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Top 10 : Epopées corses en Coupe de France

Le Gazélec Ajaccio (National) jouera ce soir une demi-finale historique contre l’Olympique Lyonnais dans l’antre de son rival, l’AC Ajaccio. Retour sur les différents rallyes au long cours des équipes insulaires à travers l’Histoire.

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1/ Sporting Etoile Club Bastia (D1), vainqueur (1981)
Auxerre, Monaco, Martigues (D2), Lens et Saint-Etienne, le champion, pour finir. Pour son premier et seul titre (si l’on excepte une coupe intertoto), le Sporting n’a pas lésiné sur les moyens pour punir des Verts finissants. Marcialis (un Paganelli aux grands pieds) et le débonnaire Roger Milla inscrivent les deux buts d’une victoire aussi historique qu’imparable (2-1) avec six joueurs de la saga européenne de 1978. Rep et Zimako sont dans le camp d’en face pendant que Mitterrand « dispute » sa première finale. Rocher et Herbin ne le savent pas encore mais c’est le début d’un long crépuscule pour les gens du Forez.

2/Sporting Etoile Club Bastia (D1), finaliste (1972)
Bastia ferraille en première division depuis quatre ans et Pierre Cahuzac, le sorcier de Saint-Pons (une bourgade improbable du fin-fond de l’Hérault), commence à entraîner le SECB. Après avoir sortis Ajaccio, Avignon (D2), Lens (D2) en deux matchs (à l’époque tout se joue en aller-retour sauf la finale et les 1/32ème de finale sur une seule rencontre), les Corses arrivent dans le ‘nouveau’ Parc des Princes dont c’est l’inauguration officielle (1). L’événement est trop grand pour une formation qui compte déjà Franceschetti, Papi et Félix (présents en finale de la C3 en 1978), et qui doit affronter un OM gros braquet avec son duo de feu, Josip Skoblar et Roger Magnusson. L’ailier suédois régale tout l’après-midi (eh oui) à coups de râteaux, de crochets courts et de caviars à profusion. Marseille l’emporte facile malgré le score (2-1). Les Bastiais ont repéré les lieux, ils reviendront (voir au-dessus).

3/Gazélec Football Club Olympique Ajaccio (National), ½ finaliste en attendant mieux (2012)
Depuis plus d’un an, c’est le printemps du football corse, une révolution de velours qui va peut-être amener le Sporting en Ligue 1, en compagnie de l’ACA, en attendant la montée plausible du Gazélec en L2 (ils sont actuellement 2ème mais il reste cinq équipes pour trois places). Mieux : le club le plus populaire d’Ajaccio est en demi-finale de la coupe après avoir fait mordre la poussière à Toulouse, Troyes, Drancy et Montpellier. «  A votre place, je miserais quelques euros pour le match contre Lyon. Cette équipe est capable de tout. Entre nous, on rêvait de jouer Liverpool à Anfield  » racontait dans le dernier So Foot (n°94), Marc Santunione, l’ancien emblème du club, banni depuis fin janvier. Le promu ne sait pas encore ce qu’il veut le plus : jouer Quevilly au stade de France pour la finale la plus insensée de l’Histoire et batailler dans le nord de l’Europe à l’automne ou espérer jouer le haut de tableau au printemps prochain pour qu’il y ait trois clubs corses en L1 en août 2013 ? En attendant, ces mecs n’ont peur de rien…

4/Sporting Club Bastia (D1), finaliste (2002)
Bastia a perdu l’Etoile de son nom mais retrouve la finale comme (presque) tous les dix ans. 2002, ça restera comme l’édition où la Marseillaise a été sifflée par des supporters îliens (en 72, ils avaient chanté l’hymne maure), où Chirac a fait son show et oblige Claude ‘Romanet-Conti’ à s’excuser. Darcheville, Feindouno et le futur barcelonais Keita font le nécessaire pour que les merlus l’emportent dans une rencontre au chloroforme (1-0), une paire de semaines après avoir celle de la Ligue contre Bordeaux. En face, malgré un Michael Essien en défense centrale, on s’incline de nouveau en finale après celle de 72 (France), de 78 (UEFA) et de 95 (Ligue). La première au stade de France n’aura pas été plus réussie que celle du Parc, trente ans auparavant.

