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  1. // CAN 2012

Top 10 : Dictateurs qui remettent un trophée

Comme il n’y a pas que des démocraties sur le continent noir, il arrive parfois que des dictateurs remettent la coupe aux heureux vainqueurs de la CAN. Vade-mecum des meilleurs d’entre eux.

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Colonel Mouammar Kadhafi (Libye, 1982)

Quarante-deux ans au plus haut niveau mondial rayon guérilla urbaine, terrorisme soft et féminisme bon teint. Le Guide de la révolution aura survécu à tout et aura même mené ses Verts jusqu’en finale de la CAN. Le hold-up aurait été parfait si les Black Stars ghanéennes n’avaient pas mis fin à la plaisanterie.

Gamal Abdel Nasser (Égypte 1959)

Dictateur rouge, versant mao-stal’ aux aspirations sociales, Nasser en voulait toujours un peu plus que ses collègues tyrans habituels. Après le tournoi inaugural de la CAN en 1957 où les Pharaons l’emportent au Soudan, il « fusionne » son pays avec la Syrie sous le nom de République arabe unie, sans qu’aucun joueur syrien ne figure dans le groupe. Les méandres de l’esprit de Nasser échappent à toute considération tactique. Même motif, même punition : l'Égypte rapte un second trophée dévalué…

Le Derg (Éthiopie 1976)

Comme les Ghanéens, qui ont payé cher d’avoir Kwame Nkrumah, le chantre du panafricanisme à leur tête dans les 60’s, les Éthiopiens ont eu du mal avec l’après-Hailé Sélassié, le héraut des rastafaris. Un groupe de 120 militaires, réunis sous le label du Derg, lui succède, emprisonne et exécute tout ce qui ressemble de près ou de loin dans le brouillard à un opposant. Ce qui fait du monde… L’organisation de la CAN 76 est impeccable, le président éthiopien est content et les locaux ne passent pas le premier tour. Parfois, le monde n’est pas un endroit si hideux que ça pour (sur)vivre…

Habib Bourguiba (Tunisie, 1965)

L’homme qui a tout appris à Ben Ali. A mater les révoltes, à faire disparaître les opposants, à s’enrichir sans que cela se voit trop et même à peser sur les décisions de la CAF (l’avait suivi une formation accélérée au Caire). Mais pas à soulever le trophée. Malgré toutes les intrigues préalables (décision équivoque de la CAF qui écarte le Sénégal de la finale au profit des locaux), les Aigles de Carthage s’inclinent en finale contre le Ghana d’Osei Koffi (2-3 a.p). Too bad…

Ignatius Kutu Acheampong (Ghana 78)

Ignatus n’est ni un boxeur poids coq thaïlandais, ni un réalisateur malais couronné à Cannes. Juste un militaire épris de CAN, ravi de remettre la coupe à son compatriote Abdul Razak, histoire d’oublier la crise (déjà), la faim, la junte…

Colonel Gaafar Muhammad Nimeiri (Soudan 1970)

Le coup d’Etat du 25 mai 1969 amena le colonel Nimeiri au poste de Premier ministre. Histoire d’apaiser les tensions, il décida de supprimer illico le parlement et tous les partis politiques. Comme dans le même temps, les Faucons de Jediane gagnent leur CAN (1-0 contre le Ghana) avec la bienveillance des arbitres, le moral des ménages soudanais est au plus haut. Dégoûtées par l’arbitrage, les Black Stars boycottent la remise de la coupe. Ils sont aussitôt expulsés par Nimeiri. Les colonels ne badinent jamais avec la courtoisie ; toute la Libye pourrait en attester.

Hosni Moubarak (Égypte, 1986)

A l’époque, Moubarak était fréquentable, l'Égypte organisait souvent la CAN - avec la bénédiction de la Confédération africaine - et gagnait presque à tout coup à domicile (quatre fois en tout).


Olusegun Obansanjo (Nigeria 2000)

L’indépendance a beau facturer son demi-siècle, le Nigéria est toujours sur la voie d’une transition démocratique. D’habitude, les dictateurs nigérians sont des Haoussas, des musulmans du Nord qui ont fréquenté les meilleures universités américaines ou anglaises. Après la mort du pire d’entre eux, Soni Abacha (mort d’une OD de Viagra ; il y a des mythes qui s’effondrent), c’est Obasanjo, un Yoruba du Sud, chrétien, qui lui succède via un tour de passe-passe électoral. Le gars est déjà connu pour avoir été chef des armées puis chef tout court à la fin des 70’s. C’est lui qui avait mis Fela en prison et fait défenestrer la mère du pape de l’afro-beat. Ce chic type qui mourra vraisemblablement dans son lit remet la Coupe d’Afrique à Rigobert Song lors de la CAN 2000 suite à la finale perdue aux tirs au but contre les Super-Eagles. Le mec n’aura pas tout réussi…

Hassan II (Maroc, 1988)

La dictature soft, la tyrannie raffinée, l’islam taille basse. Une affaire de nuances dialectiques. Hassan II remet la coupe aux Camerounais du déjà vétéran Roger Milla, vainqueurs du Nigeria (1-0) en finale. Le Maroc sort en demi-finale dans l’indifférence de la cour.

Zine el-Habidine Ben Ali (Tunisie, 2004)

Et il y a même des fois où les démocrates les plus médiocres ne font rien de répréhensible pour gagner la CAN. Salaud de Ben Ali…



Par Rico Rizzitelli
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