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Top 10 : Derbys italiens en Coupes d'Europe

L'Italie et l'Europe, c'est le Traité de Rome, Mario Draghi à la BCE, mais surtout 17 confrontations italo-italiennes dans les compétitions continentales (C1, C3 et même C4 avec un Bologna-Sampdoria en Intertoto). En voici les dix plus marquantes.

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20 11

Hellas Vérone - Juventus 0-0 / 0-2

1985/86 – Ligue des champions, huitièmes de finale

Le tout premier, en 8es de finale de C1, où s'opposent le Hellas champion d'Italie et la Juventus tenante du titre. L'aller se déroule à Vérone, mais le 0-0 est trompeur, puisque les stats parlent de 20 corners à 3 en faveur des Gialloblù. Le retour se dispute dans un Comunale à huis clos suite aux incidents du Heysel et se jouera sur des détails : un penalty en première période transformé par Platini, un refusé en seconde au Hellas avec le 2-0 des Bianconeri inscrit dans la foulée par Serena. Les Véronais sont furieux, cassent une vitre dans les vestiaires, ce qui nécessite l'intervention des carabinieri auxquels Osvaldo Bagnoli lancera : « Si vous cherchez les voleurs, ils sont dans l'autre vestiaire. » Sacrée répartie.

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Juventus - Napoli 2-0 / 0-3

1988/89 – Coupe de l'UEFA, quarts de finale

Deux ennemis jurés se retrouvent au stade des quarts de finale. Le Napoli de Maradona est favori, mais s'incline pourtant 2-0 à Turin (Bruno et CSC de Corradini), la Juve de Zoff prend ainsi une belle option sur la qualif. Néanmoins, dans un San Paolo chauffé à blanc, les Partenopei refont leur retard en seulement une mi-temps (péno de Maradona et but de Carnevale). Et alors que l'on se dirige vers la fatidique séance des tirs au but, le défenseur Renica surgit à la 119e pour mettre un coup de tronche vainqueur. Remuntada ! Le Napoli file en demie, tape le Bayern, puis Stuttgart et soulève le seul trophée européen de son histoire. Quel parcours !

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Juventus - Fiorentina 3-1 / 0-0

1989/90 – Coupe de l'UEFA, finale

La première finale 100% italienne et entre deux adversaires historiques, qui plus est. À l'aller, la Vieille Dame s'impose 3-1 grâce à des buts de Galia, Casiraghi et De Agostini, tandis que Buso avait temporairement égalisé. Dur dur pour la Viola qui garde tout de même un mince espoir. Seulement voilà, à cause d'un Artemio Franchi encore en travaux à quelques semaines du Mondial, la rencontre se dispute à Avellino… ville considérée comme un bastion de tifosi juventini. 0-0 sans histoire, Tacconi soulève la coupe, et Baggio est vendu à la Juve dans la foulée, provoquant des émeutes à Florence. « Cocu et battu  » raconte un proverbe italien !

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Inter - Roma 2-0 / 0-1

1990/91 – Coupe de l'UEFA, finale

Et on remet ça l'année suivante avec cette fois deux protagonistes différents : la Roma et l'Inter qui avait d'ailleurs sorti l'Atalanta en quarts. Pas moins de cinq champions du monde allemands disputent cette finale : Brehme, Matthaus et Klinsmman chez les Nerazzurri, Völler et Berthold chez les Giallorossi. Le salut viendra surtout de Nicolino Berti, penalty provoqué (et transformé par Lothar) et but du 2-0 le tout en 10 minutes en seconde période. Au retour, à Rome, Rizzitelli inscrit le but de l'espoir à dix minutes du terme, mais il est trop tard. Victoire 1-0 de la Roma, mais ce sont bien les Nerazzurri qui font la fête à l'Olimpico.

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Parme - Milan 0-1 / 2-0

1993/94 – Supercoupe d'Europe, finale

Il y a également eu deux derbys italiens en Supercoupe d'Europe, Sampdoria-Milan (remporté par les Rossoneri) et Parma-Milan. Le vainqueur de la Coupe des coupes contre le finaliste de la Champions League (Marseille en étant privé). Les Milanais prennent une bonne option à l'aller grâce au but de JPP. Mais San Siro ne fait pas peur aux Parmesans, eux qui sont venus s'y imposer un an plus tôt, mettant fin à la série de 58 matchs sans défaite des invincibles de Capello. Sensini remet les compteurs à zéro, et Crippa inscrit le but décisif au début de la prolongation. Également défaits par São Paulo en Coupe intercontinentale quelques semaines plus tôt, les Rossoneri ne profiteront finalement pas des déboires judiciaires de l'OM. Et ce n'est pas plus mal.

