Top 10: Fils Uniques

Ils se font appeler « Roi » , « Empereur » , « Président » , « Prince » ... Normal, tous ces joueurs ont en commun d'être nés quelque part où pour celui qui y naît, c'est pas toujours le lupanar. Typologie des exclus du grand concert des nations du foot.

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1/ George Best


De George Best, Pelé dit qu'il était le meilleur joueur qu'il a vu évoluer, quand Maradona dit de lui que c'était son idole. Un Brésilien et un Argentin, fans d'un Nord-Irlandais... Avec sa sélection, le cinquième Beatles ne disputera pas de Coupe du Monde. Pour cela, il aurait fallu une équipe d'Irlande unifiée, selon lui. Il a tout tenté pour cela mais a pour une fois dû s'avouer vaincu face au Bloody Sunday.



2/ George Weah


Joueur-capitaine-entraîneur-directeur technique national-équipementier de sa sélection, Mister George cumule les mandats au Libéria. La veille des matchs, les Lone Stars crèchent même au King's Lodge. Comprendre : la demeure du Ballon d'Or 1995. En 2001 malheureusement, la sélection libérienne échoua à un petit point de la Coupe du Monde nippo-coréenne, au profit du Nigéria. Trois ans plus tard, c'est pour quelques milliers voix que le Roi de Monrovia ne devient pas Président.

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3/ Ryan Giggs


Jamais Ryan Giggs ne s'est plaint de jouer en rouge pour le Pays de Galles. L'ailier gauche le plus fidèle du Nord de la Mersey sait trop bien d'où il vient. Du Royaume-Uni certes, mais pas que. Son père était métis, ascendant sierra-léonais. Ryan Giggs obligé de donner le change à Mohamed Kallon, de quoi te casser un homme.



4/ Gheorghe Hagi


Élu ni plus ni moins joueur roumain du siècle par ses compatriotes, le “Maradona des Carpates” a dû attendre la fin du régime de Ceauşescu pour s'exporter au plus offrant : le Real Madrid avant Brescia, le Barça et Galatasaray pour finir. Non sans avoir auparavant qualifié son pays pour les Coupes du Monde 90, 94 et 98. Depuis plus rien. Hormis quelques matchs nuls contre l'Equipe de France.



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5/ Andriy Shevchenko


Lors de la catastrophe de Tchernobyl, Andreï a 9 ans. Sa famille fuit avec lui, obligée de laisser sa maison. Dix huit ans plus tard, Sheva demande à Silvio Berlusconi de devenir le parrain de son premier fils : Jordan. Entre-temps, Andriy Mykolayovich Shevchenko devient le troisième Ukrainien à recevoir le Ballon d'Or. Il aura même la chance de participer à une Coupe du Monde. En Allemagne en 2006. Mais le troisième meilleur buteur en Ligue des Champions a un dernier rêve : être de l'Euro 2012 au pays.



6/ Jari Litmanen


Il n'est ni blond, ni moustachu, ni robuste, pourtant Jari Litmanen est bel et bien du Grand Nord. Meilleur buteur de l'histoire européenne de l'Ajax, Litti a posé ses valises au Barça et à Liverpool notamment. Le Finlandais est l'un des trois joueurs présentés dans une vidéo rétrospective à l'Ajax Museum. Les deux autres joueurs s'appellent Marco van Basten et Johan Cruyff.



7/ Yossi Benayoun


L'un des joueurs les plus classes de l'époque contemporaine est né au milieu du désert, à Dimona. Tapez le nom de cette ville du centre d'Israël dans Google et vous tomberez sur le Wikipédia de la centrale nucléaire du bled. C'est là que travaillait son père. Pour se rendre aux entraînements, le petit Yossi devait faire du stop. Repéré à 11 ans, starifié à 13 et envoyé à l'Ajax à 15 ans, il revient finalement au pays après huit mois seulement. Famille et petite copine n'aimaient pas la Hollande. La presse vilipende son manque de caractère. On connaît la suite.



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8/ Hidetoshi Nakata


« Les Japonais n'aiment pas concevoir un système de relations humaines de façon abstraite. Ils préfèreront se mettre à la suite d'une personne vivante représentant ce système moral » . Une caractéristique de la pensée japonaise par Hajine Nakamura. Premier joueur nippon à s'imposer en Europe, Nakata a expérimenté cette dévotion absolue. Et les conséquences qui vont avec : 25 personnes travaillaient dans une multinationale à son nom destinée à s'occuper uniquement de ses contrats publicitaires et à répondre à ses e-mails.



9/ Mirko Vucinic


« Chez nous, nous sommes meilleurs en water-polo et en basket qu'en foot » . Dommage pour Mirko Vucinic, condamné à être le joueur à surveiller lorsqu'une nation du chapeau 1 du foot européen se retrouve dans le même groupe qualificatif que le Monténégro. D'autant plus depuis la proclamation d'indépendance du pays. Sans sa blessure en 2006, il aurait été le seul joueur de l'équipe de Serbie-et-Monténégro à être originaire du deuxième état.



10/ Eidur Gudjohnsen


L'anecdote parle d'elle-même : Eidur a remplacé Arnor à la mi-temps d'un match amical contre l'Estonie en 1996. Arnor, son père. Car papa Gudjohsen était lui-même footballeur international islandais. Entre 1990 et 1992, il étrenna ses crampons du côté des Girondins de Bordeaux. 51 matchs pour 8 buts. Bref, tout ça pour dire qu'il n'y a qu'en Andorre et à Saint-Marin pour voir cela. M'enfin, on rigole, mais à ses débuts, “Iceman” partageait l'attaque du PSV avec Ronaldo. A l'époque, les observateurs le disaient plus doué que Ronaldo.



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Maradona good, Pelé better, George best.
Y'a aussi Harry Kewell, Goran Pandev, Dwight Yorke.
...ou plutot Hristo Schtoikov et Teofilio Cubillas
Stoichkov n'était pas seul dans son équipe, sinon la bulgarie n'aurait pas fini en demi de 94.
Pour les accros, il y a aussi le TOP 5 de NOËL http://tourl.fr/adbq
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