1. // CAN 2012
  2. // Coiffure

Top 10 : Coupes de l’Afrique des nations

Quelle que soit leur latitude, les tournois internationaux sont toujours une bonne occasion pour les footballeurs de rafraîchir leur coupe de douilles et de glaner une notoriété mondiale que leur talent n’autorise pas forcément. Sans parler de leurs coiffeurs qui gagnent illico une réputation planétaire…

Modififié
11 9
La proximité des sapeurs de la République démocratique du Congo ? Un revival punk-rock bien improbable ? Une secte d’adorateurs des Mohicans proche de l'Équateur ou un fan-club lointain et méconnu de Travis Bickle (le personnage de Bobby De Niro dans Taxi Driver) ? A moins que tout ça ne soit la faute à Mister T, un avant-gardiste à sa manière… Certains joueurs de la CAN 2012 s’en sont donné à cœur joie côté expérimentations capillaires.



Kamil Zayatte (Guinée)

Numero uno ; sans discussion possible. Depuis toujours, Kamil est porté sur la touffe (de cheveux, s’entend). Pour cette édition, il avait commencé… sobre avec une crête aux couleurs de la Guinée (vert-jaune-rouge, fraction Jah rastafari) savamment designée. Avant de basculer, pour le dernier match de son équipe, vers un alliage punk-rock-reggae avec des dreadlocks sur l’arrière du crâne. Du meilleur effet. Dommage que le Syli National se soit arrêté si tôt dans la compétition…



Eric Mouloungui (Gabon)


Rayon tifs, il doit y avoir un effet domino dans les équipes. Il n’y a qu’à voir le Ghana ou la Guinée (voir plus bas). Peut-être aussi que Mouloungui voulait récupérer un peu de la magie d’Aubameyang puisqu’on sait depuis l’Antiquité que le pouvoir est dans les cheveux. Toujours est-il que pour le match décisif contre les Aigles maliens, l’attaquant niçois arborait une mohican à la Joe Strummer, période Cut the crap, le pire disque du Clash. Il a bien fait de ne pas arrêter les conneries puisqu’il a ouvert le score pour les Panthères dimanche. Bon, son équipe est éliminée mais…



Pascal Feindouno (Guinée)


C’est entendu la crête sera la tendance lourde de la collection hiver-printemps 2012 en Afrique de l’Ouest, là tout à côté de l’océan. Mais le SDF le plus célèbre du continent (il n’a pas encore de club) y a ajouté une petite touche perso, on est Pascal Feindouno ou on ne l’est pas : une petite queue de castor sur l’occiput, d’un mauvais goût absolu. Conseil : dans le même registre, il devrait essayer le spike des keupons deuxième génération ( « oï, oï » ), soit une iroquoise avec des pics de cheveux dressés avec soin (et du gel ; de la mousse à raser fait aussi l’affaire en cas de problème financier récurrent) vers le ciel. Son jeu de tête pourrait en être sérieusement chamboulé…



Asamoah Gyan (Ghana)


Asamoah Gyan a toujours fait n’importe quoi. Il est passé de l’Udinese au Stade Rennais avant de rebondir (?) à Sunderland puis de dévaler le toboggan jusqu’à Al-Ayn, le club émirati. Des choix de carrière plus proches du Père Ubu que de Didier Deschamps. Histoire de brouiller les pistes, il a décidé de porter le numéro 3 avec les Black Stars. Comme s’il avait peur que cela passe inaperçu, l’avant-centre du Ghana a commandé un gaufrage spécial CAN 2012 : désépaissi sur le dessus, très court sur le côté et son chiffre fétiche sur la tempe gauche. Ubu roi !



Pierre-Emerick Aubameyang (Gabon)


Comme sur le terrain, PEA a fait preuve d’inventivité. Comme beaucoup de ses camarades, il a sacrifié au rite de la crête mais dans une version évolutive. Effilée sur le devant, élargie sur le derrière de la tête. Une version popularisée par Neymar. Comme le meilleur attaquant de la CAN jusqu’alors ne peut se contenter d’être un clone du Brésilien, il en a profité pour faire dessiner de belles arabesques sur les côtés finement tressées. Enfin, last but not least, pour le ¼ historique contre le Mali, ladite crête avait viré vers un ocre orangé que n’aurait pas renié Schwarzkopf. Rien n’arrête le Pierre-Emerick, sur et en dehors du terrain.


