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  1. // Journée internationale contre la discrimination raciale

Top 10 : Foot vs racisme

Depuis 1966, le 21 mars rime avec lutte contre la discrimination raciale. Peu épargnés par ce phénomène, le football et ses acteurs ont parfois tenté à leur échelle d’éradiquer le racisme par des paroles ou des actes marquants.

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  • Dani Alves croque la banane à pleines dents

  • Ce 27 avril 2014 aux alentours de 22h30, Dani Alves aurait pu s’énerver, insulter le public, baisser la tête ou encore faire l’autruche, mais non, le latéral brésilien a choisi la dérision. Mené 2 buts à 1 par Villarreal avec son Barça, Dani Alves voit un supporter du Madrigal jeter une banane à ses pieds au moment où il s’apprête à tirer un corner. Ni une ni deux, l’actuel latéral de la Juventus ramasse le fruit, le décortique, en mange un morceau et tire son corner. La réaction d'un homme qui n'avait certainement mangé que quatre fruits et légumes dans la journée.

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  • Ouaddou et Frimpong, le geste puis le carton

  • Si certains footballeurs arrivent à garder leur calme lorsqu'ils sont la cible d’insultes racistes, d’autres ne peuvent pas rester indifférents face à cette haine. C’est notamment le cas d’Abdeslam Ouaddou le 16 février 2008. Alors défenseur à Valenciennes, l'ancien défenseur de Fulham profite de la mi-temps d'un match à Metz pour se rendre dans les tribunes du stade Saint-Symphorien afin de discuter avec son offenseur. Une réaction qui ne plaît pas à l’arbitre de la rencontre qui adresse alors un carton jaune à l'ancien international marocain.

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    Alors joueur à Ufa en Russie, l'ancien Gunner Emmanuel Frimpong a lui reçu un carton rouge de la part de l’homme en noir pour avoir répondu aux chants racistes du public du Spartak Moscou par un joli doigt d’honneur le 17 juillet 2015.

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  • Mario Balotelli endosse le rôle de porte-parole

  • Plus que le match nul, la rencontre entre Bastia et Nice (1-1) du 20 janvier 2017 restera dans les mémoires pour les cris de singe d’un spectateur de Furiani à l’encontre de Mario Balotelli. Plein de sang-froid, l’attaquant italien n’a pas souhaité réagir sur le terrain, mais s’est exprimé sur son compte Instagram le lendemain : « Est-ce normal que les supporters de Bastia fassent des bruits de singe pendant tout le match et que personne de la commission de discipline ne dise quelque chose ? Donc le racisme est LÉGAL en France ? Ou seulement à Bastia ? Le foot est un sport incroyable. Les gens comme les supporters de Bastia le rendent horrible. Une vraie honte. » Deux mois plus tard, l’attaquant de l’OGC Nice est revenu sur cet épisode au micro de RMC : « C’est un problème qui dépasse le football. Pendant le match à Bastia, je pouvais tout à fait ne rien dire du tout, rentrer chez moi. Mais ce n’est pas juste. Parce que ce n’est pas juste pour les autres qui ne sont pas comme moi et qui eux ne peuvent pas avoir l’occasion de s’exprimer. Donc, je l’ai fait pour eux. Moi, j’ai une belle vie, je pourrais m’en foutre, mais pour moi, ce sont des choses qui ne doivent pas exister. » Julian Palmieri n’est pas convaincu.



  • Kevin-Prince Boateng prend la fuite

  • Le 3 janvier 2013, l'AC Milan profite de la trêve hivernale pour se rendre à Busto Arsizio pour y affronter Pro Patria, alors en quatrième division. Si cette rencontre amicale aurait dû être une fête pour les spectateurs du stade Carlo Speroni, ces derniers ont préféré tout gâcher en adressant des chants racistes à Kevin-Prince Boateng et consorts. Résultat, le milieu ghanéen s’empare du ballon, le jette en direction de la tribune et quitte la pelouse à la 26e minute de jeu avec ses coéquipiers. Fin du game.

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    Sept mois plus tard, le 23 juillet 2013, c’est au tour de son coéquipier Kevin Constant de l’imiter en quittant lui aussi le terrain après des chants racistes de la part des supporters de l’US Sassuolo. Cette fois-ci, l'AC Milan finira la rencontre après le remplacement de l’ancien Castelroussin.


  • Roberto Carlos et l'accueil chaleureux des Russes

  • En signant à l’Anzhi Makhachkala en février 2011, Roberto Carlos pensait alors s’offrir une pré-retraite dorée avant de raccrocher les crampons. Finalement, le latéral gauche à la frappe surpuissante devra faire face au froid russe et au racisme ambiant. Quatre mois après son arrivée, le 22 juin 2011 plus précisément, son équipe se balade tranquillement sur la pelouse de Samara (0-3) quand Roberto Carlos voit arriver à ses pieds une banane. Le geste de trop pour le Brésilien qui jette le fruit en dehors du rectangle vert, avant d’enlever son brassard de capitaine, quitter le terrain et s’asseoir sur le banc pour se cacher derrière une serviette.

