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Top 10 : Bayern Munich vs France

A l’occasion du quart de finale entre l’OM et le Bayern, retour sur cette vieille histoire qui unit et désunit le collectif bavarois aux clubs de l’hexagone (1).

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Quarante-trois ans que ça dure, vingt-sept matchs et un goût de cendre dans la bouche. A part le premier affrontement (voir plus bas), les Munichois sont impitoyables dès lors qu’il s’agit d’une phase à élimination directe. En poules, ils sont plus magnanimes. Leurs adversaires français préférés ? Lyon (8 fois), Paris (6), Saint-Etienne (5), Bordeaux (4) et même Nantes (2) et Lens (2) s’y sont colletés, parfois pour le meilleur, la plupart du temps pour le pire. Marseille s’y mesure pour la première fois.

AS Saint-Etienne-FC Bayern Munich (3-0), 1er octobre 1969, 16ème de finale retour, C1

La seule exception à la règle. Dans le désert du foot français (1960-75), il y a cet exploit sans lendemain. Battue à l’aller (0-2), l’ASSE, qui est loin d’être l’armada du mitan des années 70, bascule le vainqueur de la C2, deux ans avant. L’épine dorsale (Maier-Beckenbauer-Roth-Muller) des futurs triples champions d’Europe est pourtant présente. Les innombrables exploits de Sepp Maier ne font que retarder l’échéance. Un doublé d’Hervé Revelli puis un but de Keita éliminent les Bavarois. Georges Boulogne (le DTN) et les hiérarques du foot français croient aux lendemains qui pogotent. Il faudra encore patienter un lustre… Au tour suivant, les Verts perdent les deux matchs contre le Legia Varsovie de l’himalayesque Kasimierz Deyna.

FC Bayern Munich-AS Saint-Etienne (2-0), 23 avril 1975, ½ finale retour, C1

Saint-Etienne va payer deux fois sa performance initiale contre les Allemands. Après un exploit majuscule contre l’Hadjuk Split (1-4 ; 5-1 ap) en 1/8ème , le club du Forez parvient en demi-finale contre le champion sortant. Dans Geoffroy-Guichard enneigé, les coéquipiers de Curkovic secouent les Bavarois sans forcer la décision (0-0). Au retour, deux exploits signés Beckenbauer (une merveille d’extérieur du droit en coin) et Dunberger (un slalom à partir de son camp) clouent les Stéphanois dans leur posture favorite, celle de martyr du foot français.

AS Saint-Etienne-FC Bayern Munich (0-1), 12 mai 1976, finale, C1

Les poteaux carrés, les blessures de Farison et Synaeghel, ces étranges shorts noirs, ce coup-franc tout pourri de Roth et les huit minutes où Rocheteau est rentré affoler la défense bavaroise : on connaît ça par cœur. On préfère se souvenir qu’après avoir entourloupé trois C1 en trois ans (74, 75, 76), le Bayern a perdu trois finales qu’il aurait du logiquement gagner (Aston Villa 82, Porto 87 et Man’U 99). En 2001, pour conjurer le sort, les dirigeants avaient ressorti en début de saison la panoplie des 70’s : maillot rouge, les trois bandes, col et parements blancs, chaussettes bicolores rouges et blanches, façon rugby. Le pire, c’est que ça avait marché.

FC Bayern Munich-Paris Saint-Germain FC (0-1), 23 novembre 1994, phase de poules, C1

Un but de Weah, magnifique. Pour le reste, une pathétique équipe du Bayern se glisse en demi-finale où l’Ajax de van Gaal, futur vainqueur, s’empresse de la corriger. Pendant ce temps-là, la meilleure (qui sait ?) équipe de l’histoire du PSG se fait souffleter par un Milan inégal (0-3 sur les deux matchs) toujours en demi-finale. Le monde est injuste…

Girondins de Bordeaux-FC Bayern Munich (1-3), 15 mai 1996, finale, coupe de l’UEFA

C’était encore une époque où le football était un jeu où « les Allemands gagnaient toujours à la fin  » et le Bayern s’épelait alors FC Hollywood. La saison 1995/96 du Bayern ? Dégueulasse. Eliminés au premier tour de la coupe, deuxième du championnat et vainqueur de la coupe de l’UEFA (11 victoires, 1 nul)… Bordeaux, venu des affres de l’intertoto, n’avait pas existé, Papin le Bavarois (32 matchs, 2 buts) non plus mais Klinsmann avait battu le record mythique de John Wark d’Ispwich Town avec 15 pions dans l’épreuve. Pour couronner le tout, les fantômes allemands avaient enrôlé Kostadinov, l’ange exterminateur bulgare, qui avait découpé Lizarazu et inscrit un petit but, histoire de…

