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Top 10 des joueurs à suivre en C3

Il n'y a pas que la Ligue des champions dans la vie. Voici dix bonnes raisons de mater les rediffusions de feu la Coupe de l'Uefa sur Direct 8, le jeudi à 22h30. Ou pas.

- Bruno Soriano (Villarreal)


Le chômage de Robert Pires, c'est lui. La proche retraite de Marcos Senna, encore lui. Où Bruno passe, les vieux trépassent. On dit que Pep Guardiola l'aurait bien ajouté à son milieu Xavi-Iniesta avant de pécho Mascherano. Il vient de faire ses débuts avec la Seleccion. En cherchant bien sur Google vidéos, vous trouverez aussi un homonyme français, journaliste animalier et meilleur ami des chiens des people.

- David De Gea (Atletico Madrid)


La tradition fout le camp et la lose qui colle aux crampons des Colchoneros aussi. La faute à ce gardien de dix-neuf ans, meilleur espoir local depuis El niño Torres. Il était pourtant à deux doigts de s'en aller croupir à Wigan. « Je transmets de la tranquillité à mes défenseurs car ils savent que derrière eux se trouve un type relax et attentif » . Et modeste, donc. Présélectionné parmi les trente pour le Mondial, il incarne l'avenir radieux de l'Espagne.

- Seydou Doumbia (Cska Moscou)


L'histoire de Cosette au pays du maki, c'est lui. 2008, la Côte d'Ivoire joue la Kirin Cup au Japon mais manque de joueurs. On souffle à Vahid le nom d'un attaquant paumé dans un club de D2 locale. Le chanceux fait le nombre, gratte quelques minutes et loupe un but. Après cinquante bugnes aux Young Boys et un Mondial sur le banc, il part en Russie contre 10 millions. Reste à ne pas finir comme Peter Odemwingie.

- Falçao (FC Porto)


Wikipedia nous apprend que le Brésil n'a pas le monopole des fous de Jésus : avant d'enivrer la Liga Sagres, le fervent Colombien a frayé auprès des “Campeones para Cristo” et “Locos por Jesus”. Transféré à Porto pour une bouchée d'hostie, il en colle un par match en moyenne. Ni grand ni costaud, preuve que JC fait bien des miracles. Plus tard, il fera la voix off de la compil de ses meilleurs buts : avant le foot, il étudiait le journalisme.

Mats Hummels (Dortmund)


Il forme la meilleure paire centrale de la Bundesliga avec Subotic. Pourtant, Joachim Löw lui préfère encore cette asperge de Mertesacker. Un classique du foot : le Bayern ne l'a pas gardé après sa formation et paiera bientôt 20 millions pour le rattraper. A moins que la malédiction Nutella ne gâche sa carrière : Jones, Borowski, Hinkel et Kuranyi, ambassadeurs de la pâte qui colle au palais, ont mal fini avant lui. Méfie-toi, jeune gourmand.

Maxym Koval (Dynamo Kiev)


Avec ses yeux frondeurs et le sourire en coin qui va bien, on devait se douter qu'il préparait un beau coup. A dix-sept ans, le gardien a sorti tous les tirs de l'Ajax au tour préliminaire aller de la C1. Insuffisant pour la qualif de son club mais le buzz est lancé. Bon, taper « Maxym Koval » sur Youtube renvoie pour l'instant à des vidéos de Tupac Shakur, assassiné à l'intersection face au Maxim Hôtel, Koval Lane, Las Vegas mais bon, le bug ne durera pas.

- Romelu Lukaku (Anderlecht)


Le clone de Drogba portera bientôt une étoile dorée dans son dos, celle qui identifie chaque semaine le meilleur buteur de la Jupiler League. Déjà trois bugnes pour le ‘Rom', à cinq unités du killer Jelle Vossen (8). Mais le marquage à la culotte des défenseurs, celui des agents et de la vingtaine de cadors européens amourachés lui pèsent. « Les gens oublient parfois que j'ai seulement dix-sept ans » , regrette-t-il. Nathan Kabasele, seize ans, est prêt à le soulager.

- Diego Perotti (FC Séville)


En Espagne, on jauge d'abord le talent au montant de la clause libératoire et celle de Perotti vaut 48 millions. Une preuve que l'Argentin est une vraie bombe : le Real Madrid lui a préféré Pedro Léon. Avec Jesus Navas sur l'autre aile, les footnostalgiques de l'Ajax seventies peuvent débrancher ESPN Classic. De toute façon, on ne peut dire que du bien d'un pibe qui a mis un bon taquet à l'insupportable Guti l'an dernier.

- Ola Toivonen (Psv Eindhoven)


On dirait que l'onanisme rend sourd ET aveugle. Quand les clubs du G14 n'ont d'yeux que pour Luis Suarez, personne ne cause de son rival du Psv qui affiche pourtant les mêmes stats de buts (six). La même taille que Zlatan (194 cm) mais dix kilos de moins, sûrement le poids de l'ego. En Premier League, sa destination finale, il rendra folles les gamines avec ses longs cheveux blonds. Qu'importe, un attaquant qui porte le 7 aura toujours la classe.

Pontus Wernbloom (AZ)


Il a troqué son look Ewan McGregor dans Trainspotting pour une houppette blonde plus sage mais il empile les bûches : depuis son doublé contre la Hongrie en qualif de l'Euro, plus personne ne pleure les tresses cracra de Henrik Larsson. Une saison de galère se profile pour l'AZ sauf si l'attaquant suédois enchaîne. Sa botte secrète : la pastèque. Ça vaut toujours mieux qu'un gros melon à la Thomas Brölin.

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