Top 10 : Assistant devenu coach

Cet après-midi, Ryan Giggs s'apprête à fêter son premier match en tant qu'entraîneur principal sur le banc de Manchester United. Une découverte et une surprise pour celui qui avait été nommé assistant de David Moyes en début d'exercice. Entre révélations, trahisons et passations de pouvoir, retour sur ces assistants devenus calife à la place du calife.

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Ariel Jacobs

Quand Ariel Jacobs choisit d’accepter de rejoindre le staff anderlechtois en juin 2007, c’est avant tout avec l’envie de retrouver l’anonymat d’un poste d’adjoint. Fatigué du poste usant d’entraîneur principal, Jacobs l’affirme, on ne l’y reprendra plus de sitôt. Il ne faudra en fait que cinq petits mois à la direction anderlechtoise pour annihiler les volontés de l’actuel entraîneur valenciennois. Franky Vercauteren limogé en novembre, le Diegemois s’impose comme une évidence pour assurer la transition. Sauf que de transition, il ne sera jamais question. Quatre ans et demi plus tard, Ariel Jacobs fête son deuxième titre de champion de Belgique à la tête des Bruxellois et quitte le navire mauve et blanc avec un record de longévité à la tête du club plus vu depuis les années 1960.

Christophe Galtier

Al-Ain, Portsmouth, Sochaux, OL... L’histoire d’amour du couple Perrin - Galtier semblait connaître une ascension aussi logique que fructueuse. Appelé en renfort à Saint-Étienne en novembre 2008, le duo va connaître pas mal de difficultés dans le Forez. En décembre 2009, la direction stéphanoise met le duo en péril, en proposant à l’éternel bras droit de remplacer son entraîneur. Sur les conseils de Perrin, Galtier finit par accepter le poste. Un choix payant. « Galette » reconstruit l’effectif et lui permet d’accrocher l’Europe au terme de l’exercice 2012-2013, tout en remportant la Coupe de la Ligue en battant Rennes en finale. Surtout, Galtier permet l’éclosion de plusieurs joueurs à l’instar d’Aubameyang, Guilavogui ou encore Kurt Zouma, tout en impressionnant par la qualité du jeu proposé. Une somme d’ingrédients qui lui permet d’obtenir le titre de meilleur entraîneur de Ligue 1 en 2013 et une comparaison de luxe avec Mourinho.


Jupp Heynckes

On est en 1978 lorsque Jupp Heynckes, 33 ans seulement, devient l’adjoint de la légende Udo Lattek au Borussia Mönchengladbach. Promu au poste d’entraîneur un an plus tard suite au départ de son mentor à Dortmund, l’ancien légendaire attaquant des Fohlen impressionne son monde en emmenant son équipe en finale de la Coupe de l’UEFA en 1980. Après un premier passage victorieux au Bayern, Heynckes s’envole pour l’Espagne où il fera des miracles avec le modeste Tenerife, tapant ainsi dans l’œil du Real, qui le recrute en 1997. Bonne pioche, Heynckes ramène la Casa Blanca sur le toit de l’Europe et après une longue traversée du désert, l’Allemand termine sa longue carrière sur un retour triomphal, ponctué d’un incroyable quadruplé pour sa dernière saison d’entraîneur. Ce qui fait de lui l’un des quatre seuls coachs à avoir remporté la Champions League avec deux clubs différents. Le patron.

Roberto Di Matteo

Le 21 février 2012, Chelsea s’incline 3-1 au San Paolo contre le Napoli de Mazzarri et Lavezzi. Ce soir-là, alors qu’il venait de s’incliner 2-0 contre Everton, André Villas-Boas a la mauvaise idée d’oublier Lampard, Essien et Ashley Cole sur le banc. Une défaite plus tard (1-0 contre West Bromwich), Abramovitch vire le Portugais, victime de sa mésentente avec les cadres et ses mauvais résultats. Dans la foulée, le board d’Abramovitch annonce que son adjoint italo-suisse Roberto Di Matteo, seulement 41 ans, mais six belles saisons sous le maillot des Blues, fera l’intérim jusqu’à la fin de la saison. Après deux premières victoires, Naples vient à Londres. Alors que Stamford Bridge voit les Azzurri prendre l’ascendant dès les premières minutes, les supporters des Blues donnent quelque part raison à Villas-Boas en chantant les élégants « you’re too fucking old, you’re too fucking slow  » . Puis, la sauce prend. Drogba, Terry, Lampard, Ivanović. Quatre cadres, quatre buts et une confiance énorme pour la suite. Di Matteo qualifiera les Blues en jouant à 10 au Camp Nou et remportera la finale contre le Bayern dans son antre de l’Allianz Arena après avoir été mené à cinq minutes de la fin. Sans nul doute le plus grand coach par intérim de l’histoire. Après avoir signé pour deux années supplémentaires, Di Matteo sera finalement viré en novembre.