FC Bayern Munich-Paris Saint-Germain FC (5-1), 22 octobre 1997, phase de poules, C1

Tout le monde a oublié ce match-là sauf deux joueurs, Vincent Guérin et Christophe Revault. Le premier parce que c’est ce jour-là qu’il apprend qu’il est positif à la nandrolone. Le second parce que c’est lors de cette rencontre qu’il apprend qu’il est un grand gardien de petit club et non l’inverse.

Olympique Lyonnais-FC Bayern Munich (3-0), 6 mars 2001, 2ème phase de poules, C1

La révélation de la comète Govou, vingt et un ans aux fraises et deux buts. La météorite de la Haute-Loire entretient d’emblée sa légende, peu de buts mais des beaux. Rare et cher le Sidney. Le Bayern chute lourdement mais il est sacré champion d’Europe deux mois plus tard contre le Valence de Cuper et Deschamps. Business as usual.

FC Bayern Munich-Olympique Lyonnais (1-2), 5 novembre 2003, phase de poules, C1

Elber qui revient en Bavière et un coup-franc stratosphérique de Juninho de trente mètres qui touche le poteau et bat Oliver Kahn. Le Bayern réussit bien à l’OL. En poules…

FC Bayern Munich-Girondins de Bordeaux (0-2), 3 novembre 2009, phase de poules, C1

Depuis onze mois, le Bordeaux de Laurent Blanc et Yoann Gourcuff marche sur l’eau. Premier de son groupe devant la Juve et le Bayern. Une semaine plus tard, les Bavarois s’imposent à Turin (4-1) pour un match à quitte ou double. Six mois plus tard, les Allemands jouent la finale contre l’Inter tandis que les Girondins ont déraillé depuis bien longtemps…

Olympique Lyonnais-FC Bayern Munich (0-3), 27 avril 2010, ½ finale retour, C1

Le dernier clash entre le manoir bavarois et un club français. A l’aller, à onze contre dix (Ribéry perturbé par l’affaire Zahia avait été expulsé), l’OL avait fait illusion. Au retour, Olic avait décidé de faire son jubilé sans rien dire à personne et les Rhodaniens n’avaient pas touché terre. Même pas de quoi avoir des regrets…

(1) : le 3 août 1979, l’équipe de France avait battu (4-1) le Bayern Munich de Breitner, Oblak et Rummenigge en match amical. A cette époque, les Bleus affrontaient en ouverture de la saison les plus grandes équipes européennes.


Par Rico Rizzitelli
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tokouille Niveau : DHR
Etrange... Le site l'equipe.fr a publié un diaporama de ces confrontations entre le Bayern et les clubs français, juste avant vous...
Coïncidence ?
Paris est magic92 Niveau : DHR
MDR bien joué les mec moi aussi j'ai remarqué x)
Scotch_OMsoccer Niveau : Loisir
ah, vous voulez dire que les deux sites parlent du même match et des mêmes équipes dans le même sport?

Putain* bien vu les Sherlock!

Les experts Mante La Jolie, ca a de la gueule* y a pas à chier*...
Peut-être qu'un jour il y aura peut-être un Bayern Munich-France, organisé par Franck Ribéry pour l'amitié franco-allemande, et entre tous les peuples, mais également pour la défense de la langue française, soutenu par parisestragic92 (au fait tu t'es surpassé mec, 1er com sans faute d'orthographe, chapeau !)
heu tu crois pas qu'il a oublié un "s" a "mec" ;)
Ah ben si zut alors ce ne sera pas pour cette fois, mais je vais l'aider dans sa quête du com sans fautes d'orthographe : http://www.bescherelle.com/catalogue2.p … 0000016190
hop hop hop mais il serait pas un peu tendu du slip le scotch ?
Scotch_OMsoccer Niveau : Loisir
non pas tendu

autant taper sur Sofoot parce que certains de leurs contenus sont mauvais ou répétitifs, je veux bien mais là, c'est juste le hasard AMHA

et puis Sofoot fais toujours des Top 10 comme ça donc c'est pas étonnant
Logiquement logiquement...ManU 99 et Porto 87 c'est ça qui fait aussi la grandeur du football pour moi.
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