Top 10 : Désillusions de l’OL en C1

Ca y est, maintenant c’est sûr. Le constat s’impose, froidement mathématique. L’année prochaine, les joueurs de l’OL ne joueront pas la Ligue des Champions. Ou alors sur Playstation. La fin d’une jolie habitude qui remontait tout de même à plus de douze ans. La fin des larmes, aussi. Qu’elles aient été de dépit après une défaite injuste, de tristesse après une rouste méritée, elles ont toutes « un goût d’inachevé » , comme euphémisait Claude Puel, après un pathétique OL-Bayern (0-3). Un goût amer et des défaites parfois salées qui restent encore sur l’estomac. So Foot vous conte par le menu les dix plus lourdes désillusions.

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Maribor-OL, 25 août 1999. 2-0.

« C’est le pire souvenir de ma carrière d’entraîneur » , dira Bernard Lacombe, avec quelques années de recul. Tous les supporters qui se sont déplacés au fin fond de la Slovénie, en cette fin d’été 1999, ne le contrediront pas. Bardé de ses nouvelles stars – Anderson et Vairelles – l’OL devait sortir vainqueur de ce duel de puceaux de la Champions. Sauf que les Gones se trouent à l’aller (0-1) comme au retour. L’histoire d’amour commence mal. Pour Govou, Anderson et Coupet, ce n’est qu’un au revoir. Mais pour Caveglia et Uras, l’adieu est brutal.

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Spartak Moscou-OL, 14 mars 2001. 1-1.

Une semaine après avoir ridiculisé le Bayern à Gerland, Lyon enfile ses moufles pour se rendre en Russie. Avec, comme enjeu, une qualification pour les quarts. Un match disputé, usant. La délivrance semble arriver à quelques minutes de la fin, quand Govou, héros huit jours plus tôt face à Munich, se présente face au gardien pour une occasion à ne pas rater. Le ballon part juste au-dessus de la transversale et les derniers espoirs de l’OL s’envolent. Deux buts et un match plein de folie face au Bayern, une occasion décisive vendangée… Et si, finalement, la carrière de Sidney Govou n’avait jamais été mieux résumée qu’en ce début de mois de mars 2001 ?

Eindhoven-OL, 14 avril 2005. 1-1, tab, 4-2.

« Il y avait penalty, c´est certain. Je suis allé dans le vestiaire de l’arbitre car j´étais énervé de voir le président du PSV entrer immédiatement dans son bureau avec des cadeaux à ne plus savoir qu´en faire. » Mauvais perdant, Jean-Michel Aulas ? Ou simplement jaloux de l’hospitalité batave ? Toujours est-il qu’au lendemain de l’élimination de ses Gones en huitièmes, le président lyonnais en a gros sur la patate. Cris, Abidal, Diarra, Juninho, Malouda, Wiltord : l’OL avait pourtant cette saison un casting de rêve. Impressionnants en huitièmes face au Werder Brême, les hommes de Le Guen croyaient dur comme fer à leur première qualification en demies. Surtout lorsqu’à la 109e minute, le gardien du PSV, Gomes, accroche Nilmar dans la surface de réparation. Mais M. Nielsen, l’arbitre danois, ne moufte pas et Lyon s’incline aux tirs au but. D’ailleurs, un Danois qui arbitre ses voisins hollandais, c’est louche, Jean-Mimi, non ? Enfin on dit ça, on dit rien, hein…

Milan AC-OL, 4 avril 2006. 3-1.

Au terme d’une qualification en quarts, copié-collé de la saison précédente – « Je me balade en poules et je savate mon adversaire en huitièmes. » - sublimé par le fait que la victime des huitièmes s’appelle Eindhoven, l’OL doit assumer son statut d’équipe montante du continent. Au stade Guiseppe Meazza, les Lyonnais ne se démontent pas après le premier but de Pippo Inzaghi et égalisent immédiatement par Diarra. A 1-1, après le nul vierge de l’aller, Lyon tient sa qualif. Sauf qu’à la 88e, Eric Abidal confirme que s’il est l’un des plus talentueux défenseurs français, il a quand même un péché mignon : ses sautes d’attention. Qui lui font oublier Shevshenko, l’espace de quelques secondes. Trop tard, le Milan l’emporte, avec un troisième but dans les arrêts de jeu, signé Inzaghi. Et il n’y a même plus M. Nielsen pour se défouler.

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OL-AS Roma, 6 mars 2007. 0-2.