5/Gazélec Fooball Club Ajaccio (D2), ¼ de finale (1992)
Le plus haut fait d’armes du Gaz’ jusqu’alors. Les coéquipiers de Nativi se sortent d’un traquenard à Château-Thierry (DH) en 32ème, puis sortent Toulon, le grand Toulon au tour suivant avant de régler le cas de Saint-E, alors en D2. L’AS Monaco d’Arsène Wenger, ses trois futurs champions du monde (Thuram, Petit, Djorkaeff) se dresse sur la route des Corses. Pas de match (0-3). Ajaccio retourne à sa routine et Monaco à son ordinaire de loser. Finaliste de la coupe des coupes, l’ASM apprend la veille de son match contre le Werder à Lisbonne, la catastrophe de Furiani. Le club off-shore rate l’occasion d’enlever la première coupe d’Europe et ne disputera pas la finale de la coupe dont il est le tenant du titre…

6/Sporting Etoile Club Bastia (D1), ½ finaliste (1975)
Entre 1972 et 1978, Bastia joue trois quarts de finale, une demi et une finale. L’aventure de 75, achevée contre le vainqueur stéphanois (la volée oblique de Larqué en finale, tout ça) lors de l’avant-dernier-match s’accompagne d’un quart la saison d’avant et d’un autre celle d’après. C’est dans ces matchs à élimination directe que se bâtie la formidable armada (76 /78), celle qui disputera la finale de la coupe de l’UEFA. Papi, Franceschetti, Orlanducci, Marchioni en constituent le cœur autochtone. Pantelic, Dzajic, et Zimako dans un premier temps, puis Rep, Krimau, Mariot, Félix, Larios et Lacuesta en sont le supplément d’âme. Un genre de cocktail parfait qui fera la peau à presque tout le continent…

7/Sporting Etoile Club Bastia (D1), ½ finaliste (1982)
Le Sporting croit plus que jamais en son Etoile. Tenant du titre, il va sans dire qu’il va disputer une nouvelle finale dix ans après la première. Ses vieux grognards commencent à fatiguer, Olmeta n’a pas encore percé sous Pierrick Hiard et Saint-Etienne joue un remake de la demi de 75. (2-0 pour les gregari de Platini). Dix ans plus tard, il y aura Furiani. Vingt ans après, ce sera la défaite contre Lorient au stade de France. En 2012 ? Les gars de Hantz ont privilégié la montée en L1, what else ?

8/Athletic Club Ajaccien (D2), ¼ finaliste (1966)
L’ACA, onze saisons en Ligue 1, premier club corse à accéder à l’élite pro (un an avant Bastia, en 1967), n’a jamais brillé en coupe de France. Quittant l’amateurisme marron pour passer du côté obscur de l’argent au mitan des 60’s, le deuxième club d’Ajaccio, rayon popularité, va en quart de finale dès sa première saison pro. Le club d’Albert Vanucci, le latéral international le plus invraisemblable de la galaxie (et pourtant y’a eu de la concurrence), élimine des collectifs du deuxième étage (Bastia, Aix…) avant de donner du fil à retordre au FC Nantes (0-1), le futur finaliste. Un quart, et puis plus rien…

9/Sporting Club Bastia (D2), ½ finaliste (1992)
1972 (finale), 1982 (1/2) dans le passé, 1992 (1/2) au présent, 2002 (finale) pour l’avenir. Avant cette demi-finale contre l’OM de Tapie, les supporters des Turchini ne pouvaient pas ne pas penser aux chants du signe et aux martingales du chiffre 2. Sauf que la fête vire au cauchemar dans le stade Armand-Cesari à vingt minutes du coup d’envoi. Une tribune montée à la hâte, dans d’étranges conditions, qui s’écroule : 18 morts, plus de 2 300 blessés. La coupe de France 92 est annulée, le Mondial français de 98 qui ne trouve pas judicieux de placer un stade en Corse et l’île qui attend encore, vingt ans après, une enceinte digne de ce nom. On ne jouera pas le 5 mai cette année et Bastia a été vite éliminé cette saison. L’honneur est sauf…

10/Sporting Etoile Club Bastia (D1), ¼ de finaliste (1978)
Celle-là, elle ne figure ici que pour l’incroyable saison du SECB lors du cru 1977/78. Finaliste de la coupe de l’UEFA (une vraie compète balèze contrairement à la C2) après avoir éliminé le Sporting du Portugal ; Newcastle ; le Torino des jumeaux buteurs Graziani-Pulici, champion d’Italie l’année d’avant ; Carl-Zeiss Iéna et les Grasshoppers de Zurich avant de buter sur le PSV de van der Kuylen. Cinquième d’un championnat dominé par Monaco avec un meilleur buteur dénommé Johnny Rep (8ème au classement avec…18 buts à dix-neuf longueurs de Carlos Bianchi : on attaquait un peu à la fin des 70’s). Enfin, quart de finaliste de la coupe, battu sur la fatigue par le champion monégasque. Rien que pour TOUT ça, les Papi’s boys méritaient d’être au tableau d’honneur.

Par Rico Rizzitelli
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Claude "Romanet-Conti" hahaha
Bravo pour cet article où ne transparaît à aucun moment, une moquerie, ou un gros cliché bien pourri de beauf sur la corse ou les corses, vous signez là un véritable exploit journalistique, peut-être une première dans l'histoire du journalisme footeux français ...
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