Top 10 : Finales du PSG

Premier enseignement. Un Top 10 du PSG en finale de Coupe de France, c'est tout pile possible. 1982, 1983, 1993, 1995, 1998, 2004, 2006 pour les trophées. 1985, 2003 et 2008 pour les médailles en chocolat. Alors ce soir, le numéro complémentaire, c'est le 8 ou le 4 ?

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1- PSG/FC Nantes, 11 juin 1983, 3-2


« Ce soir, comme disent les rappeurs, Paris est dans la place » . Ségolène Royal, le 6 février 2007. La parole de Jeanne d'Arc est post-phétique. Paris est “in da place” depuis 1983, depuis qu'il a conservé son bien d'une année sur l'autre dans une finale jolie comme un cœur. Le score : 3-2 pour les Princes du Parc face aux Canaris. Mais l'image de la soirée est jaune et verte. C'est le but de José Touré. 40ème minute : amorti poitrine en extension, sombrero pied droit, volée pied gauche, dans le petit filet opposé. Baratelli, héros de la précédente finale, est pigeonné. Mais le dindon de la farce reste Nantes, champion de France, qui tombe sur des buts de Zaremba, Susic et Toko, encore.

Parcours


16ème : SC Abbeville (D2) en aller-retour : 2-1


8ème : RC Strasbourg (D1) en aller-retour : 7-2


Quart : Stade Brestois (D1) en aller-retour : 3-2


Demie : Tours (D1) en aller-retour: 7-3



2 - PSG/Olympique de Marseille, 29 avril 2006, 2-1


OM-PSG, la guerre des gangs. Le match commence bien avant le printemps. En championnat, à l'aller, il y a un parfum d'ammoniac dans le vestiaire du PSG. Pour le match retour, Marseille envoie au Parc ses minots. Bien lui en prit, puisque ses petiots ridiculisent les pros en obtenant le nul (0-0). Autant dire que la première finale entre les meilleurs ennemis en Coupe de France vaut tout l'or du monde aux yeux des supporters. Qui donnent le coup d'envoi du match à l'entrée du stade entre deux policiers de la garde montée. Mais l'homme de la finale est le pied droit de Vikash Dhorasoo. D'une mine des 30 mètres, face à Barthez, il inscrit le seul but de sa saison. Le seul que lui demandait son Kop. Paris mène 2-0. Plus tôt, sur une récupération d'Edouard Cissé, Kalou envoie un missile sous la barre. Malgré une réduction du score de Maoulida à la 67ème, et des sueurs froides parisiennes en fin de match, le PSG remporte la septième Coupe de France de son histoire. Le deuxième plus beau palmarès en coupe nationale derrière... Marseille.

Parcours


32ème : US Vermelles (DH) : 4-0


16ème : AJ Auxerre (L1) : 1-0


8ème : AS Lyon Duchère (CFA) : 3-0


Quart : Lille (L1) : 2-1


Demie : FC Nantes (L1) : 2-1



3- PSG/St-Étienne, 15 mai 1982, 2-2, 6 t.a.b. à 5


La première et pas la plus crasseuse. Certes les Parisiens galèrent à chaque tour : tirs au but face à Noeux-les-Mines, pénible 1-0 devant les minots de l'OM, prolongation contre Bordeaux et t.a.b. pour sortir Tours. Kif-kif en finale avec une épreuve à élimination directe. Mais les onze garçons dans le vent sont, à l'époque, pleins d'avenir, mais ont peu de présents. Face à l'AS Saint-Étienne de Platoche, Battiston et Johnny Rep, c'est peu dire que les Franciliens ne sont pas favoris. Pronostic homologué par la physionomie du match. Ouverture de Toko cassée par un doublé de Michel. 120ème minute : Michel Vautrot porte le sifflet au bec quand Rocheteau trompe Castaneda. Suite logique : les Verts K.O perdent la séance de tirs au but. Borelli peut embrasser la pelouse. Et le photographe appuyer sur le bitonio. Le PSG a attendu huit ans pour se construire une salle des trophées.

