1. // Journée commémorative de l'abolition de l'esclavage en France métropolitaine

Top 10 : Esclaves du football

Le 10 mai est la journée commémorative de l'abolition de l'esclavage en France métropolitaine. Et l’on se rend compte que l’esclavagisme est au football ce que le point Godwin est à la politique. Surtout en période de transferts. Petit récapitulatif en 10 points.

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Frédéric Piquionne
Nous sommes en 2007. En ces temps pas si anciens, Piquionne jouit d’une jolie cote en Ligue 1 au point d’attirer l’attention d’un OL cannibale. Problème : l’attaquant évolue alors à Saint-Etienne et la proposition lyonnaise est jugée trop faible. Le ton monte entre l’attaquant et ses dirigeants jusqu’à un mémorable pétage de plomb : «  Ils m’ont pris pour un moins que rien, dit que je n’avais pas mon mot à dire, que c’était comme cela, que j’étais sous contrat. (…) S’ils continuent à me traiter comme un esclave, je ne me laisserai pas faire. On arrêtera tout et je retournerai en Martinique. Je suis peut-être noir mais pas un esclave. » Après une pige à mater en boucle Amistad à Monaco, il enfilera finalement la vareuse lyonnaise.

José Mourinho & Raymond Domenech
Le Special One a aussi donné dans l’esclavagisme. Encore coach de Chelsea, il voit d’un mauvais œil les convocations de Makélélé en équipe de France et le fait savoir à Domenech : «  Makélélé n'est pas un joueur de foot, c'est un esclave. Il vient de disputer une énorme compétition pour son pays, et le sélectionneur de l'équipe de France l'oblige à jouer encore au mépris de ses choix. Claude n'a pas de liberté, pas le droit de choisir, c'est un déni des droits de l'homme  » . Une sortie qui vaudra au Ray une de ses punchlines fracassantes : «  Claude est coincé entre les deux et n'a surtout rien à dire. Il subit son club et la sélection. Moi, je suis un esclavagiste et j'ai le fouet. Je le fouette et il y va.  »

Tomasz Kuszczak
On le croyait heureux à Manchester : bien calé sur le banc, tapi dans l’ombre de joueurs trop grands, tout en se constituant un joli palmarès. C’était mal connaître Tomasz Kuszczak. Fatigué du rôle de doublure à l’approche de l’Euro, l’international polonais est récemment sorti de sa réserve : « J’ai parlé avec Ferguson. Je lui ai demandé de me laisser quitter le club avant janvier. Je lui ai dit que je voulais jouer et revenir en équipe nationale pour l’Euro mais il s’en fout. Je suis devenu un esclave de Manchester. » Message reçu : Kuszczak sera libéré de ses chaînes et prêté à Watford.

Sepp Blatter
Sepp Blatter ne porte pas en lui la neutralité suisse. En 2008, le président de la FIFA décide de tendre la main à un joueur en difficulté : Cristiano Ronaldo. En effet, le Portugais souhaitait ardemment rejoindre le Real qui lui faisait déjà un méchant gringue. United s’opposa au transfert et Blatter s’aventura à qualifier CR7 d’ « esclave des temps modernes  » . Ce à quoi l’intéressé répondit : « Ce que le président a dit est correct. Mais je ne veux pas en dire plus.  » Après, certains s’étonnent qu’on puisse détester ce joueur…

Diego Maradona
Toujours dans les bons coups lorsqu’il s’agit de se payer le scalp de Blatter, Maradona surfa sur la polémique précédente afin d’ajuster le président de la FIFA : «  Blatter est là pour nous servir. Il est notre esclave car sans lui, nous pouvons toujours jouer au football. Mais sans nous, il n’est rien. Il ne sait même pas comment frapper un ballon.  » Un jour, Blatter a tapé dans un ballon, ses ligaments de la cheville n’ont pas supporté.



L’agent d’Andrei Arshavin
Cela paraît loin mais, il y a 4 ans, Arshavin était à la mode. Vainqueur de la coupe de l’UEFA et monstrueux durant l’Euro Suissautrichien, il attisait la convoitise des orfèvres européens cherchant à dessertir le joyau de la couronne saint-pétersbourgeoise. Insensible aux montants proposés, le Zenith bloquait les offres occidentales au grand dam de l’agent du joueur qui finira par exploser dans les colonnes de The Independent : «  Mon joueur est un esclave. Comme d'habitude en Russie, on n'écoute pas le désir des joueurs. C'est la dictature des dirigeants. On se croirait toujours dans l'ex-URSS. »

Achille Emana
A l’été 2009, Achille Emana entend bien se glisser par la fenêtre de transfert. Seulement, comme bien souvent, entre les désirs d’un joueur et la volonté d’un club, il y a un monde. En l’occurrence, le Betis Séville, alors en deuxième division, compte sur le Camerounais et repousse les avances comme une minette en discothèque. «  Les dirigeants du Betis ne veulent même pas répondre à mon agent au téléphone. Stuttgart, Bolton et le CSKA ont proposé neuf millions pour moi et ils refusent ? Je ne suis pas un esclave, je ne reviendrai pas après le match que je vais jouer avec le Cameroun » , tonne-t-il. Déclaration fracassante ou pas, le Betis tiendra bon et Emana sera affranchi 2 ans plus tard.

Hatem Ben Arfa
Souvent, le public reproche aux joueurs qui se disent esclaves de toucher des sommes indécentes. Voilà pourquoi en 2010, Ben Arfa, alors sous influence philosophique, décide de faire preuve de rhétorique pour justifier son départ du navire marseillais : «  Ce n'est pas parce que nous sommes payés que nous sommes des esclaves  » . Mais pourquoi n’a-t-il pas cité Chateaubriand qui disait que « le salaire n’est que l’esclavage prolongé  » ?

