Top 10 : Flops hivernaux

Qu'il est chiant ce mercato hivernal... Pourtant, la saison dernière, on s'était bien marré, avec quelques transactions mémorables. L'AS Monaco, notamment, avait régalé son monde.

Modififié
11 4
1. Moussa Maazou (du CSKA Moscou à Monaco, en passant par Bordeaux)

Sans doute le plus grand ratio ego-talent de la L1 version 2010-2011. Prié de faire ses valises de Bordeaux après un seul but marqué en 16 matchs et surtout une sortie plus que limite à l’égard des supporters ( « S’ils sont déçus, c’est leur problème, je m’en bats les couilles » ), l’attaquant du Niger retrouve Monaco. Après un premier passage plutôt correct sur le Rocher en 2009-2010, celui qui appartient toujours au CSKA Moscou ne va pourtant pas retrouver le sourire. Il entre face à l’OM et joue 21 minutes, juste assez pour se ruiner les ligaments du genou et mettre un terme à sa saison. Du travail de pro.

2. André (du Dynamo Kiev à Bordeaux)

YouTube était là pour le prouver, Bordeaux venait de réaliser le gros coup de ce mercato hivernal et tenait une perle. Vingt ans, international brésilien, une technique à faire peur aux défenseurs centraux de l’Hexagone et une gueule de star, voilà le portrait d'André. Prêté par le Dynamo Kiev, celui qui enfilait les buts avec Neymar à la pointe de l’attaque de Santos va pourtant vite faire déchanter le club girondin. Après un mois de préparation physique, il débute en L1 face à Lyon mais n’est titulaire qu’à un seul des huit matchs auxquels il participe, trouvant le moyen de ne cadrer qu’une seule frappe lors de tout son passage en France. Et surtout d’être le remplaçant de Modeste et Diabaté. Dire qu’il est foutu d’être sélectionné pour le prochain Mondial…

3. Pascal Feindouno (d’Al-Nasr à Monaco)

Pascal Feindouno est un homme de défis. Après Lorient ou le promu Saint-Étienne, le Guinéen dit oui à un Monaco en pleine crise lors de l’hiver 2010-2011. Laurent Banide, le coach de l’ASM, compte alors sur les coups de patte de « Pascualito » pour aller chercher les points nécessaires au maintien. Problème, après deux ans et demi dans les pays du Golfe, Feindouno n’est plus que l’ombre de lui-même et n’a plus le coup de rein qui en avait fait l'un des meilleurs techniciens du championnat. Après 5 matchs et une descente en L2, il retire son argent des banques monégasques et file en Suisse, à Sion, où il ne reste là encore que six mois. Pas sûr que le prochain défi arrive tout de suite.

4. Mahamadou Diarra (du Real Madrid à Monaco)

Au vu du grand nombre de « Diarra » dans le milieu du foot, les recruteurs monégasques auraient pu se tromper. Pourtant non, ils ont bien réussi à rapatrier Mahamadou, l’ancien récupérateur du Real. Après avoir régné sur les milieux de terrain de L1 avec l’OL, le roc malien va rapidement mettre au grand jour une condition physique plus qu’incertaine. Avec seulement neuf matchs joués, le natif de Bamako (30 ans) ne parvient pas à tirer ses coéquipiers vers le haut, ni même au-dessus de la zone de relégation. Il est aujourd’hui sans club et sur la voie royale pour aller finir sa carrière dans les pays du Golfe.

5. David Bellion (de Bordeaux à Nice)

Pas dans les petits papiers de Jean Tigana, David Bellion va tenter de retrouver la joie de jouer et de claquer des pions à Nice, où il a évolué un an et demi (janvier 2006-juin 2007) avec une réussite plutôt correcte. Mais le retour sur la Côte d’Azur va être difficile pour l’ancien Mancunien, qui enchaîne les pépins physiques et même un accident alors qu’il se trouve dans un taxi. Résultat, dix matchs, aucun but sous le maillot des Aiglons, et un retour en Gironde où il galère toujours autant pour avoir du temps de jeu.

