1. //
  2. // Atlético de Madrid

Top 10 : Buts de Torres avec l’Atlético Madrid

Ce week-end contre Eibar, Fernando Torres a atteint la barre symbolique des 100 buts marqués sous la tunique de son Atlético. L’occasion de revenir sur ses 10 buts les plus marquants pour son club de cœur.

Modififié
745 20

1 – Albacete - Atlético de Madrid, 3 juin 2001, 0-1


Comme dans toute carrière professionnelle pour un buteur, il y a toujours une première fois. Celle de Fernando Torres survient à la fin de la saison 2000-2001. L’Atlético de Madrid est alors en Segunda, et le club se bat encore pour la remontée en Liga après sa terrible relégation la saison précédente. Arrivé dans l’équipe première une semaine auparavant, Torres entre en jeu à la place de Kiko, autre légende des Colchoneros. Du haut de ses 17 ans, le grand espoir est sous pression. Le score est de 0-0, son équipe doit gagner pour continuer d’y croire, il reste 17 minutes pour ramener la victoire du stade Carlos-Belmonte. 80e minute : sur un long centre venu de la droite, Torres fixe le ballon des yeux, se défait de son marquage et place une tête croisée puissante. La balle tape le poteau, puis rentre. Le numéro 35 est félicité par toute l’équipe présente sur la pelouse, tandis que depuis le banc de touche, Kiko exulte et embrasse avec fougue son maillot. Comme si un passage de témoin venait tout juste de se produire.

Youtube

2 – Atlético de Madrid - Deportivo La Corogne, 12 janvier 2003, 3-1


De retour en Liga après deux années passées en deuxième division, l’Atlético connaît un léger passage à vide après un début de saison convaincant. Pour la réception du Super Depor, les Madrilènes veulent toutefois faire les choses en grand, histoire de montrer leur retour sur le devant de la scène. Les débats commencent très tôt, puisque Roy Makkay répond à l’ouverture du score de José Mari en cinq minutes chrono. Dans l’ombre, Torres attend son heure pour dévoiler son immense talent. Et l’heure arrive. Rapide comme le vent, El Nino récupère un ballon sur une longue ouverture et voit Nourredine Naybet collé à ses crampons. Pas de problème. Un grand pont sur son aîné et une frappe maîtrisée du gauche plus tard, la gonfle termine sa course sous la barre du pauvre Juanmi, spectateur privilégié de ce golazo. Le monde ne connaît pas encore l’étendue du potentiel du gamin, mais la Liga se rend compte qu’elle possède un crack en stock.

Youtube

3 – Atlético de Madrid - FC Barcelone, 1er février 2003, 3-0


La phase retour de la Liga 2002/2003 s’ouvre à peine, et une fois de plus, l’Atlético de Madrid sait mettre les formes pour son retour dans l’élite. Pour la réception d’un FC Barcelone en pleine crise de l’après-Louis van Gaal, le Vicente-Calderón est bondé : 55 000 spectateurs sont prêts à faire sauter le collectif blaugrana. L’objectif prend forme peu avant la mi-temps, grâce à l’inévitable Fernando Torres. Servi depuis le côté droit, la flèche madrilène prend de vitesse Frank de Boer avec un dribble destructeur, puis fixe Roberto Bonano d’un extérieur du pied droit pour aller courir vers la tribune, numéro 9 dans le dos. Au final, ce succès fera plonger le Barça à une ahurissante douzième place au classement général. Bourreau du soir, Torres marque là le premier but de sa carrière face aux Culés, mais assurément pas le dernier.

Le premier de cette jolie sélection :

Youtube

4 – Betis Séville - Atlético de Madrid, 2 novembre 2003, 1-2


Plus les années passent, plus l’Atlético de Madrid voit en Fernando Torres un formidable symbole de la réussite formatrice des Matelassiers. Dès lors, son entraîneur de l’époque Gregorio Manzano décide de frapper un grand coup. Âgé de seulement 19 ans, Torres se voit attribuer le brassard de capitaine pour diriger ses coéquipiers vers la victoire. Une énorme fierté pour le joueur, qui assume parfaitement son statut de guide teenager. Preuve en est, son doublé inscrit sur la pelouse du Benito-Villamarin, alors que son équipe était menée au score. Si le second but est inscrit sur penalty, son premier est une merveille du genre : suite à un long centre venu de la gauche, l’attaquant s’envole dans les airs et laisse parler son instinct, d’une reprise de volée en pleine lucarne. Présent sur la pelouse au moment du but, Diego Simeone pouvait venir claquer la bise à son coéquipier pour le remercier d’un tel but. Et si aujourd’hui, sa zone technique l’en empêche, il peut toujours le couvrir d’éloges.

