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Top 10 : Éloges funèbres

Le dernier hommage rendu par le stade de la Luz à la dépouille d'Eusebio est venu rappeler que les terrains de football sont, comme la plupart des événements publics d’envergure, des lieux où les hommages rendus aux morts prennent une tout autre dimension. Tour d’horizon funéraire de ces commémorations parfois étonnantes, entre la procession de Maradona et les assurances vie sud-africaines. RIP.

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1/ Le cimetière de Schalke 04

Depuis décembre 2012, le club allemand de Schalke 04 offre à ses défunts supporters la possibilité de reposer en paix au sein de son propre cimetière : le Beckenhausen Sutum, qui jouxte le stade du Veltins Arena. Seuls 1904 (date de création du club de la Ruhr, ndlr) emplacements sont disponibles au prix de 1250 euros, auxquels il faut ajouter 125 euros de frais d’entretien et d’occupation à l’année. Bien entendu, dans un souci d’authenticité, cette nécropole revêt la forme d’un terrain de football avec des buts grandeur nature. « Vous pouvez débuter votre vie dans la salle d’accouchement du club, à l’hôpital de Gelsenkirchen ; vous faire baptiser ou vous marier au stade, et maintenant vous faire enterrer chez nous » , explique à CNN Sonja Berger, responsable des relations publiques du club. Accueil quatre étoiles.

2/ Le champ du repos de Boca Juniors

Avant Schalke, et même Hambourg, Boca Juniors inaugure le premier cimetière de football au monde, en 2008, à une trentaine de kilomètres au sud de Buenos Aires. « De nombreux fans laissaient des instructions à leurs proches pour que leurs cendres soient dispersées sur le terrain de la Bombonera (nom du stade de Buenos Aires faisant référence à sa forme de bonbonnière, ndlr). Ils arrivaient en semaine avec leur urne et dispersaient les cendres sur la pelouse » , explique Orlando Salvestrini, un responsable du club au Guardian. « Il y avait donc des petits tas de cendres au milieu de la pelouse. Il fallait bien qu’on fasse quelque chose » , poursuit l’attachée de presse. Entre un mémorial jaune et bleu, une gigantesque fontaine posée à l’entrée et 3000 parcelles de terre réservées aux aficionados, le club a fait ça bien. Et même annoncé qu'une concession est déjà réservée à Diego Maradona. L’icône locale n’a toujours pas accepté la proposition mais rappelons qu'à la grande époque, elle aimait fredonner dans les vestiaires, le chant des partisans : « Boca, même la mort ne peut nous séparer, je t’encouragerai du paradis » .

3/ Assurances vie sud-africaines

En 2011, le club sud-africain du Kaizer Chiefs FC signe un partenariat avec une compagnie d’assurance locale. Le deal ? Cette alliance nouvelle offre la possibilité aux supporters, moyennant un abonnement au stade, d’être remboursés des frais d’enterrement lors du décès d’un membre de leur famille. Seules conditions : avoir entre 18 et 75 ans, et être domicilié sur le sol sud-africain. « Même un modeste enterrement peut dépasser un salaire mensuel local, précise le club sur son site Internet. Nous sommes à vos côtés pour que l’argent soit la seule considération à laquelle vous ne devriez pas penser dans ces moments difficiles » . Merci qui ?

4/ « Les hooligans, non. Les cadavres, oui »

En mars 2011, Christopher Jacome, supporter colombien de 17 ans du Cucuta Deportivo, trouve la mort dans un parc de la ville au cours d’une partie football avec quelques amis. Son tort ? S’être trouvé en dessous d’une grosse branche d’arbre au mauvais moment. Deux jours plus tard, les membres du mouvement ultra Barra del Indio, dont Christopher était l’un des porte-étendard, ont la bonne idée de voler le cercueil de la maison funéraire pour le transporter… au General Santander, le stade de leur équipe de cœur ! Comment ? Par la force du nombre : quelques minutes avant la rencontre, la police rapporte qu’une horde de 300 personnes a fait irruption dans les tribunes, corbillard à la main, créant ainsi une « situation incontrôlable » . « C’est bien le seul pays du monde où cela peut se produire, témoigne pour sa part Julio Rivera, le médecin du club. Le seul pays où on nous dit de ne pas laisser passer les hooligans. Mais les cadavres, oui » .

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5/ Grèce, maison close et signe de croix

Plombée par la crise économique, la Grèce, et plus précisément son football, est au plus mal. En janvier dernier, Yiannis Batziolas, président du club de Voukefalas basé à Larissa, qui a besoin de 10 000 euros par an pour fait vivre son club, demande une aide financière à la propriétaire de la maison close locale. Requête acceptée, mais à une seule condition : que les joueurs arborent maintenant des maillots portant le logo de son boxon avec l’inscription « Villa Erotica » . Pendant ce temps-là, le club de Palaiopyrgos, à Trikala, signe un accord du même acabit avec un salon funéraire. Du rose bonbon originel, la liquette officielle est teinte en noir, et arbore un grand crucifix en son milieu. Un bel épouvantail, en somme. « Lors d’un match, le gardien adverse n’arrêtait pas de faire le signe de croix et on leur a mis une déculottée, s’amuse Lefteris Vassiliou, la président du club. On aurait dit qu’ils avaient trop peur de s’approcher de nous » .