Charly Rexach

Si Rexach n’a jamais connu une grande carrière d’entraîneur, sa seule tentative lui aura coûté une belle amitié. Adjoint de Johan Cruyff dans la Dream Team qui verra le Barça remporter quatre championnats d’Espagne consécutifs, de 1991 à 1994, et une Ligue des champions, celui qui, selon la légende, aurait fait signer à Messi son premier contrat sur un bout de serviette est confronté à un choix cornélien. Alors que Cruyff se fait licencier en 1996, son ami de toujours accepte d’assurer un intérim qui sera fatal à la longue amitié entre les deux hommes. Bien que remplacé par Bobby Robson quelques semaines plus tard, son exemple aura longtemps été l’illustration du second voulant voler de ses propres ailes. André Villas-Boas aime ça.

Albert Emon

Pompier de service à l’OM où il assure l’intérim après les passages d’Abel Braga, Ivić, Anigo, puis Jean Fernandez, Emon se voit enfin confier les clés du camion à l’issue de ce dernier passage. Après une première saison réussie, conclue par une qualification en Ligue des champions au terme de la saison 2006-2007, le natif de Berre-l’Étang voit même la direction de l’OM lui prolonger son contrat. Erreur fatale. Un très mauvais début de championnat lui coûtera sa place et un remplacement par le désormais légendaire Éric Gerets. Pas grave, Emon retentera sa chance dans le costume de numéro 1 à l’AS Cannes, puis à Ajaccio, sans toutefois rencontrer plus de succès, avant de retrouver sa place fétiche cette saison et un poste d’entraîneur adjoint dans son club de toujours, sur la Canebière. Jurisprudence Carlos Queiroz.


Steve McClaren

Celui qui cumulait les fonctions de manager de Middlesbrough et d’assistant coach de Sven Goran Eriksson est nommé à la tête des Three Lions le 4 mai 2006, prenant ainsi la suite du très controversé Suédois avec pour unique mission de qualifier l’Angleterre à l’Euro 2008. Après avoir nommé John Terry capitaine et évincé peu à peu certains cadres tels que Sol Campbell, David James ou David Beckham, le mandat de McClaren débuta de manière poussive, pour ne pas dire plus. Malgré le retour de Becks, son équipe s’incline en « finale » des qualifs à Wembley face à la Croatie, 2-3, et ne se qualifie pas pour l’Euro, pour la première fois depuis 24 ans, un véritable drame. Même si depuis, McClaren s’est refait la cerise en Eredivisie à la tête du FC Twente, il reste dans l’imaginaire collectif anglais comme celui qui aura eu les yeux plus gros que le ventre. Glouton.

Roger Lemerre

« Si cerveau le veut, ça, ça exécute. » Adjoint mythique d’Aimé Jacquet lors du Mondial 98, Roger Lemerre prend la suite de Mémé après la victoire face au Brésil. Surfant sur la vague du succès, Lemerre mène le bateau bleu jusqu’au titre européen, en battant l’Italie en finale au terme d’un des matchs les plus fous de l'histoire de l'équipe de France. Si la piteuse élimination des Bleus à l'issue des matchs de poules du Mondial japonais a quelque peu terni l’image de son bilan, Lemerre ne s’est pas laissé le temps de tergiverser. Nommé à la tête de la sélection tunisienne, il devient, après avoir remporté la CAN 2004, le premier entraîneur à glaner deux titres continentaux différents. Solide.


Tony Pulis

Présenté par le Mou comme l’un des meilleurs managers de Premier League, celui qui a redonné vie à Crystal Palace a eu le temps de faire ses classes. Adjoint d’un certain Harry Redknapp au modeste club de Bournemouth, le Gallois prend en main l’équipe lorsque celui-ci se voit proposer un poste d’adjoint à West Ham. Après un début de carrière qui le balade à Gillingham, Bristol puis Portsmouth, Pulis va frapper son premier grand coup en sauvant Stoke City de la relégation en League One lors de la saison 2002-2003. Parti brouillé avec sa direction, Pulis passe ensuite un an à Plymouth Argyle avant de revenir au club qui fera sa légende, à base de kick and rush et de touches longues signées Rory Delap, et une apothéose en finale de FA Cup, perdue face à Manchester City en 2011. Déjà regretté par les fans du Brittania Stadium, Pulis a déjà su se faire adopter dans sa nouvelle maison, Selhurst Park.