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Cagliari - Juventus 1-0 / 2-1

1993/94 – Coupe de l'UEFA, quarts de finale

Mis à part le Scudetto de la bande à Gigi Riva en 1970, ce quart de finale de Coupe de l'UEFA est probablement le plus grand moment de l'histoire de Cagliari. Les Sardes ne battent plus la Juventus depuis 14 ans et mettent fin à cette série grâce à l'unique but de la rencontre à l'aller inscrit par le Panaméen (et futur Parisien) Jorge Dely Valdés. Au retour, la Juve du Trap a déjà fait son retard à la 20e grâce à Dino Baggio. Firicano égalise 10 minutes plus tard et fait expulser l'Allemand Köhler. En seconde période, Baggio loupe un penalty (avant un autre, aux États-Unis, quelques mois plus tard) et le Belgo-Brésilien Lulu Oliviera inscrit le but de 2-1. À 10 contre 11 et avec trois buts à marquer, la Juve baisse logiquement les bras. Exploit de Cagliari qui tombera avec les honneurs en demies… contre l'Inter !

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Parme - Juventus 1-0 / 1-1

1994/95 – Coupe de l'UEFA, finale

Six Juventus-Parma en une saison pour un duel sur tous les fronts. La Juve remporte les manches nationales avec un doublé coupe-championnat, mais loupe le mini chelem. C'est Monsieur Coupe de l'Uefa qui fait la diff'. Déjà auteur de trois buts en finale deux ans plus tôt avec la Vieille Dame contre le Borussia, Dino Baggio remet ça, mais avec le maillot adverse. Le but de la victoire à l'aller, celui du match nul au retour… à San Siro, la Juve ayant abandonné le Delle Alpi pour l'occasion. À noter, pas moins de 21 joueurs sous la menace d'une suspension lors de la première manche ! Cinq louperont la seconde : Apolloni, Pin, Sensini, Deschamps et Tacchinardi.

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Inter - Lazio 3-0

1997/98 – Coupe de l'UEFA, finale

L'apogée de Ronaldo ? Possible. Il Fenomeno vient de conclure sa première saison avec l'Inter et a déjà inscrit 33 buts, le 34e ponctue ce petit match entre amis (les supporters sont très liés) qui se dispute au Parc des Princes. Zamorano ouvre le score, Zanetti paye sa demi-volée, ne manque que le Brésilien qui, vêtu du splendide maillot à rayures horizontales, sort sa plus belle feinte de corps et plante le but du K.O. 3-0, emballé c'est pesé. La Lazio, qui avait battu l'Inter 3-0 en championnat quelques semaines auparavant, n'a fait que de la figuration lors de ce match. Mais elle se rattrapera avec la Coupe des coupes l'année suivante.

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Milan - Inter 0-0 / 1-1

2002/03 – Ligue des champions, demi-finale

Les témoignages parlent de l'un des affrontements les plus tendus de l'histoire, non par sur le terrain, où le derby milanais a rarement débordé, mais dans tout ce qui entourait cette rencontre et notamment les six jours qui séparaient les deux manches. 0-0 crispé à l'aller. Au retour, Shevchenko ouvre la marque dans les arrêts de jeu de la première période, Oba Oba Martins égalise à la 84e, et il faut la main ferme d'Abbiati pour dévier une tentative de Kallon dans la foulée. Le Milan passe… grâce à la règle du but à l'extérieur ! Il y aura une réédite seulement deux ans plus tard, cette fois en quarts et sans aucune discussion. Sheva et Stam à l'aller, Sheva encore au retour, puis les supporters de l'Inter stoppent la rencontre à coups de fumis dont un touche Dida, qui ne sera plus jamais le même gardien.

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Milan - Juventus 0-0 (3-2 aux penaltys)

2002/03 – Ligue des champions, finale

2003, an de grâce du football italien. Le Milan sort ainsi l'Inter pour affronter la Juventus en finale, cette dernière étant tout juste sacrée championne d'Italie. À Old Trafford aura lieu l'une des finales les plus ennuyeuses de l'histoire. Les passionnés d'échecs, eux, seront ravis. Conte touche la barre de la tête, Roque Jr finit la rencontre éclopé. Tirs au but, beaucoup de ratés (5 en tout), Sheva, lui, ne se loupe pas et offre une 6e Ligue des champions au Milan. La Juve pleure encore aujourd'hui l'absence de Nedvěd sur (sévère) suspension. Le Milan est sacré en ayant fait trois nuls contre ses ennemis historiques. Qu'importe, Maldini soulève la coupe en tant que capitaine 40 ans après son père, tandis qu'Ancelotti prend une revanche sur les supporters de son ancien club qui ne l'ont jamais apprécié. « Un cochon ne peut pas entraîner  » chantaient-ils. Ah bon ?

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Juventus - Fiorentina 1-1 / 1-0

2013/14 – Ligue Europa, huitièmes de finale

Après quasiment dix ans d'absence, qui correspondent à une période où les clubs italiens perdent en compétitivité en Europe, le derby italien fait son retour. Face à face, deux clubs qui ne peuvent pas se blairer. La Fiorentina y croit d'ailleurs dur comme fer après le nul 1-1 à l'aller à Turin (Gómez répond à Vidal) et surtout le 0-0 au retour à Florence jusqu'à la 85e minute. Puis Pirlo et son flegme légendaire envoient un coup franc pleine lucarne. Terminé.

