Top 10 : Brésiliens du PSG

« Nenê va s'inscrire dans la tradition des milieux brésiliens qui ont brillé au Parc des Princes » . Quand on entend Robin Leproux, on se dit que le soleil d'Aix-les-bains doit taper un peu trop fort. Retour sur les dix derniers paris brésiliens du PSG.

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Marcos Ceara

Le symbole du recrutement made in Alain Roche. Il fallait un concurrent sérieux à Bernard Mendy. Comme il n'y avait toujours personne au 31 août, le club ouvre ses portes à Ceara, que personne ne connaît. Sa première année se résume à une action, lorsqu'il marche sur le ballon au Parc contre Caen. Dès la fin du match, Sylvain Armand le pourrit devant les caméras parce que, bien évidemment, le PSG a perdu sur cette boulette. Même si sa deuxième année est bien meilleure, on est loin très loin de la Seleçao.

Everton / Souza

Toujours pareil. Dernier jour du mercato, Paul Le Guen attend un milieu droit depuis des lustres. Alain Roche, un homme de réseau, fait donc venir deux brésiliens inconnus pour 6 millions d'euros. Plus c'est gros, plus ça passe. Dans la même logique, le moins bon des deux, Everton, déclare à son arrivée : « Je joue dans un registre proche de Robinho » . Même l'effectif se fout de sa gueule. Ils l'appellent Jean-Claude Robigneau, comme le joueur de CFA du coin.

Paulo César

Formé au même club que Raï (São Paulo) et comparé à Roberto Carlos pour son caractère offensif, Paulo, défenseur latéral de son vrai nom Paulo César Arruda Parente, arrive au Paris Saint-Germain à l'été 2002 avec de sérieux atouts en main. Auteur d'un début de saison loin d'être dégueulasse avec notamment un doublé contre Guingamp, le futur joueur de Toulouse paiera le contre coût du jeu des chaises musicales parisiennes et passera en revue tous les sièges du banc des remplaçants. Quatre entraîneurs en cinq ans sous les couleurs de la capitale : ici, c'est Paris !

Reinaldo

Attaquant maladroit, il a eu un bon passage, au printemps 2004. Moitié improbable d'un duo d'attaque avec Ljuboja lorsque Pauleta n'est pas là, il accroche la deuxième place. Mais ce qui est bien avec Reinaldo, c'est la légende qui entoure son arrivée : lors de la cession de Vampeta, que le club détenait en copropriété avec l'Inter, Flamengo propose deux attaquants. Paris choisit Reinaldo. L'Inter devra donc se contenter d'Adriano.

Ronaldinho

Deux « classicos » PSG-OM, une chevelure de travesti et des dents de cheval auront suffi à Ronnie pour devenir le chouchou du Parc. Seul hic, Luis Fernandez lui reproche sa discipline alimentaire, son manque de rigueur tactique et son goût prononcé pour le sexe tarifé en chambre d'hôtel, si bien qu'il lui préfère Francis Llacer et Stéphane Pédron. Pour info, Ronaldinho est devenu ballon d'or en 2005 avec le FC Barcelone. Un visionnaire ce Luis.

André Luiz

Eté 2002, à l'hôtel de Ville, Bertrand Delanoë et tous ses guests dansent la samba. Ronaldinho revient de la Coupe du Monde avec la médaille d'or. Pour l'accueillir, le PSG a chipé André Luiz à l'OM. La meilleur recrue de l'ère Tapie II n'était que prêté par Tenerife. Tout le Parc attend de voir à l'œuvre le nouveau spécialiste des coups francs et des passes enroulées. Evidemment, ça sera un fiasco total.

Aloisio / Alex

Été 2001, l'ASSE descend en seconde division après s'être vu enlever sept points pour avoir voulu faire passer ces deux Brésiliens pour des Portugais. Plutôt couillue comme idée. Le PSG de Luis se rue sur l'occasion et s'empresse de faire signer Aloisio pour une dizaine de millions d'euros et de se faire prêter Alex. Le premier restera deux saisons et marquera 14 buts en étant blessé la moitié de son mandat. Mouais. Le second aura à peine le temps de faire la panthère sur la pelouse du Parc qu'il repartira aussitôt l'année suivante direction la case départ. Couac.

Vampeta

Ce que l'on sait de lui c'est surtout qu'il a été l'un des seuls joueurs de sa génération à avouer son homosexualité. Mais ce que l'on soupçonne moins, c'est que le joueur a aussi été champion du Monde 2002 avec le Brésil. Voilà pour le côté glamour. Son passage au PSG le sera beaucoup moins : 7 matchs et un seul but (anthologique certes) contre l'AJA. Si c'est de cette tradition dont parle Robin Leproux, les supporters peuvent se délecter à l'avance de la future saison de Nenê.

Christian

L'attaquant symbole de la bonne période de Philippe Bergeroo. Second du championnat en 2000, il claque 16 buts. Discipliné, il va au pressing et joue en équipe. Par contre, il n'est pas, non plus, capable de se transcender lors d'une finale de Coupe de la Ligue contre Gueugnon. Paris en garde un bon souvenir. Notamment parce qu'il a été vendu la saison suivante pour 80 millions de francs à Bordeaux.

Raï

Arrivé au PSG avec le brassard de capitaine du Brésil sur le bras gauche, Raï aura mis une année entière à s'acclimater au jeu européen. Peu importe puisque le meneur de jeu raflera tout avec le PSG les saisons suivantes. Un championnat de France, deux Coupes de France, deux Coupes de la Ligue et une Coupe d'Europe. Ajoutez à ça une grosse séance de pleurnichage devant la tribune Auteuil en clôture de son dernier match et vous obtenez logiquement le plus grand joueur de l'histoire du club. « Capitaine Raï, Capitaine Raï, Où tu es, Nous sommes là, ... » .

Franck Lenfant et Romain Canuti.

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