Youtube

5 – Atlético de Madrid - FC Barcelone, 19 septembre 2004, 1-1


Fernando Torres face au Barça, épisode II. Armé pour venir récupérer une Liga qui lui échappe depuis cinq ans, le FC Barcelone vient au Vicente-Calderón pour le compte de la 3e journée de championnat et compte bien ramener la victoire en Catalogne. Problème : le fer de lance de l’attaque rojiblanca n’est pas d’accord. Au retour des vestiaires, l’Atlético de Madrid parvient à revenir au score grâce à son porte-bonheur à la crête fixée façon Vivelle Dop. Une fois de plus, Torres réalise un exploit individuel : au duel avec Carles Puyol, sa touche de balle de la tête empêche toute intervention du défenseur, au risque de provoquer un penalty dans la foulée. Libéré du marquage, il enchaîne d’une frappe qui tape le bas de la barre avant de prendre son temps pour rentrer, tout en subtilité. Le Barça remportera la Liga, mais il ne gagnera pas sur le terrain de l’Atlético. Et ça, c’est grâce à Torres.

Youtube

6 – FC Barcelone - Atlético de Madrid, 5 février 2006, 1-3


Sûrement le chef-d’œuvre de Fernando Torres au Camp Nou, son but libérateur avec Chelsea en C1 relevant plus du coup d’un soir. Durant 90 minutes, le cyclone El Nino met la fièvre à un Barça proche d’un doublé Liga-Ligue des champions, de quoi saluer un peu plus sa performance. Devant Henrik Larsson, Deco ou le jeune Lionel Messi, la grande star de l’Atlético prend la forme d’une arme de destruction massive. Disponible sur tous les fronts de l’attaque, El Nino va frapper deux fois : d’abord par une reprise de volée piquée avant la mi-temps, puis d’une finition impeccable suite à un service de Maxi Rodríguez. À l’aise, Fernando Torres se permet même de chambrer le public local d’une main derrière l’oreille. En même temps, le mec en est à sept buts en huit rencontres face au Barça. Oui, on peut commencer à appeler cela une « bestia negra » .

Youtube

7 – Atlético de Madrid - Alavés, 2007, 11 décembre 2005, 1-1


Un but à signaler davantage pour le style que pour le résultat, car dans les faits, être contraint au match nul à domicile contre le Deportivo Alavés ne sera pas un grand souvenir ancré dans le cœur des Colchoneros. En revanche, ce but inscrit par Fernando Torres témoigne une fois de plus de la légèreté aérienne du bonhomme. Serre-tête bien installé sur sa longue tignasse blonde, le goleador reçoit un centre de Maxi venu de la droite, et doit ensuite se débrouiller pour la mettre au fond en une touche. Une simple formalité pour le garçon, qui va aller crucifier Franco Costanzo et toute la défense basque d’un sublime extérieur du pied droit en plein vol. Un but inscrit à la manière d’un karatéka que ne renierait sûrement pas Zlatan Ibrahimović.

À partir de 3'45 :

Youtube

8 – Atlético de Madrid - Real Madrid, 25 février 2007, 1-1


Le Vicente-Calderón et Fernando Torres s’aiment, c’est une évidence. Toutefois, les deux parties savent que cette idylle est impossible sur la durée. La cause est rationnelle : Torres possède beaucoup trop de talent pour rester dans un club où la politique n’incite pas à l’amélioration des résultats. En réalité, pour réussir sur le long terme, l’Atlético doit se résoudre à vendre sa mine d’or. Si la nouvelle attriste forcément, il va falloir faire le dos rond et l’accepter. Avant de sortir les mouchoirs au moment du départ donc, Torres va s’enlever sa dernière épine du pied : ouvrir son compteur but face à l’éternel rival, le Real Madrid. Pour les siens, l’étendard des Matelassiers va envoyer une banderille signée FT aux Blancos, avant de prendre le large l’été suivant. Un contrôle de balle vif, une frappe croisée parfaite sur laquelle Iker Casillas ne peut rien. Torres exulte, l’Atlético laisse partir son joyau. Ce n’est qu’un au revoir...

