Top 10 : Faux Départs

Ni Marseille, ni Lyon, ni Bordeaux n'a été foutu de s'imposer lors de cette première journée de Ligue 1. Chouette. Certains vont parler d'état d'urgence et de matchs à venir forcément décisifs...Balivernes. La preuve.

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Lille 2009-10

Il y a un an, Lille ne connaît pas une intersaison de tout repos. A peine le précédent championnat terminé, Rudi Garcia est licencié pour une brouille avec le directeur général, Xavier Thuilot. Les rôles ne s'inverseront que quinze jours plus tard. L'équipe démarre en se prenant deux contres à domicile face à Lorient puis s'incline sans démériter à Marseille. Incapable de battre Toulouse, elle lâche ensuite à Paris (0-3). Cabaye, Rami et Obraniak, qui s'imaginaient ailleurs à l'intersaison, sont montrés du doigt. Ce sont pourtant eux qui vont sonner la révolte. Le Losc revient dans la course avant Noël à la faveur d'un tarif à 3 buts par match pendant l'automne.


Toulouse 2008-09

Après un 3-0 vite encaissé à Gerland, le Téfécé reçoit le Havre au Stadium. Match laborieux, comme souvent dans cette enceinte, mais éclair à la 88ème : André-Pierre Gignac offre la victoire aux violets. Enfin. Le Gitan est prêt à sortir de l'ombre d'Elmander. Pas tout à fait, les deux matchs suivants se solderont sur des inquiétants 0-0, avec une tactile frileuse d'un Casanova débutant. Au fil du temps, Dédé et son insolente réussite vont quand même finir par faire la différence pour placer Toulouse a une bien belle quatrième place.


Marseille 2007-08

Avec l'arrivée de Zenden, Givet et Ziani, l'OM croit fort en son destin. Mais la femme de Cissé a fait une fausse couche et Nasri ne réserve pas le meilleur des accueils aux recrues. Après des nuls face à Strasbourg et Rennes, les Marseillais s'inclinent à Valenciennes. Autant dire que la réception de Nancy s'annonce brûlante. Après avoir mené 2-0, les Olympiens trouvent cependant le moyen de se faire rejoindre. Dans les couloirs à la fin du match, Albert Emon balance aux caméras de Canal : «  Vous verrez, on finira sur le podium » . Bien vu Albert, sauf que ce sera avec Erik Gerets.


Rennes 2006-07

Mauvais endroit, mauvais moment. Après avoir perdu son premier match sur un contre, bêtement, Rennes se retrouve au Vélodrome contre un Ribéry en quête de rachat puis sur un Valenciennes en mode petit poucet. Avec un point en quatre matchs, ça grince des dents en Bretagne. Surtout que personne ne croit trop en l'entraîneur/manager général, Pierre Dréossi. Pas même son staff. Pourtant, jusqu'au temps additionnel de leur dernier match, ils seront sur le podium. Comme quoi, le problème ne venait pas de là.


Marseille 2005-06

Empêtré en coupe Intertoto, Jeannot Fernandez vit son retour à Marseille avec anxiété. Malgré une évidente bonne volonté, tous ses nouveaux joueurs n'arrivent pas à prendre les trois points en championnat. En fait, il faudra attendre la sixième journée pour voir l'OM triompher. Mais après, une fois que les Ribéry, Niang, Oruma et autre Cana se trouvent les yeux fermés, l'ascension vers le peloton de tête commence.

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Saint Etienne 2004-05

Lorsque Saint Etienne retrouve l'élite, après quatre ans d'absence, on y voit une délivrance pour la région. Sauf que les embrouilles sont encore au menu. Antonetti, qui vient de voir son adjoint non prolongé, refuse de rester au club. Elie Baup, sans état d'âme, accepte la succession. Le public, très attaché au Corse, en profite pour cracher sur la direction. Côté terrain, il faudra attendre la septième journée pour voir les verts triompher. Au final, ils finiront sixièmes. Pas mal pour un promu.


Paris 2003-04

Traditionnellement, la crise du PSG était en octobre. Mais avec Halilhodzic, les médias locaux inventent le malaise du mois d'août. Pas un match sans qu'il y ait une histoire. Lorsque le club s'impose à Metz, l'entraîneur bosniaque s'en prend au buteur, Jérôme Leroy, lui assurant que le but est en fait un CSC. Le match suivant, Pierre-Fanfan signe la fin de la carrière de Nonda mais Monaco se venge (2-4) et derrière, c'est Bamogo qui s'offre un doublé face à son club de cœur avec Montpellier. Mais avec du travail, tout s'arrange : Paris finira second, à trois points de Lyon.


Nantes 2000-01

Alors que pour une fois, tous les spécialistes s'accordent à dire que l'intersaison a profité à Nantes (renfort de Stephane Ziani et Moldovan), les Canaris se font dominer par Lens version Courbis lors du premier match à domicile. Pendant deux bons mois, l'équipe se cherche, au point de prendre un 5-0, toujours à La Beaujoire, contre Bordeaux (Pauleta, bienvenue en France). Quelques mois plus tards, les Canaris sont champions. Devant Lyon. Fou non ?


Sedan 1999-00

Au départ, Sedan c'était l'équipe qu'on aimait bien inviter à Téléfoot. Les vrais valeurs, l'amateurisme, Alex Di Rocco et Smart en sponsor maillot. Pour son baptême du feu, l'équipe prend 3-0 à Marseille, avec un but de Belmadi dans le temps additionnel. Dur. Progressivement, les gentils sangliers vont cependant se muer en porc, avalant tous les points qui traînent pour finir à une honorable septième place.


Nantes 1996-97

La dernière année de Jean-Claude Suaudeau sur le banc est peut-être la plus belle. Après dix journées, le bilan des Canaris sent le four : 5 nuls, 5 défaites. Mais à Bastia, le jeune portier Landreau fait des étincelles dans les cages. Plébiscité à la fin du match, il est persuadé que l'équipe peut se remettre sur de bons rails. Et l'incroyable se produit : avec un Japhet N'Doram en feu, l'équipe reste invaincue jusqu'à ... la dernière journée, où ils s'inclinent chez un Monaco déjà champion. Trop confiant, Landreau monte sur un corner. Henry marque en contre dans le but vide et c'est donc Paris qui va en Ligue des Champions.

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