Top 10 : Antonio Cassano

Antonio Cassano a encore pété un câble la semaine dernière. Top 10, évidemment non exhaustif, de ses plus belles sorties.

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- 1) L'enfance d'un chef, ou l'origine du mal. À peine âgé de dix ans, Antonio Cassano fait déjà des malheurs. Il est alors à la Pro Inter, un petit club des Pouilles qui s'occupe de former des bambins. Un après-midi comme un autre lors d'un tournoi comme un autre, son équipe se déplace à Mosciano, dans les Abruzzes. Alors que le score est de six à zéro pour la Pro Inter (six buts de Cassano), le gardien des Pouilles fait une petite boulette et concède un but. 6-1, donc. Insupportable pour le petit Antonio qui saute sur le portier et l'agresse, à tel point que le gamin rentre dans les vestiaires en pleurant.

- 2) L'enfance d'un chef, ou l'origine du mal, suite. Les aventures de l'enfant prodige à la Pro Inter ne s'arrêtent pas là. Son entraîneur d'alors, Tonino Rana, considéré comme le père sportif de Cassano, avait un jour raconté quelques-uns de ses souvenirs à La Gazzetta. Magnéto : « Il jetait les chaussures de ses coéquipiers dans l'eau. Un dimanche, il a même troué un à un les gobelets qu'on devait utiliser pour manger. C'était l'inondation à table. Une autre fois, il m'a rendu fou parce qu'il s'était mis en tête de jouer un match avec des Timberland. C'était la mode à l'époque. J'en achète une paire, mais ce n'était pas des vraies. Lorsqu'il s'en est aperçu, Antonio s'est énervé. Nous étions en déplacement, je suis donc entré dans un Autogrill. J'ai acheté des chaussures qui ressemblaient à des Timberland, j'ai écris dessus “Timberland” et je les lui ai données. Il ne s'est rendu compte de rien au début puis en regardant bien, il a remarqué l'inscription “artisanal”. Il m'a fait une autre scène. Je lui ai dit d'aller se faire foutre, lui et ses pompes de merde » .

- 3) Mars 2001. Antonio Cassano a 19 ans et est sérieusement annoncé comme le futur très grand fantasista italien. L'Italie des moins de 21 ans doit affronter la Roumanie à Trévise. Claudio Gentile, alors sélectionneur, décide d'aligner Bonazzoli et Cipriani en lieu et place du Pibe de Bari. Lequel, évidemment, prend mal la chose et décide de retourner chez lui en prétextant une douleur aux adducteurs. Forcément, l'histoire ne s'arrête pas là. “Fantantonio” dit à Gentile ses quatre vérités (il l'insulte) et s'embrouille avec ses coéquipiers, qui voient dans son départ un manque de respect. Aujourd'hui, Cipriani joue à Ferrare, en Lega Pro, après être passé par Rimini. Bonazzoli évolue à la Reggina. En deuxième division.

- 4) Cassano et la mécanique. L'histoire commence à Bari, quand Antonio est pris au volant d'une voiture dans les étroites ruelles de la vieille ville, sans permis et sans accompagnateur. Première amende. Peu de temps après, toujours au même endroit, l'homme est arrêté pour conduite sans casque sur un scoot. À Rome, son permis lui sera retiré après avoir causé un accident. Il était 4h du matin, Antonio téléphonait d'une main et envoyait un sms de l'autre. À 180 kilomètres heure. Avant de prévenir les secours, il eut la bonne idée d'appeler un cousin, de le barbouiller un peu de sang et de le mettre au volant. Raté. « Mon permis ? Je l'ai acheté à bon prix à Bari » , confessera-t-il plus tard.

- 5) Septembre 2002. Le fantasista joue à la Roma, dont l'entraîneur s'appelle à l'époque Fabio Capello. Lors d'un match de Champions' contre l'AEK, le mauvais élève du football italien refuse d'entrer en jeu. Deux mois plus tard, en novembre, Cassano ne se présente pas lors d'une mise au vert après avoir compris qu'il ne jouera pas contre Pérouse, en Coupe d'Italie. C'est à ce moment que Fabio Capello invente l'expression “cassanate”, les “cassanades” en français, ou plus simplement toutes les conneries que fait Antonio. Lequel balancera à Fabio, après un match de coupe contre Tarragona : « T'es une merde, t'es plus faux que les billets du Monopoly » .