Youtube

9 – Real Madrid-Atlético de Madrid, 15 janvier 2015, 2-2


Dis-moi, Fernand, les années ont passé. Pourquoi n’as-tu jamais pensé à te marier ? Sans écouter en boucle la chanson d’Hugues Aufray, El Nino n’est plus un enfant, mais la raison de son célibat est toute trouvée : son cœur bat encore et toujours pour l’Atlético de Madrid. Exilé en Angleterre, puis incapable de s’incorporer au sein d’un Milan AC en reconstruction, l’enfant du pays revient pendant le mercato d’hiver suite à un échange avec Alessio Cerci, peu apprécié du Cholo Simeone. Ancien camarade de Torres à l’Atlético, Simeone a confiance dans le retour du roi sur ses terres. Mieux : il le titularise d’entrée de jeu face au Real Madrid en Coupe du Roi. Un signe de confiance que Torres rendra à son entraîneur au match retour. Buteur à la toute première minute du match, l’homme récidive à la toute première minute du second acte. Deux buts, un match nul, et surtout une qualification en poche. Meurtre à la Maison Blanche.

Youtube

10 – Atlético de Madrid-FC Barcelone, 28 janvier 2015, 2-3


Suite à son retour fracassant en Espagne, le briscard Torres prend désormais une importance majeure pour Diego Simeone. « Nous recherchons des joueurs qui comprennent ce sentiment d’appartenance et s’incorporent dans une équipe, explique l’entraîneur avant de jouer le Barça en Coupe du Roi. Cette arrivée de Torres est due à ses caractéristiques de footballeur et son attachement au club. » Simeone veut perpétuer la tradition de l’Atlético de Madrid, Torres souhaite quant à lui faire perdurer les siennes. Obligés d’inscrire un but pour tenter de renverser le FC Barcelone dans ce match retour, l’Atlético de Madrid et son numéro 19 mettent 38 secondes pour trouver le chemin de filets. Au programme : un cassage de reins express sur Javier Mascherano, suivi d’une frappe croisée poteau rentrant qui glace Marc-André ter Stegen. Le stade explose, Torres se prosterne et embrasse la pelouse du Vicente-Calderón. Dad is home.

Youtube


Par Antoine Donnarieix
Modifié

Dans cet article

Note : 1
J'aurais aimé que ce bonhomme ne quitte jamais l'Atletico.

Il aurait été comme les Giggs, Totti, et consort. Une légende vivante. Et puis la liquette des Colchoneros lui va si bien.
FourThreeThree Niveau : CFA
Note : 1
On peut dire ce qu'on veut le tailler, l'allumer

Ce mec était un putain de 9, ça allait vite, un tueur devant le but, pied gauche, pied droit, de la tête, appel de balle et frappe de mule

Quel joueur et puis les croisées à Liverpool et le départ à chelsea qui l'a tué
El Niño Torrrrrrrrres! Enorme joueur!
Grand joueur, Torrès!

100 buts avec l'Atletico, 45 avec Chelsea. Et avec Liverpool? Et la Roja?
Plus de 80 à Liverpool où il m'a fait rêver dès son premier match.

Cheveux au vent, avec sa gueule d'ange. El nino.
Pablo_Escroc_au_Bar Niveau : DHR
Des qualité athlétiques exceptionnelles quand son corps le laissait tranquille, mais pas la vision de jeu des plus grands qui aurait pu lui permettre de transcender sa fin de carrière... Il semble toujours décidé à jouer comme dans sa jeunesse, un peu comme Ribéry, c'est fort dommage mais bravo pour tout ce qu'il a accompli en équipe nationale et le rêve qu'il a envoyé lors de ses années à Anfield!
Georgesleserpent 2.0 Niveau : National
Note : 1
Je me souviens que j'étais allé voir au vélodrome le Marseille-Liverpool de 2007 qui s'est terminé en 4-0 pour Pool.
Ce soir là, j'ai été ébloui par la violence de Torres.

Premier ballon touché, en pleine surface, il pète le rein d'un défenseur olympien et glisse le ballon tranquillement sous Mandanda.
Deuxième ballon touché, en position de débordement sur la gauche, près de la ligne de touche, petit pont sur Bonnard,cassage de rein sur un autre mec, infiltration expresse, puis, au moment d'armer la frappe, faute, donc pénalty. Donc 2-0.

C'était assez incroyable de voir avec quelle facilité le mec arrivait à tout faire, d'une façon toujours très sobre et fine, le tout de façon extrêmement vive et rapide.
Puis cette classe, franchement... Grande taille, largeur d'épaule, toujours droit, toucher de balle à la Arjen Robben...
Le mec défonçait une équipe, et l'équipe l'applaudissait pour ça. C'était un honneur de se faire passer dessus par Torres.
Bref, un joueur sublime.
Je regrette qu'il n'ait rien réussi à faire à Milan, son premier match était très prometteur.
Note : 1
Message posté par mario
Grand joueur, Torrès!