6/ Australie, hymnes de football et pédophilie

Quel est le rapport entre l’hymne de l’équipe nationale australienne et Frank Sinatra ? Eh bien depuis 2010, plusieurs centaines d’églises en Australie ont interdit les chansons profanes des cérémonies funéraires. « Les chants profanes, tels que les balades romantiques, la musique pop ou rock, les chants politiques, les hymnes de clubs de foot, ne doivent pas être chantés ou joués lors de funérailles catholiques, déclare l’archevêque de Melbourne à l’AFP. Les funérailles d'enfants, les comptines et les chansons sentimentales sont également inappropriées car elles peuvent augmenter le chagrin » . Une missive à laquelle répondra, outré, un supporter religieux du Melbourne FC : « Malheureusement pour eux, il n’existe pas encore d’hymne à la pédophilie » . Amen.

7/ « Je vois des Romanisti morts »

En juin dernier, la Lazio remporte sa sixième coupe d’Italie à la suite d’un bouillant derby romain. Jusqu’ici, jamais les deux rivaux ne s’étaient affrontés en finale de coupe nationale. Jamais la défaite n’avait autant fait souffrir les tifosi romanisti. Jamais la victoire n’avait fait autant jouir les tifosi laziali ; lesquels, dès le lendemain, en profitent pour organiser l’enterrement de la Roma lors d’une fausse procession réunissant 4000 personnes, un prêtre, un cercueil, quelques croque-morts et même une veuve en sanglots. Clou du spectacle ? Une photo géante de Haley Joel Osment, le jeune héros du film Sixième Sens, avec l’inscription « Je vois des Romanisti morts » . Déjà, en 2011, les supporters du Genoa avaient organisé le même genre de cérémonie imaginaire lors de la descente en Série B de la Sampdoria. Cette fois-ci, 30 000 tifosi « endeuillés » étaient venus se recueillir…


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8/ Pas de minute de silence pour Margaret Thatcher

« We don’t care when you lied. We don’t care when you died » . Dans le lot des diverses commémorations mortuaires, il y a cette bannière brandie par les supporters de Manchester United lors du décès de Margaret Thatcher, en avril dernier. Inutile de refaire l’histoire politique, sociale et sportive de la Perfide Albion des eighties : la Baronne a laissé au football quelques ennemis à la rancune tenace. Pis, par peur d’un déferlement de haine en tribunes, l’ancienne Première ministre anglaise n’a même pas eu le droit à sa minute de silence. Une initiative approuvée par Alex Ferguson, au bon souvenir Mark Bosnich : « C’est pour ça que Fergie me détestait : il disait toujours que j’étais un grand admirateur de Margaret Thatcher. Alors que lui ne souhaitait que des communistes dans son équipe, se souvient l’ancien gardien australien d’United. Il me disait toujours : "J’ouvrirai un vin d’exception le jour de sa mort" » .

9/ « J’ai perdu un fils »

5 septembre 1931. Jour de Old Firm dans la cité écossaise de Glasgow. 80 000 spectateurs garnissent Ibrox Park, le stade des Rangers. Le match est insipide ; les tribunes endormies jusqu’à ce que le portier du Celtic, John Thomson, irréductible protestant d’une équipe de catholiques, percute un adversaire en pleine poire avec son genou. Diagnostic : fracture des os pariétaux droits du crâne de deux pouces de diamètre. Résultats : John trouve la mort quelques heures plus tard à l’hôpital. L’émotion gagne Glasgow, et 50 000 personnes, fans du Celtic et des Rangers confondus, se réuniront à la station de Queen Street pour accompagner le transport de son cercueil vers le cimetière. Un soutien qui fera même dire au père du défunt : « J’ai perdu un fils, mais j’ai gagné de nombreux soutiens de la part des supporters de Glasgow. Jamais je n’aurais cru cela possible ! »

10/ Le mensonge morbide de Stephen Ireland

« The Grannygate » . Voici comment la presse britannique, avec son sens de la mesure légendaire, qualifie le scandale qui secoue Stephen Ireland, en 2008. L’Irlandais, alors joueur de Manchester City, manque un match prévu en milieu de semaine avec sa sélection nationale. La raison évoquée ? Non pas une banale blessure, mais la mort soudaine de sa grand-mère maternelle. Problème, quelques irréductibles journalistes locaux retrouvent la trace de Patricia Tallon, la granny prétendument décédée, néanmoins assez en forme pour s’afficher avec quelques copines dans modeste un salon de thé. Pour autant, Stephen ne se désarme pas : il prétend cette fois-ci que c’est sa grand-mère paternelle, et non maternelle donc, qui est morte. Son nom ? Brenda Kitchener, elle aussi photographiée en train de savourer son Irish Stew en bonne compagnie. Pris dans une spirale infernale, le joueur évoque alors la fausse couche d’une petite amie, avant de laisser entendre qu’il « ne supportait plus l’ambiance au sein de la sélection nationale » . Même Sven-Goran Eriksson, son manager à City, lui propose un coup de main pour les funérailles, avant de découvrir le pot-aux-roses et de qualifier son poulain de « stupide et d’instable » . En vérité, Stephen était ce jour-là auprès d’une amie qui « se sentait seule. Elle a pris les devants en téléphonant au club et en prétextant que ma grand-mère était décédée. Je l’ai tout simplement répété » . Tout simplement.

Par Victor Le Grand
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