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- 6) 31 mai 2003. Finale de Coupe d'Italie entre la Roma et le Milan. Après avoir été expulsé (sans raison, comme à chaque fois), Antonio Cassano traite l'arbitre Rosetti de cocu en lui faisant les cornes. Un peu plus tôt dans la saison, il avait déjà insulté un arbitre (le 23 février à Udine) et avait chopé une suspension. Vingt jours après l'épisode d'Udine, il couvre une fois encore un arbitre d'insultes (Meier) à l'occasion d'un match contre Arsenal en Champions'. L'homme en noir fait semblant de ne pas comprendre.






- 7) 16 décembre 2007. La Sampdoria reçoit la Fiorentina. L'arbitre ne signale pas une faute d'Ujfalusi sur Cassano, action à la suite de laquelle la Fiorentina marque un but. Le numéro 99 gesticule, proteste, se plaint et finit logiquement par prendre un carton jaune, synonyme de suspension pour le match suivant, contre la Roma. Son ancienne équipe. Le Maradona des Pouilles s'effondre et explose littéralement en sanglots sur le terrain. Après avoir séché ses larmes, il inscrira un but en seconde période. Le pire dans tout ça, c'est qu'il y avait faute sur Cassano.




- 8) 2 mars 2008. Sans doute la plus connue des “cassanate”, mais aussi l'une des plus belles. Tout le répertoire de l'artiste y passe : beau match, but, insultes, menaces, jet de maillot. La scène se passe au stade Marassi de Gênes et la Sampdoria reçoit le Torino. Après avoir fait le taf et inscrit un joli but, Cassano choisit la 87ème minute pour devenir fou. Comme souvent, au départ, une expulsion (sans raison, comme à...). Peter Pan voit rouge, perd un peu les pédales et interpelle l'arbitre Collina, une fois sorti du terrain (sous les applaudissements du stade) : « Je t'attends ici, on se voit après » . Le soir-même, le joueur fait ses excuses publiques à tout le monde. Mais prend quand même une grosse suspension. Le pire dans tout ça, c'est qu'il n'y avait pas faute.




- 9) Les femmes. Ouvrez les guillemets, c'est Antonio qui parle, dans son autobiographie. « Le sexe et la nourriture sont mes grandes passions. J'ai eu entre 600 et 700 conquêtes, dont 20 dans le monde du spectacle. J'ai souvent joué des grands matchs après avoir fait l'amour la nuit précédente. Regardez Roma-Juve, quand nous avions gagné quatre à zéro. J'avais fait l'amour le dimanche matin, avec une des nombreuses amies que j'avais à l'époque. À Madrid, c'était encore plus facile, car nous étions à l'hôtel, tous au même étage, donc tu pouvais inviter qui tu voulais et la rejoindre au milieu de la nuit. J'avais un ami qui travaillait à l'hôtel, son boulot, c'était de m'apporter trois ou quatre croissants après avoir baisé. Il m'apportait mes croissants dans l'escalier, moi je raccompagnais la fille et on échangeait : je prenais les croissants, il ramenait la fille. Du sexe et de la bouffe : la nuit parfaite » .

- 10) Le 20 juin 2010, au beau milieu de la Coupe du Monde, Antonio Cassano et Carolina Marcialis se sont dit oui à Portofino, petit village féerique à côté de Gênes. Elle faisait du water-polo dans un club de la ville, elle avait 17 ans, ils se sont rencontrés dans une pizzeria. “Fantantonio” venait la chercher au lycée en Porsche et lui offrait des roses pour la courtiser. Ils se sont dit oui et attendent un enfant (a priori, un garçon) pour le printemps. Le couple avait fait une liste de mariage ouverte dans un magasin historique d'ustensiles culinaires, tout le monde avait donc la possibilité d'offrir des cuillères à risotto ou des fourchettes en argent aux amoureux. Interrogé par l'ANSA après son licenciement par la Sampdoria, le joueur a déclaré qu'il avait envie d'être avec sa femme car son couple connaissait un moment difficile. Cassano, père divorcé et célibataire. Voilà peut-être la prochaine étape.

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Il lui manque vraiment une case... Mais on l'aime comme ça le petit Antonio.
En somme, c'est un connard fini. Mais comme il a du talent, on trouve ça super...
L'éternelle question... Sans ce type de personnage, on se ferait bien chier... mais en même temps, il est quand même pas très fin...
7) 16 décembre 2007. La Sampdoria reçoit la Fiorentina. L'arbitre ne signale pas une faute d'Ujfalusi sur Cassano,

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