100 buts avec l'Atletico, 45 avec Chelsea. Et avec Liverpool? Et la Roja?


96 à Liverpool.

Comme dit dans So Foot lors de la brève sur son 100e but avec l'Atletico, il ne lui reste qu'à retourner 6 mois à Anfield histoire d'atteindre les 100 buts dans deux grands clubs.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Message posté par Georgesleserpent 2.0
Je me souviens que j'étais allé voir au vélodrome le Marseille-Liverpool de 2007 qui s'est terminé en 4-0 pour Pool.
Ce soir là, j'ai été ébloui par la violence de Torres.

Premier ballon touché, en pleine surface, il pète le rein d'un défenseur olympien et glisse le ballon tranquillement sous Mandanda.
Deuxième ballon touché, en position de débordement sur la gauche, près de la ligne de touche, petit pont sur Bonnard,cassage de rein sur un autre mec, infiltration expresse, puis, au moment d'armer la frappe, faute, donc pénalty. Donc 2-0.

C'était assez incroyable de voir avec quelle facilité le mec arrivait à tout faire, d'une façon toujours très sobre et fine, le tout de façon extrêmement vive et rapide.
Puis cette classe, franchement... Grande taille, largeur d'épaule, toujours droit, toucher de balle à la Arjen Robben...
Le mec défonçait une équipe, et l'équipe l'applaudissait pour ça. C'était un honneur de se faire passer dessus par Torres.
Bref, un joueur sublime.
Je regrette qu'il n'ait rien réussi à faire à Milan, son premier match était très prometteur.


Je m'en souviens très bien de ce match, la facilité avec laquelle il humilie la défense marseillaise sur son but, c'était quelque chose !
Sur Wiki :

Atletico 113 buts (sont comptés les buts en seconde division).

Liverpool 93

Chelsea 57

Milan 1

Espagne 38

302 buts en pro.

Avec l'Atletico et Liverpool, il n'a remporté aucun titre (sauf champion de segunda en 2002). C'est avec Chelsea qu'il remporte ses titres en club : C1, C3 et Cup. Paradoxal quand on sait que c'est sous la liquette bleue qu'il a été le moins performant.

Il n'a jamais remporté un championnat.

Avec la Roja, palmarès impressionnant (CE, CM, CE) + championnat d'Europe - de 16 ans en 2001 et championnat d'Europe - de 19 ans en 2002 (meilleur buteur et meilleur joueur lors de ces 2 compétitions).
Ricky Van Werewolfswinkel Niveau : District
81 à Liverpool, mais j'admets qu'il en a mis un paquet qui comptent double donc on peut lui passer le 96
Ricky Van Werewolfswinkel Niveau : District
Message posté par mario
Sur Wiki :

Atletico 113 buts (sont comptés les buts en seconde division).

Liverpool 93

Chelsea 57

Milan 1

Espagne 38

302 buts en pro.



C'est en comptant les matchs amicaux.

100 avec l'Atletico, 81 avec Liverpool, 45 avec Chelsea et 1 à Milan pour les matchs officiels.
Très peu d'attaquants m'ont fait rêve comme le Torres de Liverpool. Allier tant d'efficacité et tant de classe, c'était surnaturel.

Physiquement à 100%, c'est peut-être le coup de rein le plus violent que j'ai pu voir.

Un peu comme un Mickael Owen, qui lui aussi misait beaucoup sur sa formidable capacité d'accélération, se faire le croisés l'a tué. Réinventer son style de jeu quand tu perd ta force principale, c'est à la portée de très peu. Et je parle même pas de retrouver la confiance.

J'espère vraiment qu'il fera une belle fin de carrière.
roberto-larcos Niveau : Ligue 2
A part Ronaldo qui réinvente totalement son jeu pour devenir un renard des surfaces, j ai pas idée d un attaquant qui ait su à ce point changer son jeu tout en gardant la même efficacité.
à mes yeux, c'est vraiment sa première touche de balle qui faisait la diff, vers l'avant, et une accélération d'une puissance dingue juste derrière, avec ses qualités extraordinaires de finisseur, bam.

Le Kiosque SO PRESS

Partenaires
Logo FOOT.fr Olive & Tom
745 20