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  • Patrice Évra, la lutte 2.0

  • Nouvelle star d’Instagram, Patrice Évra n’utilise pas seulement le réseau social pour montrer ses belles voitures, ses jolies cordes vocales et ses enfants qui dansent sur du Booba. Le latéral gauche de l’Olympique de Marseille y diffuse aussi des messages de paix. C’était notamment le cas en octobre 2016 où Tonton Pat’ balance une vidéo sur laquelle il se déhanche déguisé en panda sur le titre du rappeur Desiigner. Après avoir prouvé son joli déhanché, l’ancien latéral de Manchester United enlève son masque et s’élève contre le racisme : « Soyez comme mon panda ! Je suis noir, blanc, asiatique et gros. Je suis rempli d’amour. Dites non au racisme. »



  • Yaya Touré et Renato Sanches face aux cris de singe

  • Face aux cris de singe qui émanent des tribunes, tous les joueurs n’ont pas la même réaction. Il y a ceux qui s’énervent et menacent de quitter le terrain comme Samuel Eto’o, mais aussi ceux qui préfèrent ne rien dire durant le match pour mieux exprimer leur colère par la suite. Le meilleur exemple reste Yaya Touré après un match de Ligue des champions au CSKA Moscou, le 23 octobre 2013, où il a même menacé de boycotter la Coupe du monde en Russie : « C'est incroyable et vraiment très triste. Nous voulons que cela s'arrête et l'UEFA doit être forte, et peut-être suspendre le stade. C'est toujours triste lorsque vous entendez de telles choses, et nous devons réagir. Si nous ne sommes pas rassurés au moment de venir jouer la Coupe du monde en Russie, nous ne viendrons pas. » À l’image de Dani Alves face à Villarreal, certains footballeurs préfèrent utiliser la dérision. Ainsi, du haut de ses dix-huit ans, Renato Sanches a répondu aux cris de singe des supporters de Rio Ave, le 24 avril 2016, par une imitation du primate. L’humour plus fort que le racisme.



  • Deinster SV, la solidarité du football amateur

  • Emad Babiker et Amar Alnoor ont tous les deux un parcours très similaire. Après avoir quitté le Soudan pour l’Allemagne en fin d’année 2015 où ils ont le statut de réfugiés, les deux hommes se sont inscrits dans le club de Deinster SV, en septième division. Si leur intégration au sein de l’équipe de foot s’est très bien passée, les habitants de la ville n’ont pas dégainé le même sens de l'hospitalité. Victimes d’attaques racistes durant le week-end de Pâques, les deux footeux ont vu Deinster SV les soutenir en transformant la photo officielle du club sur laquelle les visages de tous les joueurs ont été noircis.




  • Le San Paolo au soutien de Kalidou Koulibaly

  • Souvent montrés du doigt pour des dérapages racistes, les supporters italiens savent aussi se montrer solidaires. Et ce n'est pas Kalidou Koulibaly qui dira le contraire. Cible d'insultes racistes de la part des supporters de la Lazio le 3 février 2016, le Sénégalais reçoit quatre jours plus tard un accueil chaleureux de la part des supporters du Napoli. Banderoles, chants en son honneur et portrait à l'effigie du défenseur sénégalais, les spectateurs du San Paolo ont fait les choses en grand pour soutenir le joueur et dire non au racisme.



  • Les célèbres bracelets noir et blanc de Nike

  • Parfois, la lutte contre le racisme peut aussi servir d’action commerciale. Rappelez-vous en 2005 lorsque Nike, sous l’impulsion de Thierry Henry, sort ses bracelets entrelacés noir et blanc sur lesquels figuraient le slogan : « Stand up Speak up. » Si tous les footballeurs, de Ronaldinho à Cristiano Ronaldo en passant par Philippe Mexès, avaient répondu à l’appel de la marque à la virgule, certains comme Gary Neville avaient critiqué l’initiative en soulignant la partie commerciale. Vendu à cinq millions d’exemplaires en Europe, les bracelets ont effectivement rapporté quelques euros à Nike qui devait en contrepartie se servir de cet argent pour aider la lutte contre le racisme dans le football.

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  • Bonus : Le poète Samuel Eto'o

  • Insulté dans de nombreux stades durant sa carrière qui l'a mené notamment en Espagne, en Italie ou encore en Russie, Samuel Eto'o a livré sur le plateau de beIN Sports son point de vue sur le racisme ambiant présent dans le football.

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    Par Steven Oliveira
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