Jimmy Bulus (Niger)


Ni vraiment une crête, ni tout à fait un pétard keupon, l’attaquant du Mena cherche sa voie. Parfois, il ose même une décoloration blonde. A ce stade, ni sa mère, ni Rolland Courbis ne peuvent plus rien pour lui.



Stopilla Sunzu (Zambie)


Bon d’accord, le dude est un presque homonyme du mec qui a écrit « L’art de la guerre » mais quand même. Avec Gervinho et quelques autres, il figure une nouvelle tendance, celle des gars qui perdent leurs cheveux et ne veulent pas que cela se sache. Donc, le Stopilla a réhabilité une façon de faire en désuétude, les tresses courtes, façon punky reggae party. Problème : les extensions sur les larges fronts, comment dire…



Bilel Hifa et Youssef Msakni (Tunisie)


L’effet domino, encore et toujours. Cheveux longs crépus, tirés vers l’arrière façon tresses pour le premier. Parfait. Par capillarité (au propre comme au figuré), la nouvelle star des Aigles de Carthage s’est mis en tête de faire pareil avec des douilles beaucoup plus inadaptées pour ce genre d’expérience. D’où coupe incertaine, voire bizarre, qui hésite entre plusieurs options… argh, les inégalités en ce bas-monde. Dans tous les cas, l’après-Ben Ali, ce n’est pas gagné…



John Boye (Ghana)


De près, le défenseur de Rennes a dû se dire que ça en jetait ces deux tâches marron éparses sur sa tempe gauche (chez les Black Stars, cette partie du crâne c’est apparemment un talisman ou un truc sexuel). Sur le terrain, de plus ou moins loin, ça donne l’impression que les pigeons gabonais aiment chier sur les terrains de foot. Bad news : le bon goût n’est toujours pas en vente libre.




Wilfried Balima (Burkina Faso)


Au joueur du Sheriff Tiraspol, Moldavie de… l’Est, la palme de l’originalité. Une tête aux trois-quarts rasée de frais (cheveux ras) et une sorte d’éventail, façon douairière proustienne, sur l’occiput. Moitié tresses courtes pointées vers le paradis, moitié spike (cf. Feindouno) modèle keupon junior. Peut également servir d’épouvantail durant l’intersaison. La classe définitive !

Par Rico Rizzitelli
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Paul_101_Moro Niveau : District
Tres bon Top 10, c'est clair que les Africains sont toujours devant cote staile!
J'aurais ajoute Manucho est son queue d'Avatar. @Paul_Morrissey
Antarcticdonkey Niveau : Ligue 1
Boye il s'est inspiré de Capoue on dirait...
Beau top 10 qui nous fait voir autre chose que les coupes de douilles clonées de nos joueurs européens, pas plus inspirés que des designers de cuvettes de chiottes.
Toujours une longueur d'avance capillairement parlant les Africains... Taribo (West) si tu m'entends... Reviens mettre de l'ordre dans tout ça :)
Alors je me permets de donner mon avis suite à vos commentaires.
Alors la 1ère coupe est comment dire... assez dégoutante, avec tout le respect que j'ai pour Zayatte, la 6ème coupe n'en parlons pas.
Les coupes d'Aubameyang et Ballima sont assez uniques en leur genre.
Pour ce qui est des autres je ne vois pas trop la différence avec la plupart des joueurs de L1, mis à part les touches blondes ajoutées (même s'il faut noter qu'à ce petit jeu Menez est quand même bien meilleur).

Ceci dit c'est un article sympa !
@ VIERI : tellement bon que je n'ai pas remarqué au début !
je croyais que l'on allait avoir un classement des meilleures CAN... ^^
SoninkePsg Niveau : DHR
Aubameyang c'est ca-ta-stro-phique ! Une crête sorti de Fleury Mérogis et des inscription style Superman il faut qu'il arrête !
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
11 9