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Top 10 : Anglais de France

Depuis Éric Cantona, la moitié de la Ligue 1 a signé un contrat dans un club de la Premier League. La réciproque est moins évidente. Et pourtant, voici les dix Rosbeefs ayant marqué la France...

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1 – Chris Waddle (Marseille)


Son pied gauche, sa coupe de cheveux ridicule, son pied gauche, son numéro 8 mythique, son pied gauche, son sombrero sur Joël Bats suivi d'un but en talonnade, son pied gauche, son humour, son pied gauche, sa vision du jeu, son pied gauche, ses imitations, son pied gauche. Bref, l'Anglais de l'OM, alors troisième plus gros transfert de l'Histoire derrière Maradona et Gullit, aura laissé une empreinte indélébile en France. Un crack. Waddle, c'était le Marseille des 90's. Une certaine idée de la terreur.

2 – Glenn Hoddle (Monaco)


Il restera incompris à jamais. Un mec capable de sniper les handicapés dans la presse en affirmant qu'ils étaient « punis pour leurs péchés dans une vie antérieure » . Mais Hoddle, c'est surtout un joueur aimé d'Arsène Wenger époque AS Monaco. Son partenaire monégasque Claude Puel aura d'ailleurs une vision idéale du milieu de terrain : « Si Glenn était parti plus tôt d'Angleterre, je suis persuadé qu'il aurait pu faire une carrière à la Platini » . Quoi qu'il en soit, en France, il restera comme un joueur brillant. Sacré meilleur étranger du championnat lors de sa première saison, il enchaîne les buts et les titres. Mais une sale blessure au genou égratignera sa fin de carrière. Un vrai bonhomme.

3 – Mark Hateley (Monaco)


Une dégaine à la Pat Cash, le genre de type à boire son propre vomi. Lorsqu'il débarque à Monaco en provenance du Milan AC, Hateley est l'un des rares Anglais à évoluer hors du Royaume-Uni. Coriace, bon de la tête, il fera partie de l'équipe asémiste championne en 1988 (avec son pote Hoddle). Après trois années sur le Rocher, Hateley ira rêver aux Rangers où il enquillera les buts (une centaine en cinq ans) avant de finir dans l'anonymat écossais (Ross County).

4 – Trevor Steven (Marseille)


Milieu droit physique d'Everton dans les années 80 (il était des deux titres de 1985 et 1987 ainsi que de la C2 en 1985) avant de faire le bonheur de Glasgow, Trevor Steven débarque à Marseille avec une grosse réputation. International anglais accompli, Steven ne surmontera jamais le prix exorbitant dans son transfert (55 millions de francs payés aux Rangers en 1991). Un an après, il est revendu aux Gers pour 25 millions. Un bide. Dommage, le lascar avait du coffre.

5 – Ray Wilkins (Paris-SG)


Francis Borelli voulait Hoddle, il aura Wilkins. Ancien de Manchester United et du Milan AC (où il était titulaire avec Hateley avant les arrivées conjuguées de Van Basten et Gullit), Wilkins ne s'imposera jamais dans la capitale. Trop lent, trop prudent dans le jeu et pas franchement beau à la sortie de la douche, un type définitivement pas taillé pour le PSG de Borelli. La concurrence avec Susic et Calderon aura raison de son escapade parisienne malgré une tentative de Gérard Houllier de le relancer au poste de libero. Un couac.

6 – Clive Allen (Bordeaux)


Fin des années 80, avec le bannissement de toutes compétitions européennes des clubs anglais suite au Heysel, le footballeur briton commence à s'exporter. Clive Allen, robuste attaquant de Tottenham, est de ceux-là. Moyennant 10 millions de francs, il débarque à Bordeaux. Malgré une bonne saison (une vingtaine de buts toutes compétitions confondues), le mal du pays est trop fort et Allen plie bagage un an après pour rejoindre Manchester City. Ingrat.

7 – Chris Makin (Marseille)


Une dizaine de clubs sur le CV, Chris Makin continue encore de traîner ses guêtres sur les prés d'Albion dans une taule appelée Radcliffe Borough. International espoirs, il n'aura jamais percé au plus haut niveau. En 1996, l'OM l'aligne une trentaine de fois en championnat. Personne ne s'en souvient. Et c'est un peu normal.

8 – Laurie Cunningham (Marseille)


Une tragédie. Mort à 33 ans avec son fils dans un accident d'avion en Espagne en 1989. Pourtant, en 1984, Laurie Cunningham est laissé libre par le Real Madrid alors qu'il jouit d'une solide réputation d'ailier gauche. Mais rien d'extraordinaire à se mettre sous la dent lors de son unique saison dans le sud. Souvent blessé, l'Anglais s'avérera être une déception. Il repartira au pays au bout d'un an. On connaît la suite...

9 – Tyrone Mears (Marseille)


Il avait signé un contrat de rugbyman avec les Warrington Wolves (Rugby à XIII) avant de prendre le chemin du football. Il était parti pour être anglais avant de finir international jamaïcain. Quand il arrive à Marseille en 2008, personne ne le connaît. A juste titre. Latéral sans technique, il aura fait beaucoup marrer durant son court séjour olympien. C'est déjà ça.

10 – Samuel Jennings (Marseille)


KIA : killed in action. Comme de nombreux soldats britanniques, Samuel Jennings aura laissé sa peau durant la Seconde Guerre Mondiale. Pourtant, avant 1939, le natif de Cinderhill tripotait bien le ballon. En 1932, il s'était offert une pige d'un an à l'OM, un club dans lequel il a également œuvré dans le staff technique. Autre époque, autre football.

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