Lors de la saison 2006-2007, les Lyonnais décident de tout donner à l’automne, face au Real, et dominent une fois de plus la phase de poules. Le problème, c’est qu’ils semblent avoir perdu leur mojo à l’approche du printemps et des huitièmes. L’AS Roma en profite en s’imposant à Gerland. Les Italiens n’auront toutefois pas trop le temps de se réjouir, soufflés par Manchester (7-1 à Old Trafford) au tour suivant.

OL-Glasgow, 2 octobre 2007. 0-3.

Prendre trois buts à domicile face au Glasgow Rangers justifie déjà amplement de faire figurer ce match au rang des plus vilains foirages lyonnais en Champions. Surtout, encaisser un pion de Daniel Cousin, ça la fout vraiment mal. Et que les indéfectibles du stade Gerland n’aillent pas nous sortir l’excuse des poteaux, touchés trois fois au cours de la rencontre. Car les Écossais, eux, jouaient sans Jean-Claude Darcheville. Eh ouais !

Barça-OL, 11 mars 2009. 5-2.

Assommés par quatre buts pris en quarante minutes, les joueurs de l’OL semblent n’être que les spectateurs impuissants de leur humiliation publique, devant un Camp Nou qui boit du petit « leche » . Pitié inconsciente ? Brin d’humanisme ? Relâchement ? Toujours est-il qu’Henry – auteur de deux pions - et compagnie jouent moins juste à l’approche de la mi-temps. Et l’OL en profite par Jean II Makoun, juste avant la pause. 4-1 à la mi-temps, trois de plus et ça sent les quarts. Folie ? Pas sûr, d’autant que Juninho plante un but au retour des vestiaires. 4-2, certains rêveurs entre Saône et Rhône commencent à nourrir les espoirs les plus fous. Mais la seconde période sera fade, et Keita aggrave le score dans les arrêts de jeu. Remuntada n’est pas lyonnais. Mais au moins, on aura vu des buts.

OL-Bayern, 27 avril 2010. 0-3.

Quand le pathétique atteint de tels sommets, mieux vaut en rire. Et les journalistes n’hésitent pas sur les jeux de mots, après la déroute de l’OL en demi-finale, fessé par le Bayern comme un môme qui aurait dépassé la permission de 21 heures. « Pour l’OL, c’est trois buts et Olic » , s’amuse 20 Minutes. A So Foot, on (n’)est plus dans la f(in)esse : « Trois suppos et Olic » . Le pire, c’est que les supporters lyonnais n’auront même pas eu le premier droit de l’enfant : celui de rêver. Après une défaite en Bavière au match aller, les joueurs de Claude Puel donnent l’impression de jouer à nouveau à l’extérieur. Et se font allumer par un Croate à la gueule de tueur à gage. Triste sortie pour Sidney Govou.

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Real Madrid-OL, 16 mars 2011 3-0.

Oui, les années 2000, c’est fini. Certes, Lyon n’est plus maître en France. D’accord, l’OL n’affiche plus ce jeu qui lui a permis d’accrocher sept titres nationaux. Reconnaissons-le, Jean-Michel Aulas a dû encaisser les effets de la crise et son business n’est plus aussi florissant. Oui, mais bon… Il y a des valeurs sûres, des équipes sur qui l’on peut toujours compter pour se remonter le moral et le Real en fait partie. Après avoir fait match nul à l’aller, les Lyonnais se prennent à rêver de quarts. Sur un malentendu, on ne sait jamais. Et puis le but de Pjanic, la saison précédente, est encore dans toutes les mémoires. Mais Marcelo est électrique ce soir-là, et Benzema veut faire bonne impression devant ses anciens copains. Bref, l’OL bête noire du Real, ça aussi, c’est fini.

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APOEL Nicosie-OL, 7 mars 2012. 1-0 (tab, 4-3).

En ce 16 décembre 2011, à Nyon (Suisse), les mauvaises langues se disent que la chance de l’OL est plutôt suspecte. Jugez plutôt : après s’être miraculeusement extrait des poules, Lyon se voit offrir l’APOEL Nicosie en huitièmes. Alors que les sept autres possibilités étaient Arsenal, le Bayern, le Barça, Chelsea, l’Inter, le Real ou Benfica. Un cadeau de Noël avant l’heure, pense-t-on alors. Sauf qu’après une victoire pénible au match aller (1-0), Rémi Garde et sa troupe se font cueillir à froid d’entrée de match par un but de Manduca. Une prolongation et des tirs au but plus tard, Lyon sort de la Ligue des Champions par la petite porte. Il faut toujours se méfier des « petites » équipes insulaires : l’OL saura faire fructifier cet enseignement essentiel quelques semaines plus tard, à l’heure d’affronter le Gazélec Ajaccio en demi-finale de Coupe de France. Un trophée qui lui permettra, la saison prochaine, de disputer l’Europa League. Faute de grives, on mange des merles.