Florent Malouda
Durant l’Euro 2008, Malouda a été le bouc-émissaire d’une équipe de France à côté de la plaque. Fortement vilipendé par un Pierre Menès en surchauffe dans 100% Euro (alors émission dominicale), il est revenu plus tard dans les pages de L’Equipe sur cette période difficile : «  Là-bas [en Guyane], les gens ont très mal vécu ce qui s'est dit sur moi. (...)Des comparaisons ont été faites par rapport à l'abolition de l'esclavage. Quelqu'un a dit : "Malouda, c'est le boulet de l'équipe de France." »



Eric Zemmour
Eric Zemmour est l’homme que l’on aime détester, que l’on guette dans la lucarne en espérant une sortie de route. En 2010, il se fait le défenseur des jeunes footballeurs africains exploités dans le cadre de sa chronique Z comme Zemmour sur RTL au cours de laquelle il compare les clubs aux « plantations » et affirme que «  le football a réinventé la traite des esclaves  » . Mais que fait Sepp, bordel ?


Par Adrien Rodriguez Ares
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Pour ce qui est des propos de Tomasz Kuszczak vu dans un journal Polonais, ils sont complétement faux. Tomasz et le journaliste en question ont démenti ce qui a était écrit ; il n'as jamais dit qu'il était traiter comme un esclave par SAF. Merci de vérifier vos sources avant de sortir des conneries. Cordialement.
Je m'attendais au pire vu le thème de l'article mais certaines citations sont énormes et montrent à quel point ils ont rien dans le ciboulot ('fin c'est pas comme si ça restait à démontrer). Depuis quand avoir à honorer ton contrat fait de toi un esclave ? T'as signé pour cinq ans, tu fais tes cinq ans. Et si t'es pas content tu réfléchiras à deux fois la prochaine fois. Et lorsqu'ils cirent le banc en étant payés des fortunes ils crient à la trahison lorsque leurs clubs cherchent à se débarrasser d'eux... des barres. Y'a pas plus égocentrique et de mauvaise foi qu'un joueur de foot.
Juste pour rappeler que n'importe quel travailleur possède le droit de démissionner, y compris les joueurs de foot. Rien ne les empêche de claquer la porte si ils le veulent.

Refuser ce droit et se plaindre ensuite (qui plus est "d'esclavagisme", on tombe très bas), ça relève de la cupidité pur et simple. Et d'un manque de fierté quelque part. L'argent reste bien le seul motif dans l'affaire.

Ou bien, cas de figure spécial, un agent véreux qui menacerait un joueur, l'obligeant à baisser son froc (j’entends par là pleurer dans les médias...) pour récupérer son pognon. Là oui, ça pourrait ressembler à une certaine forme de privation de liberté.
Katapulta Niveau : CFA
Bordel!Avec des salaires comme ça,moi aussi je veux être esclave…(On peut choisir la couleur de ses chaines...?)
@Chacal: Tu es sur de toi? Le droit de démissionner? Jamais entendu un joueur démissionner moi.
Dendecuba Niveau : CFA
Note : 1
Utiliser un mot avec une telle portée symbolique et historique pour des histoires de gros sous, c’est assez gerbant. Ils pourraient dire qu’ils sont à la limite prisonniers de leurs obligations contractuelles encore que comme le rappelle chacal911 ils peuvent démissionner à tous moment.
SoninkePsg Niveau : DHR
Sérieusement, moi qui suit "black" ça me fait vraiment mal de voire des c-- comme Zemmour dire que les clubs sont les plantations. Les footballeurs font le plus beaux métier du monde, ils sont chouchouté par les clubs, ont des salaires de malades, aiment leurs metiers et ont le luxe d'arreter et vu leur notoriété ont le luxe d'arreter leur carrière quand il veulent donc ...
PanteraNegra77 Niveau : District
@ chacal
malheuresement les joueurs ne peuvent pas démissionner..

ils ont 3 solutions: racheter leur période de contrat restante, qu'un club rachète ce contrat ou d'arriver en fin de contrat et alors ils seront libres de signer dans le club de leur choix sans indemnités de transfert..
La phrase de ben arfa a probablement été prononcée avec une tournure négative non ?
Sinon ça ne veut plus rien dire ...
Moi je veux bien bosser dans un champ de coton pour 12 millions par an !

Et puis y a pire que d'être payé une fortune pour rester sur un banc ...
Zemmour toujours au top!! pour le reste en malouda et piquionne faut qu'ils ouvrent des bouquins d'histoire
MARC LANDERS Niveau : Loisir
@ DAYINHO ET PANTERANEGRA
SO FOOT (papier version) a publié récemment (moins de 6 mois) un article sur un joueur pro en Liga (à Bilbao il me semble) qui a démissioné de son club et du foot.
évidemment j'ai oublié son nom mais il expliqua qu'il ne suppportait l'environnement autour du foot
juste pour dire que ca existe un joueur qui démissione meme si c'est rare
peut etre qu'un d'entre nous lecteur du mag pourra confirmer mon props
Parler de point Godwin et d'esclavage en oubliant de parler de Godwin Okpara, le plus connu des esclavagistes-footballeurs, c'est dommage.
Chrismackers Niveau : District
Le salaire n'est que l'esclavage prolongé, j'aime bien.
@Marc Landers
Effectivement, il s'agissait de Javi Poves, un défenseur du Sporting Gijon, alors qu'il n'avait que 24 ans !
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