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Top 10 : Bayern Munich vs Real Madrid

Bavarois contre Merengues : ce soir à l’Allianz-Arena, l’affrontement n’aura rien de pâtissier. Entre le Bayern et le Real (13 Ligue des Champions à eux deux), c’est une vieille histoire (10e affrontement, toujours en C1). En quarts, en demies et même en poules mais jamais en finale. Ce ne sera pas encore le cas pour cette année.

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Demi-finale retour, 20 avril 1976, FC Bayern Munich-Real Madrid CF (2-0)

Le retour de Breitner à Munich accompagné par Günter Netzer, le meilleur ennemi de Beckenbauer. A l’époque, le Real est une coquille vide à la recherche de son passé fastueux (sa dernière C1 remonte à 1966). Le Bayern touche à son sommet : son ossature (Maier, le Kaiser, Schwarzenbeck, Hoeness et Muller) surfe sur les deux premières coupes d’Europe des clubs champions (74, 75), sur le Mondial 74, sur l’Euro 72 et ce ne sont pas les individualités castillanes (Santillana, Camacho, Pirri et même Del Bosque - jeune, maigre et… moustachu) qui vont les empêcher de dormir. Après le nul de l’aller (1-1), « Le bombardier » Müller règle la mire en trente minutes avec un doublé. Bye, bye Madrid, bonjour les Verts (1-0 en finale).

Match amical, 8 août 1980, FC Bayern Munich-Real Madrid (9-1)

Peut-être la matrice de la haine cordiale que se vouent les deux clubs. Vujadin Boskov, l’entraîneur des Madrilènes, sort la sentence idoine en pareil cas : «  Je préfère perdre une fois de neuf buts que neuf fois d’un.  » Invité l’année d’après au trophée Bernabeu, Klaus Augenthaler est expulsé en demi-finale contre Tbilissi pour un geste obscène en direction du public madrilène. Dépités, les joueurs du Bayern quittent la pelouse…

Demi-finale aller, 8 avril 1987, FC Bayern Munich-Real Madrid CF (4-1)

C’est le Real de la Quinta del Buitre, vainqueur de la Coupe de l’UEFA les deux années précédentes. Onze ans après, les Espagnols voient ça comme une revanche. Les Allemands comme un passage vers une nouvelle finale, cinq ans après celle perdue contre Aston Villa. Le Bayern calme vite fait les ardeurs castillanes grâce notamment à deux penalties de Matthaüs. Pour le remercier, Juanito lui masse le dos avec ses pieds. Résultat : cinq ans de suspension en Europe…

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Quart de finale retour, 16 mars 88, Real Madrid-FC Bayern Munich (2-0)

Cette année-là, la Maison Blanche possède la meilleure équipe d’Europe, et de loin. La génération du Vautour Butragueno élimine enfin son ennemi préféré au Bernabeu sans hésitation. C’est écrit, le Madrid va regagner SA C1, vingt-deux après. En demi-finale, la démonstration est encore plus évidente contre le PSV de Hiddink. A l’arrivée pourtant, c’est Gerets et sa bande de tueurs d’enfants qui se qualifient grâce au but marqué à l’extérieur. Une sale habitude puisque des quarts contre Bordeaux à la finale contre Benfica, les Néerlandais ne gagneront pas un match. Cinq nuls : deux qualifs grâce à des buts inscrits en déplacement et une séance de pénos. Michel s’en retourne encore dans sa tombe.

Seconde phase de poules, match aller, 29 février 2000, Real Madrid CF-FC Bayern Munich (2-4)

Pour la demi-finale de ce soir, les dirigeants bavarois ont fait imprimer des écharpes déclarant le Bayern comme la «  bête noire » du Real au motif que les Espagnols se sont toujours ramassés à Munich à l’exception d’un nul. Mieux : le multiple champion d’Allemagne a gagné deux fois à Bernabeu comme en cette fois de fin février 2000 en phase de poules. Le Bayern avait collé huit buts en deux matchs aux Merengues. Deux mois et demi plus tard (voir en dessous), c’est le… Real qui gagnait sa huitième Champions' au stade de France contre un Valence pourtant stratosphérique (3-0)…