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Par Yann Bouchez
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En 2007 cotre l'AS Roma c'est là que Réveillère se fait humilier par Mancini et ses 15000 passements de jambe? Le bon vieux temps...

J'espère qu'ils joueront l'EL avec autant d'entrain, histoire de pas plus ridiculiser la France dans cette compét'!
C'est Shevtchenko qui avait marqué le 3ème but du Milan en 2006.
RahXephon Niveau : CFA
@froggy60 : C'est un peu gros de dire que Lyon a ridiculisé la France en C1, quand même... Même s'ils ont fait de sacrés faux-pas (l'article le montre bien), ils ont quand même accompli de belles choses, entre autres éliminer le Real. Aujourd'hui ils ne méritent pas d'accrocher une place pour la C1, c'est clair, mais toutes ces années où ils l'ont fait, je trouve qu'ils n'ont pas démérité.
RahXephon Niveau : CFA
Note : 1
(Ah, j'ai mal lu ton message, sorry.)
vinceletah Niveau : CFA
Note : 1
En 2005, l annee ou ils se font voler par Eindhoven, je supporte pas Lyon mais pour moi, c est cette annee la qu il y a le plus de regrets! Ils pratiquaient un football fantastique et auraient vraiment pu aller loin..
Note : 1
@RahXephon: merci de m'avoir relu attentivement car au contraire, je pense que ce sont ceux qu'on peut le moins blâmer en Coupe d'Europe ces dernières années (à part peut-être cette saison justement, où on frôle la faute professionnelle face à Nicosie).
cavibomba Niveau : DHR
En jouant l'Europa League, c'est peut etre l'occasion pour eux d'essayer de remporter un trophee europeen. Par contre il va falloir jouer a fond parce que sinon ca va etre la fessee..
Depuis 96-97 y a pas une équipe plus sérieuse, plus solide, plus efficace que Lyon en Europe alors même s'il y a eu 2 faux pas notables (nicosie, maribor) évitons de taper dessus, merci.
@ alekson
"Depuis 96-97 y a pas une équipe plus sérieuse, plus solide, plus efficace que Lyon en Europe"
t'es serieux? oubien tu voulais plutot dire equipe FRANCAISE en Europe?
Vincent Chase Niveau : DHR
C'est peut être une bonne chose pour l'OL de jouer la C3, cette coupe est largement à leur portée!
maxlojuventino Niveau : Ligue 1
c'était une belle quiche quand même le Dida, je suis surpris que Milan ait pu le garder aussi longtemps alors qu'Abbiati a 100 fois plus de talent.
maxlojuventino Niveau : Ligue 1
Note : 1
"Cris, Abidal, Diarra, Juninho, Malouda, Wiltord : l’OL avait pourtant cette saison un casting de rêve" Moi ça me fait pas rêver mais bon faut croire que certains n'ont pas les mêmes attentes...
A titre personnel, cette élimination à Eindhoven est la pire. Notre équipe était l'une des meilleures d'Europe à cette époque là, on aurait vraiment mériter de jouer les demis. Concernant la défaite face à Munich, oui, nous n'avons même pas eu le droit de rêver. Mais je trouve que les critiques étaient injustifiées. On avait quand même jouer contre l'une des 5 meilleurs clubs du Monde qui, lui, est habitué aux grandes joutes européennes.
Ouf!! Enfin out!! Parce qu'il était temps que certains fassent une cure de désenflement de chevilles.
@vieri : équipe française, évidemment !
Même si la régularité de ses qualifs en 1/8e ces 10 dernières saisons la place sur le podium européen sur cette période ;)
Vous avez inversé les buts du Milan : c'est Inzaghi qui marque un but de raccroc à 2 minutes de la fin.

La plus terrible des éliminations de l'OL pour moi (avec Eindhoven)... L'équipe envoyait du lourd dans le jeu. On avait déchiré les poules et les huitièmes, on dominait le Milan (futur vainqueur si mes souvenirs sont exacts) et on prend ce but de me*de...
Rosé Bonvin Niveau : DHR
Complètementd'accord pour dire que le match contre Eindhoven est l'une des plus grosses enfilades du sport moderne. Digne d'un Barça/Chelsea ou d'une finale Bulls/Jazz.
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