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Top 10 : De Lille à Lyon

Le LOSC n'a pas attendu les années 2000 pour devenir le fournisseur officiel de l'OL. Dès les années 40, on sentait que quelque chose se tramait. Préparez-vous à plonger dans les profondeurs du football old-school.

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- Jacques Grimonpon (1949)


Si seulement Grimonpon s'était prénommé Joris. Champion de France avec le LOSC en 1946, Jacques signe au Lyon Olympique Universitaire trois ans plus tard. Il est présent lors de la scission qui donne naissance à l'Olympique Lyonnais (le LOU ne garde que la section rugby), avec lequel il est à nouveau champion de France. Mais de D2. De fait, sa carrière post-lilloise n'est qu'une succession de presque. Presque sélectionné pour la Coupe du Monde 1954, presque gagnant de la Coupe de France avec Bordeaux en 1955. On ne se souvient presque plus de lui.

- Erik Kuld Jensen (1953)


Le premier joueur à passer directement du LOSC à l'OL sans temps mort est danois. Alors qu'il a le niveau pour évoluer en sélection, son arrivée en France en 1950 l'exclut d'office du clan des Vikings, avec lesquels il ne comptera donc jamais que quatre capes. Jensen passe trois saisons dans ce qu'il doit avoir du mal à appeler le Nord, puis deux dans le Rhône. A rejoint le Valhalla en 2004.

- Fernand Devlaminck (1959)


Si David Trezeguet se plaint de ne pas avoir été reconnu à sa juste valeur, c'est parce qu'il n'a jamais entendu parler de Fernand Devlaminck. Et on ne peut pas lui en vouloir. Entre 1956 et 1959, le Fernand brille à la pointe de la formation lilloise et termine meilleur buteur de D2 en 1957 avec vingt-sept réalisations. Une réputation qui lui permet de signer à l'OL deux ans plus tard. Moins performant, il n'y passera qu'une saison. En 1960, le goleador Fleury Di Nallo entre dans le game lyonnais et Devlamynck, ringardisé, rentre dans son Nord-Pas-de-Calais natal.

- André Guy (1967)


Avec huit sélections en équipe de France, en voilà enfin un qui a un CV honnête à présenter. Après Sochaux et Saint-Étienne, André Guy décide en 1966 de signer dans une ville un peu plus funky : ce sera Lille. Après une saison au LOSC, il pose ses valises à Lyon et sera meilleur buteur de D1 en 1969. Malgré cela, et malgré une Coupe de France remportée avec Rennes en 1971, tout ce que l'on conserve d'André Guy, ce sont trois extraits d'un France-Norvège commenté par Thierry Roland. Trois occasions loupées. Surement un ennemi à l'INA.


retrouver ce média sur www.ina.fr



- André Perrin (1968)


Dans le milieu, on l'appelait l'Indécis. André Perrin est le premier à avoir fait le chemin inverse, de Lyon à Lille, en 1967. Mais c'était pour mieux revenir dans la capitale des Gaules un an plus tard. Mine de rien, on tient peut-être l'inventeur du concept de prêt. Sauf qu'il s'en fout, lui, son vrai club, c'était Sedan-Torcy.

- Jean-François Domergue (1982)


Enfin un mec dont on connait le nom. Certes, Jean-François Domergue a passé l'essentiel de sa carrière à Bordeaux et Toulouse, mais le Sud-Ouest n'est pas son seul amour. Avant d'être le Two-weeks Wonder de l'Euro 84 remporté par l'équipe de France, Domergue a passé deux saisons à Lille où il a remporté « le tournoi international amical de la communauté urbaine de Lille en 1981, en marquant en finale » (merci Wikipedia...) avant de passer un an à l'OL. Eh ouais les jeunes, pas besoin d'aller demander à la conseillère d'orientation comment on devient responsable du centre de formation de Montpellier.

- René Bocchi (1982)


Forcément, un mec né à Nice, qui passe les six premières saisons de sa carrière à l'OGCN, ne peut pas s'adapter sans mal à la vie lilloise. Bocchi passe une saison au LOSC avant de redescendre, direction l'OL, qui descend en deuxième division dès son arrivée. Après quatre ans à Gerland, il plie les gaules en 1986. Il loupe donc l'arrivée d'Aulas à un an près. Dommage ?

- Claude Robin (1986)


Ne pas confondre avec Claude Robin, celui du Reims et du Nantes des années 60. Ce Claude Robin-là a trainé ses crampons dans des clubs aux palmarès nettement moins fournis : Besançon, Grenoble, Gueugnon, Vesoul. On fait plus bling-bling. Mais Robin a aussi gambadé à Grimonprez-Jooris entre 1983 et 86, puis à Gerland pour une saison. Bon, on ne va pas vous mentir, on ne sait même pas à quel poste il jouait.

- Éric Assadourian (1995)


Alors que Éric Assadourian a joué pour l'équipe de France espoirs, Էրիկ Ասադուրյան a joué pour la sélection arménienne A. Mais ce qui nous intéresse, c'est surtout les cinq belles années qu'Eric a passées dans la capitale du ch'ti. La plus longue pige de sa carrière, qui lui a permis de rencontrer sa femme et de se faire repérer par un OL en plein essor en 1995. L'essor ne concernait pas trop sa carrière, puisqu'il a dû décamper un an plus tard vers Guingamp. Le problème, c'est qu'Éric avait des stats d'arrière gauche, alors qu'il était attaquant.

- Jean-Claude Nadon (1996)


Bon d'accord, Jean-Claude Nadon a passé une saison à Lens (95-96) entre Lille et Lyon. Et d'accord, il n'a joué que cinq matchs dans les buts de l'OL. Mais premièrement, on n'avait pas de dixième joueur. Et deuxièmement, n'allez pas dire que ça ne vous fait pas plaisir d'entendre parler de Jean-Claude Nadon en 2011.


Bonus


- On aurait aussi pu vous parler d'Éric Abidal (2004), Mathieu Bodmer (2007), Kader Keita (2007), Claude Puel (2008), Jean II Makoun (2008), Michel Bastos (2009) mais trop facile.

- Si l'on excepte l'aller-retour d'André Perrin évoqué plus haut, François Brisson est, à notre connaissance, le seul à avoir fait le trajet Lyon-Lille sans escale, en 1990.


- Et à part ça ? A part ça, rien.

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merci de ne pas avoir parler de claude puel et kader keita sa fait chaud au coeur de penser a nous supporter lyonnais
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