Parcours


16ème : US Nœux-les-Mines (D2) en aller-retour : 3-0


8ème : Olympique de Marseille (D2) en aller retour : 4-1


Quart : Girondins de Bordeaux (D1) en aller-retour 3-2


Demie : Tours (D1) en élimination directe : 0-0, 2 t.a.b à 1



4- PSG/FC Nantes, 12 juin 1993, 3-0


L'immaculée. Bernard Le Chat Perfect Lama jamais n'ira chercher la gonfle dans ses filets lors de l'édition 1993. Une perf' jamais réalisée depuis la fin de la Première Guerre Mondiale. Mieux, le PSG empoche la compétition manquante au triplé historique de l'OM, qui se transformera finalement en trophée unique suite à l'affaire OM-VA. Dans cette coupe, les Olympiens lâchent en quarts à Geoffrey-Guichard. Bref, Paris fait un fieffé parcours. Et cerise sur la tarte, Kombouaré, Ginola et Guérin permettent à Paris de chanter le futur tube de 1998. Et un, et deux... et vous connaissez la suite.

Parcours


32ème : RC Strasbourg (D1) : 1-0


16ème: FC Annecy (D2) : 1-0


8ème: AS Monaco (D1) : 1-0


Quart: Girondins de Bordeaux (D1) : 2-0


Demie : Stade Lavallois (D2) : 1-0

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5- PSG/RC Strasbourg, 13 mai 1995, 1-0


Premier double double. Coupe de France-Coupe de la Ligue : l'année de l'organisation de la Coupe de la Ligue dans sa forme actuelle. L'autre pour Luis Fernandez, treizième homme à gagner la CDF en tant que joueur puis entraîneur. Face aux magiciens en puissance Sauzée, Leboeuf, Régis et autres Mostovoï, le Paris SG fait ses 35 heures. Pas plus. Un but seulement de Paul Le Guen sur un service de Raï fera la diff' face à Alexander Vencel. 1-0 et une quatrième coupe nationale. L'histoire ne repasse pas les plats.

Parcours


32ème : Stade Rennais (D1) : 1-0


16ème : FC Martigues (D1) : 1-0


8ème : Le Havre AC (D1) : 0-0 : 4 tab à 3


Quart : AS Nancy-Lorraine (D2) : 2-0


Demie : Olympique de Marseille (D2) : 2-0



6- PSG/RC Lens, 2 mai 1998, 2-1


Eric Rabésandratana versus Tony Vairelles. Mickael Debève face à Frank Gava. Le Stade de France se régale pour sa première finale de Coupe de France. Et accueille un P-S-Gé en début de crise de la trentaine. Une crise qui dure encore apparemment. Laborieux en championnat, les Franciliens ont l'occaz' de faire le doublé des coupes quand même. Tandis que Lens est bien parti (et bien arrivé) pour remporter le championnat. Finalement, le RCL ne remportera jamais de Coupe de France. Raï en finesse et Marco Simone en force empêchent la réduction du score de Smicer d'avoir une quelconque incidence. R.I.P Marc-Vivien Foé.

Parcours


32ème : Thouars Foot 79 (Nat) : 3-1


16ème : FC Lorient (D2) : 1-0


8ème : Pau FC (CFA) : 1-0


Quart : AS Monaco (D1) : 1-0


Demie : EA Guingamp (D1) : 1-0



7- PSG/AJ Auxerre, 31 mai 2003, 1-2


La jeunesse dorée n'est pas parisienne. Elle est bourguignonne. Fadiga, Cissé et Kapo devant. Mexès et Jean Alain Boum-Boumsong en défense, avec Guy Roux aux manettes. Pourtant la finale est promise à Ronnie, le tombeur des Girondins en demie. Tout commence bien pour les hommes de Luis lorsque Hugo Leal plante dès la 21ème. Mais Ronaldinho est atteint de mutité sur son côté gauche et Monsieur Layec fait capoter le scénario des dernières trente minutes en excluant le buteur portugais à la 66ème. Auxerre égalise donc par Djib'. Et Boumsong de flinguer Alonzo à la 89ème. La bande des cinq peut se casser peinarde. Vers l'Inter, la Juve, la Roma, Glasgow et Liverpool.