Demi-finale aller, 3 mai 2000, Real Madrid CF-FC Bayern Munich (2-0)

Même dans un blockbuster bancal de Ron Howard, on n’y croirait pas. Deux mois après avoir été ridiculisés en poules par le Bayern, les deux rivaux se retrouvent en demi-finales. Entre-temps, les Madrilènes ont sorti Man’U en quarts et Anelka en a fini avec sa quarantaine. Tel le proverbial phénix qui renaît de ses cendres, le Nico colle un but au Bernabeu puis un autre au retour (1-2) d’une improbable tête croisée et assure le viatique pour la finale. Hierro, Morientes et même Raul sont obligés de venir le féliciter…

Demi-finale, 2 mai 2001, Real Madrid CF-FC Bayern Munich (0-1)

C’est l’année de la superstition pour les Allemands. Après avoir perdu trois finales qu’ils auraient dû gagner (82, 87, 99) et remporté trois où ils auraient dû s’incliner (74, 75, 76), le board munichois décide de revenir aux basiques : maillot rouge, parements et col blanc, short rouge avec des chaussettes de rugbymen 70’s avec des bandes rouges et blanches. Et le pire, c’est que ça marche. Elber plombe l’ambiance à l’aller, une défense à cinq, une petite victoire au retour et bonjour San Siro. Finale old fashion : victoire bavaroise aux pénos contre le flamboyant Valence. Que sera, sera…

Quart de finale, 10 avril 2002, Real Madrid-FC Bayern Munich (2-0)

Quatrième clash pour les titans en trois exercices. Et comme les fois précédentes, le vainqueur final de l’épreuve en sera issu. Celui-là est le plus serré. C’est la première fournée des Galactiques, celle qui gagne, celle de Zidane. Après une manche compliquée (le Bayern renverse la vapeur dans les dix dernières minutes, 2-1), l’heure est aux invectives. Hoeness parle de « cirque » et Pizzarro veut « en passer cinq à ces clowns. » Après la première manche, Kahn raconte alentour que « personne ne lui en collera deux au retour. » Marca fait remarquer qu’un seul but suffirait. Le Madrid fait ravaler sa salive au gardien de la Mannschaft (2-0). Ils n’aiment pas « leurs éructations d’animaux d’anti-footballeurs arrogants (sic). »

Huitième de finale retour, 9 mars 2004, Real Madrid CF-FC Bayern Munich (1-0)

Le début de la fin (le Bayern) ou the end before the beginning (le Real). Le meilleur millésime de l’ère galactique se perd en tournée en Asie avant de survoler toutes les compétitions (Porto, futur lauréat de la Champions, est démantibulé en poules par exemple) jusqu’en mars… En un mois, le Real perd la C1 contre Monaco, la coupe d’Espagne à Bernabeu (Saragosse) et le titre de champion (au bénéfice de Valence). Ronaldo et Beckham sont venus pour rien ou presque. Premier signe de cet improbable déclin : cette qualification à l’arraché contre un Bayern fin de cycle…

Huitième de finale retour, 7 mars 2007, FC Bayern Munich-Real Madrid CF (2-1)

Signe que les deux institutions connaissent un trou d’air depuis leurs derniers sacres respectifs, au début des noughties, elles se rencontrent plus tôt dans la compétition. Le Real post-Zidane crache ses derniers feux interstellaires. Au match aller, van Nistelrooy et Raul pensent donner un avantage définitif aux Merengues avant que van Bommel ne réduise le score à deux minutes de la fin. Le retour tourne à la farce (2-1) pour un Bayern facilement éconduit par le Milan en quarts.

Par Rico Rizzitelli
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on a retrouvé le mentor de Pepe !
Tu fais ça dans la rue, avec quelques antécédents, c'est prison ferme.
warinababylone Niveau : Loisir
c est Sanchis le deuxieme assassin?

Coach Kévinovitch Niveau : Ligue 1
Cette faute sensationnelle est sympbolique du football de l'époque dans lequel les attaquants, beaucoup moins protégés qu'actuellement, devaient faire face à des joueurs comme Juanito, Schumacher, Gentile, Goixotxea.

Quand je vois certains joueurs du Barça plonger au moindre contact, ils auraient pleuré avec les mecs de cette époque-là.
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