6. John Verhoek (de Den Bosch à Rennes)

Un nom et une tronche de porteur d’eau de la Rabobank. Et des stats à faire passer Nassim Akrour pour Didier Drogba. Voilà ce qu’ont vu débarquer les supporters rennais l’hiver dernier, en provenance du FC Den Bosch, en deuxième division néerlandaise. Malgré un physique (1,88, 84kg) capable d’en faire le point d’appui recherché par Frédéric Antonetti, le jeune Hollandais ne va jamais s’imposer en Bretagne, et n’arrachera que deux titularisations en six mois. Prêté à Den Haag, il espère pourtant revenir à Rennes et s’y imposer. Sans doute au sein de l’équipe cycliste Bretagne-Schuller.

7. Steven Langil (d’Auxerre à Valenciennes)

Titulaire à San Siro, buteur décisif face à l’Ajax… et remplaçant à Valenciennes. Voilà pour la trajectoire de Steven Langil en 2010-2011. Dans les petits papiers de Jean Fernandez en début de saison, après un prêt fructueux à Caen, l’ancien Nîmois va rapidement perdre la confiance de son coach. Au point que l’AJA l’envoie six mois en prêt à Valenciennes, où il n’apparaîtra que sept fois en championnat (un but). De retour en Bourgogne à l’issue de la saison, il est de nouveau prêté, cette fois à Sedan, et continue son tour de France des villes les moins touristiques de France.

8. Jung Jo-Gook (du FC Séoul à Auxerre)

Jung Jo-Gook débarque à Auxerre en janvier dernier avec un surnom : « The Patriot » . Une référence à sa lourde frappe, réputée précise et puissante comme un missile. Malheureusement pour eux, les supporters de l’AJA ne vont jamais avoir l’occasion de voir l’international sud-coréen confirmer sa flatteuse réputation. Auteur de deux buts en quinze apparitions en championnat, celui qui est une star dans son pays depuis son mariage avec une grande actrice locale, ne trouve pas grâce aux yeux de Laurent Fournier, le nouveau coach de l’AJA depuis le mois de juin. Non content de l’avoir embarqué dans cette galère, Jean Fernandez l’emmène avec lui à Nancy, histoire de définitivement le dégoûter de la Ligue 1.

9. Georgie Welcome (de Motagua à Monaco)

Maazou-Feindouno-Diarra-Welcome : Monaco tient son carré magique. Pour le dernier nommé, il existe pourtant des circonstances atténuantes. Arrivé de son Honduras natal avec l’étiquette du sauveur, l’attaquant de 25 ans met d’abord du temps à s’adapter et déçoit forcément. En 13 matchs, il arrive tout de même à trouver deux fois le chemin des filets, grâce à un jeu de tête plutôt haut de gamme pour l’Hexagone. Quand même insuffisant pour sauver l’ASM et pour continuer l’aventure en Europe, puisqu’il s’engage ensuite avec le club mexicain de l’Atlas Guadalajara. Encore un qu’on risque de croiser à la prochaine Coupe du Monde.

10. Dianbobo Baldé (de Valenciennes à Arles-Avignon)

En plus d’avoir pour prénom ce qui pourrait s’apparenter à un nom de cocktail à la goyave, Dianbobo Baldé aime se faire mal. Après huit ans passés à kiffer l’ambiance du Celtic Park, le Guinéen joue un an et demi à Valenciennes et pire, signe à Arles-Avignon lors du dernier mercato d’hiver. Après un début de saison complètement manqué, le club provençal, qui se sait déjà quasiment condamné à redescendre, compte sur le colosse pour stabiliser sa défense. Mission manquée puisque l’ACA termine bon dernier, avec 70 buts encaissés, une différence de buts de -49 et 26 points de retards sur le premier non-relégable. Quand on vous dit qu’Ajaccio c’est pas si dégueulasse !


Par Alexandre Alain
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Comment l'ASM a fait pour recruter ces quiches, c'est incroyable. A croire qu'ils voulaient descendre.
"Un nom et une tronche de porteur d’eau de la Rabobank" Excellent
Sur le Rocher, les agents ont du encore bien se rincer !
Anthonybelin Niveau : Loisir
Langil "continue son tour de France des villes les moins touristiques de France." Nîmes quand même... c'est touristique!
Partenaires
Logo FOOT.fr Olive & Tom
11 4