été 2010, c’est l’interrogation. Qui est donc ce mec ? Que vaut-il ? Les supporters des Citizens vont vite le savoir. Balotelli, c’est un joueur qui marque un but tous les deux matches (0,45 très exactement, depuis son arrivée à City), qui a plié Manchester United à lui seul, qui a foutu le feu à sa maison, qui s’est pris 268 amendes en voiture, qui a offert la passe décisive du titre à Agüero, qui célèbre ses buts les bras croisés, qui rend fou les adversaires, ses coéquipiers, son coach et tous les mecs qui l’entourent. Alors, oui, les Citizens veulent bien se taper encore des Corradi et des Bianchi, si c’est pour récupérer un Balotelli derrière…


Mais aussi : Dario Marcolin (Blackburn), Paolo Tramezzani (Tottenham), Marco Branca (Middlesbrough), Pierluigi Casiraghi (Chelsea), Stefano Gioacchini (Coventry), Samuele Dalla Bona (Chelsea), Carlo Cudicini (Chelsea), Roberto Mancini (Leicester City), Christian Panucci (Chelsea), Massimo Maccarone (Middlesbrough), Nicola Ventola (Crystal Palace), Bernardo Corradi (Manchester City), Vincenzo Montella (Fulham), Andrea Dossena (Liverpool), David Di Michele (West Ham), Michele Padovano (Crystal Palace), Ciccio Baiano (Derby County), Stefano Eranio (Derby County), Davide Santon (Newcastle), Alessandro Pistone (Newcastle), Nicola Berti (Tottenham), Francesco Sanetti (Sheffield), Alessandro Diamanti (West Ham), Alberto Aquilani (Liverpool), Dino Baggio (Blackburn Rover), Rolando Bianchi (Manchester City), Fabio Borini (Chelsea), Marco Branca (Middlesbrough), Roberto Di Matteo (Chelsea), Matteo Ferrari (Everton), Federico Macheda (Manchester United), Vito Mannone (Arsenal), Stefano Okaka (Fulham), Giuseppe Rossi (Manchester United, Newcastle)...


Eric Maggiori
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En Elargissant au royaume-uni, Negri et Gatusso ont laissé un souvenir imperissable chez les 'gers, Saison 97-98, avec Porinni et Amorouso.
Pas un mot sur Maccaronne. Dommage!
oui mario, maccarone!

et di matteo, il mériterait plus qu'une toute petite mention dans la foulée, eric...
Sympa l'article.

On peut aussi compter les entraineurs : Mancini, Ancelotti, Capello.. et d'autres qui sont dans cette liste en tant que joueurs.
vinnyroma Niveau : CFA2
Bien peu d'anglais ont joué en Italie?

Paul Gascoigne, Ray wilkins, Hateley, Paul Ince, David Platt, Trevor Francis, David Beckham excusez du peu...
Kevin Quigagne 2 Niveau : DHR
Benito Carbone fut certes la coqueluche des supps Owls (dont je suis) ses deux premières saisons à Hillsborough mais pas la troisième.

Un talent énorme, d’ailleurs souvent ses partenaires – beaucoup moins talentueux ! – étaient dépassés par sa classe et n’arrivaient pas à le suivre.

Malheureusement, son tempérament (p'tites crises), son manque de gnaque dans les moments difficiles, ses exigences salariales énormes pour l’époque (40K/semaine, dans un Wednesday qui amorçait sa grande crise financière et sportive) ternirent son image.

Lors de sa troisième saison Owl – 1999-2000 – l’équipe batailla pour se maintenir alors que lui traîna les pieds tout en complotant son départ. (Wednesday descendit et n’a plus revu la PL depuis 12 ans, on en est loin même !). Il acquit une sacrée image de mercenaire aussi – 16 ou 17 clubs je crois dans sa carrière.

Peu aimé des managers et autres joueurs Owls et pas vraiment le gars qui oeuvrait pour le bien de l’équipe. Y’eut quelques embrouilles ! Dommage, quelle classe ce joueur.

Y’a toujours eu pas mal de connections entre l’Angleterre et l’Italie ; outre les vagues d’immigration successives (environ 500 000 Anglais d’origine italienne et 200 000 Italiens en Grande-Bretagne, surtout dans le sud et Manchester), on se souvient bien sûr de cette feu l’Anglo-Italian Cup qui eut une certaine importance les années où elle se disputa, entre 1970 et 1996.

Malheureusement, la montée du hooliganisme interrompit la tenue de cette coupe en 1973, qui reprit en 1992 (mais seulement pour les clubs de D2), avec finale à Wembley (malheureusement, outre le calendrier de plus en plus chargé, la violence refit surface et finit d’achever cette compétition).

Il y eut même une Anglo-Italian League Cup !


Drogba il faisait son italien parfois.. v.nisterlrooy aussi.
Paooolooo Di Caniooo!

Up the Irons!!!
"souvenir intarissable"? "Impérissable, non ?
Captain_H Niveau : DHR
" Quelques années plus tard, le Times sortira un classement des pires joueurs ayant évolué en première division anglaise, de 1970 à aujourd’hui "

Si vous la retrouvez cette liste j'suis preneur !!!
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