Joachim Löw

Nommé d’abord adjoint de Jurgen Klinsmann après qu’ils s'étaient rencontrés en passant leur diplôme d’entraîneur, Joachim Löw se retrouve propulsé un peu à la surprise générale sur le devant de la scène après une belle Coupe du monde 2006, ponctuée d’une troisième place. Nommé dans un souci de continuité, l’homme à la chemise blanche rend bien la confiance à ceux qui l’ont choisi en amenant la Mannschaft en finale de l’Euro 2008. Deux ans plus tard et après une campagne de qualification impec’, sa nouvelle génération allemande impressionne le monde avant de se faire sortir, une fois n’est pas coutume, par le futur champion espagnol. Pour sa troisième campagne internationale, son équipe tombe en demi-finale de l’Euro sous les coups de boutoir de Mario Balotelli. Toujours placé, jamais gagnant, c’est plutôt Balöw.


Auraient également pu être cités : Tito Vilanova, José Mourinho, Marc Wilmots, Christian Streich et beaucoup d'autres encore...

par PP, AD, MG et MK
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Vu l'actualité, intégrer Vilanova dans le classement ça n'aurait pas mangé de pain...
Giggs c'est la dernière des catins ...

Le mec est embarqué jusqu'au cou dans le naufrage de Moyes, avec en plus des prestations minables sur le terrain, et maintenant il pose tout sourire parce qu'il lui a piqué la place.

A gerber ce mec, comme durant l'ensemble de sa vie en fait.
Danse, biatch! Niveau : Ligue 1
Note : -1
Dans la catégorie on dirait :

Di Matteo on dirait Voldemort dans Harry Potter.

Joachim Löw on dirait Maître Gaï dans Naruto.
Gilles de la Kolo Tourette Niveau : CFA
Dans la catégorie putain j suis trop vieux pour comprendre les références, ça m fou les boules...
Danse, biatch! Niveau : Ligue 1
Note : 1
Message posté par Gilles de la Kolo Tourette
Dans la catégorie putain j suis trop vieux pour comprendre les références, ça m fou les boules...


Tiens mon vieux Gilles :

https://encrypted-tbn3.gstatic.com/imag … d8doSzPLyS

http://www.google.fr/imgres?imgurl=http … CHkQrQMwCg
Syr_Odanus Niveau : CFA
Oser mettre Jacobs dans cette liste, aux côtés de Heynckes, Rexach, ou encore Di Matteo
Et oublier Villanova et Mourinho...
Du grand art.
Heureusement que SoFoot c'est avant tout un magazine papier parce que putain le site internet est surement l'un des plus daubé dans le domaine...
volontaire82 Niveau : Loisir
Message posté par Syr_Odanus
Oser mettre Jacobs dans cette liste, aux côtés de Heynckes, Rexach, ou encore Di Matteo
Et oublier Villanova et Mourinho...
Du grand art.


Jacobs et Emon surtout...
LaPaillade91 Niveau : Loisir
Message posté par Syr_Odanus
Oser mettre Jacobs dans cette liste, aux côtés de Heynckes, Rexach, ou encore Di Matteo
Et oublier Villanova et Mourinho...
Du grand art.


T'es bête ou quoi, ce n'est pas un palmarès ou un top10, ce sont des exemples choisis
Coach Kévinovitch Niveau : Ligue 1
La honte so foot, vous avez osé oublié le plus célèbre d'entre eux: Bob Paisley !
Coach Kévinovitch Niveau : Ligue 1
La honte so foot, vous avez osé oublié le plus célèbre d'entre eux: Bob Paisley !
Message posté par LaPaillade91


T'es bête ou quoi, ce n'est pas un palmarès ou un top10, ce sont des exemples choisis



Top 10 : Assistant devenu coach

pas de soucis
Dance Crasher Niveau : CFA
Evidement, on s'attend à voir les plus célèbres dans ce top 10, tels Vilanova et Mourinho, comme déjà cités. Mais :
1 - qui ne connaît pas déjà leur histoire? Est-il besoin de les reprendre, encore et encore?
2 - l'actualité est certes celle de Vilanova mais c'est aussi celle de l'accession à l'intérim de Giggs. La référence se trouve plutôt là, j'ai l'impression.
3 - partant de là, l'essentiel des entraîneurs présentés sont des coaches ayant accédé au "trône" en cours de saison, une fois leur chef viré. Il ne me semble pas que ce soit le cas des deux célébrités dont les noms reviennent, même si l'article se dédouane en les citant à la fin.
4 - faut vraiment avoir des couilles pour écrire de nos jours, surtout sur Internet, parce que vu le nombre de critiques négatives qui se ramasse de longue par des mecs qui seraient pas foutus d'en faire autant à longueur de journée et d'année, faut être au moins aussi solide qu'un coach (qui comme le disait Ranieri, est comme un mari cocufié, etc, etc). Ouvrir un blog ou un site, c'est pas si difficile, c'est pas les plates formes qui manquent et les moyens d'être rémunéré!

Bref, coup de gueule, mais si le niveau moyen des articles, et surtout des brèves est ce qu'il est, on peut dire que niveau commentaires, ça pue l'aigreur à plein nez!
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