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«Si il n’y avait pas eu le football, je crois qu’on serait encore tous vierges» Claudio "el Turco" García
Top 10

Top 10 : Crises du PSG

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9 février 2010
Si Pyramide existait encore, indifféremment, crise et PSG se feraient deviner avec une brique seulement. Le sujet est aujourd’hui un marronnier. Chaque année, à quelques exceptions près, le mot est lâché. La promo 2010 vient d’y avoir droit. Petit coup d’œil dans l’annuaire des anciens élèves.


- 1) Saison 2000-2001 : Rosenborg, Sedan, La Corogne, Galatasaray et le PSG banlieue
Vice-champion de France, finaliste de la Coupe de la Ligue bien que lugubre avec une défaite contre les ultras forgerons gueugnonnais, Paris aborde le nouveau millénaire plein de conviction. Exit les Murati, Laspalles, Carotti et Cisco Lachuer, place à Peter Luccin, Steph Dalmat, Fred Déhu, Nanard Mendy et Nico. Anelka pour 217MF. Toutes taxes comprises, le PSG met 490 millions sur la table. Le pire, c’est que ça marche. Paris démarre en fin de seconde, début de troisième. 11victoires en 17 matchs. La génération « banlieue » en plante 5 à Sainté, en emboîte 4 à Helsinborg, tape Marseille et bat le Bayern. Mais tout ça, c’était avant le drame : la séance d’humiliation collective du champion de Norvège. Victoire 7-2 contre Rosenborg et qualif’ pour le 2ème tour de la Champions. Les Parisiens ne se sentent plus pisser. Huit matchs plus tard, Bergeroo est remercié. La faute à la capitulation des troupes lors de la bataille de Sedan (5-1). Luis revient. Mais le prince du Parc ne fait pas mieux. La remontée mécanique de la Corogne (de 0-3 à 4-3) et les coups de ceinturon dans les tribunes contre Galatasaray ont lieu en mars. En juin, le club de la capitale termine 9ème. Les Guignols créent Nico et Luis. « Nico et Luis… sont les deux meilleurs amis, Nico et Luis plus jamais ennemis ».

- 2) Saison 2007-2008 : Sauvés sur le gong
Ne pas se fier au doublé manqué : la victoire en Coupe de la Ligue et la défaite en finale de Coupe de France. En coupe, Paris joue avec son avatar. Le championnat, c’est là qu’on voit le vrai niveau des joueurs. Des recrues notamment : Digard, Bourillon, Camara. Finies les années bling-bling. Les virages ne pourront pas dire qu’ils étaient pas prévenus. Fini aussi de tortiller du cul. Le Paris Sg est relégable pour de vrai dès la 15ème journée. Et termine la phase aller sans aucune victoire dans son antre. A 200€ en moyenne l’abonnement, l’immobilier porte d’Auteuil n’est pas un investissement rentable. Pas plus que le recrutement de Santos et Souza à l’intersaison. Le fameux nez creux de la cellule recrutement du PSG. En mars, Cayzac se fait hara-kiri. Michel Moulin en intérim fait fou rire. Gageons seulement qu’au générique de cette saison, Amara Diané a eu son nom en bonne place. Lors de la dernière journée, il sauve le PSG de la relégation. La grande crue de la Seine attendra.

- 3) Saison 1998-1999 : Giresse, huit journées et puis s’en va
Régente-t-on une équipe de football comme une rédaction de journalistes ? Charles Biétry l’a cru. Homme de granit, le Breton a choisi le malléable Giresse. Mais le foot n’est pas une science exacte. Jay-Jay Okocha et ses 100 millions de francs font illusion la première journée sur la frappe de mule pleine lulu du Nigérian. Mais pas plus. Douzième du championnat après sept journées, le club de la capitale est sorti dès le premier tour de la Coupe d’Europe des Vainqueurs de Coupe par le pudique Maccabi Haïfa (1-1 à l’aller ; 3-2 au retour). Merci Alain et Charles, bonjour Artur. Mais Mister Jorge n’est plus le patron, manque son retour de revers et quitte le PSG à la fin de la saison en se disant que c’était mieux avant.

- 4) Saison 1984-1985 : La Peyroche tarpéienne n’est jamais loin de la Capitale
Après les honneurs, la déchéance. Sorti de nulle part (Lunel, LOSC et Oujda), Georges Peyroche débarque sur les bords de Seine à l’octobre 1979 en lieu et place de Velibor Vasovic. Miracle, il tient quatre ans. Mieux, il inaugure la salle des trophées. Deux Coupes de France en suivant (82 et 83). Avec lui, le PSG découvre même l’Europe. Mais la roche tarpéienne n’est jamais loin du Capitole. Usé par la pression, il part pêcher la truite en Dordogne à l’été 83. Pris de remords, Borelli vire Lucien Leduc, son successeur, neuf mois plus tard et le rappelle au chevet du patient enflé. Seulement voilà, en amour comme sur le pré, l’histoire ne repasse pas les plats. La matrice est prête. Le PSG vient d’inventer son ordinaire : la crise comme raison d’exister.

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