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Par Valentin Pauluzzi
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bizarre .... le site de la gazzetta a publié le même article ce matin..enfin bref !
TOTAL_RECTAL Niveau : District
Ronaldo Luis Nazário de Lima en aura envoyé plus d'une centaine en dialyse. Une légende.
avanti partenope Niveau : DHR
khaledmoez...pas les mêmes matchs cités.
bravo valentino che la gazzetta si è scordata del quarto napoli-rube...
et quand je pense qu'en France un pays avec 2 coupe d'europe en 100 ans de football c'est la mode de critiquer les italiens si on avait eu le 1/4 de leur histoire en europe on pourrai a la limite juste à peine les narguer de temps en temps , hier on avait l'impression que le psg venait de ce qualifier pour une 1/2 final de ligue des champions
georgesleserpent Niveau : Loisir
De cette finale de 2003 je retiens quand même la parade fabuleuse de Buffon devant Inzaghi:

https://www.youtube.com/watch?v=ehKeCsu … freload=10

Ce Buffon est quand même un joueur tout à fait hallucinant, fut un temps où je regardais les matchs de la Juve uniquement pour le voir jouer (première fois que je fais ça pour un goal, je l'ai refait depuis pour Perin). Personnellement, plus le temps avance, plus je me met à penser que c'est le plus grand gardien de tous les temps.
Et si il jouait la prochaine CDM (ce qui est pas impossible vu la forme qu'il conserve actuellement), il deviendrait le joueur qui a joué le plus de mondiaux avec le score de 6. Ouais, 6 mondiaux pour un seul joueur.
georgesleserpent Niveau : Loisir
Et de l'affrontement Juve-Fiorentina de la saison dernière, je retiens ça :

https://www.youtube.com/watch?v=f6vYP1f … freload=10

Pas mal pour un simple porteur d'eau.
Note : 1
@ Georges

Inzaghi est un homme de finale.
Euro 2000, il n'est étonnamment pas titulaire en finale. Perdue.
LDC 2003, ta vidéo montre probablement la seule frappe cadrée du (triste) match. Pippo titulaire. Gagnée.
LDC à Istanbul : Pippo en tribune, scénario improbable (même si Crespo son remplaçant fait son match avec 2 buts). Perdue.
LDC à Athènes, Pippo titulaire, 2 buts et gagnée.

Il avait cette capacité à te sortir LE match quand il fallait (désolé pour vous les lyonnais et les munichois au passage).
Ça n'existe plus ces attaquants la, encore moins que je vois, nostalgiquement, la tête de Trezegoal en photo d'article (même si gros contraste entre finale de 2000 et 2006 mais à 2 cm près...)
georgesleserpent Niveau : Loisir
Oui Inzagoal, un grand joueur, quoiqu'on en dise.

Ca me fait tellement marrer quand des footixs te sortent que c'était une arnaque... Une légende, une vraie. Et bien plus talentueux que tout ce qu'on peut raconter sur lui.
Effet Méride Niveau : DHR
en 2003, il y a la barre de Conte OK mais surtout un but refusé à Shevchenko de mémoire pour un hors-jeu d'Inzaghi qui était bien à 3m de la trajectoire du ballon

sinon la prestation de Ronaldo contre la Lazio, indémodable, un régal à chaque fois que tu la revois
Il n'y qu'à voir son palmarès et surtout ses statistiques individuelles (un ratio matchs joués / buts marqués en coupe d'Europe énorme). Les footix ne peuvent pas les contredirent.

@ Meride
Inzaghi hors jeu? Je ne te crois pas!
Ronniesheva Niveau : CFA
Message posté par georgesleserpent
Oui Inzagoal, un grand joueur, quoiqu'on en dise.

Ca me fait tellement marrer quand des footixs te sortent que c'était une arnaque... Une légende, une vraie. Et bien plus talentueux que tout ce qu'on peut raconter sur lui.


Je suis supporter du milan ac depuis 20 ans, donc dieu sait si j'aime inzaghi (même si j'ai pu le détester quand il était à la juve). Mais on va pas se mentir : son seul talent c'était son instinct de buteur, cette faculté à se placer au bon endroit au bon moment. A la limite son jeu de tête était bon aussi. Après...il n'était pas puissant, il n'était pas rapide, et il était techniquement très limité. Même sa technique de frappe était limite.
Attention, ce qui ne veut pas dire qu'il était pas parfois capable de sortir un geste spécial (je me souviens notamment de sa reprise de volée contre le barca en amical au camp nou, le fameux retour de ronaldinho sur ses terres catalanes), mais tout joueur est capable parfois de te sortir un geste spécial, ça n'en fait pas un joueur talentueux. après, oui, inzaghi est un joueur de légende. mais c'était un renard des surfaces avec tout ce que cela implique.
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