Parcours


32ème : Besançon (Nat), 1-0


16ème : Olympique de Marseille (L1), 2-1


1/8ème : Stade Lavallois (L2), 1-0


Quart : FC Martigues (Nat), 1-0


Demie : Girondins de Bordeaux (L1), 2-0

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8- PSG/AS Monaco, 8 juin 1985, 0-1


Le précédent. Si la palette à Doudouce se fie à cette finale, ce week-end, Paris va perdre, et Paris va mal jouer. Le 8 juin 1985, le conseil de classe a inscrit un avertissement de travail sur le bulletin de notes des deux équipes. Un seul but de Genghini à la 14ème minute puis plus rien. En gros, la finale perdue par l'ASM l'année précédente a été plus forte que la demie du PSG quatre jours plus tôt contre Toulouse avec prolongation et penalties à la clef. Et à l'époque, personne pour se plaindre des calendriers surchargés. Surtout pas Stéphanie qui débarquera un an plus tard comme un ouragan. Mais qui un an plus tôt copine à la table du Prince avec les coéquipiers de Bruno Bellone.

Parcours


16ème : Le Havre AC (D2) en aller-retour : 4-3


8ème : AS Nancy-Lorraine (D1) en aller-retour : 5-2


Quart : FC Nantes (D1) en aller-retour : 2-0


Demie : Toulouse FC (D1) en aller-retour : 2-2, 5 t.a.b à 3

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9- PSG-La Berrichonne de Châteauroux, 29 mai 2004, 1-0


Le sas de décompression du PSG des années 2000. Avec coach Vahid, Paris termine deuxième en championnat et décroche une nouvelle breloque en Coupe de France. En face, la Berrichonne de Châteauroux du président Denisot. L'ancien du Parc a demandé à Bernard Laporte de causer avant le match avec ses joueurs. Rien n'y fait. Les larmes de Frédéric Déhu prennent le dessus. Pauleta marque son 23ème but de la saison. Et permet à Boskovic, El-Karkouri, Pierre-Fanfan et Alioune Touré de soulever un trophée.

Parcours


32ème : Troyes (L2) : 3-2


16ème : Olympique de Marseille (L1) : 1-2


8ème : Aviron Bayonnais (Nat) : 2-0


Quart : ESA Brive (CFA) : 2-1


Demie : FC Nantes (L1) : 1-1, 4 t.a.b 3



10- PSG-OL, 24 mai 2008, 0-1 après prolongations


Paris est définitivement une équipe de coupe. Ils se sauvent sur le gong du dernier multiplex grâce à la pointe du pied de Diané. Et postulent dans le même temps pour un doublé Coupe de la Ligue-Coupe de France. Tandis que l'autre côté, il y a logiquement un septuple champion de France déterminé à réussir le premier doublé de son histoire, avec Alain Perrin, a.k.a “Passera pas l'hiver”. Contre toute logique, Paris touche le bois par deux fois et multiplie les actions. Mais ce qui devait arriver arriva : quand le PSG ne marque pas, il s'en prend un en prolongation. L'œuvre de Sidney Govou. Alain Perrin peut partir le doigt levé.

Parcours


32ème : SAS Epinal (CFA) : 2-0


16ème : SJA Poiré sur Vie (CFA2) : 3-1


8ème : Bastia (L2) : 2-1


Quart : USJA Carquefou (CFA2) : 1-0


Demie : Amiens (L2) : 1-0



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